Parfums de voyage – Tome IV, récit de voyages, Michel Lacroix, Fondation littéraire Fleur de Lys

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Parfums de voyage – Tome IV

Récit de voyages, Michel Lacroix

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, 2021, 360 pages, illustré

Format 6 X 9 pouces

ISBN 978-2-89612-607-1

Exemplaire papier : 29.95$ (Canada)

Exemplaire numérique : 7.00$


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PRÉSENTATION

PRÉSENTATION

Bienvenue dans ce 4ème Tome de PARFUMS DE VOYAGE.

Vous m’accompagnerez, cette fois, en Amérique du Nord (Labrador, Schefferville, Washington, Virginie,la Pennsylvanie, etc.), en Europe centrale et de l’Est (les Balkans, le Caucase, etc.), en Afrique (Le Congo-Kinshasa, la Zambie) en Asie (la Chine, en Inde, Etchmiadzine.), en Océanie ( l’Australie, la Nouvelle-Zélande, etc.).

Découvrez des pays peu connus comme la Bosnie, le Montenegro,le Kosovo, le Belarus, le Népal, Samoa.


TABLE DES MATIÈRES

PRÉFACE

2001

1.1 Nord-est du Québec et Labrador (3 au 8 juillet)

1.1.1 La Côte-Nord

1.1.2 Le Labrador

1.2 Vermont et New-Hampshire (10 au 13 juillet)

1.2.1 Le Vermont

1.2.2 Le New-Hampshire

1.3 Montréal et Québec (13 au 19 août)

2002

2.1 L’Australie

2.2 La Nouvelle-Zélande

2.3 Samoa occidentales

2.4 Samoa américaines

2003

3.1 Côte-Nord du Québec et Labrador (27 juillet au 4 août)

3.1.1 Côte-Nord

3.1.2 Le Labrador

3.2 Voyage en Zambie (du 31 octobre au 8 novembre)

3.3       Voyage d’immersion en RDC et en Zambie (9 au 24 novembre)

3.3.1 La République démocratique du Congo (RDC)

3.3.2 La République de Zambie

2004

4.1 La Nouvelle-Angleterre (du 25 juin au 12 juillet 2004)

4.1.1 Le Vermont

4.1.2 Le New-Hampshire

4.1.3 Le Maine

4.1.4 Le Massachusetts

4.1.5 Le Rhode Island

4.1.6 Le Connecticut

4.2 Toronto et la Péninsule de Niagara (12 au 17 octobre)

4.3 Mexique et la péninsule du Yucatan (8-16 novembre 2004)

2005

5.1 Excursion en Charlevoix, au Saguenay, Lac St-Jean et Lanaudière (9-16 juillet)

5.2 Voyage dans le Caucase − Azerbaïdjan, Géorgie, Arménie (du 6 au 27 septembre)

5.2.1 L’Azerbaïdjan

5.2.2 La Géorgie

5.2.3 L’Adjarie

5.2.4 L’Arménie

2006

  1. 1 Voyage aux États-Unis: Moyen-Atlantique. (26 mars au 7 avril)

6.1.1 La Pennsylvanie

6.1.2 Le New Jersey

6.1.3 Le Delaware

6.1.4 Le Maryland

6.1.5 District de Columbia − Washington

6.2.1 La Chine

2007

7.1 Voyage en Inde et au Népal (2 novembre au 3 décembre)

7.1.1 L’Inde (3 novembre-3 décembre)

7.1.2 Le Népal

2008

8.1 New York (28 août au 1er septembre)

8.2 Les Balkans (Bosnie-Montenegro-Kosovo- Macédoine-Albanie) (du 9 au 30 septembre)

8.2.1 La Bosnie − Herzégovine

8.2.2 Le Monténégro

8.2.3 Le Kosovo

8.2.4 La Macédoine

8.2.5 L’Albanie

2009

9.1 El Salvador (Observation des élections présidentielles) 10-19 mars 

9.2 États-Unis (du 18 au 30 juillet)

9.2.1 L’État de New York

9.2.2 La Pennsylvanie

9.2.3 Le Maryland

9.2.4 La Virginie occidentale

9.2.5 La Virginie

9.3 La France: Croisière sur le canal du Midi et le canal du Rhône (du 3 septembre au 6 octobre)

9.4 La Corse (20 au 30 septembre)

9.5 La Suisse et Chamonix (1er au 5 octobre)

2010

10.1 Ukraine et Bélarus (9 au 23 septembre)

10.1.1 Ukraine

10.1.2 Lviv

10.1.3 Le Bélarus

10.2     Retour en Ukraine

10.2.1 Kiev

10.2.2 Zaporizhzhia

10.2.3 La Crimée

10.2.4 Yalta

10.3 Moldavie et Roumanie (24 septembre au 11 octobre)

10.3.1 Moldova ou Moldavie

10.3.2 Transnistrie

10.3.3 Gagaouzie

10.3.4 La Roumanie

NOTES FINALES

ALBUM PHOTOS


EXTRAIT

EXTRAIT

PRÉFACE

Les destinations. Lire un livre de Michel Lacroix, c’est découvrir des coins du monde que nous ne verrons probablement jamais de nos propres yeux. Dans ce quatrième volume de la série « Parfums de voyage », nous avons l’occasion de découvrir entre autres : le Labrador et la Nouvelle-Angleterre, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, le Congo et la Zambie, la péninsule du Niagara et celle du Yucatan, la Transcaucasie et les Balkans, l’Inde et le Népal, la Chine et l’Europe de l’Est, l’île de Corse et les îles Samoa… Partout où il nous emmène, Michel nous fait découvrir la géographie naturelle qui caractérise ces régions. Encore plus, il nous révèle l’histoire, la culture, la lumière et les ombres typiques de toute communauté humaine. Ouvrir les pages de ce livre, c’est s’ouvrir au monde.

Les chemins. Un vieux dicton affirme : « L’important n’est pas la destination, mais le chemin. » Ce qui donne du piquant à ce volume, ce sont les récits des chemins parcourus par Michel pour se rendre à destination. On s’amuse avec lui dans les situations rocambolesques, on s’inquiète avec lui lorsque surgissent des obstacles, on s’étonne avec lui devant des comportements incompréhensibles. De fait, les amis de Michel lui disent souvent : « Ça ne pouvait arriver qu’à toi! » Pourtant, ces chemins offrent eux-mêmes des occasions de découverte et d’apprentissages inattendus. On peut lire les guides touristiques pour s’imaginer une destination, mais ce sont les routes parcourues qui nous permettent de véritablement connaître une région, un pays, un peuple.

Les rencontres. Quelqu’un a ajouté au dicton cité plus haut : « … et sur le chemin, l’important, c’est la rencontre. » Voilà peut-être où se trouve l’intérêt fondamental de ce livre : la description des rencontres qu’a vécu Michel avec les gens dans ces divers coins du monde. Il nous découvre des visages humains, tantôt beaux, tantôt moins beaux, toujours intéressants. Ces rencontres ont enrichi Michel, et elles nous enrichissent. Car, en fin de compte, où que l’on soit sur la terre, on rencontre des hommes et des femmes comme nous. On se reconnaît facilement dans leurs espoirs et dans leurs déceptions, dans leurs projets et dans leurs abandons, dans leurs amours et dans leurs préjugés. Oui, l’humain, ça se ressemble. Et c’est toujours attirant, révélateur, intéressant… parce qu’en rencontrant l’autre, on se découvre soi-même.

Pour moi, tout cela reflète un mystère de foi. Oui, je suis promis à une vie éternelle, c’est ma destination. Mais le chemin vers cet au-delà est déjà vivifiant, j’accueille déjà le ciel sur les routes de ma vie. Enfin, sur ces routes, ce sont les rencontres qui font vivre profondément. Ultimement, la vie éternelle n’est-elle pas simplement une rencontre avec le Tout-Autre? C’est là que se noueront toutes les destinations, tous les chemins et toutes les rencontres de nos vies. Que la lecture de ce livre vous en donne un avant-goût!

† Paul-André Durocher
Archevêque de Gatineau


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L’étoile du Nord, roman fantastique – Littérature Jeunesse, Claire Gagnon, Fondation littéraire Fleur de Lys

L’étoile du Nord

  Claire Gagnon

Roman fantastique

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, mai 2020,

 176 pages. Format : 6 X 9 pouces.

Reliure allemande.

Couverture couleur souple.

ISBN 978-2-89612-585-2

Édition papier : 24.95$

Édition numérique : 7.00$ (PDF)


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En cette nuit de Noël, Charlotte donnera naissance à son premier enfant. Malgré ses soixante ans, la mère et le poupon tout rose se portent à merveille. Attiré par les pleurs de l’enfant, le légendaire cheval de Noël s’approchera de la fenêtre pour y admirer le nourrisson. D’un seul coup de sabot d’or, une multitude d’étoiles rempliront la chambre de l’enfant. Aussitôt, il repartira gambader dans le village de Malva pour éparpiller des étoiles un peu partout. La sage-femme, de son côté, se chargera de répandre la nouvelle. Et c’est en franchissant le pont de pierres des champs que la rivière du souvenir lui dévoilera un secret.


EXTRAIT

EXTRAIT

Chapitre 1

La naissance de Gloria

Alors que le magnifique cheval de Noël s’amusait à caracoler dans notre village; Charlotte, aidée de la sage-femme, poussait de toutes ses forces. Avec toute la tendresse de son cœur, Malcom épongeait le front de sa compagne.

Courage bonne Charlotte ! lui dit la sage-femme. Je vois la tête du bébé. Une dernière poussée… peut-être… et je crois que…

Charlotte poussa encore une fois de toutes ses forces, puis le bébé arriva enfin au monde. Les pleurs de l’enfant étaient rassurants.

— C’est une fille ! s’exclama avec joie la sage-femme.

Charlotte prit son enfant sous le regard attendri de Malcom.

— Elle se nommera Gloria, lança Malcom.

— Regardez ! Regardez ! s’écria la sage-femme.

De la fenêtre de la chambre, le grand et musclé cheval brun était là, sans bouger, à examiner la petite famille.

— C’est une fille ! lui cria la sage-femme. C’est la petite Gloria.

Le cheval de Noël poussa quelques hennissements, puis, d’un coup de sabot d’or, une multitude d’étoiles s’éparpilla dans la chambre de Charlotte et Malcom.

Le cheval de Noël se cabra et reprit sa course un peu partout dans le village. Et comme à chaque nuit de Noël, le village fut rempli d’étoiles.

Évidemment, la sage-femme ne put s’empêcher de répandre la nouvelle. Elle marcha quasiment toutes les rues du village pour crier, à tous et à chacun, la naissance de la petite Gloria. C’est ainsi qu’en cette nuit de Noël, les villageois se sont collé le nez à la fenêtre de Charlotte et Malcom, pour y apercevoir ce poupon tout rose. Et les étoiles, qui ne cessaient de valser dans les quatre coins de la chambre, enchantaient les curieux.

C’est au petit matin de la nouvelle année que la petite Gloria fut présentée à la rivière du souvenir. Celle-ci calma ses flots pour mieux voir ce poupon bien rose.

— C’est notre fille Gloria, dit Malcom à la rivière du souvenir.

— Elle a hérité des cheveux roux de son père, ajouta Charlotte avec le sourire.

La sage-femme qui passait par là décida de s’arrêter un moment.

— Et malgré les soixante ans de Charlotte, continua la sage-femme, ce bébé se porte à merveille.

Mais le froid mordant de janvier obligea Charlotte et Malcom à retourner à la maison. La sage-femme demeura sur le pont de pierres des champs et regarda ce couple sexagénaire s’éloigner avec leur premier enfant.

— Veillez bien sur l’enchanteresse ! dit la rivière du souvenir.

— Que me dites-vous là ? demanda la sage-femme interloquée.

— Notre magnifique cheval de Noël lui a prodigué plusieurs dons, expliqua la rivière du souvenir. Elle aura besoin de votre aide.

— Que signifie tout cela ? Que dois-je faire pour cette enfant ?

— Vous le saurez en temps et lieu, répondit calmement la rivière du souvenir.

Sur ces mots, la rivière du souvenir devint silencieuse. La sage-femme crut bon d’en aviser Charlotte et Malcom, mais elle se ravisa. Elle continua son chemin.


AU SUJET DE L’AUTEURE

AU SUJET DE L’AUTEURE

Claire Gagnon

C’est en Mauricie, sur une petite ferme, que j’ai grandi. Dès que j’ai su lire, ce sont les contes de tante Lucille ainsi que ceux de la comtesse de Ségur qui ont rempli mon enfance. Mon intérêt pour les contes, les mythes et les légendes m’a conduit à l’U.Q.T.R où j’ai étudié en littérature. Par la suite, je me suis dirigée vers l’enseignement. J’ai surtout travaillé auprès de jeunes en difficulté qui fréquentaient les secteurs adaptés. Maintenant que je suis à la retraite, je consacre le plus clair de mon temps à écrire des histoires.

 


DU MÊME AUTEUR

DE LA MÊME AUTEURE

Jeanne Jutras

Le vieux Thomas et monsieur Eugène
Roman fantastique
Littérature Jeunesse
CLAIRE GAGNON
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, 2016, 216 pages.
ISBN 978-2-89612-525-8
Exemplaire numérique PDF : 7.00$
Exemplaire numérique ePub : 7.00$
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Grand-père Gédéon et la légende du cheval de Noël
Roman fantastique
Littérature Jeunesse
CLAIRE GAGNON
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, 2018, 292 pages.
ISBN 978-2-89612-558-6
Exemplaire papier : 24.95$ Tout inclus
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L’étoile du Nord
Roman fantastique
Littérature Jeunesse
CLAIRE GAGNON
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, 2020, 176 pages.
ISBN 978-2-89612-585-2
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Corona au Lac Castagnier, roman, Jeanne Jutras, Fondation littéraire Fleur de Lys

Corona au Lac Castanier

  Jeanne Jutras

Roman

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, mai 2020,

 382 pages. Format : 6 X 9 pouces.

Reliure allemande.

Couverture couleur souple.

ISBN 978-2-89612-582-1

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PRÉSENTATION

À la demande de nombreux lecteurs qui m’ont incitée à écrire une suite à mon premier roman, Corona, ma mère, voici avec un immense plaisir, Corona au Lac Castagnier.

Ce roman raconte les péripéties de la vie de Corona qui va se poursuivre dans le pittoresque village de Lac Castagnier situé dans la région d’Amos, en Abitibi. Mon héroïne fait preuve d’une grande résilience en ces temps difficiles des années 1950, en pays de colonisation. À la fois historique et romancée, la vie de Corona est un peu celle de toutes ces mères vaillantes qui ont écrit notre histoire.

Le village de Lac Castagnier maintenant annexé à la municipalité de La Morandière ne semble plus qu’un souvenir dans l’esprit de tous ceux et celles qui l’ont habité dans une période plus prospère. Disparus le monastère et l’église en pierres des champs ! Des colons ukrainiens, des polonais et des québécois se serraient les coudes pour y survivre en ce beau temps où les marguerites fleurissaient abondamment dans des champs arides défrichés pour ennoblir la terre de glaise de l’Abitibi. Des époustouflantes veines d’or, de cuivre et de nombreux autres métaux étaient enfantées aussi par cette terre ingrate, offrant des emplois à certains colons. Aujourd’hui, quelques rares amoureux du passé habitent encore autour du majestueux lac Castagnier qui a survécu à cette succession de colons qui l’ont tour à tour délaissé pour d’autres cieux. Le petit cimetière blotti sur le lac nous ramène à la mémoire ceux qu’on a aimés et qui y reposent en perpétuelle paix, tout comme Corona, Philippe et Cyrille, membres de ma propre famille. Un autre minuscule cimetière qu’on a retrouvé parmi les branchailles et les arbres, à l’orée de ce village presque disparu, affiche encore aujourd’hui de mystérieux noms ukrainiens. Ce roman vous fera revivre des souvenirs attachés à ce coin de pays qui s’estompent implacablement dans le passé.


EXTRAIT

EXTRAIT

Chapitre 1

Rétrospective : le passé au présent

Vaguant à sa routine de mère de famille, Corona, transformée en véritable robot humain, subissait le lourd fardeau d’une souffrance innommable suite à la mort tragique de son nouveau conjoint, Pierre Gélinas. Elle savait bien au fond d’elle-même ne jamais pouvoir se résoudre à oublier le regard lumineux de son amant. Comme un fantôme, elle errait à côté de sa vie, subjuguée par ce passé récent et prisonnière de l’inacceptable. Les mois se succédaient tout de même et ses six enfants exigeaient des soins qu’elle leur prodiguait mue par le seul instinct maternel. Son plus grand souci se résumait maintenant à garder vivant dans le cœur de sa progéniture le souvenir de Pierre, le papa de sa petite Louise, cet homme si bon qui avait transformé sa vie misérable en paradis inespéré. Malgré le soutien de madame Brûlé, sa vieille amie d’Évain, l’attention spéciale de son frère Edmond, le notaire, et de l’épouse de ce dernier, Georgette, la pauvre Corona ne parvenait pas à remonter l’abîme au fond duquel l’avait cruellement précipitée son deuil.

— Papa, réussit un jour à prononcer sa petite Louise en regardant la photo de l’homme disparu.

— Oui, mon trésor, c’est bien ton papa ce bel homme qui te sourit sur le portrait en noir et blanc en te berçant avec beaucoup d’amour. Dommage que tu ne puisses pas voir ses beaux yeux verts… Dis-le encore, redis-le, ma petite Louise :

— Pa pa

Corona appuyait avec exagération sur les deux syllabes qui résumaient le mieux leur aventure extraordinaire : ils s’étaient adorés, Pierre et elle et des jumelles identiques étaient nées de cet amour défendu, au grand dam du Curé représentant la religion catholique dans la paroisse d’Évain. Une pneumonie avait brutalement emporté Lise, la plus faible des deux fillettes, l’hiver précédent, puis, deux ans plus tard, le père des jumelles disparaissait à son tour dans le fond de la mine Noranda. L’Abitibi paradait sans relâche son obsédant cortège de fatalités duquel Corona aurait bien voulu détourner le regard au plus vite. La pente lui paraissait trop raide à remonter à moins d’un effort surhumain tellement soutenu qu’elle ne parvenait déjà plus à le fournir. Heureusement, Philippe, son mari légitime, n’avait pas donné signe de vie depuis plus de deux ans que Corona habitait rue Cardinal Bégin, à Rouyn. Elle redoutait Philippe même si elle s’en savait protégée par son frère Edmond, le notaire. L’agressivité de son époux était légendaire à tel point que les trois aînés de Corona, Cyrille, Jeanne et Pauline tremblaient à l’idée de revoir un jour leur père.

— À la moindre menace de sa part, je le fais arrêter, lui avait assuré Edmond en lui expliquant que la loi la protégerait si son mari osait encore la frapper.

Tant qu’elle habiterait la ville, Corona pouvait dormir en paix jusqu’à un certain point. C’était relativement heureux que sa maison d’Évain ait été la proie des flammes il y avait déjà deux ans car elle pouvait considérer comme une délivrance le fait de ne plus dépendre de ses dix vaches laitières pour vivoter comme femme de colon. Ici, à Rouyn, en 1951, sa famille ne mourrait pas de faim et ne manquerait pas de l’essentiel grâce au secours direct de la paroisse Saint-Michel, aux bons soins des Filles d’Isabelle et à la générosité du Club Kiwanis. Son mari, Philippe, n’oserait plus l’embêter, au dire du notaire. Corona appréhendait quand même l’apparition de Philippe dans sa vie. La mémoire du corps imprègne des marques invisibles mais très réelles dans toutes les fibres de la personne qui a subi des sévices physiques. L’instinct de survie gardait donc constamment Corona sur le qui-vive. La jeune femme restait inquiète, craintive, l’œil ouvert et la conscience en effervescence, tel un malheureux animal traqué.
Cette nuit-là, la grande Corona s’éveilla en sursaut, dans sa chambre au deuxième étage de son logement. En pleine noirceur, elle tira en vain à plusieurs reprises la longue corde reliée à l’ampoule du plafond. Elle aurait juré que Pierre venait de lui parler et qu’on marchait sur le bout des pieds avec grande précaution, en bas, sur le prélart neuf qui craquait par ailleurs à la moindre pression.

— J’ai dû rêver, se rassura-t-elle.

Dehors, un orage tardif pour la saison pétardait son tonnerre courroucé sur cette fin d’automne 1952. Corona avait de tout temps aimé l’orage mais se sentant épuisée subitement, elle frissonna, étourdie par le fracas des coups répétés. Avec courage, elle sortit de sous son édredon usé et mit pied à terre dans l’obscurité pour jeter un coup d’œil par la fenêtre du passage par où des éclairs majestueux mais sinistres pénétraient en rafale en blanchissant les murs. L’électricité n’avait pas résisté à la vélocité du vent puisque la noirceur totale envahissait l’espace dès qu’un éclair y mourait en zigzaguant. La maman en longue jaquette pâle descendit l’escalier jusqu’en bas, en s’appuyant sur la rampe branlante. Tout l’intérieur du salon à aires ouvertes et celui de la petite cuisine adjacente s’éclairaient sporadiquement en même temps que les coups de tonnerre résonnaient en crescendo: l’orage battait son plein. Elle s’assura que ses deux portes étaient bien barrées, au nord et au sud des deux appartements puis, elle se dirigea à tâtons à côté de son poêle à bois en cherchant sa grosse théière sur un petit poêle électrique à deux ronds posé sur le comptoir: heureusement, le thé encore tiède serait délicieux.

— Bonyenne, qu’est-ce qui m’prend de penser que Philippe est ici… Y a personne, voyons : j’suis seule en bas pis les enfants dorment en haut dans leurs deux chambres… J’irai jeter un coup d’œil dans celle des filles en remontant : peut-être que l’une des quatre a été réveillée par l’orage.

Quant à ses deux garçons, Cyrille et Michel, elle aurait parié qu’ils dormaient à poings fermés, inconscients des assauts du tonnerre. Corona avala une bonne gorgée du liquide tiède mais amer, recracha les quelques feuilles de thé qui lui collaient au palais et se retrouva vite en pensée devant la tombe fermée de Pierre exposée dans le salon familial.

C’était devenu un rituel sacré : chaque nuit depuis l’enterrement, elle revivait minute par minute l’unique soirée de veille au corps qu’elle avait offerte à Pierre Gélinas, l’homme de sa vie. Elle aurait pu le faire exposer au salon funéraire Darby, sur la rue Perreault, mais ce service n’était pas gratuit, loin de là, et le salon funéraire était ouvert au grand public ce qui ne convenait surtout pas à un couple qui avait vécu hors des normes de la religion catholique. D’ailleurs, le cercueil avait été scellé parce que Pierre, défiguré par sa chute à la mine, n’aurait pas été reconnaissable, au dire de l’embaumeur. Elle voulut donc le garder tout près d’elle et de leur fille Louise, dans l’intimité totale et jusqu’au moment ultime, jusqu’au grand déchirement, jusqu’à la vraie fin irréductiblement terminale où le corbillard reconduirait son conjoint au cimetière de Rouyn pour y être enterré. Sous le regard éploré de la sœur de Pierre, madame Pagé, sous l’œil humide de sa bonne amie d’Évain, madame Brûlé, sous les yeux secs mais les cœurs attendris de son frère Edmond et de Georgette, la femme de ce dernier, Corona avait assisté à l’enterrement avec ses six enfants qui trouvèrent moyen de s’amuser et de se chamailler, plus ou moins conscients de la douleur extrême de leur maman. Adossée à un grand pin qui la maintenait debout, du moins en apparence, Corona avait suivi la cérémonie machinalement, amenuisée par une simple robe noire en coton que lui avait offerte sa belle-sœur, Georgette. Son minuscule chapeau rond en feutre noir arborait une large voilette, noire également, qui ombrageait son visage pâli par la souffrance. Le cœur serré, elle ne bronchait pas et ne pleurait pas non plus ayant épuisé sa réserve de larmes. Qu’adviendrait-il d’eux maintenant que Pierre les avait quittés ? Quand tout fut terminé, sous une pluie fine mais glaciale, après la dernière poignée de terre et la bénédiction rapide de Mgr Albert Pelletier de la paroisse Saint-Michel, Corona sentit un bras protecteur la soulever littéralement pour l’aider à avancer, comme si elle pouvait encore avancer dans la vie, comme si tout n’était pas d’ores et déjà fini, comme si elle n’était pas morte elle aussi, en même temps que Pierre. Son frère Edmond, le notaire, la tint serrée contre sa hanche et lui murmura simplement :

— Viens, Corona : Georgette nous a préparé hier un bon dîner qu’il lui suffira de réchauffer. Ensuite, tu vas te reposer chez-nous.

Georgette, sa délicate belle-sœur pétrie de délicatesse et de compassion ajouta avec une conviction profonde en retirant délicatement ses souliers noirs à talons cubains:

— Toi, tu te reposeras et je m’occuperai de tes enfants, aujourd’hui. En soirée, j’irai t’accompagner pour les coucher et on jasera un peu, par la suite. Je ne te laisse pas seule ce soir, chère Corona !

Une pensée reconnaissante avait effleuré l’esprit de Corona : pauvre Georgette, elle a déjà tant à faire avec ses sept enfants et son emploi de secrétaire au bureau d’Edmond… Corona avait ébauché un semblant de sourire en signe de reconnaissance, convaincue qu’elle devait absolument reprendre ses forces car elle se sentait vidée de toute son énergie vitale.

— Et Pierre qui m’appelait Corona, sa couronnée, pensa-t-elle le cœur gonflé, au bord des larmes qui refusaient de se liquéfier. Couronne d’épines, s’il est une couronne sur ma tête en ce jour de l’enterrement de tous mes rêves… Pierre… Mon cher Pierre…

L’orage avait cessé et Corona décida de clore son rituel plongeon dans le passé qui lui serrait trop fort la poitrine en cette fin de nuit. Ses longs pieds nus et glacés remontèrent lentement l’escalier qu’elle avait si souvent gravi avec Pierre et elle retrouva son lit dans un désarroi total. Sans son amoureux, l’existence ne rimait plus qu’avec solitude. Elle se savait et se sentait tellement seule, réellement projetée au fond d’un gouffre aux parois si lisses et si sombres qu’elle n’imaginait même pas s’en sortir un jour. Plus rien ne serait jamais pareil : la vie ne retrouverait certes plus son goût festif ni ses airs endimanchés du temps de leur bonheur. Sa solitude lui parut soudain encore plus obscure et plus lourde à porter, façonnée des entraves d’innombrables boulets invisibles solidement attachés à ses frêles chevilles. Elle devait avancer quand même, coûte que coûte, un pas après l’autre, même si l’espoir n’était plus qu’un mot vide de sens qui sonnait faux dans sa triste réalité aussi mal accordée qu’un vieux piano brisé. La maman réussit tout de même à s’endormir, au petit matin, enroulée dans son angoisse oppressante. Malheureusement, les pleurs aigus de sa petite Louise de trois ans la réveillèrent aussitôt en sursaut.


AU SUJET DE L’AUTEURE

AU SUJET DE L’AUTEURE

Jeanne Jutras

Jeanne Jutras fut enfant de l’Abitibi mais elle habite la région de Saint-Jérôme depuis plus de 30 ans.

Romancière, elle s’adonne aussi à la poésie avec grand bonheur. Madame Jutras est retraitée de l’enseignement au secondaire où, à Amos, elle a exploité la poésie de Félix Leclerc, celle de Gilles Vigneault et celle de Jacques Michel, entre autres, en initiation poétique avec ses élèves. Elle a aussi enseigné au secondaire à Saint-Jérôme, durant plusieurs années.

Membre de l’Association des auteurs des Laurentides, elle a publié deux romans : Corona, ma mère (2010), Lucie l’enfant étrange (2013) et un recueil de poésie : La Quintessence de ma vie (2011), à La Fondation littéraire Fleur de Lys de Lévis, Québec

Madame Jutras fut coordonnatrice pour Poésie Académie qui offre encore avec grand succès un micro ouvert aux poètes adolescents et adultes de la région, à Saint-Jérôme, depuis le 19 mars 2013.

« Ma poésie s’avère réponse à un élan naturel du cœur jumelé à un jaillissement imprévisible de l’âme. Chaque prise de conscience de la beauté et de la bonté du monde me procure un état de gratitude sans borne à l’égard du Grand Programmeur de la vie », avoue madame Jutras.


DU MÊME AUTEUR

DE LA MÊME AUTEURE

Jeanne Jutras

Corona, ma mère
Roman
Jeanne Jutras
Roman,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2010, 408 pages.
ISBN 978-2-89612-353-7
Couverture souple couleur
Format 6 X 9 pouces
Reliure allemande
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La quintessence de ma vie
Poésie
Jeanne Jutras
Poésie,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2011, 172 pages.
ISBN 978-2-89612-374-2
Couverture souple couleur
Format 6 X 9 pouces
Reliure allemande
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Lucie, l’enfant étrange
Jeanne Jutras
Roman fantastique
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2012, 232 pages.
ISBN 978-2-89612-428-2
Couverture souple couleur
Format 6 X 9 pouces
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Papier ou Numérique

Corona au Lac Castanier
Jeanne Jutras
Roman
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, mai 2020,
382 pages. Format : 6 X 9 pouces.
Reliure allemande.
Couverture couleur souple.
ISBN 978-2-89612-582-1
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Détours piégés – Série Jacques Audet – Tome 3, roman policier, Raymond LeBlanc, Fondation littéraire Fleur de Ly

DÉTOURS PIÉGÉS

  Série Jacques Audet – Tome 3

Raymond LeBlanc

Roman policier

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, mars 2020,

  520 pages. Format : 6 X 9 pouces.

Reliure allemande.

Couverture couleur souple.

ISBN 978-2-89612-582-1

Édition papier : 39.95$

Édition numérique : 7.00$ (PDF)


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Extrait

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PRÉSENTATION

PRÉSENTATION

Les choses commencent par « Œil pour œil », mais elles finissent rarement par « Dent pour dent ». Les joueurs ne jouent pas tous le même jeu ; ils ne respectent pas tous les règlements ou ils vont les changer en cours de partie.
Quand Jacques Audet décide de venger la mort de son frère tué bêtement en Afghanistan, il s’aperçoit rapidement que ses cibles ne restent pas immobiles à attendre ses coups. De fait, il ouvre un panier de crabes où ces derniers n’auront de cesse qu’ils se soient gavés d’au moins un morceau de la main fouineuse.

Mais quel est donc le prix de la vengeance ?

* * *

Raymond LeBlanc est professeur émérite de l’Institut des langues officielles et du bilinguisme de l’Université d’Ottawa. Spécialiste de la didactique des langues secondes, il a fait publier, seul ou en collaboration, au-delà d’une centaine de titres allant de l’article scientifique au test de performance langagière en passant par le matériel didactique destiné à l’enseignant et à l’apprenant. Après avoir déjà fait paraître dans la Collection Le peuple en écriture de la Fondation littéraire Fleur de Lys un recueil de sonnets intitulé Sonnets de la vie ordinaire, l’auteur présente avec Détours piégés, le troisième roman de la « Série Jacques Audet ».


EXTRAIT

EXTRAIT

Extrait de l’introduction

Le soir venu, le notaire avait décidé de prolonger le plaisir de se retrouver par un souper en tête-à-tête avec son meilleur ami, Donat Tanguay qui était ministre de la Défense nationale et des Forces armées au sein du gouvernement fédéral. Ce dernier connaissait bien son copain et il le voyait hésiter avant d’aborder un sujet qui le tourmentait.

— Ça doit arriver à la Défense que vous avez besoin de faire disparaître des gens. Comment vous y prenez-vous ?

— Quand tu dis « disparaître », tu parles de nos ennemis ou de notre personnel ?

— De votre personnel, bien sûr. Les ennemis, je pense connaître des gens qui sauraient comment. Je te parle de personnes qui sentent le besoin impérieux de devenir introuvables pendant un certain temps ou pour toujours.

— Il y a un service qui s’occupe de ce genre de situations, mais comme les personnes à cacher sont presque toujours com¬promises, il vaut mieux que le ministre ne soit pas au courant. Je pourrais essayer de me renseigner.

— Non, non, laisse tomber. De toute façon, je ne serais pas admissible à ces programmes.

Le notaire était alors tombé silencieux et son ami avait décidé de respecter ce silence. Il savait qu’il ne fallait rien brusquer. Ils étaient en train de siroter un cognac à la fin d’un souper bien arrosé à une terrasse du Vieux-Montréal. La journée avait été anormalement chaude pour un début d’avril et comme c’était souvent le cas, il allait maintenant falloir payer la note, car un orage montait à l’horizon. Dans le calme qui précède le déchaînement des éléments, le ministre avait alors doucement repris le dialogue.

— Si j’ai bien compris, c’est de toi qu’il s’agit quand tu parles de faire disparaître une personne.

— On ne peut rien te cacher, si j’ose dire.

— Mais pourquoi ? Tu fais partie d’un cabinet réputé, tu as été président de la Chambre des notaires, ta carrière va très bien…

— Et j’ai un placard où il commence à y avoir trop de squelettes. Il me faudrait du temps pour pouvoir y faire faire le ménage ou le faire moi-même au besoin.

— Tes squelettes, ce sont des fautes professionnelles ?

— Le plus souvent, oui, et toutes causées par la frénésie de faire de l’argent. Ce n’est pas quelque chose que vous connaissez en politique.

Le ministre avait accueilli cette remarque d’un éclat de rire qui avait détonné dans le silence qui régnait autour d’eux. Il avait alors pris le temps de boire un peu de son cognac avant de continuer.

— Tu te fais de grandes illusions si tu penses vraiment comme ça. La seule différence, j’imagine, c’est que nous faisons la plupart de nos tours pendables pour être réélus.

— Voyons donc !

— Tu veux savoir mon axiome en politique ? Gouverner, c’est faire ce qu’il faut pour être réélu. Toutes nos actions sont orientées vers ce seul objectif.

— Et si ce qu’il faut inclut des pratiques condamnables ?

— « Ainsi soit-il » répond-on, comme à la fin de la prière du soir au CASH de notre enfance.

 


AU SUJET DE L’AUTEURE

AU SUJET DE L’AUTEUR

Raymond LeBlanc

Après avoir complété les exigences du Baccalauréat ès arts à l’Université de Montréal (1960), Raymond LeBlanc obtint un Baccalauréat en pédagogie et un Brevet A d’enseignement (1962). Il poursuivit alors avec succès des études de Licence ès lettres, mentions Français, Anglais et Linguistique (1965).

Il passa ensuite trois ans sur le marché du travail, d’abord aux Écoles de langue de l’Université de Montréal dont il assurait la direction, puis au Bureau des langues de la Fonction publique fédérale comme spécialiste des contenus dans le matériel pédagogique en français langue seconde produit à l’intention des fonctionnaires dont le poste comportait des exigences de bilinguisme.

Il partit alors poursuivre des études de doctorat en France à l’Université de Grenoble. Sous la direction du professeur René Gsell, il obtint le Diplôme d’Études approfondies (DEA) en 1969. Mais les effets des évènements de 1968 en France perdurant et l’Université de Grenoble étant occupée au printemps 1970, c’est à l’Université d’Aix-Marseille qu’il put finalement soutenir une thèse de doctorat en linguistique portant sur l’évaluation des compétences langagières des apprenants de langues secondes ou étrangères (1970).

Recruté par le département de Linguistique de l’Université d’Ottawa cette même année, il fut d’abord professeur adjoint de ce département tout en assurant la direction de l’Institut des langues secondes (ILS), poste qu’il occupera pour un total de 16 années réparties sur trois mandats. Professeur agrégé en 1980, puis titulaire en 1987, il est maintenant à la retraite depuis 1999.

Au cours de sa carrière, Raymond LeBlanc fut désigné à plusieurs reprises comme porte-parole canadien dans des organismes internationaux. Mentionnons, par exemple, sa participation (1992-1998) à titre de représentant nord-américain au Comité pédagogique et de gestion de la filière LATA (Langue, Tourisme et Affaires) du programme AUPELF-UREF à l’Université Cheikh Anta Diop à Dakar, Sénégal.

Au Canada, il a contribué à l’étude sur l’état de l’enseignement des langues secondes au pays. Il fut d’abord membre de la Commission Bibeau sur l’enseignement des langues dans la Fonction publique − volet didactique (1976-1977) puis, à la suite du décès prématuré de H. H. Stern en 1987, il assuma la direction de L’Étude nationale sur les programmes de français de base pour le compte de Patrimoine canadien qui devait mener en 1990 à la publication d’un Rapport synthèse sous sa plume de même qu’à quatre autres ouvrages spécialisés examinant plus en profondeur les divers aspects de l’étude.

Au fil des ans, il a fait paraître, seul ou en collaboration, 14 livres et rapports spécialisés, 61 articles dans des revues scientifiques au Canada, aux États-Unis, en France et en Belgique et plus de 50 titres de matériel pédagogique. Il a aussi élaboré et normalisé 11 tests de compétences langagières pour le compte de divers ministères fédéraux, de sociétés d’État et de l’Université d’Ottawa. Il a également fait plus de 150 présentations orales (conférences d’ouverture ou de clôture, communications scientifiques, ateliers) partout au Canada et dans plus de 12 pays. Avec Claude Germain, il est l’auteur d’une Introduction à la linguistique générale (6 volumes). Il a contribué à la refonte de la méthode Le Français international, deuxième version et il a assuré plus de 40 stages de formation à l’utilisation de cette méthode qui a redéfini l’ensei¬gnement de la langue seconde au pays pendant de nombreuses années. Il a aussi élaboré et normalisé 11 tests de compétences langagières pour le compte de divers ministères fédéraux, de sociétés d’État et de l’Université d’Ottawa.

Il conviendrait aussi de signaler la série de vidéos Pour tout dire réalisée par l’Office national du film du Canada (ONF) au milieu des années quatre-vingt. Cette série fut conçue avec la participation de Roger Tremblay et ce sont eux qui en assurèrent également l’appareillage pédagogique. Ces productions reçurent à tour de rôle la Médaille d’or lors du International Film and Video Festival of New York − Teaching Resources (1988) et la Médaille d’or Panavision − vidéos pédagogiques) à Edmonton (1989).

Parmi les autres honneurs qui lui furent conférés en cours de route, on retiendra le Prix Ghislaine-Coutu-Vaillancourt de l’Association québécoise des enseignant-e-s de français langue seconde (AQEFLS) et le Prix Robert-Roy de l’Association canadienne des professeurs de langues secondes (ACPLS).

Enfin, au cours de l’année qui a suivi sa retraite, l’Université d’Ottawa lui a décerné le titre de Professeur émérite de l’Institut des langues officielles et du bilinguisme (ILOB) en reconnaissance à l’ensemble de sa contribution au domaine de la didactique des langues secondes et à la vie de son établissement.

Après avoir fait paraître un recueil de sonnets intitulé Sonnets de la vie ordinaire chez Fondation Fleur de Lys, l’auteur s’est lancé dans un ensemble de romans policiers mettant en vedette Jacques Audet. Il a déjà fait paraître Bien mal acquis… et La poudre aux yeux, les deux premiers volets (de quatre). Détours piégés constitue le troisième.

Marié depuis 1959 à Gisèle Painchaud, ci-devant professeure titulaire à la faculté des Sciences de l’éducation et vice-rectrice aux ressources humaines à l’Université de Montréal. Il est père d’un enfant, Michel, nucléiste et directeur du département de Médecine nucléaire à l’hôpital Saint-Joseph de Trois-Rivières. Pour la petite histoire, Michel est marié à Sylvie Tremblay (médecine familiale − Drummondville) et ils ont deux filles, Valérie et Geneviève, qui sont aussi médecins tout comme le sont leurs compagnons respectifs. La maladie qui pourrait emporter Raymond LeBlanc peut aller se rhabiller (!).


DU MÊME AUTEUR

DU MÊME AUTEUR

Raymond LeBlanc

 

Sonnets de la vie ordinaire
Raymond LeBlanc
Recueil de poésie,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2016, 274 pages.
ISBN 978-2-89612-509-8
Couverture souple couleur
Format 6 X 9 pouces
Reliure allemande
Exemplaire papier : 24.95$ canadiens
Exemplaire numérique (PDF): 7.00$ canadiens
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Bien mal acquis…
Série Jacques Audet – Tome 1
Raymond LeBlanc
Roman policier,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2017, 494 pages.
ISBN 978-2-89612-537-1
Couverture souple couleur
Format 6 X 9 pouces
Reliure allemande
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La poudre aux yeux
Série Jacques Audet – Tome 2
Raymond LeBlanc
Roman policier,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2017, 554 pages.
ISBN 978-2-89612-545-6
Couverture souple couleur
Format 6 X 9 pouces
Reliure allemande
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PUBLICATIONS PROFESSIONNELLES

LIVRES

Introduction à la linguistique générale – (en 5 volumes)

Phonétique (avec Claude Germain) PUM

Phonologie (avec Claude Germain) PUM

Morphologie (avec Claude Germain) PUM

Syntaxe (avec Claude Germain) PUM

Sémantique (avec Claude Germain) PUM

Étude nationale sur les programmes de français de base – Rapport synthèse Patrimoine canadien

Manuel technique – Test de français international (avec Doreen Bayliss) ICI Canada

Vingt-cinq ans d’enseignement des langues secondes à l’Université d’Ottawa (co-rédacteur)

L’approche communicative en enseignement des langues secondes (co-rédacteur) CEC

MATÉRIEL PÉDAGOGIQUE

Le français international, Livre du maître et Livre de l’élève – Niveaux 1, 2, 3 et 4 (avec Pierre Calvé, Claude Germain, Florence Rondeau) CEC

Le français international – Cahier d’exercices – Niveaux 1 et 2 (avec Florence Rondeau)

Pour tout dire – Guide du maître, Guide de l’apprenant – Modules 1, 2, 3, 4 (avec Roger Tremblay) ONF

L’anglais, une approche naturelle – Module 1 et Module 2 (avec Roger Tremblay)

Drills in English Sentence Patterns, Books 1, 2, 3, 4 (avec Gilles Bibeau) CEC

Exercices systématiques sur les structures du français, Cahiers 1, 2, 3 (avec Michel Ladouceur) CEC

TESTS DE LANGUE

Test de français international, Version A et Version B ICI Communications Canada

Test de compétence en français langue seconde, Société canadienne d’hypothèque et de logement

ARTICLES

Self-Assessment as a Second Language Placement Instrument (avec Gisèle Painchaud) TESOL Quarterly

Les programmes d’immersion et l’habileté à communiquer, Études de linguistique appliquée

Second Language Instruction, Canadian Encyclopedia Plus

Le défi de l’intégration de la culture, Actes du XVe congrès de l’ACPI

Teaching the Receptive Skills at the Basic Level, Second Language Practice (Lise Duquette,

Ed.)

Le curriculum multi-dimensionnel – Questions d’implémentation, Études de linguistique Appliquée


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Raymond LeBlanc se fera un plaisir de lire et de répondre personnellement à vos courriels.

Adresse de correspondance électronique

raymondleblanc33@gmail.com

 


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Série Jacques Audet – Tome 3
Raymond LeBlanc
Roman policier,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2020, 520 pages.
ISBN 978-2-89612-582-1
Couverture souple couleur
Format 6 X 9 pouces
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TERMINUS → PARTITION, Pour un État francophone indépendant en Amérique du Nord, essai politique, Yves Provencher, Fondation littéraire Fleur de Lys

TERMINUS → PARTITION

Pour un État francophone indépendant en Amérique du Nord

Yves Provencher

Essai politique

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, janvier 2020,

86 pages. Format : 6 X 9 pouces.

Reliure allemande.

Couverture couleur souple.

ISBN 978-2-89612-581-4

Édition papier : 24.95$

Édition numérique : 7.00$ (PDF)

Édition numérique : 7.00$ (ePUB)


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Table des matières

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Au sujet de l’auteur

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PRÉSENTATION

PRÉSENTATION

Dans cet essai, l’auteur pose d’abord un regard critique sur l’histoire de l’indépendantisme québécois depuis le début des années soixante. Ensuite, il fait la démonstration que le maintien du territoire actuel du Québec est incompatible avec la création d’un État indépendant francophone en Amérique du Nord et que la partition du Québec est désormais la seule voie pouvant mener à l’avènement de cet État. L’ouvrage se termine en suggérant une façon de procéder à cette partition.

Ce livre nous ramène à l’essentiel de ce qui constitue la nation. En remettant en cause le dogme de l’inaltérabilité des frontières du Québec, il ne manquera pas de susciter un vif débat.

* * *

Yves Provencher est né à Montréal au début des années cinquante. Il a complété une formation en comptabilité publique et ensuite en médecine. Il est un observateur de la politique québécoise depuis plusieurs décennies et a toujours été convaincu de la nécessité vitale d’un état indépendant pour les francophones du Québec.


tab

TABLE DES MATIÈRES

AVANT-PROPOS

INTRODUCTION

CHAPITRE 1 ─ LE CONTEXTE HISTORIQUE

Le référendum de 1980

Les conséquences de la défaite de 1980

Revenons au mur de l’électorat

La période inter-référendaire post-Johnson

Le référendum de 1995

L’argent et les votes ethniques

Le vaste champ de ruines

CHAPITRE 2 ─ LA PARTITION : LE POURQUOI

Les objectifs de l’indépendance

Un peu d’histoire démographique

La Loi 101 : une nécessité et une illusion

Revenons encore au mur de l’électorat

Un mur de l’électorat à dimensions géographiquement variables

Les objectifs incompatibles

Une question de réalisme

Un monde imaginaire

Couvrez cette idée que je ne saurais supporter

Être petit ou ne pas être

La partition et le nationalisme méprisé

Partitions au cours du dernier siècle

La partition et l’économie

La partition et le reste du Canada

CHAPITRE 3 ─ LA PARTITION : LE COMMENT

Considérations générales

Proposition d’un processus

1 – Le choix de l’option

2 – La distribution territoriale

3 – Le découpage territorial

Un exemple

Un processus autre

Commentaires sur certains concepts

− La non-discontinuité

− La majorité

− L’optimisation

Suffrages indépendantistes et configuration territoriale finale

Qui procédera au découpage territorial ?

Le cadre juridique de la partition

Une période de transition

La monnaie

La constitution du nouvel État

Lois et système judiciaire

CONCLUSION

Références bibliographiques

Au sujet de l’auteur

Communiquer avec l’auteur


EXTRAIT

EXTRAIT

Extrait de l’avant-propos

L’idée traitée dans cet ouvrage est née le 31 octobre 1995. Vingt-quatre années ont ainsi passé avant de la formaliser et la publier. Ce délai s’explique, entre autres, par le fait que les esprits, surtout chez les indépendantistes, n’ont jamais semblé être ouverts à la débattre. Elle a toujours été rejetée péremptoirement, jugée non recevable. Tout indépendantiste qui accepterait maintenant d’aborder ce sujet éminemment tabou témoignerait de la sorte de sa capacité à remettre en cause une conception rigide du territoire de la nation.

De quoi s’agit-il ? De la partition du territoire du Québec.

Cette idée n’est pas nouvelle. À ma connaissance, jusqu’à maintenant, essentiellement certains fédéralistes réfractaires à l’indépendance du Québec, même acquise par voie démocratique, y ont porté un intérêt. Dans le présent essai, ce qui peut étonner, voire déconcerter, est que cette idée soit proposée par un indépendantiste faisant la démonstration que cette option s’avère la seule bouée de sauvetage encore disponible pour ceux qui souhaitent l’avènement d’un État francophone nord-américain indépendant, considérant que, depuis le référendum de 1995, en observant l’évolution sociodémographique du Québec, la survie de la nation francophone paraît, au fil du temps, de plus en plus en péril.

Cet ouvrage expose, d’une part, les raisons pour lesquelles une modification de la frontière territoriale actuelle du Québec apparaît inévitable pour que les francophones puissent créer leur État indépendant, et, d’autre part, le processus par lequel ils pourront y parvenir. Ce projet représente, pour ainsi dire, une sorte de « révolution copernicienne ». Le concept de territoire national déjà spatialement déterminé, considéré inaltérable et constituant jusqu’à maintenant un des fondements de la vision indépendantiste du Québec, est substitué par le concept d’un espace territorial dont les limites seront tracées suite à l’union des régions du territoire actuel du Québec où les citoyens auront exprimé majoritairement, par référendum, leur volonté d’appartenir à un État indépendant. En d’autres termes, la population ne déterminera pas le statut politique du Québec à l’intérieur de ses frontières actuelles comme ce fut le cas lors du référendum de 1980 et celui de 1995, mais elle déterminera plutôt les frontières d’un futur État francophone indépendant, lesquelles seront tracées en fonction de la répartition territoriale des résidents ayant exprimé leur volonté de devenir citoyens d’un tel État.

Extrait de l’introduction

Le titre de cet ouvrage débute par « terminus ». Pour tous, ce mot évoque une arrivée en fin de parcours, l’impossibilité d’aller plus loin sur une ligne de transport. En fait, au terminus, il y a deux possibilités : soit que le trajet se termine parce qu’arrivé à la destination finale, ou soit qu’il s’agit d’un point de correspondance permettant de poursuivre le trajet dans une autre direction, celle-ci devant mener vers la destination finale.

Que signifie « arrivée en fin de parcours » ? De quel parcours s’agit-il ? On aura compris qu’il s’agit de toute la démarche d’accession à l’indépendance depuis le début des années 60. Dans la première partie de cet essai, l’analyse des faits historiques m’amène à conclure que cette démarche ne peut continuer sur la même voie, qu’elle est arrivée à un terminus, mais non à destination. Une correspondance pour s’engager dans une autre direction s’avère inéluctable. Cette direction doit mener à une solution définitive de la question de la survivance francophone en Amérique du Nord. Il faut mettre fin le plus tôt possible à cette angoisse résultant de notre persistante et pénible interrogation sur le temps qu’il nous reste à vivre.

Extrait du Chapitre 2 – La partition : le pourquoi

Mais, considérant qu’un des obstacles majeurs à l’accession à l’indépendance par voie démocratique, en l’occurrence le bloc anglophones-allophones, est situé dans un territoire bien circonscrit, les indépendantistes se trouvent alors face à une alternative qu’ils ne peuvent esquiver, et laquelle se définit de la façon suivante : ou bien l’intégrité du territoire actuel du Québec est maintenue avec son bloc minimal de 20% opposé à l’indépendance, auquel cas, il y a une quasi-impossibilité mathématique de réaliser l’indépendance politique, ou bien il y a renonciation à une portion du territoire actuel, permettant alors, vraisemblablement, l’accession à l’indépendance politique d’un territoire français en Amérique du Nord.


AU SUJET DE L’AUTEURE

AU SUJET DE L’AUTEUR

YVES PROVENCHER

Yves Provencher, dont cet essai est la première publication, est né à Montréal au début des années cinquante.

Il fit ses études collégiales au Collège de Maisonneuve. Il s’inscrivit ensuite à l’École des Hautes Études Commerciales de Montréal où il obtint un baccalauréat en administration des affaires, option comptabilité publique, lui permettant d’être admis à l’Ordre des Comptables agréés du Québec.

Après quelques années dans une firme importante de comptables agréés, il décida de se réorienter en médecine. Il fut admis à la faculté de médecine de l’Université de Montréal et ensuite au Collège des Médecins du Québec à titre d’omnipraticien.

Il exerça sa pratique d’abord dans une polyclinique, puis en CLSC et finalement dans un centre de réadaptation. Il se retira de la pratique en 2013.

Parallèlement à ses activités professionnelles et familiales, il a constamment porté un intérêt particulier à la politique, n’ayant cependant jamais été membre d’un parti. Il a toujours été fermement convaincu de la nécessité de l’indépendance pour assurer la survie et l’épanouissement des francophones d’Amérique du Nord.


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TERMINUS → PARTITION
Pour un État francophone indépendant en Amérique du Nord
Yves Provencher
Essai politique
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, février 2020,
86 pages. Format : 6 X 9 pouces.
Reliure allemande.
Couverture couleur souple.
ISBN 978-2-89612-581-4
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Le mystère du Cracovia, roman d’aventure, Daniel Senécal, Fondation littéraire Fleur de Lys

Le mystère du Cracovia

Daniel Senécal

Roman d’aventure

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, janvier 2020,

200 pages. Format : 6 X 9 pouces.

Reliure allemande.

Couverture couleur souple.

ISBN 978-2-89612-580-7

Édition papier : 24.95$

Édition numérique : Gratuit (PDF)


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Table des matières

Extrait

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PRÉSENTATION

PRÉSENTATION

Au début des années 1930, le luxueux voilier de plaisance, le Cracovia, disparaît mystérieusement en mer Méditerranée. La catastrophe survient en pleine nuit sans aucun appel à l’aide ni confirmation de sa position. L’affaire fait grand bruit, car son propriétaire, le comte Straszy, actionnaire principale et maître du puissant holding Europia, était à bord. Les recherches de la marine espagnole ne trouvent aucune épave ni certitude de son naufrage. Alors une course s’engage entre les différents acteurs concernés par ce drame inexplicable. Le Ministère des Affaires extérieures de l’Angleterre mandate sa Marine pour retrouver le Cracovia alors que le grand journal El Roma en fait autant en envoyant son meilleur journaliste pour enquêter. John Gardner, égyptologue connu, poursuit le même but, mais pour des raisons personnelles. La princesse Lobilia, son amante, était l’invitée du comte dans cette croisière.

L’intrigue mêlant argent, pouvoir, amour et secrets scientifiques fera vivre des aventures stupéfiantes aux différents acteurs de cette course autour de la Méditerranée pour retrouver les passagers du Cracovia.


tab

TABLE DES MATIÈRES

Chapitre 1 – Gibraltar

Chapitre 2 – Malaga — Andalousie

Chapitre 3 – Rome — Conférence de presse

Chapitre 4 – John quitte l’Espagne

Chapitre 5 – Rencontre en pleine mer

Chapitre 6 – Renaldo voyage en train

Chapitre 7 – Tipio rencontre Darius

Chapitre 8 – Sur le Phénix

Chapitre 9 – Renaldo s’embarque pour la Libye

Chapitre 10 – Tipio à l’Observatore

Chapitre 11 – Lisa et Brutus

Chapitre 12 – Le Phénix à La Valette

Chapitre 13 – Le Neptune à La Valette

Chapitre 14 – Brutus et Lisa — 2e rencontre

Chapitre 15 – Proposition de Tipio à Ortega

Chapitre 16 – Renaldo sur l’Amarines

Chapitre 17 – Lisa et Brutus à l’église

Chapitre 18 – L’envol vers Le Caire

Chapitre 19 – John arrive au Caire

Chapitre 20 – Le Neptune recueille Renaldo

Chapitre 21 – L’écrasement

Chapitre 22 – Le docteur Reiss intervient

Chapitre 23 – Au Museum du Caire

Chapitre 24 – On découvre le Cracovia

Chapitre 25 – Voyage en Ballon

Chapitre 26 – La nuit de John au Relais

Chapitre 27 – Renaldo à l’entrée du tunnel

Chapitre 28 – Le Ballon dans la tempête

Chapitre 29 – Le Ballon percute le Neptune

Chapitre 30 – Arrivée près de la vallée

Chapitre 31 – Face à face avec Darius

Chapitre 32 – À la porte du tombeau

Chapitre 33 – Renaldo découvre la tombe

Chapitre 34 – John retrouve Lobilia

Chapitre 35 – Lobilia sur le trône

Chapitre 36 – Straszy dans le Cracovia

Chapitre 37 – Le Neptune entend une explosion

Chapitre 38 – Retour au Caire

Chapitre 39 – John rencontre Mustapha

Chapitre 40 – Réunion à l’amirauté

Chapitre 41 – Rien ne va plus

Chapitre 42 – La foudre d’Hator

Chapitre 43 – Quand l’âge vient vite

Chapitre 44 – Les Météores

Epilogue

* * *

Au sujet de l’auteur

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* * *

Remerciements


EXTRAIT

EXTRAIT

Chapitre 1

Gibraltar

Le capitaine de vaisseau William Andrew Ridgeway, vétéran de la Grande Guerre 1914-18, était adossé à la rambarde du Neptune, un cuirassé anglais de 30 000 tonneaux construit au tournant du 20e siècle étant considéré comme un dreadnought de seconde génération. Avec ses 10 canons de 342 mm, il avait servi sous les ordres de l’amiral Beatty à la bataille du Jutland en 1916. Le navire, mouillé dans la rade de Gibraltar depuis des mois, semblait s’ennuyer autant que son maître. Mais fort heureusement, cette situation allait changer. Effectivement, le capitaine avait dernièrement reçu l’ordre d’appareiller dès le lendemain pour une visite protocolaire aux insulaires de Malte. Cette île, un protectorat anglais, située au milieu de la Méditerranée servait de base importante à sa marine.

À ses côtés, l’enseigne Stockwell, second lieutenant, est un officier d’âge moyen formé dans l’ancienne école de la marine prônant la suprématie des gros cuirassés d’après-guerre. Comme son commandant, il observe un magnifique sloop qui, toutes voiles dehors au grand large amures, profite au mieux de son vent arrière pour gagner à grande allure la pleine mer.

Il dépasse leur navire au plus près, exhibant aux deux officiers la finesse de ses structures et le galbe de sa coque effilée.

— Vois, Stockwell, comme il a fière allure ce yacht avec ses couleurs marine et beige. Il doit bien faire 3000 tonneaux et accueillir plusieurs passagers. Et son capitaine manœuvre habilement, il tire des lofts courts et précis pour se faufiler dans ce trafic dense de la matinée. D’après moi, il va rabattre est-sud-est pour prendre le large du cap d’Oran.

— C’est le Cracovia, capitaine, et il est en partance pour Le Caire. Il y a une dizaine de passagers à bord et que du gratin. Il appartient au comte Straszy et il a quitté Londres la semaine dernière. Puis, après avoir relâché à Lisbonne, il a repris sa route pour Gibraltar où il séjourne depuis trois jours.

— Comment sais-tu tout cela, mon sacripant de Don Juan ? Encore tes escapades nocturnes sur le caillou, j’imagine ?

— Pas plus tard qu’hier soir, capitaine, à la fête de l’hôtel Prométhée où monsieur le comte donnait je ne sais plus pourquoi un grand gala. Vous savez, ces gens-là ont toujours une raison pour faire la fête. Toute la grande salle de bal était comble, et, que du beau monde bien habillé, des dames parées de bijoux étincelants et des messieurs en costards parisiens.

— Et toi qui n’as pas même une redingote ni un penny vaillant, comment es-tu arrivé à te faire inviter parmi cette bourgeoisie ?

— J’ai le meilleur des gréements que l’on peut espérer avoir dans un port, capitaine, celui du bel habit de la marine de Sa Majesté. Puis la modeste prestance de mes quarante ans, alliée à mon talent pour faire danser les belles dames ont fait le reste. Ces atouts ne sont pas négligeables et ouvrent les portes et les cœurs. J’ai donc appris beaucoup de choses dans cette volière d’aras de première classe.

— Ainsi, je puis vous dire que la princesse Lobilia est à l’heure actuelle à bord et en route pour l’Égypte, pays de ses ancêtres. C’est une jeune femme d’une grande beauté qui a la réputation, bien méritée à mon avis, d’être dégourdie. Elle sait s’amuser et je le sais d’expérience. Toutes ces belles perruches s’ennuient avec leurs vieux perroquets déplumés.

Soudain, le lieutenant se tourna vers son capitaine qui, d’un air courroucé, lui fit la rodomontade qu’il méritait :

— Ah bon ! Enseigne qui renseigne le va-et-vient de Gibraltar ! Je ne savais pas que la nuit vous preniez du service sur un dragueur, monsieur Stockwell ? Vous feriez bien d’être plus respectueux de l’âge, car vous risquez de perdre vous-même quelques plumes, lui lança le capitaine avec de gros yeux.

— Soyez rassuré, capitaine, je respecte toujours l’uni¬forme que je porte surtout avec les jeunes princesses qui ont un caractère aussi brumeux ! Et je m’en tiens aux services d’usage, s’exclama le lieutenant pour tenter de rétablir l’honorabilité de sa fonction auprès de son supérieur. Mais le mal était fait et celui-ci comprit que des tâches l’attendaient ailleurs. Il laissa alors le vieux loup de mer contempler le grand large que le voilier allait pouvoir atteindre bientôt.


AU SUJET DE L’AUTEURE

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DANIEL SENÉCAL

Daniel Senécal, architecte de profession et gestionnaire retraité du service des immeubles de la Ville de Montréal, est féru d’histoire, de géographie et de sciences. Il se démarque par son talent comme peintre et en écriture. Plus précisément, il se passionne pour les récentes découvertes scientifiques sur le fonctionnement du cerveau. Il tente d’associer de façon pragmatique la recherche neurologique de la conscience humaine et la longévité de la vie. Entre la recherche de la vie éternelle des Égyptiens et celle d’aujourd’hui, n’y a-t-il pas qu’un seul rêve ? C’est le prétexte pour l’auteur d’écrire avant tout un roman d’aventures à la façon des auteurs comme Jules Verne ou Edgar Allan Poe qu’il affectionne particulièrement.


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Le mystère du Cracovia
Daniel Senécal
Roman d’aventure
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, janvier 2020,
200 pages. Format : 6 X 9 pouces.
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Lune DeJour, roman spirituel, Damien Larocque, Fondation littéraire Fleur de Lys

Lune DeJour

Damien Larocque

Roman spirituel

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, Décembre 2019,

250 pages. Format : 6 X 9 pouces.

Reliure allemande.

Couverture couleur souple.

ISBN 978-2-89612-579-1

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PRÉSENTATION

PRÉSENTATION

Première aventure — Au septième siècle avant Jésus, au nord de l’Iran actuel, Lune DeJour est appelé à devenir le roi du royaume de Balkh. Au début de sa vie d’adulte, il va devoir réagir à une emprise, causée par un professeur malveillant. La reine mère acceptera de protéger un prophète qui a comme nom Zarathoustra. La forteresse des Balkiens est menacée par un barbare de la pire espèce; la situation n’étant pas prévue, la bataille s’avérera-t-elle une hécatombe pour un peuple vivant en paix, depuis plusieurs années ? Lune DeJour, accepte une mission, dangereuse pour sa vie; il part en compagnie de son ami, un soldat chevronné. Ensemble, ils vont s’introduire à l’intérieur d’un château. Réussiront-ils à s’en sortir vivants ?

Deuxième aventure — Lune DeJour est le bourreau de la ville, la justice de Marseille lui demande de répondre à son devoir, il devra procéder à une exécution rarissime, la population de Marseille devra être témoin d’un moment exceptionnel. Peu de temps après, la peste de 1720 fait rage, en ladite ville. Notre héros Lune DeJour est barbier de métier, son fils Fabrice est son élève, les deux travaillent à sauver des existences, à l’agonie. S’en sortiront-ils?

Troisième aventure — Lune DeJour est le chef incontesté d’une secte luciférienne, au début du dix-neuvième siècle. Ses enfants mâles en sont membres, ils sont les présidents-directeurs généraux des succursales d’une banque internationale; que leur père dirige. Deux de ses fils vont essayer de détruire une organisation ayant un début de contrôle mondial, concernant: les affaires, la politique et la spiritualité, afin de créer une structure universelle sur la planète terre; gouvernée par nul autre que Lucifer, en personne. Vont ils réussirent?

Quatrième aventure — Elle correspond à ma vie présente, c’est-à-dire, de ma naissance en 1953 jusqu’à l’année 1993. Il s’agit d’une confession, de ma part. Je suis Lune DeJour.

Intervalles — Il est à noter que j’ai intercalé des textes d’informations, concernant l’incarnation, et la réincarnation. C’est un sujet provoquant beaucoup de questionnements, je crois qu’ils seront utiles pour mes futurs lecteurs.


tab

TABLE DES MATIÈRES

Prologue

1. Deux millième incarnation humaine de Lune De Jour

Intervalle

2. Deux mille cinq cent quarante-cinquième incarnation humaine de Lune De Jour

3. Deux mille six centième incarnation humaine

de Lune De Jour

Intervalle

4. Trois mille centième incarnation humaine de Lune De Jour [ Vie présente ]

Le village

La ville

La grande ville

Epilogue

* * *

Références

* * *

Au sujet de l’auteur

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EXTRAIT

EXTRAIT

Prologue

Lune DeJour fait partie intégrante des gaz interstellaires. Ils recèlent les matériaux nécessaires à la vie. Dans le foisonnement des galaxies, aux myriades d’étoiles, l’existence s’est donc, inévitablement développée. L’évolution conduit tôt ou tard à l’intelligence, par adaptation à l’environnement.

L’espace et le temps sont indissociables, la vitesse de la lumière est constante dans l’univers. Le temps se résume alors à un écoulement d’instants allant du passé vers le futur. Dans cette vision, un effet ne peut précéder une origine. La limite de la vélocité de la lumière devient donc celle de la causalité, qui ne peut être inversée. Le temps est fondamentalement cyclique et fractal. C’est-à-dire, cyclique : des événements se ressemblant reviennent régulièrement sur la terre, sur plusieurs milliers d’années. Par exemple : La peur du changement de millénaire, les guerres et les dépressions économiques. Le temps fractal se dit : d’objets, dont la création ou la forme ne trouve ses règles que dans l’irrégularité ou la fragmentation. Ils apparaissent en suivant des règles déterministes, ou stochastiques, Le terme fractal est un néologisme inventé par Monsieur Benoit Mandelbrot en 1974, à partir de la racine latine fractus, qui signifie brisé. Exemple : la nature offre des formes telles que les flocons de neige, les ramifications des bronches et bronchioles, et des réseaux hydrographiques. Donc le temps fractal voudrait dire que des aspects du temps peuvent changer des données. On peut dire aussi que les recherches que mène le complexe (LE CERNE) concernent la possibilité que la vitesse de la lumière ne soit pas une frontière infranchissable, mais une porte afin de mieux comprendre une limite ne semblant pas en être une. Le boson de Higs en est un exemple parfait, cette particule pourrait dépasser la vitesse de la lumière parce qu’elle est sans matière. La question est : les chercheurs vont-ils réussirent, à le découvrir ? Selon toute vraisemblance, la terre fait partie de l’espace-temps du système solaire, le système solaire fait partie de l’espace-temps de la galaxie, et la galaxie fait partie de l’espace-temps du centre de celle-ci.

Et voilà que les cellules de Lune DeJour se rapprochent, une gigantesque portion de gaz stellaire se comprime suivant les lois de la nature universelle. Bientôt, la vapeur se solidifiera afin de créer de nouveau, astres. Le système solaire est né. La planète terre vit depuis des milliards d’années, à son début, ses volcans ont une intense activité. Le temps passe, un événement changera l’inconscient de Lune DeJour. Installé dans une des couches de rock de la terre, il vit lentement, son espace-temps est presque arrêté. Voici qu’une chaleur démesurée le liquéfie, afin de le projeter à l’intérieur d’une cheminée, gigantesque. Le volcan en éruption évacue avec une pression énorme, des tonnes de matières fondues. Elles volent dans toutes les directions, à plusieurs kilomètres du cratère en ébullitions.

Des plantes géantes poussent rapidement, sur les formations continentales, d’une planète terre surpeuplée de fougère, elles envahissent un sol ayant des difficultés à respirer. La surface de l’astre est chaude, Lune DeJour est une de ces plantes, il sent la chaleur du soleil, le vent caresse ses feuilles, et la pluie lui octroie le plaisir d’avoir d’agréables sensations, lorsque l’eau glisse sur lui.

L’astre existe grâce à : ses volcans, ses tremblements, ses tsunamis, ses feux de forêt, ses océans, ses continents, son atmosphère, et surtout, n’oublions pas la lune. Elle est en orbite proche, elle provoque les marées et complète un système vital pour l’accomplissement du destin, de celle-ci. La temporalité, des solides et des liquides s’organisent afin de préparer la terre mère, à la fécondation d’une vie indépendante, unique et très rare dans notre galaxie. Les saisons passent, le soleil et la pluie accordent un mariage, entre un sol humide et une plante géante; l’arbre vient de naître. Lune DeJour jouit de sa nouvelle réincarnation, ainsi, il pourra vivre des centaines d’années, afin d’apprendre de son entourage. L’arbre qu’il habite sera le témoin, de plusieurs bouleversements, lui apportant une sérénité bienvenue.

La planète terre travaille à équilibrer sa nature. Le vent transporte des glands, et des graines de nouvelles fleurs de différentes grosseurs, et colorées, de mille couleurs. Ils se déposent sur une surface, capable d’enraciner plusieurs générations de beautés, indigènes. Les animaux ne manquent de rien, ils se déplacent sur toute la terre et dans ses eaux. Lune DeJour grandit lentement, et sûrement, son horizon s’étend sur plusieurs kilomètres. Un jour, un troupeau de bêtes herbivores s’attaque à son écorce, et ses branches. La voracité des géants à quatre pattes ne semble pas avoir de fin. Lune DeJour se retrouve à l’intérieur de l’estomac, de l’un d’eux; ses molécules se mélangent en créant, de nouvelles combinaisons cellulaires. L’animal, qui porte celui-ci, sans le savoir vécu de nombreuses années, suivant ces pareilles. Une nuit, le long cou du ruminant terminé par une gueule géante boit l’eau d’un fleuve se jetant un peu plus loin, dans un océan. Ses quatre pattes se sont enfoncées dans la boue d’une plage isolée. Soudain, un carnivore marin gigantesque attrape, avec ses rangées d’incisives acérées, la bête s’abreuvant. Le temps de le dire, l’animal herbivore est mort, et le carnassier le dévore avec une brutalité, peu commune. La genèse de Lune DeJour s’endort.

Les océans, de la terre recèle un secret au sein de ses profondeurs, abyssales. Des poissons répondant à leurs instincts amorcent une ascension progressive, vers un milieu inconnu. Ils voyagent en se dirigeant vers les fleuves, du globe terrestre. Lune DeJour est réincarné, il est une de ces créatures. Plus ils gravissent, plus ils rencontrent des formes de vies bizarres, l’espèce choisie s’adapte à leurs nouveaux environnements. Leur cœur s’ajuste, et l’ébauche de poumons, s’approprie une place, leur sang circule de façon différente, leur température, aussi. La nouvelle, espèce d’animaux marins continus sans répit à montée, toujours plus haut. Leurs nageoires diminuent en s’arrondissant. L’odyssée, de Lune DeJour, et ces pareilles faillirent se terminer plusieurs fois. Ils sont attaqués par des carnivores, plus gros qu’eux, ceux-ci réagissent aux situations dangereuses; deux petites pattes à l’avant, des corps des élues poussent.

Puis, des faisceaux de lumière pénètrent l’eau, pour disparaître un peu plus bas. La nouvelle espèce de poisson arrive presque, au même moment, à la fin de leur périple. Les rayons semblent venir d’un mur bougeant, au-delà, plus haut qu’eux, il y a des formes. Lune DeJour a soudainement un urgent, besoin de voir de l’autre côté de la surface, traverser la frontière s’avéra une expérience traumatisante. Ses poumons ne veulent que respirer de l’eau, il revient péniblement dans l’eau du fleuve, sa curiosité lui a presque, enlevé sa vie. Quelques mois plus tard, ses pattes se terminent par un pied, et ses quatre orteils, il a de plus en plus de difficultés à exister dans un milieu liquide. Ses poumons se transforment, Lune DeJour doit sortir de son élément de naissance. Celui-ci accumule son énergie, afin de sauter une deuxième fois vers, l’inconnue. Il constate qu’il respire bien, malgré le poids de son corps. Il hume de nouvelles odeurs, ses débuts d’oreilles fonctionnent, très peu; Lune DeJour doit maintenant, apprivoiser la vie tellurique.

La question, de l’origine de notre existence, touche la corde sensible des humains. Elle s’adresse directement, à son émotivité, et à sa subjectivité. S’attaquer à ce thème, c’est trop souvent tenter de réconcilier : science, religion, mythes, et croyances de toutes sortes. C’est un exercice périlleux.


AU SUJET DE L’AUTEURE

AU SUJET DE L’AUTEUR

DAMIEN LAROCQUE

Écrire se livre, lui a enlevé des chaînes d’événements; elles étaient pesantes à charrier, leurs poids lui kidnappaient une énergie essentielle à sa survie. La réalisation de son volume lui a permis de les faire disparaître; il a décidé de les aimer. Le résultat de cette démarche le fit accéder à une confiance bienvenue, afin qu’il puisse octroyer ce qu’il est, en connaissance de cause. Il espère que la lecture de son ouvrage saura intéresser les gens curieux de l’épanouissement des humains. Amour Meurtri, l’amoureuse de sa vie, et son travail comme préposée aux patients, en psychiatrie, pendant vingt-cinq ans, lui on accordé une assurance, qu’il avait à sa naissance, il en ai persuadé. Ils lui ont permis, également, de se construire un respect solide, pour les humains.

La deuxième motivation de son écriture correspond aux phénomènes de la réincarnation, et de l’incarnation. Depuis son adolescence, il s’intéresse aux choses spirituelles. Il a développé des certitudes, correspondant à sa façon de comprendre le monde de l’invisible, et celles qui nous semblent visibles. Plaisons-nous, à imaginer les implications: psychologiques, sociologiques, spirituelles, et politique qu’aurait l’actualisation de ces croyances. Car, les réflexions sur une possible après-vie, n’ont de sens que si elle nous aide à trouver, comment agir au mieux, dans notre vie actuelle.


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DU MÊME AUTEUR

L’édifice 7
Damien Larocque
Roman spirituel
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, Décembre 2019,
124 pages. Format : 6 X 9 pouces.
Reliure allemande.
Couverture couleur souple.
ISBN 978-2-89612-578-4
Édition papier : 24.95$
Édition numérique : 7.00$

Pensées
Recueil de poésie
La société des écrivains (France)
2016
ISBN : 9782342052725
 
 Recueil d’événements au sein de l’espace
 Recueil de nouvelles de science-fiction
 Éditions Belle feuille
 2012
 ISBN : 9782923959498


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Lune DeJour
Damien Larocque
Roman spirituel
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, Décembre 2019,
250 pages. Format : 6 X 9 pouces.
Reliure allemande.
Couverture couleur souple.
ISBN 978-2-89612-579-1
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L’édifice 7, roman spirituel, Damien Larocque, Fondation littéraire Fleur de Lys

L’édifice 7

Damien Larocque

Roman spirituel

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, Décembre 2019,

124 pages. Format : 6 X 9 pouces.

Reliure allemande.

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ISBN 978-2-89612-578-4

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Présentation

Table des matières

Extrait

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PRÉSENTATION

PRÉSENTATION

Stéphane, le personnage principal, est victime d’un accident de la route. Sa sœur, Françoise est à bord du véhicule lors de la catastrophe. Celle-ci va s’en sortir, mais son frère se retrouve entre la vie et la mort. Va-t-il récupérer une santé mentale, et physique normale ? Le docteur Leblanc accompagne Stéphane, sur une longue période, l’activation d’un coma artificiel s’avère une situation présentant une fin d’existence pour le malade; sa famille proche envisage la déconnexion des appareils. Vont-ils procéder ? Pendant ce temps, Stéphane expérimente une sortie de son corps. Ce voyage inusité, va-t-il lui procurer des instants de bonheurs ou son contraire ?

Un jour ou une nuit, le comateux se réveille, il s’ensuit une grande période de douleurs psychologiques, et physiques. Il devra s’en remettre à des séances de thérapie, cela le rebute, affronter la peur, lui occasionne des moments de panique incontrôlables, et terribles. Il n’a pas le choix, celui-ci doit se soumettre encore, et encore à des heures de cauchemars réelles.

Plus tard, Madame Rose entre à l’intérieur de l’existence de Stéphane. Elle lui fait connaître un univers, où tout est possible. Jusqu’où leurs relations, iront-ils ? Madame Rose est une spécialiste en technique d’hypnose, et thérapeute depuis plus de trente ans. Un miracle est-il possible ?


tab

TABLE DES MATIÈRES

Les accidents

L’odyssée

Le rapatriement

Les réveils

La révolte

Le retour de Stéphane

Madame Rose

Épilogue

* * *

Références

* * *

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EXTRAIT

EXTRAIT

Extrait du Premier chapitre LES ACCIDENTS

Le boulevard Valcartier, à Loretteville était rectiligne, sur une longue distance, et la circulation y était beaucoup trop rapide. Des camions plus lourds de leur chargement de sable ou de gravier dépassaient souvent la limite de vitesse permise. Les parents Fontaine étaient heureux d’avoir acheté enfin leur premier domicile. Horace, le père de Stéphane et de Françoise suivait sa femme Juliette, avec un désir sexuel n’ayant aucun rapport avec la vérification de sa femme : « Tu viens mon chéri, nous allons examiner la porte du garage. » Avec un soupir non retenu, Horace lui dit : « Ben voyons, tu sais très bien qu’elle fonctionne. Nous vivons depuis déjà trois semaines dans notre maison. » Juliette sa conjointe rajouta : « Ou sont les enfants, je ne les entends plus, ce n’est pas bon signe. » « Veux-tu relaxer mon amour, la chaleur du mois de mai ne te repose pas un peu. Viens t’asseoir dehors sur notre terrain. » Il faisait beau en cette journée, de l’année deux mille seize. Les enfants s’amusaient en faisant courir le chien avec une balle de tennis. Juliette avait réussi à s’étendre sur une chaise pliante en disant à Stéphane et sa sœur de faire attention à ne pas tomber dans la piscine. Juliette possédait un corps en pleine santé, des cheveux longs bruns qui lui enveloppaient les épaules en descendant jusqu’au milieu de son dos. Son visage bien proportionné montrait à ces convives et ses compagnons de travail une personne bien dans sa peau, et toujours prête à rendre des services aux autres. Elle possédait un diplôme d’infirmière. Horace respirait à plein poumon, il était fier de lui, la nouvelle maison répondait aux critères de la famille Fontaine. Il préférait lire un livre au lieu de marcher avec sa femme. Sa tête était garnie de cheveux blonds, sa peau étant blanchâtre, celui-ci devait se défendre de n’être pas malade. Ses qualités de professeur lui octroyaient un enseignement bien compris par ces élèves. Sa voix vibrante, ses six pieds, et son dos un peu courbé lui donnaient une présence évidente.

En ce début d’après-midi, la beauté du samedi semblait sans fin. Les enfants fendaient l’air en essayant d’attraper un chien qui ne se laissait pas cajoler longtemps. Horace s’était installé sur une chaise identique à celle de sa femme tout près d’elle. À l’instant où ils s’assoupissaient, un fort crissement de pneus se fit entendre, suivi sans délai d’un bruit sourd, et d’un cri féminin à glacer le sang. Les gamins cessèrent sur-le-champ leurs activités. Juliette eut le réflexe de courir en passant par l’extérieur de la demeure, c’était bien ce qu’elle craignait, une jeune fille gisait sur l’asphalte. Le choc avait été terrible, son corps exhibait ses deux jambes repliées sur son torse. Le chauffeur de la voiture impliqué stationnait un peu plus loin. L’homme demeura à l’intérieur de son véhicule. Juliette se servit de son calme d’infirmière, afin de s’approcher de la petite. Elle voulait vérifier l’état général de celle-ci. En déposant deux de ses doigts de la main droite, au bon endroit sur son cou, elle constata que le cœur battait lentement, et irrégulièrement. Pendant ce temps Horace téléphona à la police pour signaler l’événement. Le chien aboyait sans arrêt en courant nerveusement, il réussit à se cacher. Françoise était en compagnie de son frère en essayant de lui changer les idées. Ce n’était pas facile pour elle, Françoise vivait aussi des secondes très désagréables. Horace leur dit : « Rester dans la cour. » En employant des mots choisis pour ne pas les effrayer plus qu’ils ne l’étaient déjà. Juliette surveillait une jeune fille à l’agonie. Deux voitures de police suivies d’une ambulance arrivèrent enfin, une odeur nauséabonde de caoutchouc brûlé régnait dans l’air.

Juliette se présenta : « Bonjour, messieurs je suis infirmière elle respire encore, mais avec beaucoup de difficultés, son pouls est faible, d’après moi, son cœur peut arrêter de battre d’un instant à l’autre. » Un des ambulanciers tenta de remettre les jambes de l’accidenté à leur place avec succès. Le policier qui ne conduisait pas se dirigeait vers la voiture accidentée. Il demanda à l’homme de sortir de sa Camaro et de lui présenter son permis de conduire et ses papiers d’assurance. L’agent retourna à sa voiture à fin de donnée les papiers à son confrère. Une fois fait, le chauffeur de l’auto accidenté expliqua au représentant de l’ordre, les raisons de la catastrophe en parlant, et en ayant des gestes de nervosité mal cachée. Il tremblait des mains, et avait beaucoup de difficulté à se tenir debout. « Monsieur l’agent, je n’ai pas eu le temps de l’éviter. Comme vous pouvez le voir, le véhicule est stationné à droite de la route. Juste au moment où je passais, la porte arrière gauche s’ouvre et une jeune fille descend sans regarder si une voiture arrivait. C’est comme si elle était au milieu du chemin. J’ai freiné, mais mon auto ne sait pas arrêter assez vite. » Le policier examinait l’allure de l’individu, il s’en approcha pour sentir son haleine puis lui dit : « Je vais vous demander de monter à l’arrière de notre voiture. Vous devez nous accompagner jusqu’au poste. Votre Camaro va être remorqué; vous ne pouvez plus conduire jusqu’à la fin de l’enquête. Suivez-moi. »

Stéphane et Françoise attendaient anxieusement le retour de leur mère. Horace était à présent avec ses enfants n’ayant que sept et neuf ans. Moustache, le chien aboyait moins tout en demeurant aux aguets. Horace ne parlait pas, il répondait aux rares questions que ses amours lui posaient. Françoise lui mur¬mura : « Papa, maman va-t-elle revenir bientôt ? » Celle-ci avait une grande envie de pleurer et d’uriner. Elle lui réclama la permission d’aller aux toilettes : « bien sûr ma chérie, mais, tu ne dois pas regarder par la fenêtre du salon. » « Oui papa je ne regarderai pas. » En marchant vite elle entra dans la maison. Quelques minutes plus tard, Françoise rejoignit son frère et son père en lui disant qu’elle n’avait pas lorgné : « Maman n’est pas là. Est-elle partie travailler ? » Stéphane posait la question à son père en essayant d’arrêter de pleurer : « Non, Stéphane, elle va sans doute venir nous retrouver bientôt. Ne sois pas inquiet, mon fils. » La journée si bien commencée se termina pour la petite famille en silence et en ayant perdu l’appétit pour le souper. Par habitude, ceux-ci s’installèrent autour de la table de la cuisine, Juliette prit la parole : « Écoutez-moi bien les enfants. Ce qui s’est passé aujourd’hui est très rare, c’est normal que vous ayez des réactions comme pleurer, vomir, avoir des tremblements de vos bras ou de vos jambes. Vous savez, nous aussi les adultes, nous en avons. Je vais vous dire ce qui sait passé; une petite fille a été frappée par une voiture qui roulait trop vite, le conducteur n’a pas eu le temps de freiner avant que la pauvre fille soit sou la voiture. Soyez certain que ce n’est pas de votre faute. La circulation est trop rapide, je vais en parler à l’hôtel de ville… maintenant, ce que je veux, c’est que vous me parliez à moi ou à votre père si vous avez des problèmes de sommeil ou n’importe quel changement que vous allez avoir ou non. Comprenez-vous bien, ce que je viens de vous dire. » Stéphane ouvrit la bouche pour poser une question : « Maman, la petite fille est-elle au paradis ? » « Je ne sais pas mon chéri. Ce soir, si vous le voulez Horace et moi nous allons vous rendre une petite visite dans vos chambres, nous allons vous border, et peut-être allons-nous réciter une prière en pensant à cette petite fille qui avait sans doute des milliers de choses à faire sur notre pauvre terre. » Les enfants s’exclamèrent d’une seule voix afin d’exprimer leur contentement.


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DAMIEN LAROCQUE

D’aussi loin qu’il se souvienne, l’auteur a toujours existé en dehors, d’un système social, qu’il avait de la difficulté, à comprendre. L’école lui servait à rêver, les pupitres étaient comme des barrières l’empêchant, de vivre comme il le voulait. Naturellement, les adultes étaient des ennemies, l’empêchant de sortir d’une classe bondée de jeunes de son âge. Les élèves partageant son local, lui faisait peur, il ne savait pas se défendre verbalement, ou physiquement; celui-ci se faisait le plus invisible possible.

Heureusement, le temps passa, et le voici au début de sa vie d’adulte. Toujours aussi solitaire, ses premières expériences de travail lui donnaient l’impression, qu’il était capable de comprendre aisément, la besogne demandée. Il aimait découvrir des aspects de l’existence que d’autres ne captaient pas, facilement; l’école de la vie lui convenait très bien. Un jour, l’auteur visita une librairie, il déambulait tranquillement, à travers les allées, lorsqu’il s’arrêta à la section des livres traitant: d’ésotérisme, de religiosité, et de spiritualité. Ces livres-là se présentaient avec des pages couvertures insolites; elles l’attiraient instinctivement, c’était comme s’il devait tous les lire. C’est ce qu’il fit en choisissant ceux qui lui octroyaient la motivation de les parcourir, de la première à la dernière page. Pour l’auteur, toucher un livre, sentir son odeur, vérifier son poids, étudier sa couverture s’apparente avec le fait de se régaler intellectuellement.

Autodidacte, voilà ce qu’il se fit dire par une personne voyante, expérience qui lui accorda d’être enfin, reconnu comme une personne normale. L’auteur continua à travailler, à la recherche des raisons de vivre et de mourir.

L’auteur est convaincu que nous vivons sur Terre, afin de réaliser un choix, que nous ne connaissons pas nécessairement, d’une façon consciente. Il vous présente ce livre, comme un complément à ce qu’il a déjà écrit dans son volume intitulé: Lune DeJour ou le pouvoir du savoir.

Entre les guerres, et les affaires urgentes, il nous dit que nous pourrions fermer nos yeux, afin d’explorer notre univers d’étoiles. La conviction l’habite, en vous disant que nous sommes capables de construire des maisons enracinées sur une terre vivante et bienfaisante.


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Roman spirituel
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, Décembre 2019,
250 pages. Format : 6 X 9 pouces.
Reliure allemande.
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ISBN 978-2-89612-579-1
Édition papier : 24.95$
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Recueil de poésie
La société des écrivains (France)
2016
ISBN : 9782342052725
 
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 2012
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