16 mai 2022 : fin de l’offre d’impression à la demande pour les lecteurs

La Fondation littéraire Fleur de Lys se voit dans l’obligation de prendre une décision très difficile à la suite de la hausse de prix vertigineuse des coûts de l’impression à la demande imposés par les imprimeurs. À compter d’aujourd’hui, nous ne pouvons plus offrir aux lecteurs de commander un exemplaire papier imprimé à la demande. Le coût de l’impression d’un seul exemplaire à la fois connaît une hausse spectaculaire chez les imprimeurs.

Cependant, nous continuons à offrir aux auteurs choisissant l’Option d’édition # 1 les 10 exemplaires compris dans leur contrat d’édition. Aussi, les auteurs pourront se procurer des exemplaires de leurs livres avec une commande d’un minimum de 10 exemplaires.


NOTE

L’impression à la demande n’a jamais réellement exister au Québec. Depuis son lancement  en juin 2003, la Fondation littéraire Fleur de Lys a pu maintenir son offre d’impression à la demande aux lecteurs et aux auteurs en acceptant des pertes financières. Tous les imprimeurs nous ont imposé une commande d’un minimum de deux exemplaires, puis de quatre exemplaires, puis des frais administratifs pour chaque commande, puis des frais de traitement de la commande. Ainsi, la Fondation littéraire Fleur de Lys a accumulé des centaines d’exemplaires invendus, ce que devait justement nous éviter l’impression à la demande.

Dans sa formule originale lancée à la fin des années 1990, l’impression à la demande consistait à l’impression d’un livre avec un seul appareil exécutant toutes les tâches d’impression l’une à la suite de l’autre. Cet appareil est opérable par une seule personne. Il permet d’imprimer un seul exemplaire à la foi en partant du fichier numérique (PDF) jusqu’à la reliure en passant par l’impression des pages et de la couverture. Un seul appareil au lieu de plusieurs et un seul opérateur au lieu de plusieurs permet les économies nécessaires pour rentabiliser l’offre d’impression d’un seul exemplaire à la fois, pour autant que le nombre de titres commandé soit au rendez-vous.

Aucun imprimeur québécois n’a acheté un tel appareil d’impression à la demande issue de cette nouvelle technologie. Certains ont essayé d’offrir l’impression à la demande avec les appareils dont ils disposaient déjà pour d’autres travaux. Mais les économies de la nouvelle technologie n’étant pas au rendez-vous, ils ont imposés des commandes de plus d’un seul exemplaires pour enfin se tourner vers les micro-tirages de 10, 20, 30, 40, 50 exemplaires et plus. D’autres ont haussé le nombre d’exemplaire à la demande de 1 à 2, puis de 2 à 4 et ainsi de suite au fil des ans et ainsi transformer leurs offres d’impression à la demande en impression de micro-tirage. Je tiens à préciser qu’un micro-tirage n’est pas de l’impression à la demande, c’est-à-dire l’impression d’un seul exemplaire à la fois.

La Fondation littéraire Fleur de Lys a tenu bon en encaissant les pertes pendant 19 ans. Mais l’augmentation de 15% des frais d’impression, les derniers frais administratifs de 20.00$ imposés pour chaque commande en plus du minimum de 30.00$ pour chaque commande de chaque titre ne permettent plus d’offrir aux lecteurs et aux auteurs la possibilité de commander un seul exemplaire à la fois. Ainsi, notre librairie en ligne n’offre désormais que des exemplaires numériques. Et nous devons exiger des auteurs des commandes de 10 exemplaires et plus de leurs livres.

Serge-André Guay, présisent éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, le 16 mai 2022.