Le dernier livre – Pour les jeunes qui ne passeront pas leur vie à lire, Serge-André Guay, Fondation littéraire Fleur de Lys

Le dernier livre
LE DERNIER LIVRE – Pour les jeunes qui ne passeront pas leur vie à lire – Tout ce que vous n’apprendrez pas au secondaire et au collégial

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LE DERNIER LIVRE

Pour les jeunes qui ne passeront pas leur vie à lire

Tout ce que vous n’apprendrez pas au secondaire et au collégial

Essai, Serge-André Guay,

Fondation littéraire Fleur de Lys,

Lévis, Québec, 2022, 67 pages.

ISBN 978-2-89612-625-5

Exemplaire numérique (PDF) : Gratuit


EXTRAITS

PRÉFACE

Âgé de 15 ans, rendu en secondaire IV, je consacre mes dimanches soirs à mes devoirs tout en écoutant mon émission de radio préférée. L’animateur mobilise toute mon attention lorsqu’il affirme : « Ceux qui se donnent constamment raison, vivent dans un système (de pensée) sans failles. Or, c’est par les failles que la lumière entre ». Ce fut pour moi une véritable révélation.

Je reconnais dans mon entourage plusieurs adultes qui se donnent raison chaque fois qu’ils parlent. Ils s’expriment avec une telle force de conviction qu’il ne sert à rien d’essayer de remettre en question leurs opinions. Ils ont raison. En fait, ils se donnent raison comme si c’était là le but de toutes leurs conversations.

Pour tout vous dire, j’avais l’impression d’avoir tort avant même d’ouvrir la bouche lors des soupers familiaux. Alors, je me contentais d’écouter en silence. Je n’avais pas le goût de me confronter à mes parents en soutenant que je n’étais pas d’accord avec leurs affirmations. J’observais à quel point leur système de pensée n’avait aucune faille. À un moment donné, je me suis même demandé si être adulte procurait le pouvoir de se donner raison. Ainsi, un jeune ne pouvait pas avoir raison tant et aussi longtemps qu’il n’atteignait pas l’âge adulte.

C’est vrai, quand on est jeune, nous n’avons pas l’expérience des adultes. Mais rien n’empêche que nous ayons des idées et des opinions. Nous imitons nos parents. Certains jeunes se lancent dans des confrontations, parfois violentes, avec leurs parents et les adultes en autorité. Le prix à payer est souvent élevé : « Va dans ta chambre » ou, pis encore, « C’est ce que tu penses… mais tu te trompes, tu verras plus tard ».

Jeunes, on se rend compte que le monde dans lequel nous vivons n’est pas celui qu’on nous a annoncé et encore moins celui qu’on a imaginé durant notre enfance. Du secondaire I au secondaire V puis au CÉGEP, nous prenons conscience que le monde ne correspond pas aux promesses des adultes.

J’ai observé deux réactions au sein de mes collègues de classe. Certains refusent de se confronter au monde des adultes et s’enferment dans leur jeunesse. Les autres sont en colère parce qu’ils se sentent trahis et contestent. En fin de compte, la plupart des jeunes parviennent à se faire une raison pour profiter du système en place dans le monde. D’autres vivront toujours en marge de la société.

Ce livre ne sera pas utile à ceux et celles qui accepteront de se plier aux exigences du système et l’exploiteront au mieux de leurs connaissances et de leurs expériences.

Ce livre sera utile à ceux et celles qui, comme moi, décideront de vivre en marge de la société avec laquelle ils ne souhaitent pas (ou ne peuvent pas envisager) faire des compromis avec le système et s’accrochent à leurs idéaux.

En termes imagés, les premiers empruntent l’autoroute de la vie et les seconds préfèrent la route de campagne. Il n’y a pas de mauvais choix. Il s’agit simplement d’exploiter au maximum notre faculté de pensée, nos talents et notre créativité pour surmonter les obstacles.

Ce soir-là, je me couche tout en écoutant mon émission de radio, mais je suis distrait par ce fameux « La lumière entre par les failles ». Désormais, je ne vais plus chercher à colmater mes failles en cherchant à me donner raison pour laisser la lumière m’éclairer. Ce livre explique comment je profite encore de ce changement de cap à 65 ans.

Serge-André Guay


EXTRAITS

INTRODUCTION

CHAPITRE 1

Cette introduction, me dit-on, n’est pas écrite dans un langage adapté aux jeunes. À vous de juger.

La lecture de plusieurs livres vous est imposée par vos professeurs au cours de vos études secondaires et collégiales. Mais plusieurs d’entre vous n’aiment pas la lecture et n’en prendront pas l’habitude à la suite de leurs études. De plus, ces lectures scolaires ne vous préparent pas vraiment à la vie réelle. Il en va de même avec les programmes d’étude parce qu’ils excluent des informations essentielles depuis des décennies. Ainsi, tout au long de votre vie, vous découvrirez ces informations et conclurez « Mais pourquoi donc ne m’a-t-on pas dit cela lorsque j’étais jeune ? J’aurais gagné un temps précieux ». Voilà pourquoi je propose un dernier livre à ceux et celles qui ne passeront pas leur vie à lire. Je souhaite contribuer au développement de votre faculté de penser, l’enjeu principal de vos études.

Dans ce livre, je réunis tout ce que j’aurais aimé savoir dès mon adolescence et mes premiers pas dans la vie adulte. Un savoir acquis par la lecture de livres anciens et nouveaux et par ma propre expérience de la vie.

« Le dernier livre » propose tout ce que vous n’apprendrez jamais pour développer votre faculté de penser au cours de vos études secondaires et collégiales.

Critique de l’école et des programmes scolaires

Depuis des décennies, les décideurs des programmes scolaires épurent, pour ne pas dire, censurent les contenus et les méthodes d’enseignement. Ils écartent des sources de connaissances jadis essentielles. « Ils jettent le bébé (l’essentiel) avec l’eau du bain (le superficiel) » comme on dit. Pour prendre conscience de la situation du monde de l’enseignement, il faut un certain recul que seules les années et l’expérience permettent.

Aujourd’hui, l’école a perdu de vue les enseignements qui vous seraient utiles pour bâtir votre liberté de penser. Au fil des décennies, l’école est devenue ignorante et elle ne peut plus vous apprendre ce qu’elle ne sait pas (on ne donne pas ce que l’on n’a pas).

Pis encore, l’école vous isole toujours davantage du monde réel. Seuls les intervenants soumis entièrement à leur projet éducatif peuvent désormais entrer dans les écoles pour s’adresser à vous. Celles-ci veillent à ce que personne ne vienne vous corrompre avec des idées nouvelles autres que celles à ses programmes. Que ce soit au secondaire ou au collégial, l’école barre les portes à double tour à tous ceux et celles qui vous motiveraient à remettre en question votre apprentissage.

La critique ne date pas d’hier et demeure actuelle : « À quoi cela va-t-il me servir dans la vie ? ». Très souvent sans réponse satisfaisante, cette question laisse pourtant voir clairement des besoins non comblés par l’école depuis trop longtemps.

Les plus courageux d’entre vous s’accrochent et décrochent leur diplôme d’études secondaires et même collégiales. Ils y parviennent, non pas uniquement par le programme scolaire, mais surtout par leur attachement à leur milieu de vie, à l’école elle-même, à leurs collègues de classe et à leurs amis tout comme à leurs activités parascolaires sans oublier leur vie en dehors du cadre scolaire. Vous pouvez vous discipliner à rester enfermés dans une classe pour écouter les professeurs, à faire vos devoirs et à améliorer vos notes. Bref, votre réussite dépend de votre capacité à vous glisser dans le système et à lui donner ce qu’il demande, sans vous questionner.

Mais il faut une récompense pour tenir une telle discipline, une récompense quotidienne et durable. Vous la trouvez dans la vie parascolaire et sociale libre. Elle vous maintient à l’école ainsi devenue un simple lieu physique avec des facilités. « C’est déjà beaucoup », me diront des adultes qui ne veulent pas voir les jeunes traîner dans les rues ou décrocher. Mais ce n’est pas assez ! On peut toujours se rallier à l’idée qu’il faut que jeunesse se passe ou à celle beaucoup plus inspirante qu’il ne faut pas gaspiller sa jeunesse.

Vous savez fort bien que l’école ne vous prépare pas à la vie réelle, mais à un travail. Vous apprenez assez rapidement et à la dure que la vie réelle est toute autre que celle enseignée en classe.

Si on ne peut pas nier l’apport de l’école à l’acquisition d’une certaine culture générale, cette dernière demeure très limitée par les programmes d’enseignement imposés aux professeurs. Au Québec, les programmes scolaires ne vous instruisent pas de certains sujets pourtant jugés essentiels ailleurs dans le monde. La censure de ces sujets se maintient d’une réforme de l’éducation à l’autre depuis des décennies.

Dans les années 1950, les principales matières enseignées dans les collèges classiques sont les lettres, la philosophie et la rhétorique (art oratoire). Le programme des collèges classiques incluait, entre autres, des cours de logique et des cours de stylistique (étude des particularités d’écriture d’un texte). À cette époque, les programmes scolaires de ces collèges se fondaient sur les acquis de l’Homme depuis plus de 2000 ans. Dans les années 1960, les programmes scolaires québécois ont rejeté ces acquis historiques. Il s’agissait alors de rendre l’école accessible à tous et il fut décidé d’exclure des programmes scolaires du contenu classique. Plus de 2000 ans de connaissance furent relégués aux oubliettes.

J’ai trouvé quelques-uns des manuels scolaires utilisés dans les collèges classiques au cours des années 1950. Ma réaction : « Ah ! Si on m’avait enseigné ça, tout aurait été plus simple ».

Enfin, je me dois de vous sensibiliser au rôle exagéré de la psychologie dans vos écoles secondaires et dans vos collèges. Tout problème devient psychologique, du manque de confiance en soi à la dégradation de l’estime de soi en passant par les difficultés de concentration. L’école est psychologisante, c’est-à-dire qu’elle donne une valeur, une explication exclusivement psychologique à toute chose. Elle soumet abusivement tout événement à une interprétation psychologique. L’école s’accorde ainsi parfaitement avec la société tout aussi psychologisante dans laquelle on nous force tous à vivre, souvent pour notre plus grand malheur.

Arrêter de penser à demain, penser ici et maintenant

On vous motive à demeurer et à vous impliquer dans vos études en soutenant que vous devez penser à demain ou, si vous préférez, qu’aujourd’hui vous devez penser à votre avenir. Mais qu’en est-il du penser ici et maintenant ? Les programmes scolaires au secondaire et au collégial ne comprennent aucun cours consacré à votre faculté de penser et son développement. Pourquoi l’école ne vous enseigne-t-elle pas comment notre système de pensée fonctionne, comment l’ajuster en cas d’erreur de pensée, comment en profiter pour bien réfléchir ?

Si l’école se vante de développer l’esprit critique des jeunes, elle ne vous en donne pas vraiment les moyens puisqu’il n’y a aucun cours consacré uniquement à ce sujet au programme. On trouve ici et là, dans certains cours, des interventions en faveur de la pensée critique face à ceci ou cela. La mode, par exemple, est à l’esprit critique pour reconnaître les fausses nouvelles. Mais toutes ces interventions ne vous plongent pas au cœur de l’extraordinaire faculté de pensée reconnue à tout Homme et toute Femme. L’école donne des exemples précis de pensée critique sur des sujets tout aussi précis. Elle espère ainsi que votre esprit se formera par lui-même à la pensée critique à l’aide de ces exemplaires. Mais ce n’est pas ainsi ou par la bande que l’on forme à l’esprit critique. Il faut aborder le sujet de front. Ceci fait, peu importe les sujets et les situations, l’esprit critique joue son rôle. Il est acquis et en développement une fois pour toutes tout au long de sa vie. Mais l’école l’ignore ou n’a pas le temps de s’arrêter aussi longtemps au sujet. Elle se limite, comme mentionné ci-dessus, à de simples exemples d’application de l’esprit critique, mais n’aborde pas le développement général de l’esprit critique en soi.

De plus, pour enseigner l’esprit critique, il faut un esprit critique. Les universités québécoises ne forment pas vos professeurs à l’enseignement de la pensée critique au secondaire et au collégial. Les institutions scolaires françaises le font et nous retrouvons des cours et des manuels scolaires spécifiques au développement de la pensée critique auprès des jeunes. Ça n’est-ce pas le cas au Québec!

Une question de conscience

À l’adolescence ou lors de nos premiers pas dans la vie adulte nous développons notre propre conscience face à la vie, la famille, les ami(e)s, les collègues de classe, l’école… Plusieurs se rendent compte que le monde n’est pas ce qu’ils imaginaient. Certains d’entre vous se résignent et entrent dans le rang. D’autres portent un regard critique sur la société et se rebellent. Peu importe la situation dans laquelle vous vous retrouvez, il s’agit d’une question de conscience intimement liée à la pensée critique. Ce livre vous propose des moyens pour développer votre pensée critique.

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AU SUJET DE L’AUTEUR

Serge-André Guay

Marié et père de quatre enfants, Serge-André Guay est né à Lévis (Québec, Canada) en 1957. De formation autodidacte et travailleur autonome depuis près de 50 ans, il a tout d’abord été animateur, commentateur, chroniqueur, journaliste, recherchiste et rédacteur en chef au service de différents médias québécois et ontariens.

Puis, son expérience des médias et un stage de formation en Europe font de lui un éducateur aux médias dont les interventions sont recherchées par le milieu scolaire. Ensuite, à titre de consultant, l’utilité de ses plans d’action en communication et en marketing est vite appréciée.

Depuis 1990, il développe une expertise hautement spécialisée en recherche marketing, soit l’étude des motivations d’achat des consommateurs, axée sur l’évaluation prédictive du potentiel commercial des produits et des services, nouveaux et améliorés.

Pour ce faire, il retient la méthode et l’approche indirecte proposées par le chercheur américain Louis Cheskin, à qui il accorde le titre de premier scientifique du marketing.

Depuis, il a étudié les réactions sensorielles involontaires et les réactions inconscientes de plus de 25,000 consommateurs dans le cadre de plus d’une centaine d’études des motivations d’achat pour différents manufacturiers et distributeurs canadiens.

Il a signé de nombreux articles et donné plusieurs conférences percutantes. Il a aussi publié une série de vingt-quatre études traitant du caractère scientifique du marketing sous le titre “Science & Marketing”, Prédire le potentiel commercial des biens et des services”. À ses yeux, le marketing doit renouveler son efficacité sur des bases scientifiques rigoureuses.

Il n’hésite pas à questionner les idées reçues. Animé par une profonde réflexion sur la conscience et la condition humaine, il est un « libre-penseur-entrepreneur », plutôt analytique.

En 2000, il écrit un essai de gouvernance personnel sous le titre J’aime penser – Comment prendre plaisir à penser dans un monde où tout un chacun se donne raison.

En juin 2003, il met sur pied la Fondation littéraire Fleur de Lys, premier éditeur libraire francophone sans but lucratif en ligne sur Internet (https://manuscritdepot.com/).

En février 2022, il lance l’Observatoire québécois de la philothérapie (https://philotherapie.ca/).


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Les rêves et les songes, preuve de l’immortalité de l’âme, Guillaume Dionne, littérature chrétienne, Fondation littéraire Fleur de Lys

Les rêves et les songes, preuve de l’immortalité de l’âme

Guillaume Dionne

Essai,Littérature chrétienne

Fondation littéraire Fleur de Lys,

Lévis, Québec, 2021, 19 pages.

ISBN 978-2-89612-608-8

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PRÉSENTATION

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Les rêves et les songes sont la preuve de la Dimension spirituelle de l’être humain et la preuve irréfutable de l’immortalité de l’âme, d’une existence après la mort. Nous sommes en fait nés d’éternité possédant en nous la vie éternelle à travers l’esprit en notre corps qui ne cesse de vivre et qui vit éternellement. Cela jette de fortes présomptions sur l’existence de Dieu, tout cela dans la Bible, la Parole de Dieu. Il y a deux portes vers le monde spirituel. Celle de Jésus-Christ et celle des démons qui ouvre cette porte vers le surnaturel. Cette porte ne se referme jamais, car soit elle mène à la vie éternelle, la lumière en Jésus-Christ ou soit la mort éternelle, les ténèbres par les démons.

Guillaume Dionne


EXTRAIT

EXTRAIT

La porte de Jésus-Christ s’ouvre par la Seconde Naissance, que l’on peut aussi appeler un éveil spirituel, tel que décrit dans la Bible. Elle se fait par la foi en Jésus-Christ, Dieu qui habite le cœur du croyant, il y a alors une lumière qui s’ouvre au spirituel, un canal direct avec Dieu. Nous pouvons voir de nos yeux physiques, mais aussi de notre œil spirituel, d’où cette dimension métaphysique de l’être humain. Nous pouvons déterminer la réalité par nos sens dont la vue, mais notre œil spirituel voit la réalité absolue, sans que l’on puisse se fier à ses sens pour déterminer la réalité qui en fait est purement spirituelle.


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Guillaume Dionne

De l’église des Évangélistes, semblable aux églises sœurs baptistes fondamentalistes provenant des (Anabaptistes) de l’Église ignorée venant de Christ jusqu’à ce jour. (Frère en Christ). Éphésiens 2 :20


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Lune DeJour, roman spirituel, Damien Larocque, Fondation littéraire Fleur de Lys

Lune DeJour

Damien Larocque

Roman spirituel

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, Décembre 2019,

250 pages. Format : 6 X 9 pouces.

Reliure allemande.

Couverture couleur souple.

ISBN 978-2-89612-579-1

Édition papier : 24.95$

Édition numérique : 7.00$ (PDF)


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Table des matières

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PRÉSENTATION

PRÉSENTATION

Première aventure — Au septième siècle avant Jésus, au nord de l’Iran actuel, Lune DeJour est appelé à devenir le roi du royaume de Balkh. Au début de sa vie d’adulte, il va devoir réagir à une emprise, causée par un professeur malveillant. La reine mère acceptera de protéger un prophète qui a comme nom Zarathoustra. La forteresse des Balkiens est menacée par un barbare de la pire espèce; la situation n’étant pas prévue, la bataille s’avérera-t-elle une hécatombe pour un peuple vivant en paix, depuis plusieurs années ? Lune DeJour, accepte une mission, dangereuse pour sa vie; il part en compagnie de son ami, un soldat chevronné. Ensemble, ils vont s’introduire à l’intérieur d’un château. Réussiront-ils à s’en sortir vivants ?

Deuxième aventure — Lune DeJour est le bourreau de la ville, la justice de Marseille lui demande de répondre à son devoir, il devra procéder à une exécution rarissime, la population de Marseille devra être témoin d’un moment exceptionnel. Peu de temps après, la peste de 1720 fait rage, en ladite ville. Notre héros Lune DeJour est barbier de métier, son fils Fabrice est son élève, les deux travaillent à sauver des existences, à l’agonie. S’en sortiront-ils?

Troisième aventure — Lune DeJour est le chef incontesté d’une secte luciférienne, au début du dix-neuvième siècle. Ses enfants mâles en sont membres, ils sont les présidents-directeurs généraux des succursales d’une banque internationale; que leur père dirige. Deux de ses fils vont essayer de détruire une organisation ayant un début de contrôle mondial, concernant: les affaires, la politique et la spiritualité, afin de créer une structure universelle sur la planète terre; gouvernée par nul autre que Lucifer, en personne. Vont ils réussirent?

Quatrième aventure — Elle correspond à ma vie présente, c’est-à-dire, de ma naissance en 1953 jusqu’à l’année 1993. Il s’agit d’une confession, de ma part. Je suis Lune DeJour.

Intervalles — Il est à noter que j’ai intercalé des textes d’informations, concernant l’incarnation, et la réincarnation. C’est un sujet provoquant beaucoup de questionnements, je crois qu’ils seront utiles pour mes futurs lecteurs.


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TABLE DES MATIÈRES

Prologue

1. Deux millième incarnation humaine de Lune De Jour

Intervalle

2. Deux mille cinq cent quarante-cinquième incarnation humaine de Lune De Jour

3. Deux mille six centième incarnation humaine

de Lune De Jour

Intervalle

4. Trois mille centième incarnation humaine de Lune De Jour [ Vie présente ]

Le village

La ville

La grande ville

Epilogue

* * *

Références

* * *

Au sujet de l’auteur

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EXTRAIT

EXTRAIT

Prologue

Lune DeJour fait partie intégrante des gaz interstellaires. Ils recèlent les matériaux nécessaires à la vie. Dans le foisonnement des galaxies, aux myriades d’étoiles, l’existence s’est donc, inévitablement développée. L’évolution conduit tôt ou tard à l’intelligence, par adaptation à l’environnement.

L’espace et le temps sont indissociables, la vitesse de la lumière est constante dans l’univers. Le temps se résume alors à un écoulement d’instants allant du passé vers le futur. Dans cette vision, un effet ne peut précéder une origine. La limite de la vélocité de la lumière devient donc celle de la causalité, qui ne peut être inversée. Le temps est fondamentalement cyclique et fractal. C’est-à-dire, cyclique : des événements se ressemblant reviennent régulièrement sur la terre, sur plusieurs milliers d’années. Par exemple : La peur du changement de millénaire, les guerres et les dépressions économiques. Le temps fractal se dit : d’objets, dont la création ou la forme ne trouve ses règles que dans l’irrégularité ou la fragmentation. Ils apparaissent en suivant des règles déterministes, ou stochastiques, Le terme fractal est un néologisme inventé par Monsieur Benoit Mandelbrot en 1974, à partir de la racine latine fractus, qui signifie brisé. Exemple : la nature offre des formes telles que les flocons de neige, les ramifications des bronches et bronchioles, et des réseaux hydrographiques. Donc le temps fractal voudrait dire que des aspects du temps peuvent changer des données. On peut dire aussi que les recherches que mène le complexe (LE CERNE) concernent la possibilité que la vitesse de la lumière ne soit pas une frontière infranchissable, mais une porte afin de mieux comprendre une limite ne semblant pas en être une. Le boson de Higs en est un exemple parfait, cette particule pourrait dépasser la vitesse de la lumière parce qu’elle est sans matière. La question est : les chercheurs vont-ils réussirent, à le découvrir ? Selon toute vraisemblance, la terre fait partie de l’espace-temps du système solaire, le système solaire fait partie de l’espace-temps de la galaxie, et la galaxie fait partie de l’espace-temps du centre de celle-ci.

Et voilà que les cellules de Lune DeJour se rapprochent, une gigantesque portion de gaz stellaire se comprime suivant les lois de la nature universelle. Bientôt, la vapeur se solidifiera afin de créer de nouveau, astres. Le système solaire est né. La planète terre vit depuis des milliards d’années, à son début, ses volcans ont une intense activité. Le temps passe, un événement changera l’inconscient de Lune DeJour. Installé dans une des couches de rock de la terre, il vit lentement, son espace-temps est presque arrêté. Voici qu’une chaleur démesurée le liquéfie, afin de le projeter à l’intérieur d’une cheminée, gigantesque. Le volcan en éruption évacue avec une pression énorme, des tonnes de matières fondues. Elles volent dans toutes les directions, à plusieurs kilomètres du cratère en ébullitions.

Des plantes géantes poussent rapidement, sur les formations continentales, d’une planète terre surpeuplée de fougère, elles envahissent un sol ayant des difficultés à respirer. La surface de l’astre est chaude, Lune DeJour est une de ces plantes, il sent la chaleur du soleil, le vent caresse ses feuilles, et la pluie lui octroie le plaisir d’avoir d’agréables sensations, lorsque l’eau glisse sur lui.

L’astre existe grâce à : ses volcans, ses tremblements, ses tsunamis, ses feux de forêt, ses océans, ses continents, son atmosphère, et surtout, n’oublions pas la lune. Elle est en orbite proche, elle provoque les marées et complète un système vital pour l’accomplissement du destin, de celle-ci. La temporalité, des solides et des liquides s’organisent afin de préparer la terre mère, à la fécondation d’une vie indépendante, unique et très rare dans notre galaxie. Les saisons passent, le soleil et la pluie accordent un mariage, entre un sol humide et une plante géante; l’arbre vient de naître. Lune DeJour jouit de sa nouvelle réincarnation, ainsi, il pourra vivre des centaines d’années, afin d’apprendre de son entourage. L’arbre qu’il habite sera le témoin, de plusieurs bouleversements, lui apportant une sérénité bienvenue.

La planète terre travaille à équilibrer sa nature. Le vent transporte des glands, et des graines de nouvelles fleurs de différentes grosseurs, et colorées, de mille couleurs. Ils se déposent sur une surface, capable d’enraciner plusieurs générations de beautés, indigènes. Les animaux ne manquent de rien, ils se déplacent sur toute la terre et dans ses eaux. Lune DeJour grandit lentement, et sûrement, son horizon s’étend sur plusieurs kilomètres. Un jour, un troupeau de bêtes herbivores s’attaque à son écorce, et ses branches. La voracité des géants à quatre pattes ne semble pas avoir de fin. Lune DeJour se retrouve à l’intérieur de l’estomac, de l’un d’eux; ses molécules se mélangent en créant, de nouvelles combinaisons cellulaires. L’animal, qui porte celui-ci, sans le savoir vécu de nombreuses années, suivant ces pareilles. Une nuit, le long cou du ruminant terminé par une gueule géante boit l’eau d’un fleuve se jetant un peu plus loin, dans un océan. Ses quatre pattes se sont enfoncées dans la boue d’une plage isolée. Soudain, un carnivore marin gigantesque attrape, avec ses rangées d’incisives acérées, la bête s’abreuvant. Le temps de le dire, l’animal herbivore est mort, et le carnassier le dévore avec une brutalité, peu commune. La genèse de Lune DeJour s’endort.

Les océans, de la terre recèle un secret au sein de ses profondeurs, abyssales. Des poissons répondant à leurs instincts amorcent une ascension progressive, vers un milieu inconnu. Ils voyagent en se dirigeant vers les fleuves, du globe terrestre. Lune DeJour est réincarné, il est une de ces créatures. Plus ils gravissent, plus ils rencontrent des formes de vies bizarres, l’espèce choisie s’adapte à leurs nouveaux environnements. Leur cœur s’ajuste, et l’ébauche de poumons, s’approprie une place, leur sang circule de façon différente, leur température, aussi. La nouvelle, espèce d’animaux marins continus sans répit à montée, toujours plus haut. Leurs nageoires diminuent en s’arrondissant. L’odyssée, de Lune DeJour, et ces pareilles faillirent se terminer plusieurs fois. Ils sont attaqués par des carnivores, plus gros qu’eux, ceux-ci réagissent aux situations dangereuses; deux petites pattes à l’avant, des corps des élues poussent.

Puis, des faisceaux de lumière pénètrent l’eau, pour disparaître un peu plus bas. La nouvelle espèce de poisson arrive presque, au même moment, à la fin de leur périple. Les rayons semblent venir d’un mur bougeant, au-delà, plus haut qu’eux, il y a des formes. Lune DeJour a soudainement un urgent, besoin de voir de l’autre côté de la surface, traverser la frontière s’avéra une expérience traumatisante. Ses poumons ne veulent que respirer de l’eau, il revient péniblement dans l’eau du fleuve, sa curiosité lui a presque, enlevé sa vie. Quelques mois plus tard, ses pattes se terminent par un pied, et ses quatre orteils, il a de plus en plus de difficultés à exister dans un milieu liquide. Ses poumons se transforment, Lune DeJour doit sortir de son élément de naissance. Celui-ci accumule son énergie, afin de sauter une deuxième fois vers, l’inconnue. Il constate qu’il respire bien, malgré le poids de son corps. Il hume de nouvelles odeurs, ses débuts d’oreilles fonctionnent, très peu; Lune DeJour doit maintenant, apprivoiser la vie tellurique.

La question, de l’origine de notre existence, touche la corde sensible des humains. Elle s’adresse directement, à son émotivité, et à sa subjectivité. S’attaquer à ce thème, c’est trop souvent tenter de réconcilier : science, religion, mythes, et croyances de toutes sortes. C’est un exercice périlleux.


AU SUJET DE L’AUTEURE

AU SUJET DE L’AUTEUR

DAMIEN LAROCQUE

Écrire se livre, lui a enlevé des chaînes d’événements; elles étaient pesantes à charrier, leurs poids lui kidnappaient une énergie essentielle à sa survie. La réalisation de son volume lui a permis de les faire disparaître; il a décidé de les aimer. Le résultat de cette démarche le fit accéder à une confiance bienvenue, afin qu’il puisse octroyer ce qu’il est, en connaissance de cause. Il espère que la lecture de son ouvrage saura intéresser les gens curieux de l’épanouissement des humains. Amour Meurtri, l’amoureuse de sa vie, et son travail comme préposée aux patients, en psychiatrie, pendant vingt-cinq ans, lui on accordé une assurance, qu’il avait à sa naissance, il en ai persuadé. Ils lui ont permis, également, de se construire un respect solide, pour les humains.

La deuxième motivation de son écriture correspond aux phénomènes de la réincarnation, et de l’incarnation. Depuis son adolescence, il s’intéresse aux choses spirituelles. Il a développé des certitudes, correspondant à sa façon de comprendre le monde de l’invisible, et celles qui nous semblent visibles. Plaisons-nous, à imaginer les implications: psychologiques, sociologiques, spirituelles, et politique qu’aurait l’actualisation de ces croyances. Car, les réflexions sur une possible après-vie, n’ont de sens que si elle nous aide à trouver, comment agir au mieux, dans notre vie actuelle.


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   larocque.damien@videotron.ca


PRÉSENTATION

DU MÊME AUTEUR

L’édifice 7
Damien Larocque
Roman spirituel
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, Décembre 2019,
124 pages. Format : 6 X 9 pouces.
Reliure allemande.
Couverture couleur souple.
ISBN 978-2-89612-578-4
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Pensées
Recueil de poésie
La société des écrivains (France)
2016
ISBN : 9782342052725
 
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 2012
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Lune DeJour
Damien Larocque
Roman spirituel
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, Décembre 2019,
250 pages. Format : 6 X 9 pouces.
Reliure allemande.
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ISBN 978-2-89612-579-1
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L’édifice 7, roman spirituel, Damien Larocque, Fondation littéraire Fleur de Lys

L’édifice 7

Damien Larocque

Roman spirituel

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, Décembre 2019,

124 pages. Format : 6 X 9 pouces.

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ISBN 978-2-89612-578-4

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Extrait

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PRÉSENTATION

PRÉSENTATION

Stéphane, le personnage principal, est victime d’un accident de la route. Sa sœur, Françoise est à bord du véhicule lors de la catastrophe. Celle-ci va s’en sortir, mais son frère se retrouve entre la vie et la mort. Va-t-il récupérer une santé mentale, et physique normale ? Le docteur Leblanc accompagne Stéphane, sur une longue période, l’activation d’un coma artificiel s’avère une situation présentant une fin d’existence pour le malade; sa famille proche envisage la déconnexion des appareils. Vont-ils procéder ? Pendant ce temps, Stéphane expérimente une sortie de son corps. Ce voyage inusité, va-t-il lui procurer des instants de bonheurs ou son contraire ?

Un jour ou une nuit, le comateux se réveille, il s’ensuit une grande période de douleurs psychologiques, et physiques. Il devra s’en remettre à des séances de thérapie, cela le rebute, affronter la peur, lui occasionne des moments de panique incontrôlables, et terribles. Il n’a pas le choix, celui-ci doit se soumettre encore, et encore à des heures de cauchemars réelles.

Plus tard, Madame Rose entre à l’intérieur de l’existence de Stéphane. Elle lui fait connaître un univers, où tout est possible. Jusqu’où leurs relations, iront-ils ? Madame Rose est une spécialiste en technique d’hypnose, et thérapeute depuis plus de trente ans. Un miracle est-il possible ?


tab

TABLE DES MATIÈRES

Les accidents

L’odyssée

Le rapatriement

Les réveils

La révolte

Le retour de Stéphane

Madame Rose

Épilogue

* * *

Références

* * *

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EXTRAIT

EXTRAIT

Extrait du Premier chapitre LES ACCIDENTS

Le boulevard Valcartier, à Loretteville était rectiligne, sur une longue distance, et la circulation y était beaucoup trop rapide. Des camions plus lourds de leur chargement de sable ou de gravier dépassaient souvent la limite de vitesse permise. Les parents Fontaine étaient heureux d’avoir acheté enfin leur premier domicile. Horace, le père de Stéphane et de Françoise suivait sa femme Juliette, avec un désir sexuel n’ayant aucun rapport avec la vérification de sa femme : « Tu viens mon chéri, nous allons examiner la porte du garage. » Avec un soupir non retenu, Horace lui dit : « Ben voyons, tu sais très bien qu’elle fonctionne. Nous vivons depuis déjà trois semaines dans notre maison. » Juliette sa conjointe rajouta : « Ou sont les enfants, je ne les entends plus, ce n’est pas bon signe. » « Veux-tu relaxer mon amour, la chaleur du mois de mai ne te repose pas un peu. Viens t’asseoir dehors sur notre terrain. » Il faisait beau en cette journée, de l’année deux mille seize. Les enfants s’amusaient en faisant courir le chien avec une balle de tennis. Juliette avait réussi à s’étendre sur une chaise pliante en disant à Stéphane et sa sœur de faire attention à ne pas tomber dans la piscine. Juliette possédait un corps en pleine santé, des cheveux longs bruns qui lui enveloppaient les épaules en descendant jusqu’au milieu de son dos. Son visage bien proportionné montrait à ces convives et ses compagnons de travail une personne bien dans sa peau, et toujours prête à rendre des services aux autres. Elle possédait un diplôme d’infirmière. Horace respirait à plein poumon, il était fier de lui, la nouvelle maison répondait aux critères de la famille Fontaine. Il préférait lire un livre au lieu de marcher avec sa femme. Sa tête était garnie de cheveux blonds, sa peau étant blanchâtre, celui-ci devait se défendre de n’être pas malade. Ses qualités de professeur lui octroyaient un enseignement bien compris par ces élèves. Sa voix vibrante, ses six pieds, et son dos un peu courbé lui donnaient une présence évidente.

En ce début d’après-midi, la beauté du samedi semblait sans fin. Les enfants fendaient l’air en essayant d’attraper un chien qui ne se laissait pas cajoler longtemps. Horace s’était installé sur une chaise identique à celle de sa femme tout près d’elle. À l’instant où ils s’assoupissaient, un fort crissement de pneus se fit entendre, suivi sans délai d’un bruit sourd, et d’un cri féminin à glacer le sang. Les gamins cessèrent sur-le-champ leurs activités. Juliette eut le réflexe de courir en passant par l’extérieur de la demeure, c’était bien ce qu’elle craignait, une jeune fille gisait sur l’asphalte. Le choc avait été terrible, son corps exhibait ses deux jambes repliées sur son torse. Le chauffeur de la voiture impliqué stationnait un peu plus loin. L’homme demeura à l’intérieur de son véhicule. Juliette se servit de son calme d’infirmière, afin de s’approcher de la petite. Elle voulait vérifier l’état général de celle-ci. En déposant deux de ses doigts de la main droite, au bon endroit sur son cou, elle constata que le cœur battait lentement, et irrégulièrement. Pendant ce temps Horace téléphona à la police pour signaler l’événement. Le chien aboyait sans arrêt en courant nerveusement, il réussit à se cacher. Françoise était en compagnie de son frère en essayant de lui changer les idées. Ce n’était pas facile pour elle, Françoise vivait aussi des secondes très désagréables. Horace leur dit : « Rester dans la cour. » En employant des mots choisis pour ne pas les effrayer plus qu’ils ne l’étaient déjà. Juliette surveillait une jeune fille à l’agonie. Deux voitures de police suivies d’une ambulance arrivèrent enfin, une odeur nauséabonde de caoutchouc brûlé régnait dans l’air.

Juliette se présenta : « Bonjour, messieurs je suis infirmière elle respire encore, mais avec beaucoup de difficultés, son pouls est faible, d’après moi, son cœur peut arrêter de battre d’un instant à l’autre. » Un des ambulanciers tenta de remettre les jambes de l’accidenté à leur place avec succès. Le policier qui ne conduisait pas se dirigeait vers la voiture accidentée. Il demanda à l’homme de sortir de sa Camaro et de lui présenter son permis de conduire et ses papiers d’assurance. L’agent retourna à sa voiture à fin de donnée les papiers à son confrère. Une fois fait, le chauffeur de l’auto accidenté expliqua au représentant de l’ordre, les raisons de la catastrophe en parlant, et en ayant des gestes de nervosité mal cachée. Il tremblait des mains, et avait beaucoup de difficulté à se tenir debout. « Monsieur l’agent, je n’ai pas eu le temps de l’éviter. Comme vous pouvez le voir, le véhicule est stationné à droite de la route. Juste au moment où je passais, la porte arrière gauche s’ouvre et une jeune fille descend sans regarder si une voiture arrivait. C’est comme si elle était au milieu du chemin. J’ai freiné, mais mon auto ne sait pas arrêter assez vite. » Le policier examinait l’allure de l’individu, il s’en approcha pour sentir son haleine puis lui dit : « Je vais vous demander de monter à l’arrière de notre voiture. Vous devez nous accompagner jusqu’au poste. Votre Camaro va être remorqué; vous ne pouvez plus conduire jusqu’à la fin de l’enquête. Suivez-moi. »

Stéphane et Françoise attendaient anxieusement le retour de leur mère. Horace était à présent avec ses enfants n’ayant que sept et neuf ans. Moustache, le chien aboyait moins tout en demeurant aux aguets. Horace ne parlait pas, il répondait aux rares questions que ses amours lui posaient. Françoise lui mur¬mura : « Papa, maman va-t-elle revenir bientôt ? » Celle-ci avait une grande envie de pleurer et d’uriner. Elle lui réclama la permission d’aller aux toilettes : « bien sûr ma chérie, mais, tu ne dois pas regarder par la fenêtre du salon. » « Oui papa je ne regarderai pas. » En marchant vite elle entra dans la maison. Quelques minutes plus tard, Françoise rejoignit son frère et son père en lui disant qu’elle n’avait pas lorgné : « Maman n’est pas là. Est-elle partie travailler ? » Stéphane posait la question à son père en essayant d’arrêter de pleurer : « Non, Stéphane, elle va sans doute venir nous retrouver bientôt. Ne sois pas inquiet, mon fils. » La journée si bien commencée se termina pour la petite famille en silence et en ayant perdu l’appétit pour le souper. Par habitude, ceux-ci s’installèrent autour de la table de la cuisine, Juliette prit la parole : « Écoutez-moi bien les enfants. Ce qui s’est passé aujourd’hui est très rare, c’est normal que vous ayez des réactions comme pleurer, vomir, avoir des tremblements de vos bras ou de vos jambes. Vous savez, nous aussi les adultes, nous en avons. Je vais vous dire ce qui sait passé; une petite fille a été frappée par une voiture qui roulait trop vite, le conducteur n’a pas eu le temps de freiner avant que la pauvre fille soit sou la voiture. Soyez certain que ce n’est pas de votre faute. La circulation est trop rapide, je vais en parler à l’hôtel de ville… maintenant, ce que je veux, c’est que vous me parliez à moi ou à votre père si vous avez des problèmes de sommeil ou n’importe quel changement que vous allez avoir ou non. Comprenez-vous bien, ce que je viens de vous dire. » Stéphane ouvrit la bouche pour poser une question : « Maman, la petite fille est-elle au paradis ? » « Je ne sais pas mon chéri. Ce soir, si vous le voulez Horace et moi nous allons vous rendre une petite visite dans vos chambres, nous allons vous border, et peut-être allons-nous réciter une prière en pensant à cette petite fille qui avait sans doute des milliers de choses à faire sur notre pauvre terre. » Les enfants s’exclamèrent d’une seule voix afin d’exprimer leur contentement.


AU SUJET DE L’AUTEURE

AU SUJET DE L’AUTEUR

DAMIEN LAROCQUE

D’aussi loin qu’il se souvienne, l’auteur a toujours existé en dehors, d’un système social, qu’il avait de la difficulté, à comprendre. L’école lui servait à rêver, les pupitres étaient comme des barrières l’empêchant, de vivre comme il le voulait. Naturellement, les adultes étaient des ennemies, l’empêchant de sortir d’une classe bondée de jeunes de son âge. Les élèves partageant son local, lui faisait peur, il ne savait pas se défendre verbalement, ou physiquement; celui-ci se faisait le plus invisible possible.

Heureusement, le temps passa, et le voici au début de sa vie d’adulte. Toujours aussi solitaire, ses premières expériences de travail lui donnaient l’impression, qu’il était capable de comprendre aisément, la besogne demandée. Il aimait découvrir des aspects de l’existence que d’autres ne captaient pas, facilement; l’école de la vie lui convenait très bien. Un jour, l’auteur visita une librairie, il déambulait tranquillement, à travers les allées, lorsqu’il s’arrêta à la section des livres traitant: d’ésotérisme, de religiosité, et de spiritualité. Ces livres-là se présentaient avec des pages couvertures insolites; elles l’attiraient instinctivement, c’était comme s’il devait tous les lire. C’est ce qu’il fit en choisissant ceux qui lui octroyaient la motivation de les parcourir, de la première à la dernière page. Pour l’auteur, toucher un livre, sentir son odeur, vérifier son poids, étudier sa couverture s’apparente avec le fait de se régaler intellectuellement.

Autodidacte, voilà ce qu’il se fit dire par une personne voyante, expérience qui lui accorda d’être enfin, reconnu comme une personne normale. L’auteur continua à travailler, à la recherche des raisons de vivre et de mourir.

L’auteur est convaincu que nous vivons sur Terre, afin de réaliser un choix, que nous ne connaissons pas nécessairement, d’une façon consciente. Il vous présente ce livre, comme un complément à ce qu’il a déjà écrit dans son volume intitulé: Lune DeJour ou le pouvoir du savoir.

Entre les guerres, et les affaires urgentes, il nous dit que nous pourrions fermer nos yeux, afin d’explorer notre univers d’étoiles. La conviction l’habite, en vous disant que nous sommes capables de construire des maisons enracinées sur une terre vivante et bienfaisante.


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Damien Larocque se fera un plaisir de lire et de répondre personnellement à vos courriels.

Adresse de correspondance électronique

   larocque.damien@videotron.ca


PRÉSENTATION

DU MÊME AUTEUR

c.damien-larocque-2a-265

Lune DeJour
Damien Larocque
Roman spirituel
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, Décembre 2019,
250 pages. Format : 6 X 9 pouces.
Reliure allemande.
Couverture couleur souple.
ISBN 978-2-89612-579-1
Édition papier : 24.95$
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Recueil de poésie
La société des écrivains (France)
2016
ISBN : 9782342052725
 
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Damien Larocque
Roman spirituel
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Lévis, Québec, Décembre 2019,
124 pages. Format : 6 X 9 pouces.
Reliure allemande.
Couverture couleur souple.
ISBN 978-2-89612-578-4
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Une philosophie scientifique et globale pour aujourd’hui et pour l’avenir, essai, Jean-Pierre Bacon, Fondation littéraire Fleur de Lys

c.jean-pierre-bacon.3a-1200

c.jean-pierre-bacon.3b-1200

Une philosophie scientifique et globale pour aujourd’hui et pour l’avenir

Jean-Pierre Bacon

Essai, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2020, 138 pages.
Format Lettre (8,5 X 11 pouces)
ISBN 978-2-89612-598-2

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PRÉSENTATION

PRÉSENTATION

( Quatrième de couverture )

Ce livre est l’exposé d’une nouvelle philosophie, scientifique et globale. Elle est nouvelle par la façon même de penser qui y est proposée : elle ne ressemble à aucune des autres propositions, basées, au mieux, sur les sciences du XIXe siècle. Elle est scientifique au sens qu’elle est établie sous l’éclairage de la part récente de la biologie qu’est l’analyse expérimentale du comportement. Elle est globale du fait que le comportement est ce à quoi nous renvoient l’examen des mythes, des religions, de la théologie et de la métaphysique même, l’épistémologie, les philosophies de la logique, des mathématiques, des sciences pures, de la biologie et de la médecine, les sciences humaines et les sciences sociales, les discours au sujet des techniques et de l’intelligence artificielle, l’éthique, etc. L’histoire également est l’affaire de comportements et la philosophie de l’histoire nous y renvoie.

Le premier chapitre a pour sujet l’Univers, le second, l’objet et la conscience, le troisième, la « liberté » et le déterminisme, le quatrième, le langage, le cinquième, la dépression (liée au problème du suicide, qui est dit « fondamental ») et la conclusion ouvre enfin sur la philosophie de l’Histoire.

L’analyse expérimentale du comportement, sa philosophie et sa technique semblent indispensables, aujourd’hui, pour aider à écarter les graves problèmes qui nous affectent déjà, et, dans l’avenir, pour établir et pour maintenir un monde meilleur. Quoi qu’il en soit, cette technique, cette science et sa philosophie méritent d’être connues et situées dans l’histoire…

Diplômé du deuxième cycle de la faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal, Jean-Pierre Bacon a été professeur de physique et de mathématiques, au Collège de Montréal. Ses réflexions, étalées sur plus de quarante ans, l’ont ensuite mené à la rédaction d’un ouvrage encyclopédique : Tous les grands problèmes philosophiques sous l’éclairage de la science des contingences de renforcement, une histoire critique de la pensée réfléchie de la lointaine Antiquité jusqu’à nos jours, Fondation littéraire Fleur de Lys, 2017, 1484 p., gratuit en numérique. Ce travail spécialisé a déjà été téléchargé plusieurs milliers de fois, depuis sa parution.

Quelques-unes des « questions » examinées dans ce court ouvrage

Voici quelques-unes des « questions » qui sont examinées dans ce court ouvrage, proposé en une soixantaine de feuilles seulement, pour un maximum de concision, de simplicité, etc. Ces questions sont philosophiques au sens le plus général qui soit. Personne ne cherche aujourd’hui à les aborder, séparément et de surcroît dans leur ensemble, en raison de l’inexistence pour ce faire d’un point de vue métaphysique, en un sens laudatif, et de ce que leur considération échappe à la physique. Les penseurs actuels se satisfont de faire des exégèses des doctrines passées, comme en simple apport à l’histoire de notre culture, ou s’essaient dans des domaines de pointe. Pourtant, ces grandes questions sont à l’origine de la philosophie et nous passionnent toujours. Or une idée, originale, qui sous-tend ce livre est que les « problèmes » correspondant à ces interrogations renvoient à des comportements, parfois verbaux uniquement : ils peuvent être considérés, dans leur solution ou dans leur mise à l’écart, sous l’éclairage de la part récente de la biologie qu’est l’analyse expérimentale du comportement. Ce livre vise à faire connaître cette science récente, méconnue communément.

Introduction

  1. A) Qu’est-ce que la philosophie?
  2. B) Les mythes et les discours religieux appartiennent-ils à l’histoire de la philosophie?
  3. C) En passant : quelles sont les principales doctrines philosophiques antérieures (considérables en six grands groupes) et quels sont les mythes qui auraient inspiré l’écriture d’importants textes religieux?

Premier chapitre : L’Univers

  1. A) Pourquoi y a-t-il de l’être plutôt que le non-être?
  2. B) En passant : qu’est-ce que le néant?
  3. C) En passant : qu’est-ce que l’espace et le temps?
  4. D) Quelle est la nature de l’Univers?
  5. E) Qu’est-il sensé, cohérent (non contradictoire), réaliste, rationnel, simple et même satisfaisant de penser au sujet de la vraisemblable origine de l’Univers (lors du Big Bang) et de ce qu’il y avait avant?

Deuxième chapitre : L’objet et la conscience

  1. A) D’abord qu’est-ce qu’un objet (classiquement opposé à un sujet)?
  2. B) Ensuite que sont une propriété physique, la matière, l’énergie, une force, la puissance, etc.?
  3. C) Plus fondamentalement que sont une perception, une sensation, une émotion, un besoin, etc.?
  4. D) En passant : que penser des hypothétiques images mentales et de la théorie des Gestalts?
  5. E) Que sont un individu, un sujet, une personne, le moi, etc.?
  6. F) En passant : que penser de la résurrection et de la réincarnation?
  7. G) Qu’est-ce que l’expérience?
  8. H) Que sont la conscience, la pensée, une idée… un concept?
  9. I) Que sont la connaissance et la science, le rêve, etc.?
  10. J) Qu’est-ce que comprendre?
  11. K) Que sont la mémoire, l’intelligence, l’imagination, etc.?
  12. L) En passant : que penser du monisme (idéaliste ou matérialiste), du dualisme et du panthéisme, du rationalisme, de l’empirisme, du criticisme, du positivisme logique et de son équivalent en psychologie expérimentale, de l’opérationnalisme, des courants du cognitivisme (incluant ceux dits « behavioristes »), du mentalisme, de la phénoménologie, de l’existentialisme, du structuralisme, etc.?

Troisième chapitre : La « liberté » et le déterminisme

  1. A) Quelles sont les propositions historiques au sujet de la « liberté »?
  2. B) Les hommes échappent-ils aux lois de l’Univers?
  3. C) Qu’est-ce qu’une loi de la nature?
  4. D) En passant : pourquoi notre univers est-il ordonné plutôt que chaotique?
  5. E) En passant : que penser de l’idée selon laquelle l’incompréhensible, l’incroyable, voire le complexe, viendrait originellement de ce qui serait encore plus incompréhensible, incroyable, voire complexe?
  6. F) En passant : quelle est la nature des espaces courbes (et, plus particulièrement, de l’espace-temps de la théorie de la relativité)?
  7. G) En passant : qu’est-ce qu’une singularité?
  8. H) Dieu joue-t-il aux dés?
  9. I) Qu’est-ce que le hasard?
  10. J) Que sont un acte « volontaire », une intention, un choix, un but…, la responsabilité, etc.?
  11. K) En passant : que sont le bon, le bien, le juste… les valeurs?
  12. L) En passant : la survie est-elle une valeur?
  13. M) En passant : qu’y a-t-il par-delà les philosophies du droit et de l’État?
  14. N) En passant : qu’est-ce qu’une culture?

Quatrième chapitre : Le comportement verbal

  1. A) À quoi tient l’émergence d’une bonne part des caractéristiques humaines?
  2. B) Qu’est-ce que parler?
  3. C) En passant : quelle est la nature des mathématiques et de la logique (formelle)?
  4. D) Qu’est-ce que la signification d’un mot?
  5. E) Qu’est-ce que la vérité?
  6. F) En passant : la vérité est-elle relative?
  7. G) En passant : que sont une relation et un « fait »?
  8. H) En passant : qu’est-ce qui distingue la vérité de la croyance?
  9. I) En passant : qu’est-ce que la foi?
  10. J) En passant : que doit-on penser des essences (idées, formes, etc.) platoniciennes, du cogito cartésien, du solipsisme berkeleyen, de l’a priori kantien, de la réduction eidétique husserlienne, du hic et nunc phénoménologique, que sont en fait le passé et le futur, etc.?
  11. K) En passant : que penser de l’Absolu, de la Perfection, de l’Amour, du Beau, des mots comme « Infini », « Éternel », « Non-être », etc.

Cinquième chapitre : La dépression

  1. A) La question « Être ou ne pas être? » exprime-t-elle le problème philosophique fondamental?
  2. B) En passant : qu’est-ce que la vie?
  3. C) En passant : quelles sont les hypothèses scientifiques au sujet de l’origine de la vie et laquelle satisfait le mieux au principe de parcimonie (simplicité)?
  4. D) Le bonheur est-il inné?
  5. E) Que doit-on faire (à l’encontre de la dépression, notamment), aux niveaux individuel et collectif?

Grande conclusion

  1. A) Quelle est la nature de l’Histoire, qu’est-ce qu’un événement, etc.?
  2. B) L’Histoire a-t-elle un sens?
  3. C) L’histoire est-elle une science?
  4. D) Quels sont les « moteurs » de l’Histoire?
  5. E) En passant : la sélection naturelle est-elle une simple effectivité, ou la « théorie » de l’évolution est-elle plus qu’une « interprétation » des plus productives, en toute apparence et toute vraisemblance?
  6. F) Quelles sont les propositions historiques au sujet de l’Histoire et enfin que penser d’une culture planifiée et gérée scientifiquement?

Index

  1. A) En passant : qu’est-ce qui caractérise les religions?
  2. B) En passant : qu’est-ce que le présent?
  3. C) En passant : comment écarter la problématique liée aux mots « naturel » et « artificiel »?
  4. D) En passant : comment écarter la problématique liée au mot « anormal »?
  5. E) En passant : une logique formelle est-elle incomplète en droit même?
  6. F) En passant : que sont un nombre, un ensemble, etc.?
  7. G) En passant : que sont « l’intelligence et l’apprentissage artificiels »?

Rappelons que ces « questions », parfois millénaires, suggèrent des « problèmes » qui nous renvoient à des comportements (verbaux ou non verbaux) et sont donc examinables sous l’éclairage de la part récente de la biologie qu’est l’analyse expérimentale du comportement (appelée aussi « science des contingences de renforcement » et « analyse opérante »). En toute apparence et en toute vraisemblance, cet éclairage est indispensable au grand projet qu’est, ni plus ni moins, que de comprendre le monde afin de l’améliorer à l’aide de la connaissance et de la technologie qui en découle, donnant ainsi raison à Francis Bacon, par rapport au célèbre René Descartes.


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TABLE DES MATIÈRES

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AU SUJET DE L’AUTEURE

AU SUJET DE L’AUTEUR

JEAN-PIERRE BACON

Jean-Pierre Bacon est né à Montréal, Québec, Canada, en 1953.

Ses années de scolarité l’ont mené à l’obtention du diplôme de deuxième cycle de la faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal.

Il a été professeur de physique et de mathématiques au Collège de Montréal, membre du Conseil de cette institution historique, membre de sa commission pédagogique et de son comité de mesures d’appui pédagogique (duquel un livre est issu: Pour être gagnante… techniques de réussite scolaire, publié aux Éditions Beauchemin, en 1991), responsable de deux départements… Ajoutons qu’il y a décliné une invitation sérieuse d’y être directeur.

Il est officiellement à la retraite depuis 1994 et s’est adonné intensément depuis à la recherche menant au présent ouvrage.

Il a donc de multiples intérêts artistiques et scientifiques.

En d’autres champs, il a œuvré quelques années au niveau du baseball mineur, à titre de joueur, puis d’instructeur, il joue présentement au tennis, en plus de faire du bénévolat en ce domaine, et, récemment, il a été proche aidant à la maison, puis dans les centres hospitaliers de soins de longue durée, ce qu’il fut passionnément, en essayant d’apporter du réconfort et des services à plusieurs autres démunis.


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PRÉSENTATION

DU MÊME AUTEUR

Tous les grands problèmes philosophiques
sous l’éclairage de la science des contingences de renforcement

Le behaviorisme radical et les grands problèmes philosophiques

TOMES 1 – 2 – 3

Jean-Pierre Bacon

Essai, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2017, 1484 pages.
ISBN 978-2-89612-530-2

Exemplaire numérique gratuit (les 3 tomes)

Exemplaire papier (les 3 tomes): 149.95$


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Une philosophie scientifique et globale pour aujourd’hui et pour l’avenir
Jean-Pierre Bacon
Essai, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2020, 138 pages.
Format Lettre (8,5 X 11 pouces)
ISBN 978-2-89612-598-2
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Le petit-fils du sorcier, Tome III – Les voies parallèles, littérature Jeunesse, Pâquerette Béland, Fondation littéraire Fleur de Lys, 2019

Le petit-fils du sorcier

Tome III – Les voies parallèles

Pâquerette Béland

Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2019, 152 pages.

ISBN 978-2-89612-574-6

Couverture souple couleur

Format 6 X 9 pouces

Reliure allemande

Exemplaire papier : 24.95$ (Canada)

Exemplaire numérique : 7.00$ (Partout)


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Extrait

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PRÉSENTATION

PRÉSENTATION

— Où sommes-nous ?

— Sur le chemin de Travers, répondit le père Antoine.

— Quoi ! Le chemin de Travers ?

— Vous devrez toujours conserver ce bâton pour ne pas vous égarer sur d’autres voies parallèles. Quand vous reviendrez, il vous ouvrira le passage vers la conformité du monde. Continuons ! Nous serons bientôt chez Sage, en Travers. Il espère votre venue depuis de longs mois. J’ai déjà trop tardé à vous y conduire.

Un Sage m’attend en Travers ! Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?

* * *

Alban le découvrira et toute sa vie en sera transformée.
Comment ? Vous le saurez, vous aussi, en suivant ses aventures sur Les Voies parallèles.


EXTRAIT

EXTRAIT

Notes

Aspect historique

Ce livre est une fiction et non un ouvrage historique. Tous les noms, personnages, institutions, sites et évènements relèvent de l’imaginaire, y compris les faits relatés en rapport avec les Congrégations religieuses. Toute ressemblance serait pure coïncidence.

Aspect linguistique de l’époque

Mis à part quelques personnages caractérisés par la graphie de leur langage, j’ai choisi de respecter l’enseignement de mon institutrice de première année, mademoiselle Desjardins, qui nous répétait : « Le français, ça ne s’écrit pas comme ça se prononce. »

J’ai aussi utilisé des mots du terroir qui décrivent des réalités spécifiques au Québec du XIXe siècle et parfois encore à celui d’aujourd’hui.

PREMIÈRE PARTIE – TRAVERS

CHAPITRE 1 – Quelle sorte d’instruction ?

Alban avait suivi le père Antoine à travers une dense forêt de conifères.

Au détour d’un sentier, une cambuse occupait le centre d’une sapinière. Un homme d’une trentaine d’années était assis sur un banc de quêteux accoté sur le mur d’en avant. Il expulsait la fumée de sa pipe en fines volutes. Il n’effectua aucun geste signifiant qu’il avait aperçu ses visiteurs. Il se contenta d’émettre :

—     Bonjour Alban ! Je t’attendais. Bienvenue dans le Travers du monde. Antoine, je vous remercie. Vous êtes toujours aussi efficace.

—    Le plaisir est pour moi, Sage, répondit Antoine. Alban, je vous laisse entre bonnes mains. Au revoir, mes amis.

Il contourna un arbre et disparut.

—    Père Antoine ! l’appela Alban, inquiété par ce départ instantané.

—    Tu le reverras, intervint Sage. Il voyage conti­nuellement en Travers. C’est sa force.

En Travers ?

Alban avança vers la cabane. L’homme vint vers lui et le poussa. Alban se retrouva sur le dos, le pied de Sage sur l’estomac. Il n’avait rien vu venir.

—    Pas méfiant.

L’homme lui tendit la main pour l’aider à se relever. Alban la saisit. Il bascula. Encore sur le dos.

Ayoille ! Quel rustre !

« Pis, pas de comprenure. Ça commence bien ! »

Sage lui tourna le dos et reprit sa pipe. Frustré, Alban se remit sur pied comme un boxeur.

—    Si vous voulez vous battre, je suis prêt.

Son adversaire bougea à peine la jambe. Alban perdit son ballant et recula de quelques pieds. Quand il recouvra son équilibre, Sage, pipe en main, semblait complètement indifférent à sa présence.

« Je m’en vais, énonça Alban. Je n’ai rien à faire icitte. » Il reprit son bâton et se dirigea vers l’endroit de son arrivée.

—    Pissou.

Il se retourna en grinçant des dents :

—    Je ne suis pas un pissou !

—    Montre-le.

Il laissa tomber son bâton, hurla en s’élançant vers Sage et buta contre la cabane. L’homme le saisit par le collet et le repoussa contre le mur.

—    Juste ça ! ironisa le Sage.

Alban essuya du revers de la manche le sang qui coulait d’une narine. Ce qui amplifia sa rage.

—    Vous n’êtes qu’un malvat. Je vous aurai.

Il fit mine d’avancer, tout en reculant, et répéta son manège plusieurs fois dans le but de distraire son adversaire; puis, brusquement, il plongea pour lui agripper les jambes. Il avait appris ces mouvements pendant ses cours de sport.

Il n’attrapa rien. Tout au plus un peu de terre au visage et sur les mains en rasant le sol.

—    Pas très convaincant. L’homme se rassit sur son banc. « Va puiser de l’eau à côté pour te laver, lui conseilla-t-il. Le frère Nicolas n’approuve pas que l’on déguste ses plats les mains sales. »

—    Le frère Nicolas ! Pourquoi parle-t-il de lui ? Il est à l’Abbaye, pas icitte, attesta-t-il.

Sage resta silencieux.

À reculons, Alban atteignit le puits; il tira une chaudière d’eau et en but une bonne rasade avant de se débarbouiller.

—    Viens, ordonna Sage.

Hésitant, il se tint sur ses gardes pour le suivre.

Le nouveau maître s’assit devant une petite table en bois et se concentra. Deux bols de l’Abbaye apparurent sous les yeux écarquillés d’Alban.

—    Comment avez-vous fait ?

—    Mange.

Ils contenaient du ragoût de bœuf cuisiné par le frère Nicolas.

C’est pour ça qu’il a parlé de lui…

Une fois vide, le bol de l’homme disparut.

C’est impossible, essaya de se convaincre Alban.

Sous le choc, il regarda le sien encore au tiers; son appétit n’était pas au rendez-vous. Plutôt que de perdre ce qui restait, il se hâta de l’achever.

—    Maintenant que tu as terminé, renvoie-le au frère Nicolas, lui recommanda Sage.

—    Le renvoyer ?

—    Oui. À la cuisine de l’Abbaye. Pour qu’il soit nettoyé.

—    Je ne sais pas faire ça. Et puis, si je ne l’avais pas vu disparaître, je n’y aurais pas cru.

—    Impotent en plus. Je dois donc tout te montrer ? Quelle misère ! D’un mouvement imperceptible du poignet, Sage leva le bol, le promena au-dessus de la table et le reposa. « Prends-le ! »

Craintif, il obéit.

Sage posa les mains sur celles de son apprenti.

—    Pense à l’endroit où vont les bols sales.

Ça, il le savait. Il les voyait dans sa tête. Un courant inattendu l’effleura et il perdit sa concentration.

« On recommence », dit patiemment le maître.

La deuxième fois, il laissa le courant magique péné­trer ses mains. En fait, c’était plus agréable qu’effrayant.

« Vas-y ! Dépose-le. »

Ses doigts s’agitèrent. Il échappa le bol.

Ouf ! souffla-t-il intérieurement.

« C’est un début. »

Le bol disparut. À la place, une théière remplie d’une mixture noire dégageait une odeur âcre. Le Sage en versa dans des tasses venues de nulle part.

Encore une apparition !

—    Bois.

Les battements de son cœur l’assourdissaient. C’est un vrai sorcier, cet homme ! Dire que je n’y croyais pas ! Il prit le temps de se calmer. Et si c’était empoisonné ? Non, il a déjà bu sa tasse, se répondit-il. Il évita de humer les vapeurs pour en avaler une gorgée. C’était moins infect que ça paraissait.

—    Ton instruction commence dès maintenant.

—    Mon instruction ? Avant le repas, ce n’était pas commencé ? ironisa-t-il.

—    Non.

—    Quelle sorte d’instruction ?

Les pattes de son banc s’écartèrent. Il se retrouva assis à terre. Et il s’était cogné la mâchoire en tombant.

Vingueu !

—    Suis-moi, ordonna-t-il.

Le temps de le rejoindre à l’extérieur, le toit de la chaumière s’écroulait.

Qu’est-ce qui… Les débris s’amoncelaient quand il se retourna.

—    Vous avez détruit la cabane ! Pourquoi ? Comment ?

L’homme, muet, prit son bâton et s’engagea sous les sapins.

Alban avait à peine avancé de trois pas que des racines s’entortillèrent à ses chevilles.

—    Déprends-toi.

Il les décrocha en s’éraflant les doigts et tenta de le suivre.

Pendant tout l’après-midi, il s’embourba, s’accrocha, culbuta, chuta dans un trou… À chaque obstacle, il se relevait, la colère décuplée.

Il ne le rejoignit qu’au moment où le jour déclinait. Sage était déjà assis sur son banc et s’amusait à lancer des torsades de fumées. La cambuse qu’il croyait détruite s’élevait derrière lui, intacte. De la viande inconnue cuisait sur un grillage au-dessus d’un feu.

—    On n’a pas droit à la cuisine du frère Nicolas, ce soir ?

Plutôt que de répondre à ce sarcasme, l’homme planta une tige de bois dans un morceau.

« J’en ai assez. Je m’en vais », décida Alban. Il chercha son bâton du regard. Il n’était plus à l’endroit où il croyait l’avoir laissé.

—    Tu t’en iras quand tu auras réussi à me suivre, répliqua Sage. Mange ! Il lui tendit la viande grillée.

Alban maugréa, vérifia ce sur quoi il allait s’asseoir et mastiqua sans un mot.

« Il y a un lit pour toi au fond de la pièce. Va dormir. »

Il obéit. Mais sans abdiquer.

Demain matin, je décampe.

Ce qu’il n’accomplit pas.

Il passa encore quelques jours étrivants avant de réaliser que s’il s’élevait du sol, il contournerait tous ces stupides obstacles. Comme sa mère quand elle lave les murs !

Et moi, quand je cours. Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ? se disputa-t-il.

— Fin du Chapitre 1 —


AU SUJET DE L’AUTEURE

AU SUJET DE L’AUTEURE

PAQUERETTE BÉLAND

Il y longtemps déjà, Pâquerette est née à Sayabec, un village de la Matapédia. Elle fréquenta l’école des Filles de Jésus où des cours de piano lui permirent de découvrir l’amour de la musique. Quand elle entra au secondaire, une autre passion l’attendait, celle de la littérature. Et c’est celle-ci qui influença son choix d’études collégiales.

À la fin de son Cégep, elle décida d’aller sur le marché du travail, un an ou deux, pour enseigner le piano. Une parenthèse qui se solda dix ans plus tard par un retour à l’Université de Rimouski en études littéraires, suivi d’une maîtrise en Bibliothéconomie, à Montréal.

Cette nouvelle profession lui permit de travailler dans des milieux différents, – Rimouski, Jonquière, St-Hubert – et l’amena aussi à rencontrer plein de gens intéressants, – libraires, éditeurs et bien sûr écrivains.  Mais ce fut surtout la présence continuelle des livres autour d’elle et de tous les mondes qu’ils renferment qui déclenchèrent son envie d’écrire. Et comme source d’inspiration, rien de mieux que la vallée qui la vue grandir et les pays qu’elle a visités.

Elle se mit à la tâche en février 2001 et depuis, l’écriture fait partie de son quotidien pour son plus grand plaisir.


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Pâquerette Béland se fera un plaisir de lire et de répondre personnellement à vos courriels.

Adresse de correspondance électronique

paquerettebeland@yahoo.ca


PRÉSENTATION

DE LA MÊME AUTEURE

LE CYCLE DE THÉO
Sakpédiak, mission de routine

Premier cycle de Théo

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman, fantastique, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 2009, 322 pages.
ISBN 978-2-89612-278-3

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.1.htm

À la rencontre d’Ôhn Ké Tou

Deuxième cycle de Théo

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman, fantastique, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 2009, 322 pages.
ISBN 978-2-89612-278-3

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.1.htm

Les traces d’un dieu

Troisième cycle de Théo

PÂQUERETTE BÉLANDRoman, fantastique, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 2009, 322 pages.
ISBN 978-2-89612-278-3

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.1.htm

LA SAGA DES PRADOV
La saga des Pradov

Tome I – Un héritage envoûtant

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman, Saga familiale, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 2009, 274 pages.
ISBN 978-2-89612-291-2

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.2.htm

La saga des Pradov

Tome II – Le chant du coucou

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman, Saga familiale, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 2009, 274 pages.
ISBN 978-2-89612-291-2

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.3.htm

La saga des Pradov

Tome III – Le nid de l’étranger

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman, Saga familiale, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 2009, 274 pages.
ISBN 978-2-89612-291-2

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.4.htm

La saga des Pradov

Tome IV – Le Roussaillon

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman, Saga familiale, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2012, 286 pages.
ISBN 978-2-89612-404-6

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.5.htm

Les trois Vallées – Les Chroniques de Jéléna

Tome I – Vallée de Flavia

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman – Série fantastique, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2014, 336 pages.
ISBN 78-2-89612-459-6

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.8.htm

Les trois Vallées – Les Chroniques de Jéléna

Tome II – Vallée d’Angéla

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman – Série fantastique, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2015, 416 pages.
ISBN 978-2-89612-471-8

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.9.htm

Les trois Vallées – Les Chroniques de Jéléna

Tome III – Vallée de Lucia

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman – Série fantastique, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2015, 460 pages.
ISBN 978-2-89612-493-0

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.10.htm

Les trois Vallées – Les Chroniques de Jéléna

Tome IV – Magicinum

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman – Série fantastique, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2016, 448 pages.
ISBN 978-2-89612-521-0

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.11.htm

Le petit-fils du sorcier

Tome I – Alban à Sayabec

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman – Littérature Jeunesse, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2017, 150 pages.
ISBN 978-2-89612-546-3

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.12.htm

Le petit-fils du sorcier

Tome II – Alban à l’abbaye

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman – Littérature Jeunesse, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2019, 128 pages.
ISBN 978-2-89612-566-1

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.13.htm

Le petit-fils du sorcier

Tome III – Alban à l’abbaye

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman – Littérature Jeunesse, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2019, 152 pages.
ISBN 978-2-89612-574-6

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.14.htm


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Le petit-fils du sorcier
Tome III – Les voies parallèles
Pâquerette Béland
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2019, 152 pages.
ISBN 978-2-89612-574-6
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Format 6 X 9 pouces
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Ensemble ! Sauvons la Terre, deuxième édition augmentée, essai, Gilles Morand, 2019, Fondation littéraire Fleur de Lys

Ensemble! Sauvons la Terre !

Gilles Morand

Deuxième édition augmentée

Essai

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec

2019, 174 pages.

ISBN 978-2-89612-573-9

Exemplaire numérique gratuit (PDF)


PRÉSENTATION

Les compagnies ordinaires n’ont qu’un seul objectif, à tout prix, elles ne cherchent que le profit au détriment de la Terre. En conséquence, elles n’ont aucune morale, ni sociale, ni écologique, comme celles qui font 100 millions $ de profit et ont des paradis fiscaux qui se chiffrent par milliards. En revanche, les compagnies qui commercialisent leurs produits au moyen d’un réseau de collaborateurs ont d’abord des préoccupations humanitaires et écologiques. Il importe que toutes les populations développent une conscience collective pénétrante pour sauver la planète. Cependant, le développement d’une conscience collective dépend d’une modification psychologique et des habitudes de vie des gens, ce qui suppose un changement de mentalité.

Ce dont l’auteur et visionnaire américain Drunvalo Melchizedek nous informe est crucial pour notre survie ! C’est pourquoi les Hommes de la Terre, les multinationales pollueuses et exploiteuses du tiers-monde doivent, le plus tôt possible, changer leur façon mercantile d’agir vers une orientation plus «verte !» Et, Ensemble ! Nous Sauverons La Planète ! L’amour du cœur SEUL activera votre Mer-Ka-Ba, votre véhicule de Lumière pour être fin prêt pour le 21 décembre 2012 afin de passer sans trop de heurts et dans la Lumière.


EXTRAIT

Prélude au changement des consciences et des mentalités

En ce début de siècle, une nouvelle conscience humaine se manifeste. Des individus, bien informés en ce qui a trait à notre évolution planétaire et à la conscience collective humaine ou à la mentalité du plus grand nombre de gens, prédisent un changement à la grandeur de la planète, dès la première moitié du vingt-et-unième siècle. Ce changement est intimement lié à l’impact de tout individu sur son environnement immédiat et sur la terre toute entière. La vie spirituelle sera en pleine effervescence après le premier quart du vingt-et-unième siècle. Cependant, pour s’adapter aux changements, il revient à chacun de nous de préparer le terrain, en vue de diminuer l’impact négatif de la transition entre les croyances de notre ère et celles de la nouvelle ère qui commence. Les anciens concepts feront place à des nouveaux, mais il reste que nous devrons laisser loin derrière ce qui est accepté comme évident dans la société actuelle.

Une grande force est déployée en ce moment sur la Terre. Une énergie toute neuve, qui vise à éveiller la nouvelle conscience des gens, est en train de faire son chemin dans le cœur des humains. En effet, si nous voulons relever le défi de la santé et de la survie humaine, nous parviendrons à une étape primordiale dans notre évolution spirituelle. Découvrez le marketing par réseaux « vert » et le Mer-Ka-Ba !

L’effet de la pollution sur l’écologie

Dans les années 90, les Nations Unies demandèrent aux scientifiques quels moyens ils proposeraient pour que l’équilibre entre l’homme et la nature revienne et pour que cesse la destruction par l’exploitation ou par la pollution. La réponse dès lors nous conduit jusqu’en 2004 et elle fut très claire : L’Institut Albert Einstein d’Allemagne, nous octroie dix ans, (non plus 50 ans) pour faire le renversement de vapeur de l’inconfortable pollution globale, qui mine notre avenir. Il faut ralentir le Réchauffement Climatique ! UN FOYER À LA FOIS. AGIR ENSEMBLE ! ! MAINTENANT ! Sinon…

« La nouvelle manière de faire, c’est l’ancienne manière. » : Il faut penser « vert » ! EN HARMONIE AVEC GAÏA !

Allez demander aux autochtones (aborigènes de toute nation) de quelle manière leurs traditions ancestrales ont survécu au fléau de cinq cents ans de domination par l’homme blanc ? Ils vous répondront qu’ils ont su respecter la nature en ne la détruisant pas. C’est la réponse qu’ils donnent à ce même homme blanc qui se demande de quelle façon remédier à son erreur d’entrepreneur-exploiteur et de pollueur ?

En avril 1994, un bison blanc est né à Jacksonville, au Wisconsin U.S.A. Le fait de naître blanc, pour un bison, semble être impossible, le fait est si rare et si extraordinaire qu’il a été unique dans l’histoire. Aussi, a-t-il été publicisé par les anciens indiens. Cet animal, d’une autre couleur, est symbole des changements qui nous attendent.

Eh oui ! Les indiens de par le monde, persécutés, massacrés ont disparu, dans une proportion de 96% parce que l’Homme a voulu occuper leurs territoires. Pourtant, ils connaissent la réponse et sont prêts à sauver la planète de la dévastation par l’homme moderne, grâce à leur respect ancestral de la nature. C’est le cas, surtout, des traditionalistes. La planète est comme une mère qui porte toute vie; c’est pourquoi chacun doit la respecter. Nous n’arrêtons pas l’exploitation des forêts vierges tropicales, cette réserve d’oxygène à 50%. Il y a pourtant mille acres de ces forêts détruites chaque jour, ce qui équivaut à trois millions d’hectares par année. C’est un non-sens. De plus, que dire de nos forêts boréales occidentales coupées comme bois de sciage, de construction et pour le papier ? Et la disparition des animaux ? Plus de mille espèces disparaissent chaque année. Et que dire de la surpêche commerciale ? Des baleines qui échouent sur la plage, en raison des changements magnétiques. À quoi sert cette tuerie qu’est l’exploitation, tuerie qui provoque le désordre dans la nature, la pollution ? Comme le corps humain se compose de 80% d’eau, c’est donc dire que conta¬miner les rivières, les lacs et les océans, c’est signer l’extinction de l’être humain. Voilà ce que les indiens d’Amérique et les aborigènes bafoués depuis des siècles, sont prêts à dire.

Saviez-vous que le 22 avril de chaque année est la journée de la Terre. Cette date a été bien définie sur le calendrier mondial. Afin de garder en mémoire cette journée et de poser une action pour sauver l’environnement, il faudrait écrire le 22 avril en relief sur ce calendrier. C’est sans aucun doute très important. En effet, la déesse de la Terre Gaïa, est vivante mais malade, parce qu’elle est attaquée par un détraqué dénaturé. La vie de Gaïa c’est notre vie. Nous sommes en danger de mort. L’homme doit respecter la vie sous toutes ses formes (minéral, végétal, animal). Le plus petit brin d’herbe vivant porte la vie, et le plus grand arbre aussi. La survie de l’humanité dépend du respect de toute forme de vie, et ce, à l’échelle de la planète. La vie sur notre planète n’étant pas assurée indéfiniment, quoi qu’il arrive, chacun des gestes posés par chaque individu et chaque entreprise est primordial pour l’environnement. Il faut que chacun fasse sa part ! Éliminons le processus de destruction de la planète !

Quoi faire ? D’abord, il faut penser de manière holistique. Il s’agit ici d’établir l’harmonie et l’équilibre entre le corps-cœur-cerveau. Bref, pratiquer l’amour et la compassion dans la vie. Ensuite, il faut agir: recyclons ! Enfin, évoluons intelligemment, de manière à maintenir la santé des gens et à favoriser l’écologie. Alors, un avenir sera assuré à la grandeur de la majestueuse planète bleue.

À quand la propulsion des véhicules motorisés avec autre chose que cette pourriture de pétrole, ce carburant fossile ? Qu’attendent la N.A.S.A. et les compagnies responsables pour mettre sur le marché un carburant à l’hydrogène, qui permettrait aux automobiles de produire un gaz d’échappement aussi pur que l’air des Rocheuses nord-américaines. Certains prévoient que ce sera l’hydrogène. Quand ? Demandons à ces compagnies exploiteuses et mercantiles, qui attendent l’épuisement des stocks de pétrole, de nous conduire dans cette ère nouvelle et révolutionnaire.

Les plastiques, surtout ceux qui ne sont pas recyclables, sont là pour demeurer encore pendant plusieurs générations; ils sont à base de pétrole, le pétrole qui pousse les pays à s’entretuer pour l’obtenir. Et bientôt, l’éthanol, dérivé du mais ou de la canne à sucre, sera le carburant employé par l’industrie et par l’individu pour son automobile. Saviez-vous que les plus grands pollueurs de l’air, mis à part le monde industriel et les bovins, sont les automobiles ? Près de 600 millions et plus de voitures actuellement sur la Terre : un million de voitures s’ajoute chaque année. De plus, on peut prendre l’exemple du Brésil, car 40% des véhicules consomment du carburant à l’hydrogène. C’est énorme ! Et la Chine, qui prisait tant la bicyclette, veut maintenant des voitures ! Ne croyez-vous pas qu’il nous faut chercher les moyens qui ne produiront plus de pollution, ou presque plus, à petit prix ? Protégeons l’environnement ! À quand la voiture électrique ? Ce n’est pas pour bientôt ! Le solaire et l’électricité semblent présentement trop coûteux pour transformer le moyen de transport quotidien du consommateur. Toutefois, les Japonais et les Québécois ont mis au point une voiture électrique. Pourquoi pas, les voitures hybrides ? Surtout à l’hydrogène !

Depuis l’apparition de la vie sur la Terre, l’intelligence humaine a dû faire face à toutes sortes de fléaux. Alors, chaque fois, l’A.D.N., matière vivante intelligente dont nous sommes tous le résultat, a toujours déclenché de nouvelles connexions dans le cerveau humain, pour permettre à l’Homme de régler ses problèmes et d’accéder à une nouvelle étape de son évolution. En effet, le nombre de circuits du cerveau accessibles par notre système nerveux est au nombre de 8. C’est étape après étape que l’Homme explore ses circuits et les utilise pour assurer ses apprentissages de sa conscience de la collectivité. Par exemple, il apprend à marcher avant d’apprendre à écrire. Parmi les apprentissages les plus achevés de l’homme, on doit mentionner le développement. À cet égard, la conscience collective des humains a un impact positif sur le comportement, dès que l’être humain a appris à donner de l’importance aux autres; il tire profit rapidement de cette ouverture vers les autres. Par exemple, il apprend des autres, il échange. Ce qui lui fait du nouveau. Par exemple : la méditation du Merkaba. Ainsi, chaque époque possède son lot de découvertes. Cela vient alors comme une révélation qui excite l’Homme et le motive. Il y a des personnes, et leur nombre augmente sans cesse, assez intelligentes pour avoir deviné la future préoccupation de l’humanité: l’amour et la compassion pour les autres, l’énergie du cœur. Parvenir à cet amour et à cette compassion et, conséquemment, changer les mentalités sera bientôt une réalité pour tous. Ce n’est qu’une question de temps. On prédit cela, le 21/12/12.

Le plus grandiose domaine à découvrir, c’est l’espace. Serait-il enfin à notre portée ? C’est parti pour cela, n’est-ce pas ? Réactivez votre Merkaba ! Gaïa se meurt comme les baleines des océans, et la couche d’ozone diminue dangereusement, en amenant d’autres problèmes sur terre. Les calottes glacières fondent également. Par exemple, on constate qu’il y a une augmentation des cancers de la peau, des virus, et un réchauffement de la planète de un degré Celsius par dix ans, au lieu de un degré Celsius par cent ans, comme avant l’ère industrielle. Cependant, la stratosphère autour de la planète va équilibrer ce problème dans le présent siècle. Conséquemment, nous devons tous adhérer à la défense de l’environnement, à la commercialisation par réseaux écologiques. Nous devons faire en sorte d’éviter les accidents de pétroliers géants qui déversent des nappes de pétrole dans la mer, détruisant ainsi la flore et la faune à des milliers de kilomètres à la ronde. À quand la double-coque de fond pour ces pétroliers, tueurs de vie ? Et que dire des déraillements de chemins de fer et de ces longs trains de marchandises, bourrés de produits chimiques ? Ils sont un danger mortel pour les populations environnantes et des pollueurs potentiels menaçants, du coup: la couche phréatique souterraine.

Maintenant que l’arsenal nucléaire commence à être réduit, pourra-t-il servir uniquement à nous protéger des météores géants qui se dirigeraient vers notre planète ? C’est sa seule utilité écologique, mais on le garde, comme outil de persuasion politique, territorial et idéologique (ex: les États-Unis et la Corée du Nord). Cent sous-marins nucléaires pourrissent au fond de l’océan Arctique actuellement. Que font les gouvernements ?

De plus, les déchets nucléaires déposés dans des contenants supposés étanches à la radiation ont été pendant longtemps jetés carrément à la mer dans des barils ordinaires ou doublés. Et que penser de la multitude de camions-citernes qui se déversent sur la route, à cause des liquides qui débalancent le centre de gravité. Ces accidents laissent s’écouler le pétrole néfaste à l’environnement. Que penser aussi des centrales nucléaires fissurées, des pipelines, des oléoducs et des gazoducs perforés de l’ancienne U.R.S.S. ? Enfin, les autorités acheminent-elles tous les déchets biomédicaux dans les incinérateurs appropriés ?

Malgré cet état de fait, on constate un certain progrès. Si les villes utilisaient les systèmes d’égouts et les déchets à bon escient, elles auraient, certes un meilleur contrôle de l’impact des scories sur l’environnement. À quand l’usage des plantes des jardins japonais pour filtrer les eaux souillés et les rendre potables sans produits chimiques ? D’autres actions doivent être entreprises. Aujourd’hui, on recycle les pâtes et les papiers, le verre, le plastique, le métal, de même que les pièces électroniques. Les mégaprojets hydroélectriques, laissés sans surveillance antiterroriste, noyant les terres sauvages produisent azote et méthane dans l’air, sont des causes de pollution. On se plaît à nous dire, aux quatre vents que le Québec produit de l’énergie propre. Quelle aberration ! À quand la prolifération des fermes d’éoliennes ? Recycle-t-on les routes, du Québec, qui sont en si piteux état ? Pourquoi pas avec de vieux pneus recyclés mélangés à l’asphalte ? Ils serviraient à quelque chose d’utile, au lieu de pourrir dans les dépotoirs municipaux. Le budget alloué aux routes, depuis une vingtaine d’années, a permis, au parti politique de l’époque, à promouvoir leur idéal et leur lavage de cerveau. L’état actuel des routes ressemble à un après-guerre. Penser écologiquement ou mourir ! Le futur de l’Homme est là ! Cum spiro spero.

Comme nous l’avons déjà dit, la prochaine étape est annoncée, c’est l’espace. Nul ne peut douter aujourd’hui du potentiel qu’il offre pour étudier la planète, afin de trouver des moyens de survie.


AU SUJET DE L’AUTEUR

Gilles Morand

Voici néanmoins ma petite histoire ! De 1988 à 2011, je travaillais, à temps plein, dans un hôpital. Toutefois, mon souci pour la conservation de la santé, la prévention et le traitement des maladies est encore plus ancien. Cela fait déjà plus de 40 ans que j’œuvre dans le domaine des médecines alternatives, naturelles ou douces.

Massothérapeute et auteur, j’ai travaillé auprès de membres de compagnies de danse et de théâtre, dans différents centres sportifs et un centre médical. J’ai aussi donné, à l’Université, des cours sur le massage. Apparitions diverses à la télé et des postes de radio universitaires entre 1982 et 2016.

Récemment, je suis devenu membre d’une entreprise de marketing par réseaux «verte», à cause de la qualité des produits qu’elle offre à la population, et son souci pour l’environnement Elle est la première compagnie fondée dans le but de sauvegarder la santé des gens autant que de l’environnement. C’est pourquoi, tout ce qu’elle vend n’a aucun effet néfaste. Consommez les produits «verts», c’est se permettre de vivre vieux et en santé, sans salir la Terre ! Et de garder le médecin éloigné, sauf pour votre examen annuel, naturellement ! Si j’agis ainsi, c’est parce que la première responsabilité de la santé revient à chacun de nous, tout comme le respect de l’environnement commence à la maison.


COMMUNIQUER AVEC L’AUTEUR

Gilles Morand se fera un plaisir de lire et de répondre personnellement à vos courriels.

Adresse de correspondance électronique :

gmmassageplus@hotmail.com


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Le loup gris, récit allégorique, Joseph C. La Marche, illustrations par Keenan Pilon, Fondation littéraire Fleur de Lys

Le loup gris

Récit allégorique

Joseph C. La Marche

Illustrations par Keenan Pilon

Fondation littéraire Fleur de Lys,

Lévis, Québec, 2019, 128 pages.

ISBN 978-2-89612-571-5


PRÉSENTATION

Ce récit allégorique raconte l’histoire intime d’un loup. Ben a l’air différent des autres. C’est que la nature l’a défavorisé anatomiquement : il est né défiguré. Pour cette raison il encourt les injures, réelles et imaginaires, de son entourage. Par surcroît, étant le dernier-né et le plus frêle de la portée, il est relégué au troisième rang dans la hiérarchie sociale de la meute. Ainsi à l’âge adulte, selon la tradition séculaire chez les loups, Ben doit quitter ses proches et s’exposer aux périls de la nature sauvage afin de s’inventer un destin personnel en trouvant tout seul refuge et subsistance. Il prend son départ. La peur l’étreint. Le doute l’accompagne. Sera-t-il en son pouvoir de survivre ? A-t-il ce qu’il faut pour trouver sa pleine mesure et atteindre l’endroit de son destin où il deviendra, à l’exemple de son père, un grand loup gris ?


EXTRAIT

Il passa les tout premiers temps de sa vie comme dans les limbes, complaisamment satisfait et insouciant, ignorant la vérité de son état. Il se contentait de s’abandonner à ses impulsions avec grand naturel, glissant d’activité en activité dans une bienheureuse inconscience. Il s’ignorait; il était heureux. Dans le chaos de ses frivoles expériences il ne soupçonna pas qu’il fût différent des autres. Ses connaissances s’accumulaient sans heurts, par moments progressifs, mais imprécis, comme il arrive dans le bas-âge. Petit à petit cependant, d’une expérience à l’autre, à l’âge où il devint affligé du souci de se comparer aux autres, il s’éveilla à la réalité, c’est-à-dire à la singularité dont il était marqué.

Un jour, longeant le ruisseau où il aimait patauger il vit venir sur la berge deux femelles bruyantes, parmi lesquelles une petite voisine qu’il connaissait de vue, pleines du fol entrain de la jeunesse (il les jugea plus juvéniles que lui); à leur approche il se rendit compte qu’elles l’avaient reconnu à distance et s’amusaient à le couver d’un regard coquin tout en s’entretenant à son sujet. Au moment juste où elles arrivaient à portée de voix il ne put faire autrement que de les entendre, au milieu de leurs folles chuchoteries, porter sur lui un jugement qu’il estima dépréciatif et qui eut sur lui l’effet cuisant d’une injure: « Il a l’air… » Le reste, il l’imagina à sa manière: « différent de l’apparence des autres »; le peu qu’il venait d’entendre suffit pour lui faire vivre l’humiliation de son défaut physique et la confirmation que pour lui l’âge de la frivolité était bel et bien révolu. Face à l’offense, au lieu de prendre à partie les deux jeunes étourdies, il joua le détachement, fit semblant de ne pas avoir entendu et continua son chemin en ayant l’air intéressé à autre chose. En dedans l’observation lui perça le cœur. Pour comble, il se fit idée qu’elles avaient dû hâter le pas pour rire à leur aise, pour se moquer, une fois éloignées de lui. Toutefois il ne leur en voulut pas pour cela, jugeant que sa conformation méprisable leur eut inspiré un dégoût bien légitime, car sa singularité ne pouvait que fixer l’attention des autres. Pourtant ce n’en fut pas moins pour lui un dur moment d’éveil. A partir de ce jour, la déclaration douloureuse se logea dans sa mémoire avec une acuité impitoyable, joua en lui en continu, quoi qu’il fît pour tourner sa pensée ailleurs et pour s’en défaire, avec la ténacité d’un écho greffé à son oreille comme un chardon enfoncé dans sa chair, qu’il emporterait avec lui le reste de sa vie, dont il aurait conscience à tout instant sous l’effet d’une douleur constamment renouvelée.

Cette expérience préfigura dans sa mémoire un autre épisode lié à une blessure du même genre.

Par un après-midi de paisible association, sa mère et une amie venue en visite chez lui d’une meute de proximité jasaient de leur portée respective. Elles vantaient l’une et l’autre les vertus de leur marmaille respective : celui qui courait comme le vent ou émettait le plus vibrant hurlement, celui qui faisait preuve de témérité et maîtrisait déjà les complexités de la chasse, ou arborait le pelage le plus lustré. Lorsque vint le moment de caractériser son plus jeune, sa mère hésita avec une expression d’incertitude, parut interroger le ciel, et puis affirma: « Il n’est pas comme les autres. » Remarquant alors son petit à l’écoute elle tourna court et fit virer la conversation. Lui, il s’en fut de là, la douleur palpitant dans sa poitrine. Non qu’il eut l’idée que sa mère eût voulu le blesser; elle avait émis le commentaire sans la moindre malice, mais simplement elle ne pouvait se refuser à l’évidence. Que la déclaration vînt de sa mère, qui l’aimait de tendresse et veillait sur lui avec un soin particulier, donna d’autant plus de poids à la remarque, et de tranchant à sa peine. Ainsi comprit-il que la vie a toute capacité d’infliger la souffrance et que les plus proches de soi peuvent très bien en être les initiateurs.

À la suite de ces expériences amères il redoubla d’attention sur lui-même, mettant dans toutes ses activités une partie de lui-même sur le qui-vive, épiant de près le comportement d’autrui à son égard, à l’écoute de la moindre parole qui fît allusion à son étrangeté.

Il accorda désormais une obsessive attention à ce qu’il considérait comme une malformation. L’image que l’eau claire lui renvoyait chaque fois qu’il buvait ou s’amusait dans le ruisseau, où il eût aimé admirer comme les autres le reflet de la lune ou les jeux du soleil, était toujours celle de cette étrange forme de lui-même, et il était contraint alors de reconnaître que quelque chose le singularisait. Décidément, rien ne pouvait faire qu’il ne fût différent de ses frères et sœurs. Il maudit alors le fait qu’une erreur de la nature l’eût défavorisé, en ceci qu’elle avait mis à sa tête des propriétés disgracieuses, inhabituelles. Son moral en fut atteint. Un sentiment d’infériorité prit racine.


AU SUJET DE L’AUTEUR

Joseph C. La Marche

Joseph C. La Marche a vu le jour et a grandi dans le nord de l’Ontario où il demeure encore. Il a poursuivi des études universitaires en français et a reçu une formation pédagogique. Il a fait carrière de prof dans l’enseignement secondaire. Parvenu à la retraite, il profite de loisirs tels que le jogging et le yoga. Le loup est son fétiche et son domicile en témoigne : portraits encadrés, dessous de verre, figurines, bloc de bureau, décalcomanies. Cela dit, il est dans l’ordre des choses qu’il soit membre du célèbre International Wolf Center. D’aucuns pourraient soumettre qu’il est « vieux jeu », appartenant à un temps révolu, parce qu’il préfère l’intelligence humaine à celle « artificielle », les animaux aux machines, la pâte concrète à la réalité virtuelle. Il prend plaisir à la sensation de tenir un livre papier dans ses mains, sans pour autant s’en prendre aux adeptes de l’espace numérique. Parmi ses lectures de chevet il tient en estime particulière les géants du roman français du 20e siècle. Il écrit pour son plaisir d’une part, et par besoin intérieur d’autre part. L’œuvre littéraire qu’il médite et élabore depuis plus de vingt années comporte romans, nouvelles, poèmes. Le loup gris est le premier ouvrage qu’il livre au public.

Le nom Joseph C. La Marche est un pseudonyme.


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Joseph C. La Marche se fera un plaisir de lire et de répondre personnellement à vos courriels.

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greywolf@persona.ca


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Papier ou Numérique

Le loup gris
Joseph C. La Marche
Illustrations par Keenan Pilon
Récit allégorique
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2019, 128 pages.
ISBN 978-2-89612-571-5
Couverture souple couleur
Format 6 X 9 pouces
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LA TAUPE, Chronique du référendum de 1995, Acte 3 – Les « Secrets officiels » d’Ottawa ET Acte 4 – L’été référendaire, roman historique, Jean Chartier, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

LA TAUPE

Chronique du référendum de 1995

Acte 3 – Les « Secrets officiels » d’Ottawa

Acte 4 – L’été référendaire

JEAN CHARTIER

Roman historique

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, 2019,

Illustré.

Version numérique : 556 pages

Version papier : format 6 X 9 pouces, 556 pages

ISBN 978-2-89612-569-2

Exemplaire papier : 29.95$ (Canada)

Exemplaire numérique (PDF) : 7.00$ (Canada)

 


A propos des premiers tomes

« J’ai toujours eu beaucoup d’estime pour ce que vous faites et ce que vous êtes. Merci d’avoir écrit cet ouvrage ». Bernard Landry, Premier Ministre du Québec

« J’ai eu du plaisir à lire ce livre… Une fois qu’on a compris que l’auteur avait décidé de se saisir de tous les prétextes pour nous instruire, on cède et alors on en profite. J’ai appris des tas de choses sur le fleuve, sur le vieux Montréal, j’ai aimé la synthèse sur la conquête… » Jean-François Lisée, Conseiller politique de Jacques Parizeau au moment du référendum, chef du Parti québécois en 2017 et 2018.

« Certaines pages sont aussi belles que du Anne Hébert, du Marie-Claire Blais, du Pierre Perrault ou du Jacques Poulain. Dans une anthologie de notre littérature, elles seraient au plus haut avec ces écrivains». Bertrand Côté, La Librairie du Québec à Paris, le 23 février 2006

« Je me retrouve au Québec, avec des références géographiques et historiques qui me passionnent. Les parenthèses patrimoniales donnent une autre dimension que celle d’une chronique politique ». Henri Rethoré, Président de la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs, Consul général de France à Québec au référendum de 1980,

« Le témoignage à peine romancé et superbement écrit d’une page d’histoire dont le Québec commence tout juste à s’affranchir ». Didier Fessou, Le Soleil, le 18 décembre 2005

« Le roman très particulier, très personnel, d’un ancien collègue à Radio-Canada», Joël Le Bigot, Samedi et rien d’autre, Radio-Canada, le 3 décembre 2005

« Par le masque de la fiction, Jean Chartier révèle beaucoup mieux que Point de rupture la face cachée du pouvoir », Mathieu Simard, Le Libraire, novembre 2005


TABLE DES MATIÈRES

Le complot des officiers britanniques décrit par Jules Verne

Convention d’écriture pour ce roman historique

ACTE 3

Les « Secrets officiels » d’Ottawa

L’espionnage des dirigeants québécois ordonné par les directives Trudeau de 1969, dans son mémoire sur « les nouveaux communistes »

CHAPITRE 1 – La révolte du député contre l’espionnage des leaders indépendantistes

CHAPITRE 2 – Les activités secrètes pilotées par le Conseil privé et les révélations du colonel Mike Frost

CHAPITRE 3 – Le bluesman de Chicago, les coups fourrés d’Ottawa et l’impression de newsletters à 200 000 exemplaires

CHAPITRE 4 – Les attaques des fédéraux, les positions de négociation du STERES et la fête du 14 juillet au bout de la rue Ontario

CHAPITRE 5 – Les entraves fédérales à la commission d’enquête portant sur les activités illégales de la RCMP au Québec

CHAPITRE 6 – Le boulevard Saint-Laurent et le mémoire Trudeau sur les «nouveaux communistes»

CHAPITRE 7 – Les « secrets officiels » en reflet des confidences exceptionnelles d’espions à un journaliste d’enquête

CHAPITRE 8 – Le vol plané de la Côte-du-Sud à la Gaspésie, le pays des origines de la Nouvelle-France

CHAPITRE 9 – La guerre maritime de la Royal Navy menée contre les côtes de France en 1759, contre la Picardie, la Normandie, la Bretagne, la Charente

ACTE 4

L’été référendaire

Au travers des coups tordus, la question référendaire et le débat parlementaire

CHAPITRE 10 – Le retour de vacances, l’imbroglio et l’ultimatum du ministre

CHAPITRE 11 – Le café Café Day and Night et la petite guerre de la Gazette sur les écoles

CHAPITRE 12 – Le black-out sur les collèges, Jacques Higelin devant le Parlement et le blocage de la directrice des communications du PM

CHAPITRE 13 – La troisième étude Lamonde, le sondeur, la Marine à Halifax et le préambule à la Déclaration de souveraineté

CHAPITRE 14 – La question référendaire, la loi numéro 1 sur l’avenir du Québec et l’étude sur l’association économique avec le Canada

CHAPITRE 15 – L’ouverture du débat sur la question référendaire à l’Assemblée nationale

CHAPITRE 16 – Les hélicoptères d’Ottawa et les sept tentatives de libération de Québec par La Fayette

Notice bibliographique

  • Bibliographie des livres cités parus aux Publications du Québec
  • Etudes miméographiées
  • Autres documents référendaires
  • Livres d’historiens cités et discutés dans la Troisième Partie
  • Livres d’historiens cités et discutés dans la Quatrième partie

Dédicace

  • A nos héros oubliés de la Guerre de Sept Ans
  • Aux combattants qui ont écrit sur nos héros morts au combat
  • Aux héros écrivains et aux historiens de nos combats contre l’occupation militaire britannique, combat de 118 ans, jusqu’en 1877

Au sujet de l’auteur

Communiquer avec l’auteur

 


EXTRAIT

Convention d’écriture pour ce roman historique

Nouvelles précisions de l’auteur pour l’Acte III

Les personnages d’un ministère qui exerça son activité de manière éphémère, pendant à peine un an, le Secrétariat à la restructuration du gouvernement du Québec, sont tous des personnages imaginaires de ce roman, du commis au ministre. Par conséquent, leurs propos sont du seul fait de l’auteur. En revanche, les leaders politiques du référendum de 1995 sont tous présentés sous leur véritable nom forcément et prononcèrent les discours cités, qui sont documentés. Il ne saurait en être autrement. En outre, il leur est fait référence, de manière indirecte, dans les propos que tiennent les personnages de ce roman.

Il n’en est pas autrement dans les romans historiques des maîtres du roman historique, une invention française avec Alexandre Dumas dans son chef d’œuvre, les Trois Mousquetaires, chez Robert Merle dans Fortune de France ou chez Maurice Druon dans les Rois maudits. Cette tradition ne s’est pas éteinte, loin de là, avec Patrick Rambaud et son prix Goncourt, la Bataille d’Esling, un sujet que s’était proposé de traiter Balzac, avec Jean-François Parrot et son personnage de Nicolas Le Floch, par exemple dans L’honneur de Sartine, avec Juliette Benzoni et ses personnages qui partent combattre en Amérique, dans Le Gerfaut des brumes, à Yorktown, ou chez l’actuel et prolifique Jean d’Aillon, dans les Rapines du duc de Guise.

Dans la littérature américaine, on trouve cette approche dans Chesapeake de James Michener ou dans le fabuleux roman de Robert Littell, The Company, a Novel of The CIA, qui raconte les manigances de la CIA qui ont mené à l’effondrement de l’Union soviétique à l’époque de Gorbatchev et de Boris Eltsine.

Chez les Britanniques, Paul Doherty recrée sans complexe les propos de Jeanne d’Arc, de son crû, au cours de la Guerre de Cent ans. Bernard Cornwell fait aussi revivre avec beaucoup de liberté la parole des colonels, des généraux et de son sergent préféré dans les guerres napoléoniennes.

La même ligne d’écriture est suivie en ce qui concerne les auteurs des études économiques et juridiques. Bien sûr, chacun de leurs textes leur appartiennent en propre et leur sont crédités; parfois, ils sont cités également dans leurs propos tout comme ils sont discutés par d’autres interlocuteurs.

Enfin, des collages de textes de témoins sont pratiqués, dans la manière d’Aragon au fil de ses romans d’après Deuxième Guerre, notamment dans Le cycle du Monde réel ; les sources sont dans ce cas indiquées pour les discussions animées autour de l’histoire.

Notre intention, on l’aura compris, est de susciter un débat de fond sur la façon d’écrire notre propre histoire, qu’on a lieu de reconsidérer depuis la naissance du pays disparu, la Nouvelle-France, jusqu’à la déclaration souhaitée d’indépendance d’un nouveau pays, le Québec, à la suite du référendum, scrutant la vie des citoyens français d’Amérique, pour écrire sur eux une histoire de la résistance, une résistance qui resurgit à toutes les générations, depuis deux siècles et demi, pour la renaissance du pays qui fut mis à mort par une armée étrangère, venue faire une Guerre de Conquête qui donna lieu à des centaines et des centaines de combats, ce qui constitue l’histoire d’un peuple mis sous domination et confronté à de très fortes vagues d’immigration de pays anglo-saxons.

Cela n’a pas été fait de manière complète à ce jour. La plupart des historiens des universités de Montréal et du Québec avaient apparemment autre chose à faire.

Ainsi, l’histoire du Canada et de France a-t-elle disparu peu à peu dans nos écoles. La devise du Québec est devenue depuis les années 2000 : « Je ne me souviens de rien ».

Ce nouvel éclairage de notre histoire est appelé particulièrement dans deux chapitres de ce livre, qui évoquent la guerre maritime menée par l’Angleterre contre la France, de 1754 à 1760, et l’état contraint des Canadiens durant la décennie qui suivit la défaite, décennie qui mena à la révolution américaine et aux sept ten¬tatives de La Fayette pour libérer le Canada, auprès de Washington, auprès de l’amiral D’Estaing, auprès du commandant Rochambau, auprès du ministre de la Marine et auprès du roi de France, pour mener une force de libération au nord des Etats-Unis, au Canada, à la tête d’une force américaine, puis à la tête d’une force maritime française dans le Saint-Laurent.

Lorsque des historiens sont cités, c’est en vue de ce travail de mémoire, de réappropriation de notre histoire, les conviant à la réécriture de cette histoire du peuple français d’Amérique, pour ce qu’il a vécu de luttes incessantes contre un occupant malveillant et malvenu, depuis l’occupation de ce pays par les armes jusqu’à la minoration des Français au Canada. Les discussions sur l’histoire entre protagonistes ont ce but, au moment même de ce nouveau référendum pour l’indépendance de ce pays français en voie de disparaître.

Ceci est à cet égard, on l’aura compris, un manifeste pour une nouvelle écriture de l’histoire de la résistance des Français d’Amérique.

Jean Chartier
mai 2019

ACTE 3

Les « Secrets officiels » d’Ottawa

L’espionnage des dirigeants québécois ordonné par les directives Trudeau de 1969, dans son mémoire sur « les nouveaux communistes »

EXTRAIT DU CHAPITRE 1

La révolte du député contre l’espionnage des leaders indépendantistes

Frédéric et Miguel sortent de l’autoroute Queensway, l’autoroute de la Reine qui traverse Ottawa, à quelques kilomètres du parlement. Avant le trafic de midi, ils accèdent à la rue de lord Elgin, sous un soleil de plomb et s’approchent de la colline parlementaire, après avoir longé l’édifice du Haut Représentant du Royaume-Uni, voisin de l’édifice Langevin, l’enceinte consacrée aux hommes du Premier ministre.

Ils contournent l’édifice Langevin, un grand immeuble de pierres rousses qui abrite le PMO, le Prime Minister Office, pour atteindre la rue du duc de Wellington, la plus vieille d’Ottawa, celle qui porte le nom du général britannique qui a mis Napoléon à genou, un rappel nécessaire au Canada, comme chacun le sait ! L’édifice Langevin constitue le saint des saints du Premier ministre, il dresse la garde devant la colline parlementaire, dessiné par le même architecte que le parlement, de style et d’inspiration résolument britanniques.

— Lord Elgin, nargue Miguel, féru d’histoire, c’est ce fameux gouverneur envoyé par Londres, qui assista à l’incendie du Parlement de Montréal en spectateur, sans prendre de mesure d’urgence contre les incendiaires tories, ni sans reconstruction du Parlement de Montréal. Il a préféré opter pour des parlements tournants à Toronto, Québec et Kingston, pendant une décennie, jusqu’à ce qu’Ottawa soit doté du nouveau Parlement du Canada. Montréal était ainsi déclassé ! Tu sais, Frédéric, la mère de lord Elgin, c’était la fille de lord Durham, celui qui a produit en 1839, après la guerre civile, le Report on The Affairs of British North America, le fameux rapport qui affirmait haut et fort que les Canadiens-Français n’avaient pas d’histoire, qu’ils étaient un peuple ignorant qui devait être assimilé. Lord Elgin et le duc de Wellington sont à l’honneur à Ottawa, ils ouvrent le chemin sur la colline parlementaire !

— C’est essentiel, indeed, renchérit Frédéric, habitué aux galéjades de Miguel, le républicain espagnol.

Les deux compères ont atteint la partie d’Ottawa, qui a pour nom The Crown depuis les tout débuts de la ville parlementaire, au moment de la création d’une confédération de quatre provinces, par opposition à The Town. Avant l’abordage du monstre, Miguel songe que le Parlement d’Ottawa se donne décidément des airs d’un petit Westminster on The Thames.

Sur sa gauche, les bâtiments ministériels se déploient devant une rangée de commerces alignés avant la rue Sparks, la rue piétonne. En perpendiculaire, s’ouvrent des percées, les rues de lord Metcalfe, d’O’Connor et du duc de Kent, le quatrième fils de George III, autre incontournable à Ottawa ! Sur sa droite, la colline parlementaire met en valeur les quatre grands bâtiments du Parlement du Canada.

Fredéric, le conseiller en communication du Secrétariat à la restructuration du gouvernement du Québec, bifurque rue Bank, vers la rivière des Outaouais, pour garer sa Volkswagen dans le parking situé derrière le Confederation Building, une masse sombre et carrée qui date des années vingt.

Son collègue, démissionnaire du secrétariat à la suite des événements de juin, le précède aussitôt à grand pas pour monter l’escalier de bois qui mène à la colline parlementaire; essoufflés, ils s’arrêtent tous deux en haut, ce qui leur permet d’observer le paysage. Miguel jette un oeil à l’édifice de pierres le plus vieux de la colline parlementaire, la bibliothèque, à l’arrière du Parlement, le seul édifice encore des années 1860. Au-delà, la falaise tombe dans la rivière des Outaouais, qui s’élargit à un kilomètre devant Hull.

Miguel, l’économiste de gauche, coordonnateur des recherches au secrétariat et spécialiste en informatique, s’est montré très intéressé par l’encryptage de données, dont les codes, a-t-il appris, sont désormais requis d’office par Ottawa, en raison d’une loi récente, avec l’espionnage conséquent. Mine de rien, il vient s’enquérir des derniers renseignements à ce sujet. Miguel donne son impression sur le plus bel édifice de la colline parlementaire !

— La bibliothèque revêt une allure néogothique à l’anglo-saxonne, austère mais davantage sculptée que le parlement. Cet immeuble a été inspiré du Westminster d’avant la reine Victoria. Devant Westminster, on a posé les statues de Cromwell et de Richard Cœur de lion, des personnages héroïques, davantage que Victoria reléguée au-delà des Bourgeois de Calais sculptés par Rodin. Alors qu’à Ottawa, Victoria domine le point le plus haut de la colline parlementaire et, une seconde statue d’elle se trouve dans l’entrée de la bibliothèque du parlement. Il y a ici une double allégeance à Victoria !

— Ce bâtiment a beau être le plus vieux de la colline parlementaire, il ne date pas de Lord Gladstone, se moque Frédéric. A part ce bâtiment, il ne reste rien du Parlement d’Ottawa qui a brûlé en 1916 ; des bâtiments initiaux, il reste cette bibliothèque. A l’époque, le feu a désespéré les Britanniques du Canada, ils déchiraient leur chemise à cette nouvelle ! Ils ont pensé perdre leur petit Westminster on The Ottawa River.

Alors, iIs ont fait pression, dans les deux dernières années de la Première Guerre, pour qu’on le rebâtisse illico, ce parlement, en style néogothique qui s’inspirât cette fois du modèle de l’ancien Westminster, disparu dans le feu de 1834 ! Ornée de corniches ciselées dans la pierre d’Ecosse, la bibliothèque du Parlement d’Ottawa entretient la fierté des Britanniques du Canada.

— Le parlement a pour objectif de montrer les origines britanniques du Canada, renchérit Miguel, sourire en coin, il est le plus néogothique des parlements de l’Empire, à ce que prétendent les Anglais du Canada. Cela vise à rappeler un souvenir prégnant de la période géorgienne, pense-t-on, celle des ancêtres de Victoria, la période de la guerre de Conquête, l’époque des Saxe-Cobourg et des Brunswick, recruteurs de mercenaires prussiens qui débarquaient à Québec, par vaisseaux entiers, pour combattre les Français pendant la Révolution américaine!

— C’est tout naturel, Ottawa rend hommage à l’âge d’or des Britanniques, réplique Frédéric. On s’y est forgé l’histoire d’un Canada britannique. Pour le lien avec Westminster, les Orangistes ont placé, au cœur de la bibliothèque, une statue de marbre blanc de Victoria jeune, une rareté, une sculpture la représentant en 1842. La reine y paraît au début de la vingtaine, même si la bibliothèque n’a été construite qu’en 1865, quand elle avait 46 ans !

Au nord-est de l’immeuble se profile la chute des Chaudières, et au loin le lac Deschênes, un élargissement de l’Outaouais qui attire les banlieusards au vert, à l’écart d’Ottawa. Ces eaux vaseuses s’écoulent par les ouvertures du barrage de l’usine EB Eddy, à cheval entre l’île Victoria et la terre ferme à Hull. Cette usine se protège aussi des inondations par de hauts murs de pierre, au lieu où la rivière Outaouais se subdivise en raison d’îles et de barrages.

Frédéric et Miguel ne peuvent s’empêcher d’être fascinés par la portée symbolique de ces lieux, au pied de la grande statue de Victoria représentée à la fin de son règne, au point le plus haut de la colline parlementaire. Elle tient un sceptre à la main, entre le Parlement d’Ottawa et le Confederation Building.

Les deux amis viennent au Parlement d’Ottawa pour y rencontrer le député qui représente l’Opposition officielle au Comité des Communes sur la sécurité. Ils souhaitent s’enquérir, avant le référendum, du contexte de l’espionnage des hommes politiques à Québec. Délicate mission avant la relâche du Parlement d’Ottawa pour l’été.

Ces visiteurs inhabituels se glissent entre les échafaudages dressés sur le côté du bâtiment central, pour la restauration à coup de milliards, organisée par Alfonso Gagliano, le dépensier ministre des Travaux publics de Jean Chrétien.

Ce ministre est originaire du même village que Vincenzo Rizzuto en Sicile, le parrain de Montréal ; il s’agit là d’un organisateur électoral, un ministre qui dispose de budgets illimités pour les travaux publics, sans contrôle. Ils se trouvent tout près de l’annexe souterraine décidée en urgence, un ajout de 100 millions, une bagatelle affectée aux nouvelles communications électroniques.

* * *

 


AU SUJET DE L’AUTEUR

Jean Chartier

Passionné des questions économiques ayant trait au Québec, ainsi que de l’histoire du Canada et de la France, Jean Chartier a exercé le métier de journaliste à la radio, à la télévision, dans trois quotidiens, plusieurs hebdomadaires et de nombreux mensuels, puis il a été conseiller en communication au gouvernement du Québec et à la Délégation générale du Québec à Paris.

En 1995, il a participé à la campagne référendaire pour le gouvernement du Québec, dans une instance qui avait pour mission de considérer les répercussions et les avenues économiques et juridiques qui s’ouvraient pour le Québec. Ce fut d’ailleurs un grand effort de prospective réalisé par des chercheurs aux horizons fort variés de tout le Québec.

Il a commencé sa carrière journalistique en région, au journal Progrès-Echo de Rimouski, à CHLT TV Sherbrooke, pour l’émission radiophonique « D’un soleil à l’autre » de Radio-Canada, avant de passer à la revue Commerce, au quotidien Le Jour, à la télévision de Radio-Canada, pendant huit ans, et au quotidien Le Devoir pendant seize ans.

Jean Chartier a ainsi travaillé successivement à Gaspé, Rimouski, Montréal et Sherbrooke, avant de diriger les pages économiques du quotidien Le Jour, et de mener des interviews à l’émission Ce soir de la télévision de Radio-Canada. Enfin, il est devenu grand reporter affecté aux sujets économiques pour le TéléJournal de Radio-Canada. A ce titre, il assumait la chronique sur Wall Street, Bay Street et St.James Street à l’époque où il y avait encore des sièges sociaux de banque et la Bourse de Montréal, sur cette avenue prestigieuse.

Quand il a fait le saut au journal Le Devoir, celui-ci se proposait de créer un véritable supplément économique quotidien, sous la direction de Jean-Louis Roy, s’inspirant à du célèbre Report on Business du Globe and Mail. Il a assumé finalement la confection d’une page régionale portant fréquemment sur la vie des habitants du bord du fleuve Saint-Laurent.

En 1995, il a travaillé auprès du gouvernement de Jacques Parizeau pour prendre part à un brain storming exceptionnel sur l’avenir économique du Québec. Une centaine d’études en est sortie, ouvrant des avenues inconsidérées jusque là.

Après un retour de quelques années au Devoir, Jean Chartier est passé, au tournant de l’an 2000, à la Délégation générale du Québec à Paris, où il a eu la responsabilité de la confection d’un magazine sur les 40 ans de relations diplomatiques entre la France et le Québec, puis de publications mensuelles.

Il s’est par la suite consacré à la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire sous la responsabilité des présidents Marcel Masse et Henri Rhétoré, ancien consul de France à Québec sous  le gouvernement de René Lévesque.

Il a exercé un temps à Bruxelles pour la chronique écono­mique d’un quotidien spécialisé sur les institutions européennes.

Après des études classiques à Saint-Hyacinthe, puis en Sciences sociales à l’Université de Montréal, notamment avec les professeurs Guy Rocher, Marcel Rioux, Albert Faucher et Luc Martin, qu’il a beaucoup appréciés, Jean Chartier a suivi un cours de courtier en valeurs mobilières avec l’Institut canadien en valeurs mobilières, puis des études de DEA et de doctorat en littérature française à l’Université de Paris VIII, avec une thèse, soutenue avec la mention très bien, au sujet de l’écriture dialogique de Philippe Soupault, Louis Aragon et André Breton, au moment de la sortie de la Première guerre mondiale et pour les dix années suivantes.

Il a mis des années à rédiger ce texte-ci, qui lui est cher, sur la campagne du référendum de 1995, référendum qui aurait été remporté assurément, et qui l’a été d’ailleurs si l’on considère les seuls citoyens de langue française, sans les tactiques malhonnêtes de l’adversaire, au lieu d’être perdu d’un poil, comme aurait dit René Lévesque.


Du même auteur

LA TAUPE, Chronique du référendum de 1995

Acte 2 – La vendetta

Roman historique

Jean Chartier

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