Yoan, roman Fantastique, Alain Fournaise, Fondation littéraire Fleur de Lys

Yoan

Roman Fantastique

ALAIN FOURNAISE

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, 2018, 258 pages.

ISBN 978-2-89612-559-3

Exemplaire papier : 24.95$ Tout inclus

Exemplaire numérique PDF : 7.00$


PRÉSENTATION

Lorsqu’un enfant arrive sur la terre, on lui confère des qualificatifs qui font grandir notre amour pour lui : mignon, intelligent, attachant, drôle, mais à partir du moment où l’on dit de lui qu’il est énigmatique, secret, inaccessible et mystérieux, notre curiosité s’emballe. Ce sont ces mots que la société attribut à Yoan, ce petit garçon de 5 ans, découvert complètement nu et seul dans la neige.

Yoan partira à la recherche de son identité et de son passé. Sa personnalité bien particulière et ses talents cachés feront de lui un enfant fascinant qui bouleversera la vie des personnes qu’il croisera sur sa route.

La population n’étant pas apte à connaitre son mystérieux secret, Yoan devra rapidement trouver la façon de l’annoncer au monde entier, et ce, avant qu’il n’atteigne l’âge de 11 ans. Car l’événement qui doit arriver à ce moment sera signifiant et le monde en restera marqué à jamais.


EXTRAIT

Chapitre 1

Yoan marchait en direction de la maison qu’il s’était imaginée. Elle trônait seule dans un rang du village de Thannenkirch. Il s’agissait d’une grande habitation à deux étages. Son revêtement en lattes de bois lui donnait un cachet antique, et la galerie s’étendait sur tout l’avant de la maison. Yoan aperçut cinq voitures garées dans le stationnement. « L’occupant doit recevoir des amis ou de la famille », pensa Yoan en s’immobilisant devant les trois marches qui menaient à la porte d’entrée.

Il ne pouvait plus reculer maintenant. L’événement arriverait bientôt et il devait s’y préparer. Du haut de ses dix ans, Yoan inspira profondément et gravit les marches en direction de la porte. Ses vêtements, démesurément trop grands pour lui, flottaient au vent. Sa chemise blanche, croisée à la façon d’un kimono, était retenue par une large ceinture en tissu. Les manches bouffantes et évasées dissimulaient ses mains croisées sur son ventre. Son pantalon blanc couvrait complètement ses pieds. Il était si ample que l’on pouvait croire qu’il planait en se déplaçant. Il avait dû insister beaucoup auprès de Kathy pour qu’elle lui achète ces vêtements étranges. Il voulait s’assurer que sa présence et son habillement produiraient l’effet escompté lors de sa rencontre avec l’adolescente. Kathy savait qu’il était inutile de le contredire. Elle n’aurait jamais réussi à le convaincre d’acheter des vêtements plus classiques. Depuis longtemps, elle avait compris que Yoan connaissait des choses que personne ne savait et que chaque décision qu’il prenait avait sa raison d’être. Depuis plus de cinq ans, elle avait rencontré cet enfant mystérieux et elle n’arrivait toujours pas à le comprendre.

Vivianne surgit dans le salon, des gants de cuisine aux mains. Ses invités discutaient entre eux. Ils étaient tous venus pour l’anniversaire de Mia, la fille cadette de Vivianne et Léo qui fêtait ses cinq ans. Sa grande sœur, Emmy, âgée de dix-sept ans, était plutôt réservée. Elle ne parlait à personne et restait à l’écart, dans le coin du salon, perdue dans ses pensées.

— Le repas sera prêt dans vingt minutes, annonça Vivianne avec enthousiasme.

Au même moment, le carillon de la maison résonna, et Vivianne et Léo se dévisagèrent, perplexes; il était brisé depuis plusieurs années et Léo ne l’avait jamais fait réparer. De plus, tous les membres de la famille étaient déjà arrivés : les grands-parents, leurs deux frères et leurs conjointes, ainsi que leurs quatre enfants. Jamais de colporteurs ne s’aventuraient aussi loin dans le rang où ils demeuraient.

— Tu attends quelqu’un d’autre ? demanda Vivianne à son mari, tout aussi surpris qu’elle.

Son air ébahi lui fit comprendre qu’il n’avait pas la moindre idée de qui pouvait bien se présenter chez lui.

Léo s’approcha de la porte et jeta un coup d’œil par la fenêtre, avant d’ouvrir à l’inconnu vêtu d’une étrange façon. Tous les convives, intrigués, interrompirent leurs discussions.

L’homme regarda Yoan, curieux. Il jeta un regard rapide derrière l’enfant dans l’espoir d’apercevoir quelqu’un qui aurait pu l’accompagner. Personne n’était présent. Aucune voiture. Rien !

— Est-ce que tu es perdu ? interrogea l’homme.

— Non, monsieur ! Je dois parler à une personne qui habite chez vous.

— À qui veux-tu parler ?

Yoan lui sourit; ses mains, dissimulées dans ses manches, étaient toujours croisées sur son ventre, ce qui lui donnait une apparence irréelle.

— Désolé, je ne connais pas son nom, mais si vous me permettez de la voir, je pourrai vous dire de qui il s’agit. Voyant l’homme sans mots suite à sa demande, Yoan poursuivit. Est-ce que je peux entrer ? demanda-t-il avant que l’homme ne reprenne son aplomb.

Pris au dépourvu, Léo lui fit un geste de la main et l’invita à passer le seuil de la porte.

L’entrée donnait directement sur le salon; Yoan y accéda sans cérémonies. Les invités l’examinèrent de la tête aux pieds. Il tenta de rester impassible face aux regards insistants de la famille, afin de cacher son anxiété.

— Tu ne m’avais pas dit que tu avais invité un samouraï ? dit Peter, le frère de Vivianne, avec un sourire narquois. Pour seule réponse, il reçut de sa femme, gênée par sa remarque, un coup de coude dans les côtes.

Yoan resta immobile, au milieu du salon, scrutant rapidement les invités. Son regard se figea sur Emmy, la raison de sa venue dans cette famille ! L’adolescente se redressa. Voyant que l’enfant l’observait, elle jeta un regard furtif à ses parents et aux autres invités qui semblaient tous aussi surpris qu’elle.

Se déplaçant doucement vers Emmy, Yoan se concentra sur l’adolescente sans prêter attention aux regards intenses des invités qui semblaient s’attendre à voir arriver un événement singulier. La petite Mia fixait l’étrange personnage qui semblait flotter vers sa sœur, sans dire un mot.

— Bonjour, je m’appelle Yoan !

— Est-ce qu’on se connait ? interrogea Emmy, perplexe.

— Non, tu ne me connais pas. Par contre, moi, je te connais et je vais avoir besoin de ton aide.

— Quoi ? demanda Emmy, qui ne saisissait rien de ce que Yoan venait de lui dire.

Léo, qui avait refermé la porte, rejoignit sa conjointe qui regardait la scène avec attention.

— Qui es-tu ? intervint Vivianne. Est-ce que tes parents sont au courant que tu es ici ?

Yoan resta indifférent aux requêtes de la mère.

— Je ne comprends pas comment je pourrais t’aider ! De toute façon, je n’ai le goût d’aider personne, je veux juste qu’on me laisse en paix ! objecta Emmy, qui était toujours dans sa crise d’adolescence.

— Tu pourrais m’aider en sauvant des enfants qui veulent s’enlever la vie ! Emmy fut sans mots. Elle essaya de saisir tout ce que Yoan venait de lui dire. Qui est mieux placé pour comprendre ce que vivent ces enfants qu’une personne qui a les mêmes pensées ? ajouta Yoan.

— De quoi tu parles ? Tu es complètement fou ! Je n’ai jamais pensé à mourir !

Yoan venait de jeter une douche froide dans le salon. Toute la famille était estomaquée par ce qu’elle venait d’entendre. Chacun regardait successivement Yoan et Emmy, sans dire un mot, jusqu’à ce que Léo décide d’intervenir.

— Je ne te laisserai pas insulter ma famille de la sorte ! beugla Léo. Sors d’ici immédiatement !

— Désolé, mais je ne peux pas partir pour l’instant, annonça Yoan, toujours aussi calme. Je n’ai pas encore terminé.

— Tu inventes que ma fille a déjà pensé à se suicider et tu crois que je vais te laisser dire des mensonges dans ma maison sans réagir !

Yoan se détourna pour faire face à Léo qui semblait bouillir sur place, son visage cramoisi par la rage. Toujours aussi calme, Yoan jeta un regard rapide à la mère d’Emmy, qui semblait confuse, avant de porter son attention à nouveau sur Léo.

— Ce n’est pas un mensonge ! commença Yoan d’un ton ferme et sûr de lui. Et je ne suis pas ici pour prouver ou justifier mes propos. Je veux seulement convaincre votre fille d’aider des enfants qui seront en grande difficulté dans quelques années.

Il pivota afin de faire face à Emmy avant de poursuivre.

— Naturellement, si tu mets fin à tes jours, tu ne pourras pas aider ces enfants !

— Je n’ai jamais eu l’intention de me suicider ! C’est du délire ! s’écria Emmy sur la défensive.

— Je suis très heureux que tu aies changé d’avis. Tu n’auras donc plus besoin de la lame à carton que tu caches dans le tiroir de ta commode. Et j’imagine que les flacons de médicaments que tu as dérobés dans la pharmacie de la salle de bain ne te seront plus utiles, eux non plus ?

Le visage d’Emmy devint livide. Yoan avait percé à jour tous ses secrets. Comment pouvait-il savoir ? Comment avait-il fait pour deviner ? Le père, furieux, voulut s’approcher de lui pour le saisir, mais sa femme l’intercepta. Elle avait compris que Yoan disait la vérité. L’expression que Vivianne pouvait lire sur le visage de sa fille confirmait ses soupçons. Des larmes coulaient à présent sur les joues d’Emmy, qui avait baissé la tête, honteuse.

— Emmy, est-ce que je peux compter sur toi ?

— Comment puis-je aider des personnes si je suis incapable de m’occuper de moi-même ?

— Ne t’inquiète pas ! dit-il en effleurant la joue d’Emmy avec sa main pour la rassurer. Tout va bien aller maintenant. Tu connais le but à atteindre et j’ai confiance en toi. Tu vas faire ce qu’il faut pour y arriver.

Il jeta un regard rapide aux invités qui semblaient dépassés par les événements, avant de lui saisir la main.

— Ils vont t’aider. Fais leur confiance ! dit Yoan, en désignant la parenté d’Emmy qui les observait.

— Comment vais-je savoir quels enfants je dois aider ?

Pour seule réponse, Yoan lui adressa un sourire. Il fit demi-tour et annonça qu’il devait maintenant partir.

Mia, qui avait été très discrète jusqu’à présent, s’approcha de son père. Elle lui saisit la main en fixant Yoan qui s’approchait. Celui-ci lui fit un clin d’œil. Gênée, Mia se dissimula derrière la jambe de son père.

— Est-ce que tu vas finalement nous dire qui tu es ? lui demanda Léo, maintenant beaucoup plus calme.

Avant que Yoan ne puisse dire un mot, la petite Mia prit la parole.

— Voyons papa ! C’est évident ! C’est un ange !

Tous les invités eurent un rictus. « Sa candeur est craquante », pensa son père. Seule Emmy n’avait pas réagi.

Yoan s’approcha de Mia et lui chuchota quelque chose à l’oreille. Elle lui sourit et lui fit un signe affirmatif de la tête, avant de s’éloigner pour jouer avec le casse-tête qu’elle avait reçu de sa grand-mère pour son anniversaire.

Yoan s’approcha de la porte avec Léo sur les talons. Avant même qu’il n’y arrive, celle-ci s’ouvrit sans que personne n‘y touche, jetant de la stupéfaction chez les invités. Yoan sortit sans mot dire, et la porte se referma par elle-même, sous les yeux ébahis de Léo et du reste de la famille.

Vivianne, intriguée, se tourna vers sa fille Mia, concentrée sur une pièce du casse-tête qu’elle avait en main. Elle ne remarqua pas le reste de la famille qui l’épiait.

— Mia ! Est-ce que tu peux me dire ce que le garçon t’a dit à l’oreille ?

L’enfant leva les épaules pour lui signifier qu’elle ne s’en souvenait plus. Elle termina son casse-tête en plaçant la dernière pièce, qui complétait un oiseau blanc dans le ciel.


AU SUJET DE L’AUTEUR

Alain Fournaise

Je suis, Alain Fournaise, diplômé en marketing et père de deux enfants. Je suis né en 1967 à Montréal, j’ai vécu mon enfance en Montérégie et j’y demeure toujours avec ma famille. C’est lors de la naissance de mon premier enfant que j’ai eu le feu sacré pour l’écriture, non pour la publication, mais bien pour mon plaisir personnel. C’est à ce moment que j’ai commencé à écrire Le Protecteur, un roman policier que j’ai complété en quelques mois et qui a été publié par La Fondation Fleur de lys. Par la suite, je me suis lancé dans la rédaction de courtes histoires pour ma fille de sept ans qui en était l’héroïne.

Ayant maintenant complété Yoan, un roman fantastique, c’est avec beaucoup de fierté et de satisfaction que je vous laisse découvrir mon œuvre. En espérant qu’il suscitera votre intérêt et comblera vos attentes.


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Grand-père Gédéon et la légende du cheval de Noël, roman fantastique – Littérature Jeunesse, Claire Gagnon, Fondation littéraire Fleur de Lys

Grand-père Gédéon et la légende du cheval de Noël

Roman fantastique – Littérature Jeunesse

CLAIRE GAGNON

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, 2018, 292 pages.

ISBN 978-2-89612-558-6

Exemplaire papier : 24.95$ Tout inclus

Exemplaire numérique PDF : 7.00$


PRÉSENTATION

Depuis quelque temps, Charlotte fait toujours le même rêve : un grand cheval brun s’amuse à lancer des ruades, puis il disparaît en laissant l’empreinte d’un fer à cheval entourant une rose d’or. Persuadée que ce rêve provient de son regretté grand-père Gédéon, elle se confie auprès de sa grand-mère. Celle-ci la rassure en lui disant que son grand-père saura lui envoyer un autre rêve.

Voilà qu’aux petites heures du matin, Charlotte trouvera, sur la table de la cuisine, une missive écrite de la main de grand-père Gédéon. Il n’en faut pas plus pour la convaincre de partir à la recherche de ce vieux grimoire contenant la légende du cheval de Noël.


EXTRAIT

Chapitre 1 – Le rêve

Cette nuit-là, j’avais fait un rêve bien étrange : un grand cheval brun courait dans les rues de mon village, puis il disparaissait derrière des nuages de neige qu’il soulevait de ses gros sabots. Il revenait à la charge en se cabrant, sautillant et poursuivait sa course en lançant de vigoureuses ruades.

Tout à coup, un épais brouillard l’enveloppa. On ne voyait plus que l’empreinte d’un fer à cheval encerclant une rose d’or.

Je me suis aussitôt réveillée en sursaut. En moins de deux, j’ai sauté de mon lit pour ouvrir le premier tiroir de la commode. Je sortis une boîte rouge dans laquelle j’avais placé une minuscule rose d’or offerte par mon grand-père. Je lui avais fait la promesse de ne jamais perdre cette rose d’or car, selon grand-père, celle-ci me serait d’un précieux secours. Du haut de mes neuf ans, je ne comprenais pas très bien tout ce que cela pouvait bien signifier, mais j’ai pris soin de ne jamais la perdre.

À l’heure du petit déjeuner, je parlai de mon rêve à ma mère. Grand-mère, qui avait pris place dans la bergère, m’écoutait attentivement.

— Ce rêve est sans importance, me dit maman. Dépêche-toi de finir ton déjeuner !

La réponse de ma mère m’avait choquée. Je savais bien que ce rêve cachait un message. Mais comment déchiffrer tout cela ? Je me suis levée de table, j’ai pris mon sac d’école et mon manteau, puis je suis sortie de la maison.

Pendant que j’attendais l’autobus scolaire, je faisais traîner mes pieds dans les feuilles mortes. Le vent était froid. J’ai levé la tête pour regarder les nuages. Ce sont peut-être des nuages de neige, comme le disait grand-mère. Ma bonne grand-mère avait un don. En effet, il lui suffisait de scruter le ciel pendant quelques minutes, et la voilà prête à vous faire des prévisions sur le temps qu’il fera. Rarement, elle se trompait. L’autobus scolaire s’arrêta pour me laisser monter.

Monsieur Émery, notre sympathique chauffeur, me salua d’un sourire. Je me suis dirigée à l’arrière où Claude et Olyvier avaient déjà pris place. Comme à tous les matins, ces deux frères étaient toujours les premiers à monter et, le soir venu, ils en descendaient les derniers.

— Tu n’as pas bonne mine, me dit Claude.

— Quel air dépité ! ajouta Olyvier

— Ça va ! dis-je vexée. Je n’ai pas beaucoup dormi et …

— Encore un autre rêve ! continua Claude en me coupant la parole.

L’autobus scolaire s’arrêta. Frank et Alex, deux grands gaillards au sourire sympathique, vinrent nous rejoindre.

— Dis-moi Charlotte, quelque chose te tra¬casse ? demanda Alex.

Je me suis alors lancée. Je leur ai parlé de mon rêve, de la rose d’or et de la réponse de ma mère. Je dois vous avouer que je faisais confiance à ces quatre comparses. Ce sont eux qui m’ont accueillie, réconfortée et consolée le jour où je fus dans l’obligation de venir vivre à la ferme de grand-père.

Après le décès de grand-père, ma mère décida de vendre la maison et de retourner vivre sur la ferme familiale. C’est ainsi que nous avons quitté la ville pour nous installer à la campagne.

Grand-mère était heureuse de nous accueillir, mais moi, je n’étais pas du tout enchantée. Ce n’est pas que je n’aimais pas grand-mère, mais laisser derrière moi mes amis, ma ville et l’école de mon quartier m’obligeaient à un énorme sacrifice. Je suis donc arrivée chez ma grand-mère avec le cœur en colère.

Je crois que grand-mère avait deviné la rage qui m’habitait. C’est avec plein de tendresse qu’elle m’accueillit dans sa vieille maison de campagne.

— Tu prendras la chambre rose, me dit grand-mère.

C’était la chambre que je préférais et elle le savait bien. J’adorais cette pièce avec ses papiers peints, ses dentelles et ses deux lucarnes qui me laissaient voir les bâtiments de la ferme, le potager ainsi que les grands champs qui rejoignaient la forêt.

Monsieur Émery stoppa l’autobus scolaire devant l’entrée des élèves. Il était huit heures. Toujours à l’heure, toujours souriant, il nous fit descendre en nous souhaitant une bonne journée.

Rapidement, nous nous sommes rendus à la cafétéria où Violaine nous y attendait, comme à chaque matin. Je n’eus même pas le temps d’ouvrir la bouche que Frank, Alex, Claude et Olyvier prirent la parole, à tour de rôle, pour raconter le rêve que j’avais fait la nuit dernière.

C’est au son de la cloche que notre discussion s’est arrêtée. Nous nous sommes alors dirigés à notre premier cours de la journée.


AU SUJET DE L’AUTEURE

Claire Gagnon

C’est en Mauricie, sur une petite ferme, que j’ai grandi. Dès que j’ai su lire, ce sont les contes de tante Lucille ainsi que ceux de la comtesse de Ségur qui ont rempli mon enfance. Mon intérêt pour les contes, les mythes et les légendes m’a conduit à l’U.Q.T.R où j’ai étudié en littérature. Par la suite, je me suis dirigée vers l’enseignement. J’ai surtout travaillé auprès de jeunes en difficulté qui fréquentaient les secteurs adaptés. Maintenant que je suis à la retraite, je consacre le plus clair de mon temps à écrire des histoires.


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La création poétique au service de la vie Tome 3 – Méthode des Vagues Mouvantes en Soi (MVMS) Journal de bord du lecteur, Edwige Chekpo, Manuel d’enseignement, Fondation littéraire Fleur de Lys

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La création poétique au service de la vie
Tome 3 – Méthode des Vagues Mouvantes en Soi (MVMS)
Journal de bord du lecteur
Edwige Chekpo
Manuel d’enseignement
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, Canada, 2016, 194 pages.
Format 6 X 9 pouces, reliure allemande
ISBN 978-2-89612-501-2
Exemplaire papier
Exemplaire numérique (PDF)

PRÉSENTATION

La Création poétique au service de la vie, tome 3, est un livre qui présente une méthode d’écriture poétique inventée par l’auteure, qu’elle a nommée : «La Méthode des Vagues Mouvantes en Soi (MVMS)».

Dans sa préface, l’auteure précise : « La Méthode des Vagues moussantes en Soi (MVMS) n’a que pour origine première mes propres vagues intérieures.

Elle a pris naissance avec la mélancolie de ma jeunesse, période pendant laquelle l’écriture me servait de thérapie et de refuge. Cette écriture faisait partie de mes secrets, puisque personne ne savait que j’écrivais, dans ces moments précis (…)

Bien que l’écriture ne soit pas l’unique solution de thérapie, elle contribue beaucoup à la libération de soi, à faire calmer ses vagues intérieures qui moussent, et, aide à retrouver la quiétude en soi, voire la sérénité… Plutôt que de boire de l’alcool, de me droguer, pour échapper, de façon éphémère, à mes souffrances, ou à ma tristesse, je prenais ma plume pour écrire, le plus souvent, des poèmes : donc l’écriture a rendu service à la Vie !

Pour ainsi dire, le lecteur comprendra mieux quand je parle de la Création poétique au service de la vie».

Comment se présente ce livre de méthodologie créative ?

Voici ce qu’en dit l’auteure :

« La création poétique au service de la vie, tome 3, est un manuel de méthodologie de l’écriture poétique, destiné à tout amateur ou amoureux de poésie, qui souhaite faire preuve de créativité et d’originalité dans son apprentissage.

Il a pour objectif, d’une part, de faire découvrir une méthode que j’ai inventée et nommée la « Méthode des Vagues Mouvantes en Soi, avec ses cinq variantes (MVMS) » (partie 1); et d’autre part, d’inciter le lecteur à démarrer un processus créatif, selon sa propre imagination et ses vagues mouvantes, en lui permettant de s’impliquer, à un moment donné, dans le livre pour en devenir acteur : « Surfer sur les vagues mouvantes de la poésie et démarrer son processus créatif » (partie 2).

Enfin, une troisième partie, intitulée « Contours et desseins poétiques sans dessin », offre une diversité de poèmes qui évoque des thèmes liés à notre vie quotidienne, en faisant des détours et en y mettant, par moments, de la fantaisie, de l’humour, des « jeux » pour déclencher, chez le lecteur, cette ouverture à la créativité et au dépassement de soi ».

Aux amoureux de la poésie : ce livre vous invite à découvrir, étape par étape, avec une certaine originalité, différentes techniques d’écriture inspiratrices ; puis à un moment, au milieu du livre, vous entrerez dans un échange avec l’auteure qui vous amène à expérimenter vos propres vagues intérieures et à rédiger votre journal de bord.

En outre, différents poèmes, présentés à chaque étape, vous incitent à prendre votre plume pour faire un voyage à l’intérieur de vous-même, grâce au pouvoir suggestif des mots et des 6 techniques proposées dans ce manuel.

Prenez votre envol, découvrez cette méthode et ces cinq variantes, et peut-être, deviendrez-vous, à l’issue de cette expérience, un écrivain en éclosion…

VIVE LA CRÉATIVITÉ

QUI FAVORISE L’ÊTRE

L’ENVOL DE SOI !

PRÉFACE

La Méthode des Vagues Mouvantes en Soi (MVMS) n’a que pour origine première mes propres vagues intérieures.

Elle a pris naissance avec la mélancolie de ma jeunesse, période pendant laquelle l’écriture me servait de thérapie et de refuge. Cette écriture faisait partie de mes secrets, puisque personne ne savait que j’écrivais, dans ces moments précis…

Un autre loisir que je cultivais également, était la lecture : monde d’évasion qui favorisait une entrée dans le livre que je tenais entre mes petites mains, car je me faufilais à travers l’action des personnages ; puis je riais en lisant, à certains moments. Cet univers comblait ma solitude enfantine, et plus tard, d’adolescente (…).

Mon lieu de lecture préféré, quand j’étais chez mes parents, entre 10 et 13 ans, était la chambre réservée à ma grand-mère paternelle, « Nana », qui me chérissait et dont le départ de cette vie-ci, – quand j’avais 13 ans –, avait créé un grand vide dans ma propre vie…

Pour la première fois de mon existence, j’avais été confrontée, vivement, à la mort d’un être très cher.

Je n’ai jamais oublié ce cimetière de mon enfance, où j’étais restée figée, que ne voulais pas quitter, quitter cette tombe, et deux bras qui m’avaient tirée, pour partir de cet endroit rempli de tombes, car tout le monde devait, bien sûr, s’en aller.

Je ne me souviens plus qui m’avait tirée, ce jour-là, mais j’ai mémoire que j’avais de la peine à quitter le cimetière. (…)

Les jours suivants avaient été pénibles, car Nana n’était plus là, près de moi, pour discuter avec moi, pour me sécher les larmes quand je pleurais… J’étais aussi très capricieuse et elle m’acceptait telle que j’étais, puis, il faut l’avouer, elle m’aimait vraiment ! Tout le monde le savait et certains m’appelaient « l’amie de Nana » …

J’avais une relation particulière avec Nana, ma grand-mère paternelle, et son départ a beaucoup fait mousser mes vagues intérieures de petite fille, d’adolescente et une partie de ma vie d’adulte !

Mais ce n’était qu’un petit pan !…coup… de la vie, car celle-ci m’a permis de découvrir, plus tard, des moments de grande souffrance, de vagues moussantes, encore plus mouvantes ! (…) Chacun de nous, tôt ou tard, fait face à des moments de souffrance dans sa vie, liés à divers événements…

Par ailleurs, dans ma vie d’adolescente, en dehors de l’écriture, j’avais également d’autres loisirs.

En effet, Le sport était une passion et était intégré dans ma vie, car, il me procurait maints sentiments : bonheur, joie, et extase et me permettait d’entretenir ma santé.

De surcroît, j’avais une grande timidité que je devais camoufler en tant que sportive.

A cette période de ma vie, mes vagues intérieures ont commencé (peut-être bien avant?) par mousser, mais jamais dans la même direction… J’étais une autre personne quand je lisais, une autre quand je faisais du sport et enfin une personne différente quand je tenais mon écritoire en pleurant, ou le cœur alourdi par les tenailles cruelles de certains moments de ma vie (…).

Enfin la pratique du sport m’a beaucoup aidée et aujourd’hui, c’est un miracle, que malgré cette timidité, je sois devenue professeure ! Car dans ma vie d’adulte, j’ai longtemps gardé ma timidité et par conséquent, j’étais plus en harmonie avec moi-même dans le silence (…).

L’enseignement est en réalité une véritable vocation pour que j’aie pu dépasser les limitations de la timidité, un obstacle majeur pour pouvoir exercer ce métier (…).

Pour ainsi dire, ces évocations, liées à mon enfance et à mon adolescence, permettent de comprendre comment certains événements ordinaires de ma vie quotidienne, ont fait mousser intérieurement mes vagues.

Alors,

Comment y ai-je fait face en préservant ma vie?

Bien que l’écriture ne soit pas l’unique solution de thérapie, elle contribue beaucoup à la libération de soi, à faire calmer ses vagues intérieures qui moussent, et, aide à retrouver la quiétude en soi, voire la sérénité… Plutôt que de boire de l’alcool, de me droguer, pour échapper de façon éphémère à mes souffrances, ou à ma tristesse, je prenais ma plume pour écrire, le plus souvent, des poèmes : donc l’écriture a rendu service à la Vie !

Ainsi, le lecteur comprendra mieux quand je parle de la Création poétique au service de la Vie.

Cette origine de la Méthode des Vagues Mouvantes en Soi (MVVS), je me devais de l’expliquer, afin que le lecteur comprenne bien (plus ou moins?) ce à quoi je fais référence, car il n’est pas (si) évident de comprendre, à sa juste mesure, ce qu’un écrivain essaie de transmettre.

AU SUJET DE L’AUTEURE

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Edwige Chekpo

Edwige Chekpo est titulaire d’un DEA en Littérature Comparée avec Mention à Paris IV Sorbonne en 1990.
Elle a un parcours polyvalent tant dans sa formation que dans ses responsabilités au service de l’éducation en France pendant une vingtaine d’années : encadrement d’adultes et de jeunes, dans l’alternance, et à tous les niveaux éducatifs en tant qu’enseignante en français.

Elle est également une conférencière, écrivaine dont la plume sirote les nectars de la poésie, du théâtre, du conte, des nouvelles, etc.

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Voir aussi les tomes 1 et 2

La création poétique au service de la vie – Tome 1, Edwige Chekpo, Recueil de poèmes, Fondation littéraire Fleur de Lys

La création poétique au service de la vie – Tome 2 – La verdure de la vie, Edwige Chekpo, Recueil de poèmes, Fondation littéraire Fleur de Lys