Pour en finir avec le mythe de la Révolution tranquille, recueil d’essais, Jean-Claude Dupuis, Ph.D., Fondation littéraire Fleur de Lys.

POUR EN FINIR AVEC LE MYTHE DE LA RÉVOLUTION TRANQUILLE

Jean-Claude Dupuis, Ph. D.

Histoire – Recueil d’essais

Fondation littéraire Fleur de Lys,

Lévis, Québec, 2019, 202 pages.

ISBN 978-2-89612-564-7

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PRÉSENTATION

Ce recueil d’essais s’inscrit à contre-courant de l’histoire officielle en s’attaquant au mythe fondateur du Québec contemporain, la Révolution tranquille (1960-1970). Ce mythe glorifie la destruction de l’ancienne identité nationale canadienne-française, fondée sur la religion catholique, au profit d’une nouvelle identité québécoise, axée sur la philosophie libérale. Mais nos manuels d’histoire présentent une fausse image de la Révolution tranquille, et, plus encore, du Québec duplessiste qui l’a précédée. La Révolution tranquille n’a pas été un mouvement de modernisation et de démocratisation, car le Québec d’avant 1960 était déjà moderne et démocratique. La Révolution tranquille a plutôt été un phénomène de « dépersonnalisation » collective. Le Québec a choisi de s’auto-acculturer, d’assimiler certains éléments de la mentalité anglo-protestante pour « mieux relever le défi économique ». Le Rapport Parent a rejeté la pédagogie française traditionnelle au profit de la nouvelle pédagogie américaine. L’esprit utilitaire du High School a remplacé l’esprit humaniste du collège classique. Les Canadiens français sont alors devenus des Québécois, c’est-à-dire des Américains francophones.

Et pourtant, le pays réel survit sous le pays légal. Le jeune Québécois d’aujourd’hui garde quelque chose de son ancêtre canadien-français. La patrie pourrait renaître, mais à condition de revisiter son histoire, car « celui qui contrôle l’histoire contrôle le présent », disait George Orwell.


RÉSUMÉ

La Révolution tranquille (1960-1970) est le mythe fondateur du Québec contemporain. Ce mythe glorifie la destruction de l’ancienne identité nationale canadienne-française, fondée sur la religion catholique, au profit d’une nouvelle identité québécoise, axée sur la philosophie libérale. Mais nos manuels d’histoire présentent une fausse image de la Révolution tranquille, et, plus encore, du Québec duplessiste qui l’a précédée. La Révolution tranquille n’a pas été un mouvement de modernisation et de démocratisation, car le Québec d’avant 1960 était déjà moderne et démocratique. La Révolution tranquille a plutôt été un phénomène de « dépersonnalisation » collective. En 1960, le Québec se sentait trop minoritaire en Amérique du Nord. Il admirait et enviait secrètement son colonisateur anglo-saxon. Il a choisi de s’auto-acculturer, d’assimiler certains éléments de la mentalité anglo-protestante pour « mieux relever le défi économique ». Le Rapport Parent rejeta la pédagogie française traditionnelle au profit de la nouvelle pédagogie américaine. L’esprit utilitaire du High School a remplacé l’esprit humaniste du collège classique. Les Canadiens français sont alors devenus des Québécois, c’est-à-dire des Américains francophones. Jean Lesage l’avait promis : « Québec sera une province comme les autres. »

Ce recueil d’essais pourfend l’histoire officielle de la Révolution tranquille. La Grande Noirceur du régime Duplessis n’a jamais existé. Jean Lesage n’a pas modernisé le Québec; il l’a seulement américanisé. Paul Gérin-Lajoie a démoli l’un des meilleurs systèmes d’éducation au monde. Le cardinal Léger aura été l’idiot utile de l’anticléricalisme. L’Église défendait la classe ouvrière. La grève d’Asbestos a été une entreprise de subversion. Les curés n’ont jamais forcé les femmes à avoir des enfants à chaque année. Le nouvel « historien national », Maurice Séguin, n’était pas aussi nationaliste qu’on le pense. La culture québécoise est définitive­ment plus matérialiste que l’ancienne culture canadienne-française.

Malgré tout, le pays réel survit sous le pays légal. Le jeune Québécois contemporain garde encore quelque chose de son ancêtre canadien-français. La patrie pourrait renaître et apporter un « supplément d’âme » à l’Amérique du Nord. Nous sommes un peuple qui ne sait pas mourir, écrivait Félix-Antoine Savard. Mais la renaissance nationale exige une révision de l’histoire, car celui qui contrôle l’histoire, disait George Orwell, contrôle le présent.


SOMMAIRE

RÉSUMÉ

PRÉSENTATION

PARLONS DE MAURICE DUPLESSIS

LA RÉVOLUTION TRANQUILLE : MODERNISATION OU ACCULTURATION?

PAUL GÉRIN-LAJOIE ET L’AMÉRICANISATION PÉDAGOGIQUE

LE CARDINAL PAUL-ÉMILE LÉGER : DE L’ÉGLISE TRIOMPHANTE À L’APOSTASIE TRANQUILLE

L’ÉGLISE ET LA TROISIÈME VOIE ÉCONOMIQUE

LA VÉRITÉ SUR LA GRÈVE D’ASBESTOS

LA LÉGENDE NOIRE DU CLÉRICO-NATALISME

MAURICE SÉGUIN ET L’HISTOIRE NÉONATIONALISTE

LE CODE QUÉBEC : QUE SOMMES-NOUS DEVENUS?

AU SUJET DE L’AUTEUR

DU MÊME AUTEUR

COMMUNIQUER AVEC L’AUTEUR

TABLE DES MATIÈRES


EXTRAIT

PARLONS DE MAURICE DUPLESSIS

Transcription de l’entrevue radiophonique réalisée à CKAJ par Louis Champagne avec Jean-Claude Dupuis au sujet de Maurice Duplessis

(Saguenay, 23 août 2016).

http://www.tradition-quebec.ca/2016/08/conference-duplessis-grande-noirceur-ou.html

Louis Champagne : Je vais recevoir l’un des rares historiens qui défend la mémoire du « cheuf », de Maurice Duplessis, et qui viendra faire une conférence à ce sujet dans notre région. C’est exact Monsieur Dupuis?

Jean-Claude Dupuis : Effectivement, je ferai une conférence à Jonquière où je vais poser la question à savoir si l’époque de Maurice Duplessis a été une période de « grande noirceur », comme on le dit habituellement, ou, au contraire, une période « d’âge d’or » de l’histoire du Québec. Je pense que, globalement, l’époque de Duplessis a plutôt été une période de progrès pour le Québec.

Louis Champagne : Vous savez, vous êtes l’un des rares à dire cela (rire).

Jean-Claude Dupuis : Je ne suis pas le seul. Je pense qu’on a un peu plus de recul par rapport à Duplessis, et le discours antiduplessiste, que l’on tenait dans les années 1960 et 1970, est un peu obsolète. Les historiens commencent à réviser cela et ils trouvent des bons points à Maurice Duplessis, surtout sa belle défense de l’autonomie provinciale. Je pense que c’est le grand legs qu’il a donné à la province de Québec.

Louis Champagne : On a surtout retenu de Duplessis qu’il mêlait la politique et la religion. Il allait à la messe, il prenait ses décisions le mercredi (jour de saint Joseph). On associe les soutanes à la grande noirceur, à tort ou à raison.

Jean-Claude Dupuis : Oui, effectivement, c’est aujourd’hui le genre de choses qu’on lui reproche. Mais à l’époque, on ne lui reprochait pas ça, car le Québec était catholique. Au contraire, on l’admirait pour cela. Et il ne faut pas se faire d’illusions. Ses adversaires libéraux allaient, eux aussi, à la messe. Le premier ministre du Canada, le libéral Louis Saint-Laurent, avait un frère prêtre. Lui aussi avait été élevé dans la religion catholique. C’était le Québec de ce temps là.

Louis Champagne : Si vous dites qu’il avait d’autres qualités, moi je pense surtout au fait que Duplessis a laissé le Québec sans dette. Et aujourd’hui, on ne pense même plus à cela. C’est tout un héritage.

Jean-Claude Dupuis : Un des reproches que l’on fait aujourd’hui à Duplessis, c’est de ne pas avoir embarqué dans le mouvement de l’État-Providence. Lors de la Révolution tranquille des années 1960, on aurait fait un « rattrapage » à ce niveau. Mais il faut comprendre que le développement des années 1960 n’aurait pas été possible si Duplessis n’avait pas laissé le Québec dans une aussi bonne situation financière. Au temps de Duplessis, le Québec était la province la moins taxée au Canada. Aujourd’hui, je ne sais pas si le Québec détient encore le record, mais c’est certainement l’une des provinces les plus taxées. Maintenant, on admire l’Alberta parce que c’est la province la moins taxée, mais dans les années 1950 c’était le Québec.

Louis Champagne : Vous avez raison. Mais on a aussi reproché à Duplessis d’avoir laissé les écoles aux congrégations religieuses. Il s’opposait à la création d’un ministère de l’éducation. Jean Lesage a même été obligé d’attendre un peu avant de le créer, car le monde n’était pas prêt.

Jean-Claude Dupuis : On affirme souvent que le Québec avait un « retard » dans le domaine de l’éducation au temps de Duplessis. Moi, je soutiens que ce n’est pas vrai. Il faudrait revoir toute cette question. En 1959, Duplessis avait dit que nous avions le meilleur système d’éducation au monde. Il avait peut-être raison. Dans les années 1950, nous avions développé un réseau d’écoles de métiers. Et lorsque le gouvernement allemand a voulu réformer son propre système d’écoles de métiers, il a envoyé des fonctionnaires au Québec pour étudier comment fonctionnaient nos écoles. Si les Allemands venaient au Québec pour étudier notre système d’éducation, il ne devait pas être si mauvais que ça. Quand on sait, qu’aujourd’hui, l’Allemagne a l’un des meilleurs systèmes d’écoles de métiers au monde, et c’est l’une des raisons qui explique son succès économique. Et ces mêmes Allemands nous prenaient comme modèle dans les années 1950.

Maintenant, parlons de nos collèges classiques. C’est dans les années 1950 qu’ils ont atteint leur sommet. Et si l’on compare les collèges classiques aux cégeps d’aujourd’hui, je pense que les collèges classiques l’emportent.

Ce qui a été surtout important au temps de Duplessis, c’est le développement des écoles primaires. En 1936, lorsqu’il prend le pouvoir, il n’y a pratiquement pas d’écoles au Québec. On était encore à l’époque des « écoles de rangs », qui étaient des espèces de cabanes de bois avec une maîtresse sous-payées qui enseignait à toutes les classes primaires, de la première à la septième année. Quand Duplessis meurt, en 1959, il y a de belles écoles, très modernes, avec des professeurs qui ont été formés dans des écoles normales. Or les écoles normales des années 1950 formaient, à mon avis, de meilleurs enseignants que nos actuelles facultés de pédagogie. Quand on regarde toutes les absurdes réformes de l’éducation que l’on a depuis quelques années, on n’a pas de leçons à donner au Québec de Duplessis. Je vais vous donner un exemple. Prenez un ancien manuel de français des Frères des Écoles chrétiennes et comparez-le aux manuels d’aujourd’hui. Vous me direz lequel est le plus clair, et avec lequel on peut le mieux apprendre le français.

Louis Champagne : L’une des choses que l’on a le plus reprochée à Duplessis, dans d’histoire, c’est un peu son anti-syndicalisme, les grandes grèves, l’intervention de la police. Ne pensez-vous pas que c’est surtout cela qui a nuit au souvenir que l’on a de lui.

Jean-Claude Dupuis : Nos livres d’histoire ont beaucoup retenu le point de vue des syndicats sur Duplessis. Mais lorsque l’on regarde cela de près, c’est Duplessis qui a adopté en 1945 le Code du Travail du Québec, qui avait satisfait les syndicats à l’époque. C’est vrai que Duplessis était dur envers les grèves illégales. Mais une grève illégale, c’est illégal. Vous vous souvenez de la grève d’Asbestos, par exemple, qui avait été assez violente. C’était une grève illégale. Et ce n’était pas une grève qui était tellement dans l’intérêt des travailleurs. Il faut comprendre le contexte. Les syndicats catholiques voulaient montrer qu’ils pouvaient être aussi revendicateurs que les syndicats internationaux, en fait américains. La grève d’Asbestos doit se comprendre dans le contexte d’une lutte entre des centrales syndicales. Le syndicat faisait venir des fiers à bras de Montréal. Ils ont même séquestrés quelques policiers. Il fallait bien que la Police provinciale intervienne. C’était normal.

Louis Champagne : Le livre que vous avez écrit se vend-t-il bien? Quel genre de personnes va à vos réunions? Je me demande si les jeunes savent encore qui était Maurice Duplessis?

Jean-Claude Dupuis : Je crois que Duplessis reste un nom assez connu au Québec. Les gens qui viennent à nos réunions, organisées par un groupe que l’on appelle Tradition Québec, et qui est un groupe de catholique traditionalistes, ce sont des jeunes essentiellement…

Louis Champagne : Ah oui? (L’air surpris.)

Jean-Claude Dupuis : On ne voit pas beaucoup de têtes grises. Ce sont des jeunes qui ont un esprit critique, et qui ne gobent pas d’un seul coup tout ce qu’on leur enseigne dans les cégeps et les universités. Ce sont des gens qui lisent beaucoup, ils font beaucoup de recherches sur internet, ils découvrent une espèce de « contre-discours », un discours dissident. Ils sont en recherche et ils sont intéressés à ce qu’on leur offre un discours différent du « politiquement correct », ce discours qui est aujourd’hui assez étouffant. Vous savez, l’on a parlé de la « Grande Noirceur » de Duplessis, on disait qu’il réprimait la liberté de pensée. Tout cela est complètement faux. Je pense qu’aujourd’hui au Québec, vous avez plus de chances d’avoir des problèmes si vous critiquez ouvertement, par exemple, la politique d’immigration de nos gouvernements, que si vous aviez, en 1950, critiqué Duplessis ou l’Église catholique. Je me demande si la « Grande Noirceur », ce n’est pas aujourd’hui.

Louis Champagne : Je vous remercie beaucoup, Monsieur Dupuis, de votre présence…


AU SUJET DE L’AUTEUR

Jean-Claude Dupuis, Ph.D.

Né en 1961, Jean-Claude Dupuis a étudié au Collège de L’Assomption, au Cégep de Saint-Jérôme, à l’Université de Montréal et à l’Université Laval. Diplômé en histoire, en droit et en pédagogie, il fut procureur de la couronne pendant quelques années avant de faire un mémoire de maîtrise sur L’Action française de Montréal (1917-1928), sous la direction de Pierre Trépanier, et une thèse de doctorat sur Mgr Elzéar-Alexandre Taschereau et le catholicisme libéral au Canada français (1820-1898), sous la codirection de Brigitte Caulier et Nive Voisine. Spécialisé en histoire intellectuelle et religieuse du Québec des XIXe et XXe siècles, boursier du Fonds FCAR et du CRSHC, il a présenté plusieurs communications dans les sociétés savantes et il a publié des articles dans diverses revues, notamment la Revue d’histoire de l’Amérique française, L’Action nationale, Études d’histoire religieuse et Le Sel de la Terre. Il a remporté le Prix Guy-Frégault (1994), décerné par l’Institut d’histoire de l’Amérique française, pour son article sur « La pensée économique de L’Action fran­çaise ».

Jean-Claude Dupuis enseigne présentement l’histoire, la géographie, ainsi que l’éthique et culture religieuse à l’École Sainte-Famille (Lévis), une institution catholique traditionnelle liée à la Fraternité Saint-Pie-X. Il tient une chronique hebdo­madaire sur le site de Campagne Québec-Vie. Ses conférences sont disponibles en ligne sur You Tube.

Se considérant comme un héritier du nationalisme groulxien, l’auteur n’hésite pas à critiquer le bilan de la Révolution tranquille et les valeurs matérialistes du Québec contemporain. En accord avec la doctrine sociale de l’Église, il prône un humanisme chrétien fondé sur l’enracinement national et communautaire dans un esprit d’ouverture aux différenciations culturelles. En tant qu’historien catholique, il entend défendre la mémoire de l’Église, qui est si malhonnêtement discréditée par un certain anticléricalisme médiatique. Résolument hostile au modernisme de Vatican II, il pense qu’il faut « tout instaurer dans le Christ », suivant le mot du pape saint Pie X (Omnia instaurare in Christo).


Du même auteur

(Livres numériques gratuits)

UN COMBAT IDENTITAIRE – L’ACTION FRANÇAISE DE MONTRÉAL
(1917-1928)
Essai
Jean-Claude Dupuis, Ph.D.
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2013, 117 pages.
ISBN 978-2-89612-437-4
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LE CARDINAL TASCHEREAU ET LE CATHOLICISME LIBÉRAL
(1820-1898)
Condensé – Thèse de doctorat
Jean-Claude Dupuis, Ph.D.
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2014, 316 pages.
ISBN 978-2-89612-468-8
Téléchargement gratuit

LE SIÈCLE DE MGR BOURGET
(1840-1960)
Recueil d’essais sur l’histoire
politico-religieuse du Québec
Jean-Claude Dupuis, Ph. D.
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2016, 492 pages.
ISBN 978-2-89612-503-6
Téléchargement gratuit

AU TEMPS DE JEUNE NATION
Les écrits polémiques d’un contre-révolutionnaire tranquille
Jean-Claude Dupuis, Ph. D.
Histoire – Recueil de textes
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2017, 298 pages.
ISBN 978-2-89612-528-9
Téléchargement gratuit

POUR EN FINIR AVEC LE MYTHE DE LA RÉVOLUTION TRANQUILLE
Jean-Claude Dupuis, Ph. D.
Histoire – Recueil d’essais
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2019, 202 pages.
ISBN 978-2-89612-564-7
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Jean-Claude Dupuis, Ph.D. se fera un plaisir de lire et de répondre personnellement à vos courriels.

jeanclaudedupuis@videotron.ca


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Le petit-fils du sorcier, Tome II – Alban à l’abbaye, Littérature Jeunesse, Collection Le Peuple en écriture Pâquerette Béland, Fondation littéraire Fleur de Lys

Données au catalogue

Le petit-fils du sorcier
Tome II – Alban à l’abbaye
Littérature Jeunesse,
Collection Le Peuple en écriture
Pâquerette Béland,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2019, 128 pages.
ISBN 978-2-89612-566-1
Exemplaire papier : 24.95$ (Canada)
Exemplaire numérique (PDF) : 7.00$


PRÉSENTATION

Alban poursuit ses études dans une Abbaye tenue par des Eudistes, avec l’idée de devenir clerc de notaire. Cependant, ses multiples talents attirent l’attention de ses professeurs qui détectent chez lui des dons particuliers et orientent leur enseignement différemment.

En plus de graduer comme architecte, la formation reçue lui permettra de découvrir des voies dont il ne peut encore imaginer l’existence.

Après qu’ils eurent ramassé et replacé les agrès de pêche, Alban s’engagea à la suite de son groupe dans le sentier menant à l’Abbaye. Le soleil perçait à peine les feuillus et le dénivellement du sol les obligeait à gambader.

Il se remémora le sauvetage de Valentin et le contact de son amie Lamurmurante. Sa satisfaction et son bonheur furent rompus par la vue des palissades de l’Abbaye. Il pensa à sa vie entre ces murs et une angoisse tenace le saisit à la gorge. Jamais il ne serait libre de faire n’importe quoi. Sa voie était tracée et il ne pouvait que la suivre. Si au moins, il en avait eu une petite idée !


EXTRAITS

Notes

Aspect historique

Ce livre est une fiction et non un ouvrage historique. Les personnages, sites et évènements relèvent de l’ima­ginaire, y compris les faits concernant les congrégations religieuses. Toute ressemblance ne serait que coïncidence.

Aspect linguistique de l’époque

Mis à part quelques personnages caractérisés par la graphie de leur langage, comme icitte, pis, je vas ou des è transformés en é, j’ai choisi de respecter le conseil de mon institutrice de première année, mademoiselle Desjardins, qui nous répétait souvent : « Le français, ça ne s’écrit pas comme ça se prononce. »

J’ai aussi utilisé des mots du terroir qui décrivent des réalités spécifiques au Québec du XIXe siècle et parfois encore à celui d’aujourd’hui. Vous les retrouverez dans un Lexique à la fin du livre.

CHAPITRE 1

Sainte-Angèle

Toute la famille s’était rassemblée autour d’Alban pour attendre le père Antoine devant la maison du grand-père Charles. Soudain, un garçonnet grimpé sur la clôture cria : « Y’a un attelage qui s’en vient ! »

Pour Alban, c’était le premier pas vers la voie menant à son destin. Cœur battant, il monta dans la voiture et envoya la main à ceux et celles qu’il quittait, dont certaines essuyaient leurs larmes, surtout sa mère et sa grand-mère.

Antoine plaça la malle contenant le trousseau de son récent passager à côté de celles des garçons recueillis en route et il reprit les rênes.

Alban observa ses nouveaux confrères avec intérêt et curiosité. Le plus âgé prit l’initiative des présentations.

— Salut ! Je m’appelle Léo, je suis en deuxième. Lui, c’est mon frère Télesphore. Il commence. On arrive de Mont-Joli.

— Alban de Sayabec, répondit-il. J’entre en pre­mière.

— Moi aussi. Ludger ; je viens de Padoue. Content de te connaître.

Ils se serrèrent la main.

Au lieu de traverser la rivière, le père poursuivit jusqu’à la ferme suivante où il fit monter un dernier garçon, prénommé Alphonse. L’attelage vira et s’engagea sur la traverse à gué pavée de larges pierres plates. Une route caillouteuse montait à travers les arbres aux troncs centenaires.

Alban reconnut chaque détour, prédit l’endroit où ils descendraient de voiture afin d’aider le cheval à gravir un à-pic et sut exactement à quel moment ils avaient atteint la frontière des terres de l’Abbaye. Ils traversèrent une forêt de conifères touffus pendant un demi-mille et débouchèrent devant les grandes portes. Un crucifix de bois rond poli dont le sommet était couronné d’épines sculptées servait de poignée.

Léo alla tirer la corde ; une cloche accrochée au poteau central tinta.

— Bonjour les arrivants ! salua le portier. Je m’appelle Baptiste. Bon séjour chez nous.

— Merci, mon frère, marmonnèrent les deux garçons de Mont-Joli.

Surpris par la haute taille de cet homme et son apparente force musculaire, Alban se retourna pour mieux l’examiner. Il ne ressemble pas à un religieux, pensa-t-il.

La voiture s’arrêta non loin de la chapelle et les élèves reprirent leurs biens. Un frère conduisit l’attelage vers l’écurie.

À pied, ils longèrent l’hostellerie, le réfectoire des visiteurs, puis passèrent sur le sentier recouvert d’un préau menant à leur classe de première.

« Léo, vous savez où se trouve votre classe, n’est-ce pas ? » vérifia Antoine.

— Oui, mon père. Je m’y rends tout de suite. Salut les gars ! On se reverra.

La porte ouvrait sur une salle qui lui avait paru immense lors de sa visite. Une allée centrale séparait les pupitres. Le bureau de l’instituteur devançait une large ardoise noire. Au fond, un poêle à deux corps était relié à une cheminée. Un escalier accoté au mur de droite menait au dortoir.

— Frère Simon ! héla Antoine.

— Je suis là.

Alban l’observa descendre les marches. Il lui sembla qu’il sautillait de l’une à l’autre sans vraiment y poser les pieds.

« Voici donc mes derniers élèves. Ah ! Télesphore de Mont-Joli ; vous vous êtes décidé à venir, vous ne le regretterez pas. » Il examina les autres garçons chacun leur tour. « Alphonse de Sainte-Angèle. Et vous, Ludger de Padoue ? » Il plongea ensuite son regard dans le sien. « Vous devez être le jeune homme de Sayabec ; Alban, c’est bien ça ? »

— Oui, mon frère.

— Vous pouvez dire : frère Simon.

— Bon ! intervint Antoine. Maintenant que les présentations sont faites, je vous laisse.

— Je vous remercie grandement. Les garçons, montez vous installer.

Il fut le dernier à s’engager dans l’escalier, juste avant son futur enseignant. Quand il entra dans le dortoir, il ne restait qu’un lit inoccupé. « Alban » était gravé en grosses lettres sur la tête de bois. À côté, sur l’unique porte de l’armoire, une couronne de laurier entourait son prénom finement ciselé.

C’est bizarre qu’ils aient pris le temps de sculpter ainsi le nom de chaque enfant ; une simple étiquette en papier aurait suffi, réfléchit-il.

Il l’ouvrit ; il découvrit un complet d’école, quatre chemises et un coupe-vent suspendus sur des cintres. Sur la tablette du haut, deux chandails pliés et une casquette portaient son nom brodé sous l’effigie de l’Abbaye, une croix à la tête couronnée d’épines. Comme celle de l’entrée ! Il enfouit ses propres vêtements et sous-vêtements dans les tiroirs et posa sa malle vide et ses chaussures en bas.

— Avez-vous terminé ?

— Oui, frère Simon, fusa de part et d’autre.

— Descendez dans la salle de classe. Je vais vous expliquer les règles de bienséance en usage dans notre Abbaye.

Il se mêla aux autres. Tous semblaient avoir le même âge que lui.

— Hé ! T’as pris ma place, souligna un garçon à Ludger.

— Ah ! Excuse-moi ! J’avais pas remarqué que les pupitres aussi étaient réservés. Il chercha son nom, trouva et s’y assit.

Alban monta l’allée centrale. Il savait où était le sien. Le premier. En avant.


AU SUJET DE L’AUTEURE

Il y longtemps déjà, Pâquerette est née à Sayabec, un village de la Matapédia. Elle fréquenta l’école des Filles de Jésus où des cours de piano lui permirent de découvrir l’amour de la musique. Quand elle entra au secondaire, une autre passion l’attendait, celle de la littérature. Et c’est celle-ci qui influença son choix d’études collégiales.

À la fin de son Cégep, elle décida d’aller sur le marché du travail, un an ou deux, pour enseigner le piano. Une parenthèse qui se solda dix ans plus tard par un retour à l’Université de Rimouski en études littéraires, suivi d’une maîtrise en Bibliothéconomie, à Montréal.

Cette nouvelle profession lui permit de travailler dans des milieux différents (Rimouski, Jonquière, St-Hubert) et l’amena aussi à rencontrer plein de gens intéressants (libraires, éditeurs et bien sûr écrivains).

Mais ce fut surtout la présence continuelle des livres autour d’elle et de tous les mondes qu’ils renferment qui déclen­chèrent son envie d’écrire. Et comme source d’inspiration, rien de mieux que la vallée qui l’a vue grandir et les pays qu’elle a visités.

Elle se mit à la tâche en février 2001 et depuis, l’écri­ture fait partie de son quotidien pour son plus grand plaisir.


COMMUNIQUER AVEC L’AUTEURE

Adresse électronique : paquerettebeland@yahoo.ca


DE LA MÊME AUTEURE

Bien avant la fondation officielle de Sayabec, Martin, le fils aîné d’un moulineur de Sainte-Angèle, épousa Lantine, une native de l’endroit. Avant de compléter sa famille par une petite fille prénommée Blanche, le couple eut un premier enfant, Aldé, suivi deux ans plus tard par Alban. Aldé n’avait pas atteint l’âge de raison que déjà il savait qu’il serait moulineur comme son père et son grand-père paternel. Pour ce qui était d’Alban… Suspecté parce que différent, il niait vigoureusement la rumeur qui l’associait à son autre grand-père, celui qu’on avait qualifié de sorcier. Qui était-il vraiment ? Vous le saurez en lisant ce roman, Alban à Sayabec.

LE PETIT-FILS DU SORCIER

Tome I – Alban à Sayabec
Littérature Jeunesse,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2017, 150 pages.
ISBN 978-2-89612-546-3
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LE CYCLE DE THÉO

Sakpédiak, mission de routine
Premier cycle de Théo
Roman, fantastique,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 2009, 322 pages.
ISBN 978-2-89612-278-3
En savoir plus

À la rencontre d’Ôhn Ké Tou
Deuxième cycle de Théo
Roman, fantastique,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 2009, 322 pages.
ISBN 978-2-89612-278-3
En savoir plus

Les traces d’un dieu
Troisième cycle de Théo
Roman, fantastique,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 2009, 322 pages.
ISBN 978-2-89612-278-3
En savoir plus


LA SAGA DES PRADOV

Tome I – Un héritage envoûtant
Roman, Saga familiale,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 2009, 274 pages.
ISBN 978-2-89612-291-2
En savoir plus

Tome II – Le chant du coucou
Roman, Saga familiale,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 2009, 274 pages.
ISBN 978-2-89612-291-2
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Tome III – Le nid de l’étranger
Roman, Saga familiale,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 2009, 274 pages.
ISBN 978-2-89612-291-2
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Tome IV – Le Roussaillon
Roman, Saga familiale, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2012, 286 pages.
ISBN 978-2-89612-404-6
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LES TROIS VALLÉES
LES CHRONIQUES DE JÉLÉNA

Tome I – Vallée de Flavia
Roman – Série fantastique,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2014, 336 pages.
ISBN 78-2-89612-459-6
En savoir plus

Tome II – Vallée d’Angéla
Roman – Série fantastique,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2015, 416 pages.
ISBN 978-2-89612-471-8
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Tome III – Vallée de Lucia
Roman – Série fantastique,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2015, 460 pages.
ISBN 978-2-89612-493-0
En savoir plus

Tome IV – Magicinum
Roman – Série fantastique,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2016, 448 pages.
ISBN 978-2-89612-521-0
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Agir, essai – philosophie, Endré, Fondation littéraire Fleur de Lys

AGIR
Essai – Philosophie
Endré,
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, Février 2019
134 pages
ISBN 978-2-89612-565-4


PRÉSENTATION

« Agir » est une réflexion engageante sur le temps qui court par l’un de ses contemporains qui se demande s’il est bien de son époque ! Dans son questionnement surgiront entre autres ses préoccupations sur la démocratie, le consumérisme, la laïcité, le pays, le multiculturalisme. Rien de neuf à première vue. Mais à regarder de plus près, l’exposé que l’auteur nous offre ici se présente comme un regard bien différent de ce qui peut nous paraître tomber sous le sens. En fait, il nous propose d’éviter les réponses toutes faites avant de connaître les questions, car elles n’en sont peut-être pas !


TABLE DES MATIÈRES

Introduction

Je ne suis pas

Deux paramètres

Libérer la raison

Le droit

Des religions, des divinités et des hommes

De la démocratie

La quadrature humaine du cercle de vie

Le vivant

La nourriture

L’histoire entre zéro et l’infini

Agir

Être de son temps

Laïcité

Le Pays

Multiculturalisme

Se connaître pour devenir soi ?

Alors l’autre ?

De la pertinence des sages et des modèles

Conclusion

Au sujet de l’auteur

Communiquer avec l’auteur


EXTRAITS

Introduction

L’individualité qui nous occupe tant aujourd’hui est cette réalité qui s’exprime pourvu que chaque individu se donne l’impression d’être seul maître à bord. En fait, c’est même un peu plus : l’individu demande à ses vis-à-vis de se plier à ses exigences au nom de sa liberté, c’est-à-dire de son droit de s’imposer du fait même de sa conscience de son importance de soi à l’égard de soi-même et pour conséquence du fait de n’être pas spontanément et explicitement reconnu dans cette importance par l’autre. L’individualité ne peut s’affirmer si la personne est seule ! Il y a là pour elle quelques soucis.

L’individu évolue dans une communauté ce qui peut lui causer certains drames lorsqu’il n’est pas reconnu, selon lui, à sa juste valeur. Alors en fonction du droit à sa vie, il aura toujours la possibilité d’exiger de son milieu que ce dernier s’adapte, d’autant que le commun, lui, n’a pas d’indi­vidualité, qu’il n’est personne. La communauté se métamor­phose ainsi en une pluralité de cellules psychosociales où les individualités y favorisent leurs semblables. Ces cellules créent un effet de contagion en ce que plus elles sont nom­breuses et plus elles se justifient par leur nombre. Et, plus elles sont nombreuses et moins elles regroupent d’individus. Leur cohésion entre elles repose sur leur puissance à im­poser la subjectivité des individus qui les composent comme fait incontournable dans l’orientation de l’exercice du pouvoir dans la communauté en général. L’individu, adoubé et en­couragé par son appartenance à sa cellule, se prévaut sur toute personne qui ne s’identifie pas à celle-ci. Puisque sa « vérité révélée » à propos de son être ou de son vécu ne peut être remise en question, il va de soi que le droit de vie et de mort est de son côté.

Il y a aussi cette déconstruction du paraître qui exige de l’autre de ne pas se fier à se qu’il voit de l’individu en face de lui, mais à se plier à ce que ce dernier exige comme représentation de lui-même. Ce n’est pas sujet à discussion, tellement que pour l’individu l’évidence de la subjectivité intérieure de son être crée l’évidence de ce qui doit être. Il demande d’être entendu, mais ne partage pas la nécessité d’écouter.

Heureusement, le bonheur sera au bout de l’accom­plissement de l’individualité, celle qui, à toutes fins utiles, est reconnu par les autres, et s’il le faut, leur est imposée. Malheureusement, on comprend ici que le bonheur de l’un dépend du malheur de l’autre, et que chacun, sans toujours se l’avouer, est heureux du malheur de l’autre.

Puis, se présentent souvent ces individualités qui sont celles de la subjectivité d’une personne qui se dit objective et libre dans ses connaissances, ses désirs et ses actions puisqu’elle se situe au « centre » du monde. Ces personnes se le voient confirmer tous les jours, car c’est ainsi que la société les éduque et les invite à penser. Comme ils soutirent des évènements des intentions qui confortent leurs percep­tions d’eux-mêmes, ils sont souvent les premiers individus à signaler qu’ils sont les premiers à avoir dit ce que, dans les faits, tout le monde pensait déjà ! Il y a certainement un bonheur à vivre dans ce climat où chacun n’est pas si mal­heureux puisqu’objectivement conscient que tout est presque parfait en ce monde, vu qu’il y est, qu’il se situe en son centre et parce qu’il lui donne sa raison à sa matérialité.

C’est dans le contexte de ces différentes formes d’individualités qui s’expriment aujourd’hui que ce qui suit commence par un questionnement sur le bonheur de l’être.


Citations


Que puis-je vous dire sinon que je ne suis pas à la recherche du bonheur ?


Nous ne sommes pas uniquement nous-mêmes, mais aussi notre propre environnement.


Dans cette autonomie il y a d’inclus la solitude.


Le philosophe en ce qu’il pense par lui-même recherche bien peu le similaire. Il affectionne le déséquilibre dans le but d’agir librement dans un monde inconstant. C’est dans cet esprit qu’il n’a aucun intérêt pour la pensée dominante parce qu’elle est caractéristiquement envahissante : elle empêche de réfléchir par abus de sentimentalisme, de peur et de culpa­bilité. De plus, la doxa affirme que tout a été dit et qu’en toute magnanimité il ne resterait qu’à chacun d’entre nous d’en con­venir sensément. Voilà pourquoi la quête de sa différence, l’exploration de son altérité sont pour le libre-penseur l’attes­tation et l’affirmation de l’autonomie de l’homme qui réfléchit et agit par lui-même tout en osant confronter ses sentiments et ses idées. Cette ambition d’autonomie concourt à la pluralité des visages sans l’exigence draconienne de l’acceptation du philo­sophe par l’autre et de celle que tous soient libres-penseurs.


AU SUJET DE L’AUTEUR

Né en 1950, formé en philosophie, en écologie humaine et en psychothérapie (Gestalt-thérapie), l’auteur cumule plus de vingt ans d’expérience comme psychothérapeute gestal­tiste en pratique privée, essayiste et philosophe. Il a égale­ment écrit les ouvrages : L’écologie humaine (1985) et Libellé philoso­phique (2008). Au travers de toutes ses activités, il a travaillé en tant qu’intervenant puis gestionnaire pendant de nombreux mandats dans le réseau de la santé et des services sociaux du Québec.

COMMUNIQUER AVEC L’AUTEUR

Adresse de courrier électronique :

endrephilosophe@gmail.com


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La laïcité dévoilée – Redécouvrir la laïcité au-delà de la rectitude multiculturaliste, Essai politique, Jacques Savard, Collection Québec, Fondation littéraire Fleur de Lys

La laïcité dévoilée

Redécouvrir la laïcité au-delà de la rectitude multiculturaliste

Jacques Savard


DONNÉES AU CATALOGUE

La laïcité dévoilée
Redécouvrir la laïcité au-delà de la rectitude multiculturaliste
Essai politique
Jacques Savard
Collection Québec
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, 2019
244 pages
ISBN 978-2-89612-562-3


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PRÉSENTATION

Au Québec, la laïcité, sa raison d’être et ses fondements ont très peu fait l’objet de commentaires, malgré les nombreux débats qui prétendaient en débattre. Elle a été tenue pour acquise et noyée dans l’absolutisme allégué de la liberté de religion et de son délire vestimentaire.

Quelles sont les différences et les similitudes de la laïcité républicaine et de sa contrefaçon dite « ouverte » ? Quel objectif social devraient-elles satisfaire ? Comment s’en acquittent-elles ? Sa forme républicaine est-elle véritablement incompatible avec les chartes ? La laïcité dévoilée répond à ces interrogations. L’auteur revoit attentivement les concepts d’intégration, de multiculturalisme et d’interculturalisme dont il propose une nouvelle définition plus générale et plus réaliste. Il passe aussi en revue les conclusions cruciales du jugement de la Cour suprême sur la prière à Saguenay et s’attarde en particulier à sa définition de la neutralité réelle de l’État.

La laïcité dévoilée décrit une politique basée sur un groupe de valeurs fondamentales établissant un lien organique avec la Charte des droits et libertés et ouvrant la porte à une vision sociale de la laïcité.


DÉDICACE

À tous ceux, jeunes et vieux, à qui on n’a jamais sérieusement expliqué la laïcité.


ÉPIGRAPHE

« La laïcité est donc un cadre juridico-politique qui tient à la nécessité de faire vivre ensemble dans la même société des êtres humains différents par leurs convictions spirituelles : les athées, les agnostiques, et les croyants ».

Henri Peña-Ruiz


TABLE DES MATIÈRES

AVANT-PROPOS

L’impasse

Reconnaissance académique

PARTIE I – LE DIAGNOSTIC

CHAPITRE 1 – Considérations préliminaires

1.1 Une histoire de valeurs et de bien commun

1.2 Les conditions gagnantes

1.3 Prédominance du phénomène religieux

1.4 Un État « tolérant » ou un État « laïque » ?

1.5 Interpénétration des extrêmes

1.6 Libéralisme politique

1.7 De la tolérance à la démission

1.8 Remise en question

CHAPITRE 2 – Gestion de la diversité

2.1 Le multiculturalisme, une religion séculière

2.1.1 Perspectives légales et constitutionnelles

2.1.2 Une vision politique binaire

2.1.3 Les dogmes du multiculturalisme politique

2.1.3 Dérives sociales

2.1.4 Dérives antidémocratiques

2.1.5 Pour l’avenir du débat

2.1.6 Conséquences politiques

2.2 L’interculturalisme, la voie du milieu

2.2.1 Pourquoi choisir l’interculturalisme ?

2.3 Des définitions

2.3.1 Critiques de l’interculturalisme

2.4 À la recherche des valeurs communes

2.4.1 L’intégration

2.4.2 Méthodologie

2.4.3 Recoupements des valeurs

2.4.4 Droits de la dignité humaine

2.4.5 La liberté de conscience

2.4.6 Égalité et justice

2.4.7 Libéralisme politique et démocratie

2.4.8 Les valeurs fondamentales de la Charte fédérale

2.4.9 Conclusion sur les valeurs communes

2.5 La question de l’identité

2.5.1 Le faux débat identitaire

2.5.2 La construction de l’identité commune

CHAPITRE 3 – Évolutions de la laïcité

3.1 Chez nous d’abord

3.1.1 Le réveil du Québec

3.1.2 Le débat qui a déraillé

3.1.3 Le projet de loi 60

3.2 La gestion des religions à l’étranger

3.2.1 Chez les Anglo-saxons

3.2.3 Histoire française

3.3 Critiques des deux archétypes exclusifs

3.3.1 Sécularismes comparés

3.3.2 Division ou mise en commun ?

3.3.3 La laïcité « ouverte »

3.3.4 Pouvoir de sanction et de coercition

CHAPITRE 4 – La Charte des droits, la clé de voûte

4.1 La vision de la Cour suprême

4.2 La liberté de religion

4.2.1 Conscience, croyances et religion

4.2.2 Une liberté de religion construite

4.2.3 La religion subjective

4.3 Des limites à la liberté ?

4.4 Une hiérarchie entre les droits et libertés ?

4.5 L’interprétation de la Charte

4.5.1 Limitations intrinsèques

4.5.2 Une première limitation intrinsèque

4.5.3 Le test « Oakes »

PARTIE II – LE MODÈLE DE VIGILANCE

CHAPITRE 5 – Équilibre des libertés

5.1 L’approche fondamentale

5.2 Les principes généraux

5.2.1 Qu’est-ce que la laïcité ?

5.2.2 La séparation entre églises et État

5.2.3 La neutralité de l’État

5.3 Le nouveau modèle

5.4. Une laïcité établie sur des valeurs

CHAPITRE 6 – L’espace public et l’espace étatique

6.1 L’exercice des droits et libertés dans l’espace public

6.2 Responsabilités laïques

6.3 Le pouvoir législatif

6.4 La laïcité en absence de l’État

6.4.1 Relations entre les citoyens

6.4.2 Licence de discriminer

6.4.3 Discrimination et égalité dans le privé

6.5 Discriminations interreligieuses

PARTIE III – LAÏCITÉ APPLIQUÉE

CHAPITRE 7 – Les vêtements et les signes religieux

7.1 Les signes religieux ostentatoires

7.1.1 La kippa

7.1.2 Le turban

7.1.3 Le voile, ce cas si particulier

CHAPITRE 8 – Les pratiques religieuses  dans la fonction publique

8.1 L’école laïque

8.1.1 Les droits des mineurs

8.1.2 L’école, un environnement si particulier

8.1.3 La liberté de religion des enfants

8.1.4 Enseigner et non endoctriner

8.2 Les écoles confessionnelles

8.3 Les collèges et les universités

8.4 Les soins de santé

8.5 La loi 62

8.6 Discrimination religieuse

8.6.1 À l’égard des personnes

8.6.2 À l’égard des fonctionnaires

8.6.3 À l’égard des groupes identifiables

CHAPITRE 9 – Considérations pour le futur

9.1 Le nouveau paysage

9.2 Défis à rencontrer

9.2.1 Un développement stratégique

9.2.2 Démentir les mensonges multiculturalistes

9.2.3 Proposer une vision claire de la laïcité

CONCLUSION POLITIQUE

ANNEXES

ANNEXE 1 – Ébauche de proclamation d’un régime de laïcité

Charte de la laïcité du Québec

ANNEXE 2 – Notes bibliographiques

AU SUJET DE L’AUTEUR

COMMUNIQUER AVEC L’AUTEUR


EXTRAIT

AVANT-PROPOS

L’impasse

Jusqu’ici, on a présenté aux Québécois deux modèles de laïcité manifestement contradictoires. Les deux ont conduit à des impasses. Pour l’archétype républicain, c’est l’aveuglement du Parti québécois qui l’a détruit en raison d’un projet de loi mal justifié, mal ficelé, incomplet et incohérent, sans parler de son incompétence crasse à le défendre. Intituler sa proposition « Charte des valeurs » présageait déjà du détournement de débat qui allait s’ensuivre. Au lieu de parler de laïcité, de ses principes fondamentaux et de ses objectifs, on a discuté du voile islamique. On l’a allègrement confondu avec la laïcisation, la neutralité, l’identité nationale, l’athéisme, le libertarisme, les caprices culturels, sans oublier, il va sans dire, sa grotesque réduction à un simple code vestimentaire. Les échanges ont vite pris l’allure d’une guerre religieuse. On a démonisé la laïcité en la dépeignant comme un répugnant culte « d’exclusion » recherchant tout simplement l’éviction de la religion de l’espace public ; ses partisans furent réduits à une secte d’adorateurs des esprits maléfiques de l’intolérance, de la xénophobie et de l’islamophobie. Les fanatismes se sont ainsi déchaînés dans leur mode binaire exclusif habituel. Tous n’ont pas été atteints ! Heureusement ! Mais, il y en a tellement eu !

Le pendant glorieux de la diabolique « laïcité républicaine » fut la triomphante « laïcité ouverte » dont les défenseurs, dissimulés sous les voiles de la liberté absolue de religion, n’osaient même pas seulement concevoir l’hypothèse d’un possible questionnement des communautarismes religieux ou des comportements de leurs croyants. Mais le tourbillon de son triomphe initial finira finalement par la mener, elle aussi, à la déchéance. Ce fut une mise à mort magistrale, celle de la « laïcité ouverte ». Elle a été exécutée froidement, méthodiquement, par une Cour suprême unanime qui a déboulonné un à un tous ses phantasmes de neutralité « légère », « ouverte », « inclusive » ou « patrimoniale », pour la laisser sans aucune assise juridique crédible. Après cette répudiation radicale, le Québec se retrouvait en fin de compte à court de modèles tout pensés d’avance. Les deux propositions avancées ont finalement été désavouées. La première par l’étourderie des politiciens, l’autre par la froide analyse des magistrats. Impasse ! Que faire ? Il ne nous reste qu’à nous relever les manches et nous dessiner un modèle bien à nous, à partir de ce qu’il y avait de meilleur dans les deux offres écartées : la liberté, l’égalité et le respect de la dignité humaine.

L’expérience nous a enseigné que les débats entourant la laïcité se résument la plupart du temps à un brassage des mêmes vieux clichés mal définis auxquels on attribue une valeur dogmatique, tout en faisant peu de cas de leur véritable signification. De trop nombreux intervenants ont facilement laissé voir leur maîtrise rudimentaire de ses concepts, de sa nature, de ses principes et de ses objectifs. Pour être vraiment sincère, il faut reconnaître qu’ils requièrent aussi un sérieux dépoussiérage après les campagnes de désinformation qui ont accompagné les initiatives des dernières décennies.

Jusqu’ici, le débat a été pratiqué à un niveau de superficialité intolérable. Il fallait tout revoir à partir des éléments les plus fondamentaux. Tous les postulats devaient être réévalués dans la perspective de la réalité québécoise contemporaine et non en fonction d’un idéal romantique ou d’une tradition mal arrimée aux exigences du 21e siècle. En anticipant une éventuelle reprise du débat, j’ai souhaité creuser le sujet pour lever les ambiguïtés entourant les concepts de la laïcité, de la séparation et de la neutralité de l’État, comme d’ailleurs celui de la liberté de religion. Cet essai présente les conclusions de cet exercice, dégageant, je l’espère, une base théorique propice à l’élaboration d’une compréhension plus affinée de la laïcité répondant mieux ainsi au défi multiculturel contemporain.

Historiquement, sauf de trop rares exceptions, presque tous les systèmes de convictions ont montré une inclination prononcée à dominer et à contrôler la société pour imposer leur vision. En Amérique du Nord, aujourd’hui, les grandes religions traditionnelles ont officiellement renoncé au cléricalisme, à l’exception d’une partie importante du mouvement évangélique américain. L’islam, par contre, ne l’a jamais répudié ; il fait toujours partie intégrante de sa vision politique. Ailleurs, dans certains pays d’Europe ou d’Amérique du Sud, le catholicisme défend encore avec ardeur le contrôle clérical qu’il exerce sur certaines sociétés. Il ne faut donc pas baisser la garde et cesser de s’opposer à cette vision antidémocratique du pouvoir politique qu’est le cléricalisme.

Nous pouvons faire mieux que les anciens modèles exclusifs extrémistes. Nous pouvons concevoir une laïcité fabriquant du commun plutôt que génératrice d’exclusions. C’est à cet objectif qui ne peut être réalisé sans compromis que se consacre cet essai.

Reconnaissance académique

N’étant qu’un penseur « amateur », ne bénéficiant pas de la bénédiction académique autorisant les pensées et les analyses méritoires, il me fallait souligner les multiples points d’ancrage subtilisés chez de nombreux auteurs que j’ai goulûment vampirisés. J’ai employé leurs mots selon mon bon plaisir pour faire avancer mon propos comme un grimpeur improvise son chemin dans la paroi en exploitant ses moindres anfractuosités ; la métaphore elle-même est adaptée de M. Maffesoli. De là, les nombreuses références mouchetant ce travail, en reconnaissance de la contribution de plusieurs auteurs, dont certains trouveront peut-être inappropriée l’intention imposée à leur texte. Au-delà de leur visée originale, ils ont influencé ma réflexion dans la direction exprimée.

« À l’encontre de ces rigides spécialistes, ayant une compréhension des choses de la vie bornée par des scrupules surannés, il vaut mieux rester, en son sens étymologique, un “amateur”. Ouvert à cette aventure qu’est la vie de l’esprit : tout comme la vie tout court. Aux demi-lettrés enclos dans leurs certitudes, préférer la sensibilité théorique sachant unir l’intelligence et le sens de l’expérience. »

(Maffesoli [a], p. 16)

De la philosophie, de la science politique, de la sociologie et du droit, l’auteur de ces lignes n’est ni un professionnel ni un expert, mais un indomptable et assidu amoureux de lecture et de réflexion. Il n’exprime aucune opinion professionnelle, seulement les conclusions personnelles d’un lecteur curieux. Ce travail revendique, pour le citoyen en questionnement, le droit de s’intéresser à des sujets spécialisés et d’en cueillir, comme « amateur », les résultats qui lui semblent s’imposer. Les énoncés de cet essai ne sont que ça : des réflexions d’amateur. Les corporations peuvent se conforter, elles garderont toujours leur pleine capacité d’exercice et d’expression. On connaît l’infaillibilité dont elles savent faire preuve dans leur pratique!

Cet essai suit la progression de l’analyse qui l’a précédé. La première partie explore les deux archétypes de laïcité avec une très brève revue historique, incluant un inventaire de leurs idées maîtresses, de leurs principes opérationnels et des problèmes liés à leur application. Ensuite, un chapitre s’attarde au contexte constitutionnel canadien en revoyant attentivement les décisions pertinentes de la Cour suprême. La seconde partie développe un modèle praticable dans le Québec contemporain et décrit ses valeurs et les conditions nécessaires à sa mise en œuvre. Finalement, la troisième partie traite de certaines situations particulières, de même que de quelques questions devant être prises en compte dans la délivrance du nouveau régime de laïcité anticipé.

AU SUJET DE L’AUTEUR

L’auteur est né à Québec, d’une famille modeste, en novembre 1948, ce qui en fait un baby-boomer de la première vague. Il entreprend des études classiques grâce à une initiative inédite de la Commission scolaire de Québec qui souhaitait favoriser l’accès à ce programme d’études de qualité, alors presque exclusivement réservé à une élite bien nantie. La création des cégeps, en 1966, bouscule ses plans originaux en lui permettant d’obtenir son DEC avec la première cohorte à sortir des collèges, en 1968. Il s’oriente d’abord vers des études en droit. Elles l’occupent pendant trois ans, mais la réévaluation de ses intérêts l’amène à revoir ses orientations. Son insatiable curiosité pour les sciences le ramène rapidement à des études dans ce domaine qui se termineront par l’obtention d’un doctorat en chimie, décerné par l’Université Laval en 1984. Il poursuit des études postdoctorales à Paris et à Ottawa, en plus d’occuper différents postes d’enseignement dans les universités de Paris XIII, de Détroit, d’Ottawa, ainsi qu’à l’Université du Québec à Montréal.

Son expérience universitaire lui donne l’occasion de s’intéresser à la prévention et à la mitigation des accidents impliquant des produits chimiques en milieu de travail. Il devient, en 1988, conseiller en réponse d’urgence à CANUTEC, le « Centre canadien d’urgence transport », de notoriété internationale. Sa familiarité avec les propriétés des produits chimiques et leurs interactions est souvent mise à profit au cours de ses interventions dans des centaines d’accidents de marchandises dangereuses, sur les routes, sur les rails, dans le transport aérien et maritime. Il fut aussi amené à contribuer de manière importante à la rédaction du « Guide des premières mesures d’urgence 1992 », pour lequel le collectif d’auteurs s’est vu attribuer le « Canadian Best-Seller Awards », pour ses 125 000 copies vendues. Ce travail de référence fut plus tard entériné officiellement par l’ALENA pour normaliser, à la grandeur du continent, ses recommandations de réponses aux accidents de marchandises dangereuses.

C’est alors que la Garde côtière canadienne lui demande de prendre en charge le développement de son programme de réponse aux accidents chimiques maritimes. Il a alors l’opportunité de collaborer aux travaux de plusieurs comités techniques internationaux sous l’égide de l’Organisation maritime internationale. Il a ainsi été appelé à présider les activités du comité de rédaction de son « Manual on Chemical Pollution – Section 1 ». En 1998, la Direction générale du transport des marchandises dangereuses, à Transport Canada, lui confie la direction des affaires réglementaires, le groupe responsable de concevoir les amendements aux règlements et à la législation, ainsi que de délivrer les permis prévus à la Loi sur le transport des marchandises dangereuses. Ses responsabilités incluaient en plus la conception des normes réglementaires de fabrication et d’utilisation des conte­nants utilisés pour le transport des marchandises dangereuses. Il restera à ce poste jusqu’à sa retraite de la fonction publique fédérale en 2011.

Membre du mouvement laïque québécois et de l’Association humaniste du Québec, il est intervenu dans le débat entourant le projet de loi 60 du Parti québécois, pour y défendre la conception républicaine de la laïcité.


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Charles Perrault revisité, Nouvelle édition ─ 2021, Essai ─ Étude, Gérard Gélinas, Fondation littéraire Fleur de Lys

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Charles Perrault revisité

Nouvelle édition ─ 2021

Essai ─ Étude

Gérard Gélinas

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, 2021, 1020 pages.

ISBN 978-2-89612-603-3

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PRÉSENTATION

PRÉSENTATION

Qui ne se souvient de la Belle au bois dormant ou du Chat botté ? Le but de cette recherche est d’identifier le sens des huit contes en prose attribués à Charles Perrault sur lequel les critiques ne s’entendent pas. Pour ce faire, l’auteur s’est d’abord penché sur le dossier Perrault dans son ensemble pour repérer, à la lumière des données les plus récentes, les éléments qu’il fallait corriger et ajouter. Le résultat de ce long travail de révision (qui s’adonne à l’analyse détaillée de la biographie de Perrault, notamment en regard de ses trois contes en vers) fait voir que les pistes traditionnelles pour aborder les contes en prose ne sont pas assez solides pour interdire la proposition d’une nouvelle grille de lecture qui tient compte de facteurs qui ont été jusqu’ici généralement négligés et qui, selon les critères courants pour comparer des hypothèses rivales (simplicité, cohérence, pouvoir d’explication, etc.), rend mieux compte que ses concurrentes de toutes les données actuellement disponibles dans cette affaire. Le sous-titre de cet ouvrage pourrait donc être : La révision du dossier Charles Perrault.

TABLE DES MATIÈRES

PPRÉSENTATION 3

AU SUJET DE L’AUTEUR 4

PRÉFACE DE LA DEUXIÈME ÉDITION 5

Un cas de « sommeil dogmatique »? 24

Perrault aujourd’hui 72

Un long début de carrière 82

L’élection à l’Académie française 105

Un commis surchargé 105

Rappel des événements 107

La position de Perrault à l’Académie 110

Annexe : La Peinture 114

Le manuscrit de 1673 145

Un commis épuisé et rumeurs de disgrâce de Colbert ? 145

Louvois et la guerre de Hollande 148

Le changement d’attitude de Colbert 152

De la critique de l’opéra à la louange du siècle de Louis XIV 176

Perrault à la défense du livret de Quinault 180

L’énonciation de la thèse de la supériorité des Modernes 183

Le recueil de 1675 – 1676 204

Les circonstances de publication 204

Le Labyrinthe de Versailles 206

Le prince de Conti et Le Laboureur 215

La deuxième édition de 1676 218

La Querelle des inscriptions 220

Effets de l’ouvrage de Perrault sur sa carrière 223

La fin aux bâtiments 247

L’éloignement face à Colbert 247

La naissance du duc de Bourgogne 249

Autres œuvres de circonstance 250

La séance du 27 janvier 1687 à l’Académie française 260

La fistule de Louis XIV et la célébration de sa guérison 260

L’éclat de Boileau 263

La Fontaine et son Épître à Huet 268

La constitution des partis 270

Suites du siècle de Louis Le Grand 300

Fontenelle : la Digression sur les Anciens et les modernes

et sa candidature à l’Académie 303

La Digression sur les Anciens et les Modernes 305

La réaction de Perrault 308

Les contes en vers 338

Le cadre de la Griselidis de Perrault 338

Le Lettre à M*** en lui envoyant Griselidis 340

Le marquis de Salusses 343

Griselidis 348

Le faux message de la bibliothèque bleue 354

Mlle L’Héritier et la louange de Griselidis 356

Griselidis et la doctrine de l’honnêteté 359

Vérification de notre grille de lecture 360

L’éloquence, le roman et la nouvelle

selon le deuxième tome du Parallèle 364

La deuxième édition de Griselidis accompagnée

du conte de Peau d’Âne 373

Les Souhaits ridicules et la famine de l’hiver 1693 379

Le recueil des trois contes en vers 386

Conclusion 387

Annexe 1 L’obéissance des épouses

selon le Mesnagier de Paris 390

Annexe 2 Les pièges de la préface des contes en vers 392

Annexe 3 Perrault et la doctrine des essences 398

Annexe 4 Examen des hypothèses rivales sur Griselidis 405

La « réconciliation » entre Boileau et Perrault 565

L’intervention d’Arnauld 565

La présentation du Dictionnaire de l’Académie française 573

Les contes en prose 601

Un recueil de « contes de ma mère l’Oye » 602

Titres absurdes 603

Inversions 607

Dissonances 612

Déception des attentes des lecteurs 614

Vides dans les récits 615

Vignettes absurdes 616

Recoupements avec l’Antiquité 617

Récits à contre-courant des mœurs 618

Recoupement de la fiction et de la réalité 620

Inversion d’événements historiques 622

Impossibilités 623

Flottements 624

Illogisme 626

Récits porteurs d’une « morale très sensée »? 628

La dénaturation des contes en prose par les éditeurs 639

Un jeu de salon 646

Discussion des hypothèses rivales 649

Le succès des contes en prose par les conversations

qu’ils génèrent ? 657

L’auteur du recueil 675

Pourquoi Mademoiselle? 683

La dédicace du recueil 704

Extension de notre hypothèse 711

Conclusion 715

Annexe 1 La rivalité entre Perrault et La Fontaine 723

Annexe 2 L’humiliation de l’époux de Mademoiselle 731

Annexe 3 Les hommes illustres 733

Annexe 4 Le fils Perrault 737

Annexe 5 L’abbé de Choisy et Le Petit Chaperon Rouge 748

Annexe 6 Les deux versions des Fées et de Riquet 754

Annexe 7 Les textes du manuscrit de 1695 et de l’édition Barbin 760

Quelle statue pour Charles Perrault ? 994

ÉDITON ÉCOLOGIQUE 1018

ACHEVÉ D’IMPRIMER 1019


EXTRAIT

EXTRAIT

Préface de la deuxième édition – 2021

Ce volume est paru il y a deux ans. Par après, j’ai eu d’autres occupations et j’ai délaissé le dossier Perrault. En révisant mon texte pour cette seconde édition, j’ai tenu compte, lorsque j’ai pu les consulter (pandémie de covid-19 oblige), des documents qu’une recherche sommaire m’a permis d’identifier; l’un d’entre eux sera discuté à la fin de cette préface.

Le présent état du texte diffère peu de la version précédente, sauf que beaucoup de coquilles ont été corrigées et que des réserves ont été apportées à certaines de mes affirmations; des erreurs qui m’ont été rapportées ont été corrigées, mais j’ai aussi renforcé certains de mes arguments.

Après m’être relu, les propositions suivantes me semblent toujours assez solides pour mériter le statut d’hypothèses susceptibles d’engager des pistes de travail fécondes :

—      Le contenu des notes extensives de l’introduction indique que la réception contemporaine des contes attribués à Perrault est l’aboutissement de luttes idéologiques profondes dont doit prendre conscience celui qui cherche à aborder cette œuvre plus prudemment.[i]

—      À l’égal de bien des cadets de son époque, Perrault ne semble pas avoir eu lui-même de plan de carrière. Celle-ci s’est tardivement édifiée peu à peu suite surtout à des interventions externes.

—      Tout laisse croire qu’à la suite, d’une part, du poids écrasant de ses tâches que Colbert ne cessait d’augmenter et, d’autre part, de l’issue incertaine de la rivalité de ce même Colbert avec Louvois, Perrault songea à quitter les Bâtiments et qu’il fit plusieurs tentatives, par le biais de sa production littéraire, pour y parvenir.

—      Après la mort de Colbert, Perrault ne conserva que son poste à l’Aca­démie française où il chercha à se faire un nom par le biais de ses œuvres (notamment en s’essayant à l’épopée où, selon l’opinion générale, tous avaient échoué en France) et en se faisant le chef des Modernes dont il entreprit de défendre la cause en relançant la Querelle des Anciens et des Modernes. Il serait donc pertinent de revenir sur son Saint Paulin et son Adam que l’histoire littéraire a négligés.

—      Griselidis est une œuvre expérimentale par laquelle l’un des objectifs de Perrault est d’obtenir du public (comme le montre la «Lettre à M***» qui l’accompagne) les règles de la «nouvelle» qui n’avaient pas encore été fixées -ce qui, une fois fait, lui aurait permis de voir, parmi celles qui avaient été produites (notamment par des femmes), si le siècle de Louis XIV avait déjà atteint l’excellence dans ce domaine -ce qui aurait été l’occasion pour lui de louer les talents naturels des femmes et de reconnaître ainsi à ses alliées le droit de parole que leur refusaient en général les adeptes des Anciens dans les débats littéraires.

—      Peau d’Âne est un piège : au plus fort de son conflit avec Boileau, Perrault offre une proie facile à son ennemi et espère que les adeptes de Anciens vont enfin mettre fin à leur conspiration du silence en attaquant son conte. Il pourra ensuite retourner contre des œuvres des Anciens ce qui aura été reproché à son texte ─ deuxième objectif qu’avait également Griselidis. La préface des contes en vers est une provocation qui tente d’exciter un peu plus ses opposants.

—      Les Souhaits ridicules publiés au moment où la grande famine de l’hiver 1693-1694 sévissait visent à exonérer le roi de l’ampleur du désastre en laissant entendre que le peuple qui n’est pas capable de se guider par lui-même ne fait qu’empirer les choses par ses initiatives à courte vue. Médailles, devises et gravures ne cessaient de répéter la thèse selon laquelle le jeune Louis XIV avait bien réussi à maîtriser la famine de l’Avènement (1661-1662) grâce aux mesures qu’il avait réussi à faire appliquer. La population était beaucoup moins docile lors de cette deuxième grande famine, de sorte que les mesures prises par le roi n’avaient pas aussi bien réussi suite aux actions spontanées du peuple.

—      Après sa «réconciliation» de surface avec Boileau, Perrault semble avoir peu à peu renoncé à ses attitudes vindicatives antérieures ─ ce qui rend moins plausible l’approche des contes en prose comme un nouveau chapitre dans la Querelle des Anciens et des Modernes.

Aujourd’hui, la façon la plus courante de lire les «Contes de Perrault» est sans doute de le faire en son privé comme on s’y adonne pour un journal ou de les réciter avec ses enfants en les accompagnant de nos commentaires, digressions et remarques après quoi, lorsque leurs séquences répétées de «Pourquoi?» embarrassants nous poussent dans nos derniers retranchements, on peut toujours leur répliquer : « Tu sais, il s’agit de très vieilles histoires; beaucoup de choses qui s’y passent ne se font heureusement plus aujour­d’hui » ou encore : « Ceci est un mensonge qu’a introduit ici l’auteur pour laisser l’occasion aux enfants intelligents comme toi de s’en rendre compte ».

Il est probable que les choses ne se passèrent pas de cette manière avec Mademoiselle à qui le recueil fut dédié. Elle avait 19 ans en 1695 et n’était donc plus une enfant. Il se peut qu’elle ait lu les contes en prose en son privé ou se les ait fait lire par son lecteur attitré, mais si on situe l’ouvrage dans la sociabilité des salons où l’activité la plus appréciée était la pratique de la conversation, voici comment les choses ont dû se passer pour assurer le maximum de plaisir à l’intéressée.

Dans le chapitre sur les contes en prose, nous allons exposer en détails les modalités de la conversation à la fin du XVIIe siècle où étaient prisés les railleries fines, les bons mots, les anecdotes, etc. en autant qu’y régnait d’abord l’improvisation et la spontanéité qui permettaient de confirmer, en acte et sur le vif, les qualités des participants. Puisque la nièce de Louis XIV allait être la dédicataire du recueil des contes en prose, leur contenu doit d’abord être abordé en fonction de ses préoccupations dont les deux princi­pales étaient son mariage qui tardait et la préservation de son titre d’altesse royale dans un environnement fin de siècle en train de se dégrader. Tout comme les thuriféraires de Louis XIV clamaient hyperboliquement que le Roi-Soleil faisait mieux que ce que les fables antiques attribuaient aux  Dieux païens ou aux grands hommes comme Auguste et César, se pourrait-il que cette nièce du roi alimentée par les observations acerbes de sa mère ait estimé que, en fait d’absurdités, le Grand règne déclinant faisait pire, ici et là, que ce que des contes de ma mère l’Oye pouvaient imaginer en aberrations et qu’ils seraient ainsi aptes à refléter la réalité pour qui serait capable de les décrypter au cours de conversations enjouées, d’où ce caractère de dérision qui traverse tout le recueil?[ii] Comme nous le verrons, le biographe de la nièce de Louis XIV prétend que cette dernière était très vive d’esprit et qu’elle allait parfois trop loin pour en faire un défaut chez elle.

Dans ces conditions, on peut envisager que les contes en prose sont, à la demande de Mademoiselle, de la composition de certains de ses salonniers, car il était courant de faire venir dans les salons des hommes (et des femmes) de lettres pour les égayer. Après coup, Mademoiselle (ou ceux qui avaient composé les contes à sa demande) aura souhaité que les récits présentés dans son salon soient rassemblés dans un recueil. Pour ce faire, le fils Perrault fut sollicité puisque Mlle L’Héritier avait fait savoir qu’il était habile pour traduire en style naïf les textes d’autrui -style convenant tout à fait pour des contes parodiant ceux des nourrices. De là serait né le manuscrit de 1695 à partir du premier jet retravaillé du fils Perrault. Après avoir fait publier dans le Mercure galant le premier conte du recueil sous un prête-nom (en le modifiant en conformité avec les pratiques de la revue) pour tester la réaction du public, Mademoiselle décida que le recueil enrichi de trois autres contes pouvait sans danger être publié en le lui dédiant officiellement -heureuse que lui soit enfin adressé un livre, alors qu’elle se sentait délaissée, comparativement aux autres membres de la famille du roi, d’où sa décision de faire publier la version la moins bien réussie des contes et de produire des vignettes peu soignées pour bien manifester en riant, par le biais de ces histoires à dormir debout (contes de ma mère l’Oye), le sentiment d’absur­dité qu’elle éprouvait, mais qui lui avaient permis de briller et de se valoriser lors des conversations qu’ils avaient générées dans son salon.

Ce n’est qu’après avoir terminé le présent volume que je suis tombé par hasard sur le texte d’une conférence sur le blog de Tony Gheeraert qui contient déjà en germe l’hypothèse que Mademoiselle a été «complice» dans cette affaire, sans que soit cependant donné plus de détails sur cette inter­vention de sa part. La priorité de cette piste de travail lui revient donc.[iii]

Un autre document doit être mentionné ici : dans un article mis en ligne au mois d’octobre 2018 et intitulé « Charles Perrault : Histoires ou contes du temps passé avec des moralités (1695-1697), Genèse éditoriale », M. Cyrille François déclare que « le recueil est parfois attribué à Pierre Perrault Darmancour », mais que, « selon l’opinion la plus commune pourtant, l’œuvre serait de Charles Perrault, déjà auteur de quelques contes en vers, ou du moins, le père aurait-il finalisé un travail commencé par le fils. Les compa­raisons présentées ici dévoilent des éléments en faveur de cette hypothèse ». Sans que la chose soit explicitement énoncée, le raisonnement de M. François semble le suivant : dans la mesure où le texte imprimé par Barbin est supé­rieur à celui du manuscrit de 1695, le  père aurait retravaillé en 1697 ce que le fils avait produit deux ans plus tôt.

Après avoir comparé les deux textes, M. François note que « la majorité des transformations entre 1695 et 1697 touche au style des contes et vont dans le sens d’un travail de réécriture visant à atteindre ce style ‘d’une propreté exquise, net, limpide, lumineux’ qu’admirait Gustave Lanson parce qu’il ne s’agit pas d’’un style d’artiste’.[iv] Cette recherche de concision passe par la suppression d’éléments sans doute jugés superflus. Il peut s’agir de certaines précisions qui ne sont pas indispensables à la compréhension de l’histoire. Ainsi dans ‘Les Fées’ : ‘C estoit la mesme fee qui avoit apparu a sa sœur sous l’habit d’une pauvre femme’; ‘cette fille […] ne croyant pas que ce fut la la feé luy dit’; ‘car il faut que chacun soit traité selon son mérite’. […] En parallèle, quelques ajouts viennent souligner des aspects importants de l’histoire ou apporter des commentaires ironiques ».

Commençons par noter que l’éloge de Gustave Lanson sur le style des contes en prose attribués à Perrault porte sur le début du conte Cendrillon dont il n’y a pas de version dans la manuscrit de 1695 et qui fut probable­ment composé par après puisqu’il n’y figure pas.[v] Regardons ensuite les éléments de preuve qu’apporte M. François pour soutenir sa thèse et revenons aux exemples qu’il a pris dans le conte Les Fées où les passages qu’il a mis en gras (et qu’on ne trouve pas dans le texte imprimé par Barbin) seraient, selon lui, des éléments «jugés superflus» en tant que «précisions qui ne sont pas indispensables à la compréhension de l’histoire». Replaçons donc ces extraits dans leur contexte en rapportant le texte où ils se trouvent dans la version de 1695 et dans celle de 1697.

Pour la version de 1695, je redonne la transcription de Jacques Barchilon qui a édité le manuscrit de 1695 :

Elle ne fut pas plustost arriuée a la fontaine, qu’elle vit sortir du bois une dame magnifiquement vestüe qui vint luy demander a boire C estoit la mesme fee qui auoit apparu a sa soeur sous l’habit d’une pauuvre femme mais qui auoit pris la forme d’une Princesse pour voir iusque ou iroit la brutalité de cette fille, qui ne croyant pas que ce fut la la feé dit en grommelant est ce que ie suis venüe icy pour vo. donner a boire? justement on aura apporté un flacon d’argent pour donner a boire a Madame je suis de cet auis, beuuez a mesme si vous voulez vous n’estes guere honneste Mademoiselle luy repondit la feé. Je suis ce que ie suis reprit la brutale et ce n’est pas a vo a me reprimander. Et bien Mademoiselle reprit la feé sans se mettre en colère puis que vous estes si peu ciuile je vous donne pour don (car il faut que chacun soit traité selon son merite, qu’a chaque parole que vous direz il vous sortira de la bouche une couleuure, une grenoüille ou un crapau.

Texte de la deuxième édition Barbin (1697) qui ici est identique à la première sauf pour le mot «même» qui était deux fois écrit «mesme» et «jusqu’où» qui était écrit «jusque où» :

Elle ne fut pas pluftoft arrivée à la fontaine qu’elle vit fortir du bois une Dame magnifiquement veftuë qui vint luy demander à boire, c’eftoit la même Fée qui avoit apparu à fa foeur, mais qui avoit pris l’air & les habits d’une Princesse, pour voir jufqu’où irait la malhon­nefteté de cette fille. Eft-ce que je fuis icy venuë, luy dit cette brutale orgueileufe, pour vous donner à boire, justement j’ai apporté un Flacon d’argent tout exprès pour donner à boire à Madame? J’en fuis d’avis, beuvez à même fi vous voulez. Vous n’eftes guere honnefte, reprit la Fee, fans fe mettre en colère : & bien, puifque vous eftes fi peu obligeante, je vous donne pour don, qu’à chaque parole que vous direz, il vous fortira de la bouche ou un ferpent ou un crapau.

Les deux versions disent que la fée était «magnifiquement vêtue». La version de 1695 ne parle plus de ses habits, mais déclare que cette fée avait pris «la forme d’une Princesse», alors que l’édition Barbin redouble la référence aux habits en disant que la fée «avait pris l’air et les habits d’une Princesse». Est-ce que cette dernière formulation va dans le sens de la «concision» par élimination du «superflu»? Par ailleurs, le manuscrit de 1695 ayant d’abord noté que la fée s’était manifestée à sa sœur sous l’apparence d’une pauvre femme, explique, par parallélisme, qu’en présence de la personne ressemblant à une princesse, Fanchon ne crut pas qu’il s’agissait de la même fée. Christine Noille a montré (et nous y reviendrons plus en détails dans le présent volume) que l’entreprise de justifier ce qu’affirment les récits est une caractéristique fondamentale des contes en prose attribués à Perrault.[vi] C’est ce qui est fait ici dans Les Fées en expliquant pourquoi Fanchon se comporte comme elle le fait avec cette inconnue. La même activité de justification est présente dans le manuscrit de 1695 (mais pas dans l’édition Barbin) sur la raison pour laquelle la fée punit son interlocutrice («il faut que chacun soit traité selon son mérite»). Quand on se penche sur d’autres variantes de ce conte entre le manuscrit de 1695 et le texte de 1697, on constate qu’un très grand nombre d’entre elles concer­nent cette entreprise de justification ignorée dans l’édition Barbin :

-Fanchon qui, ayant été décrite au début du conte comme étant «hautaine», dit pourquoi elle ne veut pas aller à la fontaine : «Il me ferait beau voir répondit la brutale aller à la fontaine avec une cruche à mon bras ou sur ma tête». Fanchon ne veut donc pas être vue par autrui comme étant une domestique. Le manuscrit de 1695 renforce d’ailleurs deux fois ce trait de caractère chez elle en notant (non pas comme dans l’édition Barbin où il est dit qu’«elle prit le plus beau flacon d’argent qui fut dans le logis») qu’elle s’était fait donner ce flacon (comme si le fait de le prendre elle-même était une tâche avilissante). Même chose plus loin : dans la version Barbin, Fanchon avoue à la princesse que c’est elle qui a apporté le flacon («justement j’ai apporté un flacon d’argent tout exprès pour donner à boire à Madame»), alors que, dans le manuscrit de 1695, elle s’exclut de cette tâche manuelle : «justement on aura apporté un flacon d’argent pour donner à boire à Madame».

─  le manuscrit explique pourquoi la mère est si empressée de savoir ce qui s’est produit avec Fanchon à la fontaine : « D’abord que sa Mère l’aperçut revenant de la fontaine, elle courut au-devant d’elle pour voir si elle avait été aussi heureuse que sa sœur. Et bien ma fille lui cria-t-elle». La version Barbin est beaucoup moins vivante : »D’abord que sa mère l’aperçut, elle lui cria : Hé bien ma fille!».

─  le manuscrit de 1695 rapporte que le fils du roi s’était égaré et, s’étant approché de l’héroïne en lui demandant pourquoi elle pleurait, celle-ci lui répondit : «hélas monsieur dit-elle car elle ne savait pas que ce fut le fils du Roi, je suis une pauvre malheureuse que sa mère a chassée de chez elle». Le conte prétend être au service de l’honnêteté et des douces paroles, alors que l’héroïne fait ici un impair en appelant «Monsieur» le fils du roi. Il faut donc trouver une cause à l’erreur de la fille (à savoir qu’«elle ne savait pas que ce fut le fils du Roi» -passage absent de l’édition Barbin), sinon elle pourrait passer aux yeux du fils du roi pour une malpolie que sa mère a sans doute eu raison de chasser du logis. Cette ignorance est tout à fait crédible si le fils du roi s’était «égaré», comme l’affirme le manuscrit de 1695, mais le haut rang du nouveau venu devait être évident si le fils du roi «revenait de la chasse» (avec toute sa suite) comme l’affirme l’édition Barbin. Par ailleurs, le manuscrit de 1695 fait pleurer l’héroïne avant que le fils du roi, à qui elle «paraissait si affligée», lui demande pour­quoi elle le faisait. Enfin, nous sommes dans un contes de fées; or, dans ce type de récits, les personnages sont habitués au merveilleux (par exemple, personne ne s’étonne de voir, dans la Belle au bois dormant, la fée «arriver dans un chariot de feu traîné par des dragons»); dès lors qu’y a-t-il de si étonnant pour le fils du roi dans le fait que l’héroïne crache des diamants et des perles? La justification apportée par le manuscrit de 1695 est qu’il s’agissait d’une «merveille dont on n’avait jamais ouï parler» et que c’est pour cette raison qu’il «la pria de lui dire d’où venait cette merveille».

─  le manuscrit de 1695 nous précise quel fut le point de rupture qui fit que cette mère qui «n’aimait que sa propre fille» bien qu’elle soit, comme elle, «très hautaine et très fâcheuse» en vint finalement à la rejeter : «elle se fit tellement haïr et regarder avec horreur à cause des vilaines bêtes qui lui sortaient de sa bouche toutes les fois qu’elle parlait que sa propre mère ne pouvait la souffrir et la chassa honteusement»; l’édition Barbin se contente de dire qu’«elle se fit tant haïr, que sa propre mère la chassa de chez elle» sans qu’on sache si c’est parce que le mauvais caractère de Fanchon avait empiré suite au beau mariage de sa soeur ou à cause qu’elle crachait de vilaines bêtes. Le manuscrit de 1695 lève de façon «nette et limpide» cette ambiguïté qui aurait pu agacer M. Lanson. Ce souci du détail n’est-il pas d’ailleurs tout à fait pertinent dans un recueil qui prétend s’adresser à des enfants encore dépourvus de raison pour les former?

L’extrait de Cendrillon que cite Lanson contient la longue description des sévices que subit l’héroïne, mais cette énumération était précédée de la raison pour laquelle sa belle-mère agissait de la sorte : «elle ne put souffrir les bonnes qualités de cette jeune enfant, qui rendaient ses filles encore plus haïssables».[vii] On y trouve également l’explication indirecte du comportement étrange de ce gentilhomme ayant vécu avec une femme douce et bonne de qui il eut une fille de même nature et qui, une fois veuf, épouse éton­namment une femme hautaine et fière ayant deux filles à son image; le texte laisse entendre que cette veuve avait bien caché son jeu avant de se marier avec ce noble : «les noces ne furent pas plus tôt faites, que la belle-mère fit éclater sa mauvaise humeur». La citation de Lanson contient elle-même quatre justifications : on apprend pourquoi Cendrillon ne se plaignait pas à son père et pourquoi son père l’aurait grondée si elle l’avait fait : «La pauvre fille souffrait tout avec patience, et n’osait s’en plaindre à son père qui l’aurait grondée, parce que sa femme le gouvernait entièrement». De plus, on apprend la raison pour laquelle elle était communément appelée Cucendron dans le logis : c’est parce que, «lorsqu’elle avait fait son ouvrage, elle s’allait mettre au coin de la cheminée, et s’asseoir dans les cendres», mais on apprend également pourquoi une de ses demi-sœurs ne lui attribuait pas ce nom : «la cadette, qui n’était pas si malhonnête que son aînée, l’appelait Cendrillon». Sont-ce de telles précisions qui contribuent à ce style «’net, limpide, lumineux’ qu’admirait tant Gustave Lanson» dont se sont enrichies à plusieurs reprises Les Fées dans le manuscrit de 1695? Dans ce contexte, n’est-ce pas une qualité du manuscrit de 1695 de préciser que le prince et l’héroïne se sont mariés «peu de jours après» qu’elle fut présentée au roi -ce qui montre que le charme de la nouvelle venue sur le roi fut rapide, alors que l’indétermination sur le moment de leur mariage dans l’édition Barbin ne met pas bien en relief la puissance attribuée aux richesses et aux douces paroles qui sont de véritables fées, selon la moralité du conte en lien avec son titre, qui ouvriraient toutes les portes? À l’inverse l’indétermination dans le manuscrit de 1695 sur le sort de Fanchon après avoir été chassée de chez sa mère («on dit qu’elle alla mourir malheureu­sement au coin d’un buisson»), n’est-elle pas préférable à l’affirmation de l’édition Barbin à l’effet qu’«elle alla mourir au coin d’un bois», car quelqu’un qui, comme M. Lanson, aime la netteté et la limpidité, pourrait être à nouveau agacé en se demandant : comment le narrateur peut-il savoir ce qu’il est réellement arrivé à cette fille et, s’il a été témoin direct de sa détresse, pourquoi ne lui est-il pas venu en aide et a-t-il agi comme tous ceux qui la rejetèrent («après avoir bien couru sans trouver personne qui voulût la recevoir») puisqu’il se présente comme un guide moral (porteur de la doctrine chrétienne, ajou­teraient Soriano et Zuber)? De plus, n’était-il pas pertinent que nous soit donné dans le récit un exemple de la «brutalité» (manuscrit de 1695) ou de la «méchanceté» (édition Barbin) de Fanchon? C’est ce que fait clairement le manuscrit de 1695 : « Vous n’êtes guère honnête Mademoiselle, lui répondit la fée [après s’est fait dire par Fanchon qu’elle pouvait boire toute seule à la fontaine]. Je suis ce que je suis reprit la brutale et ce n’est pas à vous de me réprimander ». Dans la société d’ordres de l’Ancien régime, pouvait-on ainsi parler à une dame qui était, apparemment, une princesse? Voilà une bonne grosse faute dont la punition exemplaire allait de soi selon les mœurs de l’époque.

Ajoutons encore que si, selon M. François, l’ajout de commentaires ironiques est une qualité, la version des Fées du manuscrit de 1695 en contient un qu’ignore l’édition Barbin : quand Fanchon revient de la fontaine et que sa mère accourt en lui demandant : «Et bien ma fille», celle-ci lui réplique sur un ton narquois : « Et bien ma mère? répondit la fille mal apprise en jetant par la bouche deux couleuvres et deux crapauds il était bien nécessaire de m’envoyer si loin, et alors autres crapauds, autres couleuvres ».

Alors que M. François salue ce que l’édition Barbin ne retient pas du manuscrit de 1695, mais qui m’a semblé tout  fait pertinent, il se sert à nouveau de la distinction entre le nécessaire et le superflu pour goûter ce que l’édition Barbin ajoute au manuscrit de 1695 : par exemple, l’indication de la précision que les femmes mortes que la nouvelle épouse de Barbe bleue voit dans le petit cabinet interdit sont celles qu’il avait autrefois mariées, puis égorgées. De même, M. François apprécie la raison pour laquelle la clef qui était fée ne pouvait être nettoyée : « quand on ôtait le sang d’un côté, il revenait de l’autre ». Il aime également une précision qui met mieux en relief le côté rusé du Chat botté : après avoir entendu son maître déclarer que, quand il sera à bout de ressources, il mangerait son chat et ferait un manchon de sa peau, l’animal fit semblant de n’avoir rien entendu et dit à son maître « d’un air posé et sérieux, ne vous affligez point ». Enfin, M. François salue la deuxième raison avancée dans l’édition Barbin pour expliquer pourquoi la fille du roi «devint amoureuse à la folie» du fils du meunier : outre la mention dans les deux versions que les nouveaux habits qu’il venait de recevoir avaient rehaussé le fait qu’il «était beau et bien fait de sa personne [très bien fait de sa personne, dit le manuscrit de 1695] », l’édition Barbin ajoute l’initiative du fils du meunier de jeter « deux ou trois regards fort respectueux, et un peu tendres » à la fille du roi. On notera cependant que cette initiative du fils du meunier ne cadre pas du tout avec le caractère complètement passif du personnage dans le récit, pas plus qu’avec la deuxième moralité du conte qui se limite à souligner ce que « l’habit, la mine et la jeunesse » sont capables de faire pour se faire « regarder avec des yeux mourans ».

Le manuscrit de 1695 et le texte publié par Barbin ont, sur la question des justifications fournies par l’auteur aux déclarations de la conteuse, des mouvements parfois opposés : une version en contient plus à un endroit, alors que c’est l’autre version qui est supérieure sur ce point à un autre endroit mais, pour le conte Les Fées, le manuscrit de 1695 est, au total, sur cette question plus riche.

Pour les autres arguments de M. François qui portent sur l’orthographe ou le déplacement de mots, il y a tellement d’incohérences, même entre les deux éditions Barbin ─ surtout que la deuxième est partiellement un patchwork de la première sur lequel a travaillé une main inconnue comme l’a montré M. Volker Schröder dans sa communication « Les Contes de Perrault dans tous leurs états » (consultable en ligne) ─ qu’il est difficile de tirer des conclusions, d’autant plus que M. François reconnait lui-même qu’« on trouve bien des contre-exemples » ici.

Au total, je suis encore convaincu que le texte publié par Barbin est la version primitive des contes et que, globalement, le manuscrit de 1695 offre des versions supérieures des cinq premiers contes, le texte de la Belle au bois dormant publié par le Mercure galant en 1696 étant, selon moi, meilleur que les deux autres. Les contes en prose sont traversés par deux forces contradictoires : l’une tend à raffermir la cohérence des récits, alors que l’autre s’active à faire émerger des dissonances et des éléments illo­giques, comme les pantoufles de verre de Cendrillon. N’est-ce pas là un procédé subtil d’écartèlement pour les rendre encore plus absurdes et en faire ainsi de véritables contes de ma mère l’Oye, c’est-à-dire des histoires à dormir debout? Les variantes entre le manuscrit de 1695 et le texte Barbin sont certainement en lien avec le choix du dosage de ces deux forces opposées retenu par l’une et l’autre version. Même la deuxième édition Barbin fut travaillée par une main inconnue, de sorte qu’il est difficile de savoir qui a fait quoi au sujet de ces variantes. Comment établir que c’est Charles Perrault qui a apporté des corrections aux textes du recueil?

L’hypothèse que nous avons formulée plus haut avance que des individus qui fréquentaient le salon de Mademoiselle ont composé des contes à sa demande. Ceux-ci ont ensuite remis leurs textes au fils Perrault qui les a reformulés et uniformisés dans son style naïf. C’est cette version qui aurait été publiée par Barbin, mais celle-ci avait été retravaillée (par qui?) avant d’être transcrite dans le manuscrit de 1695 remis à Mademoiselle. Le texte de la Belle au bois dormant paru dans le Mercure galant semble avoir été enrichi et corrigé à partir des deux versions antérieures. Par exemple, il retient la précision du manuscrit de 1695 (qui ne figure pas dans l’édition Barbin) que tout le personnel du château qui s’était éveillé en même temps que la princesse mourait de faim, car « il y avait longtemps qu’ils n’avaient mangé »[viii]; à l’inverse est préférée la formule Barbin à l’effet, qu’après la mort de son père, le prince alla chercher « la reine sa femme dans son château. On lui fit une entrée magnifique, etc. », alors que le manuscrit de 1695 réduit ce segment à : « sa femme qui fit son entrée magnifique etc. ».

Une remarque pour finir : l’avenir des contes en prose attribués à Perrault s’annonce peut-être sombre, car ils ne sont pas bien reçus par ceux qui leur reprochent d’entretenir certains stéréotypes : le mariage hétérosexuel, l’image de la femme vulnérable et passive dont le trait principal serait la beauté, l’arrivisme social, l’importance accordée aux richesses, etc. Ils pourraient même tomber sous le coup de l’appropriation culturelle dans la mesure où ils auraient une origine étrangère. Ces contes du XVIIe siècle, nous dit-on, ne correspondent plus sous plusieurs aspects à la société actuelle et préparent donc mal les enfants à la réalité qui les attend : minorités visibles et sexuelles, questions environnementales et de racisme, libéralisation des mœurs, importance accordée à la dignité humaine et aux droits de l’homme, etc. Tout comme on déboulonne sur la place publique de plus en plus de statues consacrant un passé à mettre derrière nous, ajoute-t-on, ces vieux contes en prose ne doivent-ils pas quitter pour de bon la chambre des enfants ou les bibliothèques des garderies et des écoles primaires comme cela a d’ailleurs commencé à se faire?[ix] Les contes en prose attribués à Perrault sont donc l’objet d’une nouvelle bataille idéologique dont les effets se feront sentir sur les prochaines générations qui ne se limiteront peut-être pas à les adapter aux modes du temps comme cela s’est fait depuis leur parution.

[i] Je viens de terminer la lecture de l’ouvrage Analyse juridique des contes de fées sous la direction de Marine Ranouil et de Nicolas Dissaux (Paris, Dalloz, 2018) dont la première ligne déclare qu’«il faut toujours se médier des a priori et éviter de se fonder sur des données admises avant toute expérience». Ainsi, pour ne prendre qu’un exemple, en regard de la situation de départ dans Cendrillon, «à l’époque, rien n’était absolument anormal d’un point de vue sociologique et légal. […] En définitive, le sort de Cendrillon n’est illégal ou injuste qu’à l’aune de nos valeurs actuelles où l’enfant est roi et ‘le droit de la famille devenu pédocentrique’» (pp. 361 et 364). À l’inverse, «deux puissants ressorts du conte de Cendrillon relèvent de la pure chimère pour l’époque : l’absence d’autorité maritale du père de Cendrillon et le mariage d’amour de Cendrillon avec le Prince sans, de surcroît, l’autorisation de son père» (p. 364). Au moins deux possibilités d’interprétation sont ici possibles : ou bien l’auteur a fait suivre une situation apparemment normale à son époque par une autre qui relève de la «pure chimère» pour créer une histoire à dormir debout, à savoir un conte de ma mère l’Oye comme l’indique l’affiche dans le frontispice du recueil, ou bien l’auteur a indiqué deux des conditions qui seraient nécessaires pour libérer Cendrillon du piège familial (la suppression de l’autorité du père permettant à l’enfant de choisir lui-même son conjoint et le mariage d’amour servant de garantie contre un nouvel enfermement familial). L’auteur opte pour la deuxième option sans même considérer l’éventualité de la première et voit dans les deux versions de ce conte (Perrault et Grimm) «une incitation à la réforme du droit de la part des auteurs de Cendrillon. […] Finalement, Perrault et Grimm avaient une vision éminemment moderne de la famille, voire avant-gardiste, puisqu’ils font fi de l’autorité maritale et parentale. […] En un mot, le décor planté par ces auteurs de Cendrillon est en net décalage avec le droit de l’époque. Ces discordances permettent justement de réunir toutes les circonstances nécessaires à la libération de Cendrillon en dehors de sa famille» (pp. 361 et 367). Les standards méthodologiques de prudence ayant été placés très haut au début du volume, y a-t-il eu ici témérité poussée encore plus loin en étendant cette thèse à l’ensemble des contes en général : «Le droit qui irrigue les contes n’est pas exactement celui de l’époque à laquelle il est écrit : c’est un droit amélioré, idéalisé, voire fantasmé. […] Contrairement à ce qui saisit d’emblée le lecteur, à beaucoup d’égards, les contes sont souvent en avance sur leur temps : ils suggèrent une évolution du droit. Ils effleurent un droit sublimé» (pp. XV-XVI) )? Pourtant, de tels propos affirmés avec autant d’assurance étonnent, pour s’en tenir à Cendrillon, si on admet comme le fait ce volume, d’une part, que Charles Perrault est l’auteur de ce conte (ce qui a souvent été contesté, tout comme l’idée que les contes en prose qui sont traditionnellement rattachés à son nom avaient une finalité morale), et, d’autre part, qu’il avait les conceptions avant-gardistes qu’on lui prête ici sur la famille, car il les a bien mal appliquées avec sa propre fille qui, recours aux tribunaux en sus, se plaint, le 7 novembre 1699 (donc après la publication de Cendrillon qui est de 1697), de l’autorité de son père et des mauvais traitements qu’il lui fait subir en l’enfermant depuis un mois et en l’empêchant de voir qui que ce soit, avant de se retrouver dans un couvent en attendant de signer son contrat de mariage le 7 septembre de l’année suivante (voir le blog de Volker Schröder de l’université Princeton sur Marie-Madeleine Perrault).

[ii] Cet écart entre l’apparence et la réalité poussé jusqu’à leur caricature réciproque est manifeste dans les trois moments du dessin de Thackeray s’inspirant du portrait de Louis XIV en costume de sacre réalisé par Rigaud en 1701 alors que le roi avait 63 ans. Dans un premier temps, Thackeray montre le mannequin de bois supportant le costume et la perruque que le roi portera dans le tableau de Rigaud, mais tous ces articles sont placés dans la même position qu’ils apparaîtront dans le tableau de Rigaud; autrement dit, on voit la même chose que dans le tableau de Rigaud, sauf que la personne de Louis XIV n’est pas présente ici. Puis vient un dessin de Louis XIV en habit ordinaire : il est chauve, bedonnant, petit et muni d’une canne de vieillard; bref, c’est un vieil homme chétif qui, dans la troisième image, est introduit à l’intérieur des vêtements de la première illustration et qui, du coup, fait voir le roi splendide que Rigaud a peint : du fait de la perruque et de ses talons hauts, le roi est maintenant plus grand, la canne est remplacée par le sceptre et son ventre est dissimulé par l’ample manteau du sacre. Les observateurs ont estimé que les jambes du roi dans le tableau de Rigaud ne s’harmonisaient pas avec la figure vieillie du monarque et ont conclu que le peintre avait plutôt ici reproduit celles de Louis XIV en jeune danseur de 1670 du tableau de Henri de Gissey (voir Myriam Tsilounas, «De la gloire à l’émotion : Louis XIV en costume de sacre par Hyacinthe Rigaud», Société et représentations, 2008-2, no 26, pp. 57-70).

[iii] «Les Histoires ou contes du temps passé de Charles Perrault (1697) : De la boutade à la méprise» (mars 2013). L’auteur soutient comme moi que les contes en prose sont une somme de négligences et d’absurdités voulues, mais en les rattachant à Perrault, il leur fixe un objectif qui me semble peu probable : étaler toute la bassesse des contes populaires pour mieux mettre en relief les réussites de celles qui ont retravaillé ce matériel pour le rendre digne du Grand Siècle (Mlle L’Héritier, Mme d’Aulnoy et Mme de Murat). Si tel avait été le but de Perrault pourquoi n’a-t-il pas répliqué aux attaques des Entretiens sur les contes de fées de l’abbé de Villiers en 1699 qui s’en prenait à fond de train (tout en écorchant au passage Perrault et son fils) aux qualités d’écriture des conteuses en qui il voyait l’incarnation du «mauvais goût»? D’ailleurs pourquoi ne l’ont-elles pas fait elles-mêmes, à commencer par Mlle L’Héritier qui était la moins sujette de correspondre à ce que dénonçait l’abbé de Villiers, notamment l’absence d’instruction morale dans les contes de fées, car même si la morale qu’elle met de l’avant n’est pas spécifiquement chrétienne, l’abbé de Villiers ne pouvait désapprouver les appels à la prudence et à l’honnêteté que Mlle L’Héritier ne cesse de multiplier dans ses contes? Bien sûr, à la fin de sa lettre à Mme D. G** (1695), Mlle L’Héritier déclare ne pas s’intéresser à ceux qui critiqueront ses textes en ayant un esprit d’écolier à courte vue qui ne saisit pas ce qu’est la «naïveté bien entendue», mais il s’agissait ici de la cause des femmes qu’elle avait toujours soutenue qui était attaquée. L’occasion de le faire ne s’offrit-elle pas d’elle-même lorsqu’elle publia en 1705 d’autres contes de fées insérés dans sa Tour ténébreuse? Une première occasion s’était déjà offerte en 1702 dans son Apothéose de Mlle de Scudéry où elle déclare que «la France voit d’illustres dames qui, par de pompeuses odes, de tendres élégies, d’ingénieux romans, et par mille autres sortes d’agréables et savants ouvrages, font éclater la beauté de leur génie, et la délicatesse de leur esprit»?

[iv] Voici ce qu’entend Lanson, en prose, par «style d’artiste» et ce qui est son contraire : «Que faut-il pour qu’on puisse parler de prose artistique et, en un sens restreint et précis, d’un art de la prose? Il faut qu’on traite les mots de la prose comme on traite les mots des vers. […] Il y a donc une prose d’art et, par conséquent, un art de la pose dont la fin propre […] est le développement des valeurs esthétiques des mots. […] Voici plus encore : il y a un art fait de renoncement à l’art. Il y a une prose exacte qui devient belle par le refus des moyens qui produisent la beauté formelle : elle a l’élégance géométrique de l’exactitude, elle donne à l’esprit cette sensation d’art que peut procurer l’abjuration décidée de toute intention esthétique. La nudité esthétique, sévère ou légère, à un certain degré, reprend une valeur esthétique» (L’Art de la prose. Paris, Librairie des Annales politiques et littéraires, 2e éd., 1909, pp. 11, 15 et 17).

[v] Fort de l’expérience acquise lors de la rédaction des cinq premiers contes du futur recueil et de leur correction pour le manuscrit de 1695, il n’est pas surprenant que le commencement de Cendrillon qui reprend le début des Fées dans la version du manuscrit de 1695 améliore en trois endroits ce dont il s’est inspiré : premièrement, il explique, comme nous le verrons plus loin, comment un mariage aussi dépareillé fut possible entre ce gentilhomme veuf et cette veuve désagréable; deuxièmement, il explicite pourquoi la nouvelle mariée détestait la fille de son époux, et troisièmement, il élimine une contradiction apparente : si la vilaine fille est «très hautaine et très fâcheuse» comme sa mère, comment pouvait-elle n’avoir rien d’autre à faire que de «faire ou de recevoir des visites l’après dîner»? Qui aurait voulu l’inviter ou aller chez elle?

[vi] «Dans les Histoires ou contes du temps passé, le rapport du narrateur à son récit n’est pas celui du témoin d’une histoire ni du rapporteur d’une tradition, mais celui de l’interprète, et plus exactement de l’interprète justificateur» («Portrait du conteur en interprète : la leçon de Perrault», in Nicolas Gorreard, Vincent Ferré & Anne Teulade [Éds], L’Herméneutique fictionnalisée : quand l’interprétation s’invite dans la fiction. Paris, Garnier, 2014, p. 55).

[vii] Comme déjà indiqué à la note 5, sans qu’on sache ce qui a pu amener un changement aussi important, le début des Fées dans le manuscrit de 1695 est très différent de celui de la version imprimée par Barbin. Le texte de 1697 donne une autre explication du comportement de la mère qui, devenue veuve, a ici deux filles : «comme on aime naturellement son semblable, cette mère était folle de sa fille aînée [qui «lui ressemblait si fort et d’humeur et de visage que, qui la voyait, voyait la mère»] et en même temps avait une aversion effroyable pour la cadette». Ce début est marqué par l’absurdité : la mère et l’ainée sont décrites comme étant «toutes deux si désagréables et si orgueilleuses qu’on ne pouvait vivre avec elles», mais cette mère aimait quand même son aînée parce qu’elle a les mêmes défauts qu’elle, notamment l’orgueil que le Dictionnaire de l’Académie française (1694) définit comme suit : «Vanité, présomption, opinion trop avantageuse de soi-même par laquelle on se préfère aux autres». Dès lors, comment deux orgueilleuses pourraient-elles s’endurer mutuellement? D’ailleurs cette justification (le semblable aimant son semblable) fait redondance avec cette mère qui, dans le Petit Poucet, préfère son aîné parce qu’il est roux comme elle. Notons enfin que la bonne fille hérite ici d’une qualité de son père qui était traditionnellement rattachée à la nature féminine : la douceur -ce qui n’est pas le cas dans la version des Fées du manuscrit de 1695 et de son transfert dans Cendrillon, car notre veuve s’était unie à un veuf ayant une fille qui avait hérité de la douceur de sa défunte mère.

[viii] Notons que, sur la base du processus de justification à l’œuvre à l’intérieur des contes attribués à Perrault dont il a été question plus haut, le manuscrit de 1695 et le Mercure galant ont eu raison d’ajouter la précision qu’il «y avait longtemps qu’ils n’avaient pas mangé», car ce détail complète la phrase suivante : «Cependant tout le palais s’était réveillé en même temps que la princesse; chacun songeait à faire sa charge, et comme ils n’étaient pas tous amoureux, ils mouraient de faim, il y avait longtemps qu’il n’avaient mangé». Il est souvent répété que les amants ne vivent que d’amour et d’eau fraîche, mais puisque tous les membres du personnel du château n’étaient pas amoureux, il faut expliquer pourquoi ceux-ci avaient faim : c’est parce qu’il y avait longtemps (cent ans!) qu’ils n’avaient pas mangé! Nous avons ici un bel exemple du double jeu où une explication logique est accompagnée d’une impossibilité. Ajoutons en passant que l’édition Barbin écrit que «tout le palais s’était réveillé avec la princesse»; selon les définitions des dictionnaires de Furetière et de l’Académie française (1694), l’utilisation du terme «avec» est acceptable dans son sens général («marque quelque assemblage, liaison, suite, connexité ou dépendance de quelque chose», dit le premier; «sert à marquer toute sorte de société, d’union, d’assemblage», déclare le second), mais Gustave Lanson «net» et «limpide» en ayant «l’élégance géométrique de l’exactitude» n’aurait-il pas préféré, pour marquer ce qui est ici une liaison temporelle, la formulation plus précise retenue par le manuscrit de 1695 et le Mercure galant qui écrivent que «tout le palais s’était réveillé en même temps que la princesse»?

[ix] «Plusieurs écoles de Barcelone viennent de supprimer 200 livres de leur collection, dont la Belle au bois dormant et le Petit Chaperon rouge, jugés ‘stéréotypants et sexistes’. Une purge représentant un tiers de leur catalogue qui est un inquiétant premier pas» (Olivier Babeau, FigaroVox, 23 avril 2019). Une enquête réalisée auprès de 2,000 parents en 2018 par musicMagpie révèle que 16% d’entre eux interdisent à leurs enfants certains contes de fées (le baiser du prince donné à la Belle au bois dormant sans son consentement semble un problème majeur, selon l’avocate Sarah Hall, même si cet épisode ne figure pas dans la version de Perrault) et qu’au total un parent sur quatre modifie en cours de lecture les contes qu’ils présentent à leurs enfants. D’un autre côté, dans le cadre de la campagne pour combattre le sexisme en France, il est suggéré de présenter aux enfants «seize livres pour combattre les stéréotypes dans les contes de fées» (Julie Falcoz, Madame Figaro, 28 octobre 2016).


AU SUJET DE L’AUTEURE

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Gérard Gélinas

Enseignant montréalais au niveau collégial durant plus de trente-cinq ans et maintenant à la retraite. A publié en 2004 aux éditions parisiennes Imago une Enquête sur les Contes de Perrault. Lauréat du prix du meilleur article inédit de l’Institut international Charles Perrault en 2008, l’article intitulé « Le blog des jeunes perraltistes » parut dans les Cahiers robinson (2009, no 25, pp. 159-172). Cette revue publia également l’année suivante « Le chat débotté » (no 27, pp. 157-170). Ont paru dans les Papers on French Seventeenth Century Literature « De quel type d’amour les contes de Mme d’Aulnoy font-ils la promotion? » (2007, no 66, pp.181-219), « Du nouveau dans le dossier Perrault » (en collaboration avec Monique Brosseau, 2009, no 70, pp.267-276) et « Un autre regard sur les contes de Perrault » (2011, no 74, pp. 185-217).


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L’étreinte du papillon, roman Jeunesse, Diane Jalbert Labelle, Fondation littéraire Fleur de Lys

L’étreinte du papillon

Roman

Diane Jalbert Labelle

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, 2018.

ISBN 978-2-89612-557-9

Exemplaire numérique ePUB : 7.00$


PRÉSENTATION

J’ignorais que le corps pouvait contenir autant de larmes. En fait, l’être humain est un océan.

Pendant que la vie change de cap vers une destination encore inconnue, dans sa tête le soleil éclate en mille fragments de poussière de larmes. Au cœur d’un dimanche maussade où les nuages hachuraient grossièrement le ciel dont les lueurs d’été s’estompaient graduellement, la nouvelle s’est répandue, comme une gifle qu’on reçoit.

S’il n’y avait pas eu autant de pilules dans la pharmacie, Maude-Élaine aurait choisi la lame à rasoir. Mais partir sans faire de bruit, couler dans un sommeil éternel s’était révélé l’unique solution. Il ne restait plus de place dans son cœur pour la vie, car tout l’espace était occupé par son impénétrable chagrin ; Frédérique n’était plus là.

Mais voilà que l’arrivée de Chopin et de Kévin change tout.


EXTRAIT

Chapitre 1

Je venais à peine de sortir de la douche quand, assise sur mon lit et m’interrogeant sur ce que j’allais porter samedi pour aller au Mousqueton, ma mère entra dans ma chambre sans frapper ; ce qui n’est pas dans ses habitudes.

— Maude-Élaine, j’ai quelque chose de très important à te dire, amorce-t-elle, en se tenant contre le chambranle de la porte.

— Je voudrais me sécher les cheveux, je n’ai pas le temps, maman.

— Maude, c’est très sérieux, ajoute ma mère avec un léger tremblement dans la voix.

Je comprends alors, qu’elle ne peut retenir davantage le secret qui lui monte au bord des lèvres et qui, je le perçois, lui chavire le cœur.

— Vous voulez divorcer, toi et papa ?

— Non ! Où es-tu allée pêcher une idée pareille ? C’est…

Sans terminer sa phrase, Michelle vient s’asseoir à mes côtés, sur mon lit jonché de vêtements.

Soudain, une armée de papillons chatouille mon abdomen. Souvent, cette sensation m’envahit lorsqu’un événement tragique plane à l’horizon.

Puis, ils se mettent à tourbillonner à travers tout mon corps ; ma mère va m’annoncer qu’elle a un cancer.

— Que se passe-t-il, maman, c’est ta santé ?

— Cest à propos de…

Je perçois au fond de son regard, le reflet de la plus grande inquiétude et, j’imagine les images qui se déversent dans sa tête, comme un torrent. J’ai l’impression d’entendre le rythme des battements de son cœur qui s’accélère graduellement.

— Mais parle, maman !

— Frédérique, lance-t-elle seulement.

— Quoi, Frédérique ?

— Elle est morte, Maude-Élaine.

Malgré elle, Michelle éclate en sanglots, comme si un énorme nuage venait d’exploser dans son cœur. Comme seule réaction je prends mère dans mes bras en tentant de la consoler, persuadée qu’elle perd les pédales et ne sait plus très bien ce qu’elle dit. Dans quelques secondes, le téléphone sonnera et Frédérique se trouvera à l’autre bout du fil et comme chaque soir, on passera une heure à jaspiner.

— C’est vrai Maude, un chauffard l’a heurtée à mort ! Les médecins ont confirmé son décès dès son arrivée à l’urgence de l’hôpital. Ses parents nous ont dit que si elle avait survécu, elle aurait été paralysée pour le reste de sa vie.

Soudain, tout s’embrouille. Mes projets d’avenir s’écroulent lentement et ma vie bascule en cette soirée pluvieuse d’automne.

Aucune explication ne peut justifier une telle horreur. Je refoule un tremblement, empêchant la tempête de déferler dans mes entrailles. Seul un long silence habite ma chambre qui revêt, tout à coup, un nouvel aspect sous le regard du déchirement.

Pendant que la vie change de cap vers une destination encore inconnue, dans ma tête le soleil éclate en millier de fragments.

Perdue au milieu d’un océan déchaîné qui menace à tout moment de me submerger dans le flot de ses vagues, je louvoie contre la tornade dans mon cœur.

— Ça ira, maman. S’il valait mieux qu’elle ne survive pas à cet accident, c’est préférable, je suppose.

D’un seul trait, j’avale les millions de projets que j’avais planifiés avec ma meilleure amie, Frédérique. Et je me sens grisée comme si j’avais ingurgité toute une bouteille de téquila. Ma tête tourne, égarée dans le tourbillon de mon chagrin qui se love tranquillement au fond de moi.

Subtilement, un profond calme s’empare de mon corps, tel un moment d’indifférence. Puis, le silence s’élève dans la pièce, intolérable et obscure.

— Ça va maman, ne t’en fait pas, dis-je à ma mère pour la rassurer.

Le tumulte dans mon cœur se repose de la contorsion qu’il vient de subir. Il sommeille temporairement.

* * *

J’ai dormi par à-coups, jusqu’à ce que l’alarme stridente du réveil me propulse dans la réalité du jour.

C’est ma dernière année scolaire et j’ignore complètement ce qui se passera après, simplement parce que Frédérique et moi avions projeté de parcourir le monde avec comme seul bagage, un sac à dos et quelques dollars en poche. Mais voilà que ce lundi matin pluvieux d’automne me replonge brusquement dans la triste réalité.

Je m’arrache de mon lit pendant qu’il fait encore nuit. J’ouvre l’interrupteur et l’éclat de la lumière m’aveugle momentanément. Quelques secondes suffisent pour que mes yeux absorbent le choc et je me dirige vers la fenêtre dont les rideaux sont tirés. Je les entrouvre, et j’observe tout en bas les rares voitures qui circulent à travers la pluie dense.

Comment une journée peut-elle être aussi moche ? Et pourquoi continuer la route si le chemin qu’on a tracé se dérobe sous nos pieds ?

Je hais la Terre entière de même que mes quinze ans. L’âge ingrat, pour reprendre les termes de mon père quand il tente d’expliquer mes sautes d’humeur.

Tout était minutieusement planifié. L’an prochain, Frédérique et moi avions rendez-vous au pied de la tour Eiffel et de l’Arc de Triomphe. Voilà qu’aujourd’hui, tout s’évanouit. Je m’imagine devant la Fontaine de Trévi lançant une pièce de monnaie en souhaitant que ma meilleure amie revienne.

Les derniers vestiges du sommeil me jouent des tours et je suis la proie d’un cauchemar abominable. Comme d’habitude, j’irai à l’école rejoindre Frédérique et l’on se racontera notre weekend.

Nous avons un rituel ; tous les samedis soir, on se donne rendez-vous au Mousqueton pour danser jusqu’à minuit. Ce samedi, Frédérique devait aider une tante à préparer le vingt-cinquième anniversaire de ses parents.

Mon amie est la benjamine d’une nombreuse famille de neuf enfants. Elle a un an de plus que moi.

— « Comment se sent-on à seize ans ? » lui avais-je demandé, le jour de sa fête.

— « Comme la veille, quand j’avais quinze ans ! Voyons Maude, c’est juste un an de plus ! »

— « On est considérée comme une vraie personne à seize ans, pas une empêcheuse de tourner en rond qui tombe sur les nerfs des parents ! »

— « Tu exagères Maude. Rien ne change, tu verras ! »

Je n’ai pas envie d’attendre, car à mes yeux, la vie n’a plus d’intérêt. J’ouvre mon petit écrin dont l’intérieur est orné de velours rouge et l’Hymne au printemps de Félix Leclerc se met à envouter mon cœur. Je ramasse mes boucles d’oreilles perle d’eau douce reçues en cadeau de mes parents pour mon quinzième anniversaire deux semaines plus tôt et les accrochent à mes lobes percés.

Tout au fond de cette minuscule boîte musicale, je voudrais entasser ce chagrin qui me monte au bord des yeux ainsi que la colère qui lentement commence à naître en moi.

Vivement, je referme le couvercle du coffret et disparaissent aussitôt, les dernières notes de la chanson de Félix.

En retard, comme chaque matin depuis quelque temps, je cours pour rattraper le bus scolaire. D’un seul bond, je grimpe à bord. Cynthia, Jean-Luc et Alexis me fixent, le regard perdu derrière l’incertitude de leurs sentiments. Je comprends qu’ils ignorent comment franchir la barrière qui retient ma révolte naissante.

Au cœur d’un dimanche maussade où les nuages hachuraient grossièrement le ciel dont les lueurs d’été s’estompaient graduellement, la nouvelle s’était répandue dans leur famille, comme une gifle qu’on reçoit.

Je m’installe à ma place habituelle. À côté de moi ; l’espace inoccupé de Frédérique. Demain peut-être. Mon amie déteste les lundis, surtout quand il pleut. Son réveil n’a sûrement pas sonné, et en plus elle doit avoir ses règles. La première journée du déluge est toujours pénible pour Frédérique. Voilà l’explication de son absence.

Dès mon retour à la maison, je lui téléphonerai pour prendre de ses nouvelles et nous irons passer la soirée au Café étudiant.

Le bus termine sa course devant l’école où descendent les étudiants presque silencieux. Avant de pénétrer à l’intérieur des murs qui me garderont prisonnière, mes yeux frôlent à travers les épais nuages, le ciel zébré d’un bleu cobalt.

Tel un fruit âpre, j’engloutis la boule d’amertume tapie au fond de ma gorge avant de disparaître à l’intérieur de cet endroit, là où le bourrage de crâne trône au premier rang.

La vie est vraiment exécrable.

* * *

D’habitude, le mercredi est ma journée préférée, mais pas cette fois, parce qu’il représente le premier mercredi depuis la mort de Frédérique. Elle repose là, étendue dans cet écrin de satin blanc, un chapelet entre ses doigts, sa chevelure brune étalée sur l’oreiller, les yeux clos pour toujours. Elle ne les ouvrira pas pour me voir me noyer dans mes larmes pour la première fois depuis qu’elle a quitté ma vie. Elle ne les ouvrira plus ses grands yeux verts que toutes les filles de la classe de maths et de français lui enviaient.

— « Comment as-tu pu me faire ça ? Tu n’avais pas le droit de partir sans moi ! On s’était promis de ne jamais se laisser, et que si l’une de nous décédait, l’autre irait la rejoindre ! Attends-moi, Frédérique, j’arrive ! » voudrais-je lui crier alors qu’une rafale de sanglots étouffe ma voix.

Je me précipite à l’extérieur du salon bondé et dévale la rue en cinquième vitesse. Au bout de ma course, je m’arrête et respire à pleins poumons l’air frais de l’automne, le parfum des feuilles mortes, la pluie à peine séchée, la terre humide et l’odeur des quelques fleurs qui s’accrochent encore à la vie. Soudain, il y a trop d’air dans ma poitrine et mon cœur se met à trembler autant que mon corps.

Puis, la tempête se calme.

Je n’irai pas voir Frédérique descendre au fond d’un univers souterrain, enfouie sous un manteau de terre humide.

La vie revêt encore son costume de parfaite emmerdeuse.

* * *

Rien n’a changé. Le Mousqueton joue les succès du jour et les jeunes se trémoussent avec exaltation sur la piste de danse.

Me voilà au premier samedi depuis le départ de Frédérique pour le plus long des voyages.

Je danse sans même m’arrêter pour reprendre mon souffle. Avec toute notre fureur de vivre, Frédérique et moi aimions vider le trop-plein. Évacuer la rage accumulée, parce qu’incomprises des adultes qui nous rebattent sans cesse les oreilles, en nous disant combien nous avons de la chance, nous les jeunes, d’avoir plus d’opportunités qu’eux dans leur temps. Décharger l’excès d’un manque d’amour, parce qu’incapable de faire le grand saut et d’aller jusqu’au bout avec Jean-Luc. Vidanger toute l’accumulation d’amertume enfouie au fond de nous. Tout chasser de ma tête pour oublier que je me sens nulle en tout.

Lentement, je sens que je décroche. Je suis persuadée qu’une fois sur le marché du travail, les choses rentreront dans l’ordre.

En ce premier samedi depuis la mort de Frédérique, je rentre chez moi toute seule. Personne à qui confier ma rencontre avec un gars super spécial et extraordinairement beau.

Finalement, ce garçon ne m’intéresse pas. Je ne veux pas qu’il vienne bouleverser davantage ma détresse, parce que dans mon cœur, tout l’espace est destiné à Frédérique et à mon infini chagrin.

Un jour, sans que je m’y attende, le téléphone sonnera et mon amie me parlera à l’autre bout du fil et me lancera : — « Je suis revenue. J’étais en visite chez une tante à l’extérieur de la ville et je ne pouvais pas t’appeler à cause des frais d’interurbain. Que fais-tu ce soir, nous pourrions marcher jusqu’au Café étudiant si tu veux ! — « Oui, Frédérique ! Je croyais que tu étais fâchée après moi ! » me dis-je dans ma tête.

Il nous arrive souvent de nous asticoter et parfois, on ne s’adresse plus la parole durant une semaine.

Frédérique me téléphonera demain pour m’annoncer qu’elle a abandonné l’école pour voyager à travers le monde.

Je me précipite pour ramasser le sans-fil qui sonne à tout rompre sur le comptoir de la cuisine. À coup sûr, l’appareil sera monopolisé pour toute la soirée, comme chaque soir d’ailleurs.

Le responsable ? Mon hyper nono de frère, Sébastien. Sébaste le fish poisson, comme je le surnomme quand il me sort par les oreilles. Le plus chouchouté de la planète. Monsieur le nombril du monde et l’aîné adoré. Voilà précisément pourquoi je n’ai plus de nouvelles de Frédérique.

— Maman, il va passer la soirée enfermé dans sa chambre avec le téléphone !

Ma mère fait le budget du mois, assise à la table de la cuisine. Mon père lit les petites annonces. Sa passion.

— Sébastien, une demi-heure et c’est terminé, m’entends-tu ? lance, Paul Berthiaume.

Du haut de son insensibilité, mon frère me poignarde du regard et s’engouffre dans sa piaule.

La rage et un sentiment d’impuissance se débattent dans mes tripes. Je quitte la maison pour me rendre au Café étudiant, Frédérique m’y attend peut-être.

Je sais que cette vérité, que je refuse d’affronter, est cachée derrière la porte du Café, telle une saleté, une mocheté. Je voudrais la briser en mille éclats entre mes doigts, comme s’il s’agissait de fin cristal, jusqu’à ce qu’elle devienne de la poussière et soit emportée par le vent.

Je me contente de rebrousser chemin alors que la noirceur et la pluie habitent l’atmosphère dans laquelle je pénètre doucement.

Je monte l’escalier de la maison jusqu’à ma chambre et je me lance, tête première, dans mon lit où j’enfouis mon visage dans mon oreiller pour étouffer le son de mes sanglots.

Je n’ai pas vu Frédérique ce soir, encore.

La vie est une ignoble ordure.


AU SUJET DE L’AUTEURE

Diane Jalbert Labelle

Pour décrire l’auteure, nous citerons les paroles d’une chanson de Félix Leclerc : « Moi mes souliers ont beaucoup voyagé »!

Déjà à l’âge de 13 ans, elle écrivait des poèmes sous l’influence de Lamartine, Rimbaud et Nelligan. Mais le roman jeunesse retient son attention et lui vaudra plus tard, une publication en 1989, La Trottinette jaune, auprès des Éditions Fidès. Puis elle apprendra par elle-même les rudiments de la guitare.

Plongée rapidement dans le monde du travail, elle occupera un emploi au service des prêts budgétaires du siège social d’une grande banque où elle fera ses premières armes. Elle travaillera ensuite dans le monde de la protection du droit d’auteur pour les auteurs et compositeurs de musique, pour ensuite acquérir deux baccalauréats ; Le premier, un baccalauréat ès arts en enseignement de la danse et des arts plastiques. Le deuxième, un baccalauréat en éducation en information scolaire et professionnelle, tout en poursuivant ses cours de danse classique, contemporaine et jazz, tantôt avec des professeurs des Grands ballets canadiens et les Ballets jazz de Montréal.

Puis un grand saut dans le monde gouvernemental pour œuvrer en réadaptation et plus tard dans la sphère médico-légale.

Mais le monde des arts retient toujours son attention. Tout en poursuivant l’écriture et la danse, mais plus particulièrement la danse à claquettes, elle s’inscrira à une formation en percussion africaine qui durera neuf ans.

Elle a à son actif plus de 42 représentations publiques, dont le Festival des percussions de Longueuil, des prestations bénévoles auprès de différents organismes. En décembre 2016, elle participe en tant que percussionniste, à trois représentations du Noël métissé serré avec Boucar Diouf et l’orchestre symphonique de Montréal, dans la belle salle de l’OSM. Le 19 août 2017, elle fait partie du grandiose spectacle symphonique de Montréal sur la montagne pour le 375e anniversaire de la ville.

Puis, changement de cap et elle s’inscrit à des cours de guitare acoustique, son premier instrument de musique, avec lequel elle confie avoir partagé bien des secrets à l’âge de13 ans.

Et ses petits souliers l’amènent dans un club de ukulélé où elle apprendra un vaste répertoire.

À la retraite depuis 2011, elle fait beaucoup de vélo, des cours de guitare et de ukulélé en groupe et toujours l’écriture. Ses souliers l’ont aussi amenée partout dans la belle région du Québec et en Europe. Depuis l’hiver 2017, elle va user ses souliers sur la grande piétonnière de Torremolinos en Espagne. Elle fait le plein de soleil, de vent marin et de vagues de la mer, surtout lorsque la mer se déchaîne un peu, démontrant sa force et sa puissance, précise-t-elle.

Elle souligne en ces termes : « C’est là que je me rends compte que nous sommes bien petits devant cet univers qui nous entoure et qu’il faut profiter de chaque jour qui passe, comme un précieux cadeau de la vie ».


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Livre numérique gratuit (PDF ) : Au XXIe siècle y a-t-il toujours des trésors? Extraits d’une vie poétique inscrite dans une Histoire poétisée Incluant le manifeste pour une poésie à la fois « libre » et « véritable », Naèj P. Noca, Fondation littéraire Fleur de Lys

Au XXIe siècle y a-t-il toujours des trésors?

Naèj P. Noca

Extraits d’une vie poétique inscrite dans une Histoire poétisée

Incluant le manifeste pour une poésie à la fois « libre » et « véritable »

Fondation littéraire Fleur de Lys,

Lévis, Québec, 2018, 55 pages.

ISBN 978-2-89612-560-9

Exemplaire numérique gratuit (pdf)


PRÉSENTATION

L’auteur de ce recueil vise à promouvoir une poésie à la fois « libre » et « véritable », tout en proposant un regard philosophique, esthétique et critique, dirigé vers quelques grands moments de l’Histoire humaine, menacée par de redoutables dangers.


EXTRAIT

Manifeste pour l’acceptation pleine et entière d’une poésie à la fois « libre » et « véritable »

Presque de tout temps, le mot « poésie » a désigné une chose clairement différente de la prose, à savoir la classe des paroles (vocales, écrites, etc.) possédant de rigoureuses harmonies des rythmes et des sonorités (allant de l’assonance et de l’omission volontaire de la dernière syllabe, comme avec les mots « glisse » et « triste », jusqu’à l’inclusion de l’allitération), toutes portées par une disposition distinctive de ses grands éléments. Et cette constatation conforte, entre autres, l’intuition que la poésie classique n’est pas toute la poésie, et que ce qu’on appelle actuellement « la poésie libre » comprend de nombreuses paroles qui n’ont pas tous les caractères essentiels mentionnés ci-dessus, voire qui n’en ont que de semblables : l’appellation est alors métaphorique. À ce dernier sujet, notons que notre culture est probablement prête pour un mot nouveau, comme « proésie », afin de parler de cette parole distincte, s’éloignant de la prose et se rapprochant de la poésie par une disposition spatiale ou temporelle des grands éléments qui la constituent, par un travail du rythme sans lois ni uniformité au niveau de leur mesure rigoureuse ou par une recherche sonore différente du retour au même son à la fin de deux ou de plusieurs de ces éléments (la rime).

Dans le recueil proposé ici, on trouvera des poèmes qui, volontairement ou non (mais de façon tout à fait assumée en ce dernier cas), sont « libres » face aux lois de la poésie classique relativement, entre autres, à la césure, au hiatus, à l’allitération, à l’alternance des rimes masculines et féminines ou aux diphtongues, et notons que quatre éléments du recueil y sont clairement dits être des poèmes d’une façon métaphorique, aux fins d’expliciter la proposition initiale de ce manifeste et de faire un clin d’œil à l’époque historique concernée par les éléments dont il est alors question. Aussi est revendiquée l’acceptation ultime que des mots comme « ouvrier-paysan » puissent être considérés avoir quatre, cinq ou six pieds, selon l’harmonie du rythme impliqué, et de même pour de semblables termes plus courts ou plus longs. Comprenons que la poésie est grandement affaire de manipulations de mots (signes verbaux), sous leur forme, antérieurement à l’existence des objets abstraits que sont la césure, le hiatus, la rime et la diphtongue, construits bien après la codification des paroles à la suite de l’invention de l’alphabet et de l’écriture. Les lois relatives à ces concepts construits ne sont pas fondamentales. Dans le cadre même de la poésie, elles contribuent non pas à définir cette parole, mais à améliorer sa fluidité, une qualité qu’ont la prose et le discours courant.


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Yoan, roman Fantastique, Alain Fournaise, Fondation littéraire Fleur de Lys

Yoan

Roman Fantastique

ALAIN FOURNAISE

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, 2018, 258 pages.

ISBN 978-2-89612-559-3

Exemplaire papier : 24.95$ Tout inclus

Exemplaire numérique PDF : 7.00$


PRÉSENTATION

Lorsqu’un enfant arrive sur la terre, on lui confère des qualificatifs qui font grandir notre amour pour lui : mignon, intelligent, attachant, drôle, mais à partir du moment où l’on dit de lui qu’il est énigmatique, secret, inaccessible et mystérieux, notre curiosité s’emballe. Ce sont ces mots que la société attribut à Yoan, ce petit garçon de 5 ans, découvert complètement nu et seul dans la neige.

Yoan partira à la recherche de son identité et de son passé. Sa personnalité bien particulière et ses talents cachés feront de lui un enfant fascinant qui bouleversera la vie des personnes qu’il croisera sur sa route.

La population n’étant pas apte à connaitre son mystérieux secret, Yoan devra rapidement trouver la façon de l’annoncer au monde entier, et ce, avant qu’il n’atteigne l’âge de 11 ans. Car l’événement qui doit arriver à ce moment sera signifiant et le monde en restera marqué à jamais.


EXTRAIT

Chapitre 1

Yoan marchait en direction de la maison qu’il s’était imaginée. Elle trônait seule dans un rang du village de Thannenkirch. Il s’agissait d’une grande habitation à deux étages. Son revêtement en lattes de bois lui donnait un cachet antique, et la galerie s’étendait sur tout l’avant de la maison. Yoan aperçut cinq voitures garées dans le stationnement. « L’occupant doit recevoir des amis ou de la famille », pensa Yoan en s’immobilisant devant les trois marches qui menaient à la porte d’entrée.

Il ne pouvait plus reculer maintenant. L’événement arriverait bientôt et il devait s’y préparer. Du haut de ses dix ans, Yoan inspira profondément et gravit les marches en direction de la porte. Ses vêtements, démesurément trop grands pour lui, flottaient au vent. Sa chemise blanche, croisée à la façon d’un kimono, était retenue par une large ceinture en tissu. Les manches bouffantes et évasées dissimulaient ses mains croisées sur son ventre. Son pantalon blanc couvrait complètement ses pieds. Il était si ample que l’on pouvait croire qu’il planait en se déplaçant. Il avait dû insister beaucoup auprès de Kathy pour qu’elle lui achète ces vêtements étranges. Il voulait s’assurer que sa présence et son habillement produiraient l’effet escompté lors de sa rencontre avec l’adolescente. Kathy savait qu’il était inutile de le contredire. Elle n’aurait jamais réussi à le convaincre d’acheter des vêtements plus classiques. Depuis longtemps, elle avait compris que Yoan connaissait des choses que personne ne savait et que chaque décision qu’il prenait avait sa raison d’être. Depuis plus de cinq ans, elle avait rencontré cet enfant mystérieux et elle n’arrivait toujours pas à le comprendre.

Vivianne surgit dans le salon, des gants de cuisine aux mains. Ses invités discutaient entre eux. Ils étaient tous venus pour l’anniversaire de Mia, la fille cadette de Vivianne et Léo qui fêtait ses cinq ans. Sa grande sœur, Emmy, âgée de dix-sept ans, était plutôt réservée. Elle ne parlait à personne et restait à l’écart, dans le coin du salon, perdue dans ses pensées.

— Le repas sera prêt dans vingt minutes, annonça Vivianne avec enthousiasme.

Au même moment, le carillon de la maison résonna, et Vivianne et Léo se dévisagèrent, perplexes; il était brisé depuis plusieurs années et Léo ne l’avait jamais fait réparer. De plus, tous les membres de la famille étaient déjà arrivés : les grands-parents, leurs deux frères et leurs conjointes, ainsi que leurs quatre enfants. Jamais de colporteurs ne s’aventuraient aussi loin dans le rang où ils demeuraient.

— Tu attends quelqu’un d’autre ? demanda Vivianne à son mari, tout aussi surpris qu’elle.

Son air ébahi lui fit comprendre qu’il n’avait pas la moindre idée de qui pouvait bien se présenter chez lui.

Léo s’approcha de la porte et jeta un coup d’œil par la fenêtre, avant d’ouvrir à l’inconnu vêtu d’une étrange façon. Tous les convives, intrigués, interrompirent leurs discussions.

L’homme regarda Yoan, curieux. Il jeta un regard rapide derrière l’enfant dans l’espoir d’apercevoir quelqu’un qui aurait pu l’accompagner. Personne n’était présent. Aucune voiture. Rien !

— Est-ce que tu es perdu ? interrogea l’homme.

— Non, monsieur ! Je dois parler à une personne qui habite chez vous.

— À qui veux-tu parler ?

Yoan lui sourit; ses mains, dissimulées dans ses manches, étaient toujours croisées sur son ventre, ce qui lui donnait une apparence irréelle.

— Désolé, je ne connais pas son nom, mais si vous me permettez de la voir, je pourrai vous dire de qui il s’agit. Voyant l’homme sans mots suite à sa demande, Yoan poursuivit. Est-ce que je peux entrer ? demanda-t-il avant que l’homme ne reprenne son aplomb.

Pris au dépourvu, Léo lui fit un geste de la main et l’invita à passer le seuil de la porte.

L’entrée donnait directement sur le salon; Yoan y accéda sans cérémonies. Les invités l’examinèrent de la tête aux pieds. Il tenta de rester impassible face aux regards insistants de la famille, afin de cacher son anxiété.

— Tu ne m’avais pas dit que tu avais invité un samouraï ? dit Peter, le frère de Vivianne, avec un sourire narquois. Pour seule réponse, il reçut de sa femme, gênée par sa remarque, un coup de coude dans les côtes.

Yoan resta immobile, au milieu du salon, scrutant rapidement les invités. Son regard se figea sur Emmy, la raison de sa venue dans cette famille ! L’adolescente se redressa. Voyant que l’enfant l’observait, elle jeta un regard furtif à ses parents et aux autres invités qui semblaient tous aussi surpris qu’elle.

Se déplaçant doucement vers Emmy, Yoan se concentra sur l’adolescente sans prêter attention aux regards intenses des invités qui semblaient s’attendre à voir arriver un événement singulier. La petite Mia fixait l’étrange personnage qui semblait flotter vers sa sœur, sans dire un mot.

— Bonjour, je m’appelle Yoan !

— Est-ce qu’on se connait ? interrogea Emmy, perplexe.

— Non, tu ne me connais pas. Par contre, moi, je te connais et je vais avoir besoin de ton aide.

— Quoi ? demanda Emmy, qui ne saisissait rien de ce que Yoan venait de lui dire.

Léo, qui avait refermé la porte, rejoignit sa conjointe qui regardait la scène avec attention.

— Qui es-tu ? intervint Vivianne. Est-ce que tes parents sont au courant que tu es ici ?

Yoan resta indifférent aux requêtes de la mère.

— Je ne comprends pas comment je pourrais t’aider ! De toute façon, je n’ai le goût d’aider personne, je veux juste qu’on me laisse en paix ! objecta Emmy, qui était toujours dans sa crise d’adolescence.

— Tu pourrais m’aider en sauvant des enfants qui veulent s’enlever la vie ! Emmy fut sans mots. Elle essaya de saisir tout ce que Yoan venait de lui dire. Qui est mieux placé pour comprendre ce que vivent ces enfants qu’une personne qui a les mêmes pensées ? ajouta Yoan.

— De quoi tu parles ? Tu es complètement fou ! Je n’ai jamais pensé à mourir !

Yoan venait de jeter une douche froide dans le salon. Toute la famille était estomaquée par ce qu’elle venait d’entendre. Chacun regardait successivement Yoan et Emmy, sans dire un mot, jusqu’à ce que Léo décide d’intervenir.

— Je ne te laisserai pas insulter ma famille de la sorte ! beugla Léo. Sors d’ici immédiatement !

— Désolé, mais je ne peux pas partir pour l’instant, annonça Yoan, toujours aussi calme. Je n’ai pas encore terminé.

— Tu inventes que ma fille a déjà pensé à se suicider et tu crois que je vais te laisser dire des mensonges dans ma maison sans réagir !

Yoan se détourna pour faire face à Léo qui semblait bouillir sur place, son visage cramoisi par la rage. Toujours aussi calme, Yoan jeta un regard rapide à la mère d’Emmy, qui semblait confuse, avant de porter son attention à nouveau sur Léo.

— Ce n’est pas un mensonge ! commença Yoan d’un ton ferme et sûr de lui. Et je ne suis pas ici pour prouver ou justifier mes propos. Je veux seulement convaincre votre fille d’aider des enfants qui seront en grande difficulté dans quelques années.

Il pivota afin de faire face à Emmy avant de poursuivre.

— Naturellement, si tu mets fin à tes jours, tu ne pourras pas aider ces enfants !

— Je n’ai jamais eu l’intention de me suicider ! C’est du délire ! s’écria Emmy sur la défensive.

— Je suis très heureux que tu aies changé d’avis. Tu n’auras donc plus besoin de la lame à carton que tu caches dans le tiroir de ta commode. Et j’imagine que les flacons de médicaments que tu as dérobés dans la pharmacie de la salle de bain ne te seront plus utiles, eux non plus ?

Le visage d’Emmy devint livide. Yoan avait percé à jour tous ses secrets. Comment pouvait-il savoir ? Comment avait-il fait pour deviner ? Le père, furieux, voulut s’approcher de lui pour le saisir, mais sa femme l’intercepta. Elle avait compris que Yoan disait la vérité. L’expression que Vivianne pouvait lire sur le visage de sa fille confirmait ses soupçons. Des larmes coulaient à présent sur les joues d’Emmy, qui avait baissé la tête, honteuse.

— Emmy, est-ce que je peux compter sur toi ?

— Comment puis-je aider des personnes si je suis incapable de m’occuper de moi-même ?

— Ne t’inquiète pas ! dit-il en effleurant la joue d’Emmy avec sa main pour la rassurer. Tout va bien aller maintenant. Tu connais le but à atteindre et j’ai confiance en toi. Tu vas faire ce qu’il faut pour y arriver.

Il jeta un regard rapide aux invités qui semblaient dépassés par les événements, avant de lui saisir la main.

— Ils vont t’aider. Fais leur confiance ! dit Yoan, en désignant la parenté d’Emmy qui les observait.

— Comment vais-je savoir quels enfants je dois aider ?

Pour seule réponse, Yoan lui adressa un sourire. Il fit demi-tour et annonça qu’il devait maintenant partir.

Mia, qui avait été très discrète jusqu’à présent, s’approcha de son père. Elle lui saisit la main en fixant Yoan qui s’approchait. Celui-ci lui fit un clin d’œil. Gênée, Mia se dissimula derrière la jambe de son père.

— Est-ce que tu vas finalement nous dire qui tu es ? lui demanda Léo, maintenant beaucoup plus calme.

Avant que Yoan ne puisse dire un mot, la petite Mia prit la parole.

— Voyons papa ! C’est évident ! C’est un ange !

Tous les invités eurent un rictus. « Sa candeur est craquante », pensa son père. Seule Emmy n’avait pas réagi.

Yoan s’approcha de Mia et lui chuchota quelque chose à l’oreille. Elle lui sourit et lui fit un signe affirmatif de la tête, avant de s’éloigner pour jouer avec le casse-tête qu’elle avait reçu de sa grand-mère pour son anniversaire.

Yoan s’approcha de la porte avec Léo sur les talons. Avant même qu’il n’y arrive, celle-ci s’ouvrit sans que personne n‘y touche, jetant de la stupéfaction chez les invités. Yoan sortit sans mot dire, et la porte se referma par elle-même, sous les yeux ébahis de Léo et du reste de la famille.

Vivianne, intriguée, se tourna vers sa fille Mia, concentrée sur une pièce du casse-tête qu’elle avait en main. Elle ne remarqua pas le reste de la famille qui l’épiait.

— Mia ! Est-ce que tu peux me dire ce que le garçon t’a dit à l’oreille ?

L’enfant leva les épaules pour lui signifier qu’elle ne s’en souvenait plus. Elle termina son casse-tête en plaçant la dernière pièce, qui complétait un oiseau blanc dans le ciel.


AU SUJET DE L’AUTEUR

Alain Fournaise

Je suis, Alain Fournaise, diplômé en marketing et père de deux enfants. Je suis né en 1967 à Montréal, j’ai vécu mon enfance en Montérégie et j’y demeure toujours avec ma famille. C’est lors de la naissance de mon premier enfant que j’ai eu le feu sacré pour l’écriture, non pour la publication, mais bien pour mon plaisir personnel. C’est à ce moment que j’ai commencé à écrire Le Protecteur, un roman policier que j’ai complété en quelques mois et qui a été publié par La Fondation Fleur de lys. Par la suite, je me suis lancé dans la rédaction de courtes histoires pour ma fille de sept ans qui en était l’héroïne.

Ayant maintenant complété Yoan, un roman fantastique, c’est avec beaucoup de fierté et de satisfaction que je vous laisse découvrir mon œuvre. En espérant qu’il suscitera votre intérêt et comblera vos attentes.


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Grand-père Gédéon et la légende du cheval de Noël, roman fantastique – Littérature Jeunesse, Claire Gagnon, Fondation littéraire Fleur de Lys

Grand-père Gédéon et la légende du cheval de Noël

Roman fantastique – Littérature Jeunesse

CLAIRE GAGNON

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, 2018, 292 pages.

ISBN 978-2-89612-558-6

Exemplaire papier : 24.95$ Tout inclus

Exemplaire numérique PDF : 7.00$


PRÉSENTATION

Depuis quelque temps, Charlotte fait toujours le même rêve : un grand cheval brun s’amuse à lancer des ruades, puis il disparaît en laissant l’empreinte d’un fer à cheval entourant une rose d’or. Persuadée que ce rêve provient de son regretté grand-père Gédéon, elle se confie auprès de sa grand-mère. Celle-ci la rassure en lui disant que son grand-père saura lui envoyer un autre rêve.

Voilà qu’aux petites heures du matin, Charlotte trouvera, sur la table de la cuisine, une missive écrite de la main de grand-père Gédéon. Il n’en faut pas plus pour la convaincre de partir à la recherche de ce vieux grimoire contenant la légende du cheval de Noël.


EXTRAIT

Chapitre 1 – Le rêve

Cette nuit-là, j’avais fait un rêve bien étrange : un grand cheval brun courait dans les rues de mon village, puis il disparaissait derrière des nuages de neige qu’il soulevait de ses gros sabots. Il revenait à la charge en se cabrant, sautillant et poursuivait sa course en lançant de vigoureuses ruades.

Tout à coup, un épais brouillard l’enveloppa. On ne voyait plus que l’empreinte d’un fer à cheval encerclant une rose d’or.

Je me suis aussitôt réveillée en sursaut. En moins de deux, j’ai sauté de mon lit pour ouvrir le premier tiroir de la commode. Je sortis une boîte rouge dans laquelle j’avais placé une minuscule rose d’or offerte par mon grand-père. Je lui avais fait la promesse de ne jamais perdre cette rose d’or car, selon grand-père, celle-ci me serait d’un précieux secours. Du haut de mes neuf ans, je ne comprenais pas très bien tout ce que cela pouvait bien signifier, mais j’ai pris soin de ne jamais la perdre.

À l’heure du petit déjeuner, je parlai de mon rêve à ma mère. Grand-mère, qui avait pris place dans la bergère, m’écoutait attentivement.

— Ce rêve est sans importance, me dit maman. Dépêche-toi de finir ton déjeuner !

La réponse de ma mère m’avait choquée. Je savais bien que ce rêve cachait un message. Mais comment déchiffrer tout cela ? Je me suis levée de table, j’ai pris mon sac d’école et mon manteau, puis je suis sortie de la maison.

Pendant que j’attendais l’autobus scolaire, je faisais traîner mes pieds dans les feuilles mortes. Le vent était froid. J’ai levé la tête pour regarder les nuages. Ce sont peut-être des nuages de neige, comme le disait grand-mère. Ma bonne grand-mère avait un don. En effet, il lui suffisait de scruter le ciel pendant quelques minutes, et la voilà prête à vous faire des prévisions sur le temps qu’il fera. Rarement, elle se trompait. L’autobus scolaire s’arrêta pour me laisser monter.

Monsieur Émery, notre sympathique chauffeur, me salua d’un sourire. Je me suis dirigée à l’arrière où Claude et Olyvier avaient déjà pris place. Comme à tous les matins, ces deux frères étaient toujours les premiers à monter et, le soir venu, ils en descendaient les derniers.

— Tu n’as pas bonne mine, me dit Claude.

— Quel air dépité ! ajouta Olyvier

— Ça va ! dis-je vexée. Je n’ai pas beaucoup dormi et …

— Encore un autre rêve ! continua Claude en me coupant la parole.

L’autobus scolaire s’arrêta. Frank et Alex, deux grands gaillards au sourire sympathique, vinrent nous rejoindre.

— Dis-moi Charlotte, quelque chose te tra¬casse ? demanda Alex.

Je me suis alors lancée. Je leur ai parlé de mon rêve, de la rose d’or et de la réponse de ma mère. Je dois vous avouer que je faisais confiance à ces quatre comparses. Ce sont eux qui m’ont accueillie, réconfortée et consolée le jour où je fus dans l’obligation de venir vivre à la ferme de grand-père.

Après le décès de grand-père, ma mère décida de vendre la maison et de retourner vivre sur la ferme familiale. C’est ainsi que nous avons quitté la ville pour nous installer à la campagne.

Grand-mère était heureuse de nous accueillir, mais moi, je n’étais pas du tout enchantée. Ce n’est pas que je n’aimais pas grand-mère, mais laisser derrière moi mes amis, ma ville et l’école de mon quartier m’obligeaient à un énorme sacrifice. Je suis donc arrivée chez ma grand-mère avec le cœur en colère.

Je crois que grand-mère avait deviné la rage qui m’habitait. C’est avec plein de tendresse qu’elle m’accueillit dans sa vieille maison de campagne.

— Tu prendras la chambre rose, me dit grand-mère.

C’était la chambre que je préférais et elle le savait bien. J’adorais cette pièce avec ses papiers peints, ses dentelles et ses deux lucarnes qui me laissaient voir les bâtiments de la ferme, le potager ainsi que les grands champs qui rejoignaient la forêt.

Monsieur Émery stoppa l’autobus scolaire devant l’entrée des élèves. Il était huit heures. Toujours à l’heure, toujours souriant, il nous fit descendre en nous souhaitant une bonne journée.

Rapidement, nous nous sommes rendus à la cafétéria où Violaine nous y attendait, comme à chaque matin. Je n’eus même pas le temps d’ouvrir la bouche que Frank, Alex, Claude et Olyvier prirent la parole, à tour de rôle, pour raconter le rêve que j’avais fait la nuit dernière.

C’est au son de la cloche que notre discussion s’est arrêtée. Nous nous sommes alors dirigés à notre premier cours de la journée.


AU SUJET DE L’AUTEURE

Claire Gagnon

C’est en Mauricie, sur une petite ferme, que j’ai grandi. Dès que j’ai su lire, ce sont les contes de tante Lucille ainsi que ceux de la comtesse de Ségur qui ont rempli mon enfance. Mon intérêt pour les contes, les mythes et les légendes m’a conduit à l’U.Q.T.R où j’ai étudié en littérature. Par la suite, je me suis dirigée vers l’enseignement. J’ai surtout travaillé auprès de jeunes en difficulté qui fréquentaient les secteurs adaptés. Maintenant que je suis à la retraite, je consacre le plus clair de mon temps à écrire des histoires.


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La création poétique au service de la vie Tome 3 – Méthode des Vagues Mouvantes en Soi (MVMS) Journal de bord du lecteur, Edwige Chekpo, Manuel d’enseignement, Fondation littéraire Fleur de Lys

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La création poétique au service de la vie
Tome 3 – Méthode des Vagues Mouvantes en Soi (MVMS)
Journal de bord du lecteur
Edwige Chekpo
Manuel d’enseignement
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, Canada, 2016, 194 pages.
Format 6 X 9 pouces, reliure allemande
ISBN 978-2-89612-501-2
Exemplaire papier
Exemplaire numérique (PDF)

PRÉSENTATION

La Création poétique au service de la vie, tome 3, est un livre qui présente une méthode d’écriture poétique inventée par l’auteure, qu’elle a nommée : «La Méthode des Vagues Mouvantes en Soi (MVMS)».

Dans sa préface, l’auteure précise : « La Méthode des Vagues moussantes en Soi (MVMS) n’a que pour origine première mes propres vagues intérieures.

Elle a pris naissance avec la mélancolie de ma jeunesse, période pendant laquelle l’écriture me servait de thérapie et de refuge. Cette écriture faisait partie de mes secrets, puisque personne ne savait que j’écrivais, dans ces moments précis (…)

Bien que l’écriture ne soit pas l’unique solution de thérapie, elle contribue beaucoup à la libération de soi, à faire calmer ses vagues intérieures qui moussent, et, aide à retrouver la quiétude en soi, voire la sérénité… Plutôt que de boire de l’alcool, de me droguer, pour échapper, de façon éphémère, à mes souffrances, ou à ma tristesse, je prenais ma plume pour écrire, le plus souvent, des poèmes : donc l’écriture a rendu service à la Vie !

Pour ainsi dire, le lecteur comprendra mieux quand je parle de la Création poétique au service de la vie».

Comment se présente ce livre de méthodologie créative ?

Voici ce qu’en dit l’auteure :

« La création poétique au service de la vie, tome 3, est un manuel de méthodologie de l’écriture poétique, destiné à tout amateur ou amoureux de poésie, qui souhaite faire preuve de créativité et d’originalité dans son apprentissage.

Il a pour objectif, d’une part, de faire découvrir une méthode que j’ai inventée et nommée la « Méthode des Vagues Mouvantes en Soi, avec ses cinq variantes (MVMS) » (partie 1); et d’autre part, d’inciter le lecteur à démarrer un processus créatif, selon sa propre imagination et ses vagues mouvantes, en lui permettant de s’impliquer, à un moment donné, dans le livre pour en devenir acteur : « Surfer sur les vagues mouvantes de la poésie et démarrer son processus créatif » (partie 2).

Enfin, une troisième partie, intitulée « Contours et desseins poétiques sans dessin », offre une diversité de poèmes qui évoque des thèmes liés à notre vie quotidienne, en faisant des détours et en y mettant, par moments, de la fantaisie, de l’humour, des « jeux » pour déclencher, chez le lecteur, cette ouverture à la créativité et au dépassement de soi ».

Aux amoureux de la poésie : ce livre vous invite à découvrir, étape par étape, avec une certaine originalité, différentes techniques d’écriture inspiratrices ; puis à un moment, au milieu du livre, vous entrerez dans un échange avec l’auteure qui vous amène à expérimenter vos propres vagues intérieures et à rédiger votre journal de bord.

En outre, différents poèmes, présentés à chaque étape, vous incitent à prendre votre plume pour faire un voyage à l’intérieur de vous-même, grâce au pouvoir suggestif des mots et des 6 techniques proposées dans ce manuel.

Prenez votre envol, découvrez cette méthode et ces cinq variantes, et peut-être, deviendrez-vous, à l’issue de cette expérience, un écrivain en éclosion…

VIVE LA CRÉATIVITÉ

QUI FAVORISE L’ÊTRE

L’ENVOL DE SOI !

PRÉFACE

La Méthode des Vagues Mouvantes en Soi (MVMS) n’a que pour origine première mes propres vagues intérieures.

Elle a pris naissance avec la mélancolie de ma jeunesse, période pendant laquelle l’écriture me servait de thérapie et de refuge. Cette écriture faisait partie de mes secrets, puisque personne ne savait que j’écrivais, dans ces moments précis…

Un autre loisir que je cultivais également, était la lecture : monde d’évasion qui favorisait une entrée dans le livre que je tenais entre mes petites mains, car je me faufilais à travers l’action des personnages ; puis je riais en lisant, à certains moments. Cet univers comblait ma solitude enfantine, et plus tard, d’adolescente (…).

Mon lieu de lecture préféré, quand j’étais chez mes parents, entre 10 et 13 ans, était la chambre réservée à ma grand-mère paternelle, « Nana », qui me chérissait et dont le départ de cette vie-ci, – quand j’avais 13 ans –, avait créé un grand vide dans ma propre vie…

Pour la première fois de mon existence, j’avais été confrontée, vivement, à la mort d’un être très cher.

Je n’ai jamais oublié ce cimetière de mon enfance, où j’étais restée figée, que ne voulais pas quitter, quitter cette tombe, et deux bras qui m’avaient tirée, pour partir de cet endroit rempli de tombes, car tout le monde devait, bien sûr, s’en aller.

Je ne me souviens plus qui m’avait tirée, ce jour-là, mais j’ai mémoire que j’avais de la peine à quitter le cimetière. (…)

Les jours suivants avaient été pénibles, car Nana n’était plus là, près de moi, pour discuter avec moi, pour me sécher les larmes quand je pleurais… J’étais aussi très capricieuse et elle m’acceptait telle que j’étais, puis, il faut l’avouer, elle m’aimait vraiment ! Tout le monde le savait et certains m’appelaient « l’amie de Nana » …

J’avais une relation particulière avec Nana, ma grand-mère paternelle, et son départ a beaucoup fait mousser mes vagues intérieures de petite fille, d’adolescente et une partie de ma vie d’adulte !

Mais ce n’était qu’un petit pan !…coup… de la vie, car celle-ci m’a permis de découvrir, plus tard, des moments de grande souffrance, de vagues moussantes, encore plus mouvantes ! (…) Chacun de nous, tôt ou tard, fait face à des moments de souffrance dans sa vie, liés à divers événements…

Par ailleurs, dans ma vie d’adolescente, en dehors de l’écriture, j’avais également d’autres loisirs.

En effet, Le sport était une passion et était intégré dans ma vie, car, il me procurait maints sentiments : bonheur, joie, et extase et me permettait d’entretenir ma santé.

De surcroît, j’avais une grande timidité que je devais camoufler en tant que sportive.

A cette période de ma vie, mes vagues intérieures ont commencé (peut-être bien avant?) par mousser, mais jamais dans la même direction… J’étais une autre personne quand je lisais, une autre quand je faisais du sport et enfin une personne différente quand je tenais mon écritoire en pleurant, ou le cœur alourdi par les tenailles cruelles de certains moments de ma vie (…).

Enfin la pratique du sport m’a beaucoup aidée et aujourd’hui, c’est un miracle, que malgré cette timidité, je sois devenue professeure ! Car dans ma vie d’adulte, j’ai longtemps gardé ma timidité et par conséquent, j’étais plus en harmonie avec moi-même dans le silence (…).

L’enseignement est en réalité une véritable vocation pour que j’aie pu dépasser les limitations de la timidité, un obstacle majeur pour pouvoir exercer ce métier (…).

Pour ainsi dire, ces évocations, liées à mon enfance et à mon adolescence, permettent de comprendre comment certains événements ordinaires de ma vie quotidienne, ont fait mousser intérieurement mes vagues.

Alors,

Comment y ai-je fait face en préservant ma vie?

Bien que l’écriture ne soit pas l’unique solution de thérapie, elle contribue beaucoup à la libération de soi, à faire calmer ses vagues intérieures qui moussent, et, aide à retrouver la quiétude en soi, voire la sérénité… Plutôt que de boire de l’alcool, de me droguer, pour échapper de façon éphémère à mes souffrances, ou à ma tristesse, je prenais ma plume pour écrire, le plus souvent, des poèmes : donc l’écriture a rendu service à la Vie !

Ainsi, le lecteur comprendra mieux quand je parle de la Création poétique au service de la Vie.

Cette origine de la Méthode des Vagues Mouvantes en Soi (MVVS), je me devais de l’expliquer, afin que le lecteur comprenne bien (plus ou moins?) ce à quoi je fais référence, car il n’est pas (si) évident de comprendre, à sa juste mesure, ce qu’un écrivain essaie de transmettre.

AU SUJET DE L’AUTEURE

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Edwige Chekpo

Edwige Chekpo est titulaire d’un DEA en Littérature Comparée avec Mention à Paris IV Sorbonne en 1990.
Elle a un parcours polyvalent tant dans sa formation que dans ses responsabilités au service de l’éducation en France pendant une vingtaine d’années : encadrement d’adultes et de jeunes, dans l’alternance, et à tous les niveaux éducatifs en tant qu’enseignante en français.

Elle est également une conférencière, écrivaine dont la plume sirote les nectars de la poésie, du théâtre, du conte, des nouvelles, etc.

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Voir aussi les tomes 1 et 2

La création poétique au service de la vie – Tome 1, Edwige Chekpo, Recueil de poèmes, Fondation littéraire Fleur de Lys

La création poétique au service de la vie – Tome 2 – La verdure de la vie, Edwige Chekpo, Recueil de poèmes, Fondation littéraire Fleur de Lys