L’étoile du Nord, roman fantastique – Littérature Jeunesse, Claire Gagnon, Fondation littéraire Fleur de Lys

L’étoile du Nord

  Claire Gagnon

Roman fantastique

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, mai 2020,

 176 pages. Format : 6 X 9 pouces.

Reliure allemande.

Couverture couleur souple.

ISBN 978-2-89612-585-2

Édition papier : 24.95$

Édition numérique : 7.00$ (PDF)


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PRÉSENTATION

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En cette nuit de Noël, Charlotte donnera naissance à son premier enfant. Malgré ses soixante ans, la mère et le poupon tout rose se portent à merveille. Attiré par les pleurs de l’enfant, le légendaire cheval de Noël s’approchera de la fenêtre pour y admirer le nourrisson. D’un seul coup de sabot d’or, une multitude d’étoiles rempliront la chambre de l’enfant. Aussitôt, il repartira gambader dans le village de Malva pour éparpiller des étoiles un peu partout. La sage-femme, de son côté, se chargera de répandre la nouvelle. Et c’est en franchissant le pont de pierres des champs que la rivière du souvenir lui dévoilera un secret.


EXTRAIT

EXTRAIT

Chapitre 1

La naissance de Gloria

Alors que le magnifique cheval de Noël s’amusait à caracoler dans notre village; Charlotte, aidée de la sage-femme, poussait de toutes ses forces. Avec toute la tendresse de son cœur, Malcom épongeait le front de sa compagne.

Courage bonne Charlotte ! lui dit la sage-femme. Je vois la tête du bébé. Une dernière poussée… peut-être… et je crois que…

Charlotte poussa encore une fois de toutes ses forces, puis le bébé arriva enfin au monde. Les pleurs de l’enfant étaient rassurants.

— C’est une fille ! s’exclama avec joie la sage-femme.

Charlotte prit son enfant sous le regard attendri de Malcom.

— Elle se nommera Gloria, lança Malcom.

— Regardez ! Regardez ! s’écria la sage-femme.

De la fenêtre de la chambre, le grand et musclé cheval brun était là, sans bouger, à examiner la petite famille.

— C’est une fille ! lui cria la sage-femme. C’est la petite Gloria.

Le cheval de Noël poussa quelques hennissements, puis, d’un coup de sabot d’or, une multitude d’étoiles s’éparpilla dans la chambre de Charlotte et Malcom.

Le cheval de Noël se cabra et reprit sa course un peu partout dans le village. Et comme à chaque nuit de Noël, le village fut rempli d’étoiles.

Évidemment, la sage-femme ne put s’empêcher de répandre la nouvelle. Elle marcha quasiment toutes les rues du village pour crier, à tous et à chacun, la naissance de la petite Gloria. C’est ainsi qu’en cette nuit de Noël, les villageois se sont collé le nez à la fenêtre de Charlotte et Malcom, pour y apercevoir ce poupon tout rose. Et les étoiles, qui ne cessaient de valser dans les quatre coins de la chambre, enchantaient les curieux.

C’est au petit matin de la nouvelle année que la petite Gloria fut présentée à la rivière du souvenir. Celle-ci calma ses flots pour mieux voir ce poupon bien rose.

— C’est notre fille Gloria, dit Malcom à la rivière du souvenir.

— Elle a hérité des cheveux roux de son père, ajouta Charlotte avec le sourire.

La sage-femme qui passait par là décida de s’arrêter un moment.

— Et malgré les soixante ans de Charlotte, continua la sage-femme, ce bébé se porte à merveille.

Mais le froid mordant de janvier obligea Charlotte et Malcom à retourner à la maison. La sage-femme demeura sur le pont de pierres des champs et regarda ce couple sexagénaire s’éloigner avec leur premier enfant.

— Veillez bien sur l’enchanteresse ! dit la rivière du souvenir.

— Que me dites-vous là ? demanda la sage-femme interloquée.

— Notre magnifique cheval de Noël lui a prodigué plusieurs dons, expliqua la rivière du souvenir. Elle aura besoin de votre aide.

— Que signifie tout cela ? Que dois-je faire pour cette enfant ?

— Vous le saurez en temps et lieu, répondit calmement la rivière du souvenir.

Sur ces mots, la rivière du souvenir devint silencieuse. La sage-femme crut bon d’en aviser Charlotte et Malcom, mais elle se ravisa. Elle continua son chemin.


AU SUJET DE L’AUTEURE

AU SUJET DE L’AUTEURE

Claire Gagnon

C’est en Mauricie, sur une petite ferme, que j’ai grandi. Dès que j’ai su lire, ce sont les contes de tante Lucille ainsi que ceux de la comtesse de Ségur qui ont rempli mon enfance. Mon intérêt pour les contes, les mythes et les légendes m’a conduit à l’U.Q.T.R où j’ai étudié en littérature. Par la suite, je me suis dirigée vers l’enseignement. J’ai surtout travaillé auprès de jeunes en difficulté qui fréquentaient les secteurs adaptés. Maintenant que je suis à la retraite, je consacre le plus clair de mon temps à écrire des histoires.

 


DU MÊME AUTEUR

DE LA MÊME AUTEURE

Jeanne Jutras

Le vieux Thomas et monsieur Eugène
Roman fantastique
Littérature Jeunesse
CLAIRE GAGNON
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, 2016, 216 pages.
ISBN 978-2-89612-525-8
Exemplaire numérique PDF : 7.00$
Exemplaire numérique ePub : 7.00$
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Grand-père Gédéon et la légende du cheval de Noël
Roman fantastique
Littérature Jeunesse
CLAIRE GAGNON
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, 2018, 292 pages.
ISBN 978-2-89612-558-6
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L’étoile du Nord
Roman fantastique
Littérature Jeunesse
CLAIRE GAGNON
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, 2020, 176 pages.
ISBN 978-2-89612-585-2
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Corona au Lac Castagnier, roman, Jeanne Jutras, Fondation littéraire Fleur de Lys

Corona au Lac Castanier

  Jeanne Jutras

Roman

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, mai 2020,

 382 pages. Format : 6 X 9 pouces.

Reliure allemande.

Couverture couleur souple.

ISBN 978-2-89612-582-1

Édition papier : 24.95$

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PRÉSENTATION

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À la demande de nombreux lecteurs qui m’ont incitée à écrire une suite à mon premier roman, Corona, ma mère, voici avec un immense plaisir, Corona au Lac Castagnier.

Ce roman raconte les péripéties de la vie de Corona qui va se poursuivre dans le pittoresque village de Lac Castagnier situé dans la région d’Amos, en Abitibi. Mon héroïne fait preuve d’une grande résilience en ces temps difficiles des années 1950, en pays de colonisation. À la fois historique et romancée, la vie de Corona est un peu celle de toutes ces mères vaillantes qui ont écrit notre histoire.

Le village de Lac Castagnier maintenant annexé à la municipalité de La Morandière ne semble plus qu’un souvenir dans l’esprit de tous ceux et celles qui l’ont habité dans une période plus prospère. Disparus le monastère et l’église en pierres des champs ! Des colons ukrainiens, des polonais et des québécois se serraient les coudes pour y survivre en ce beau temps où les marguerites fleurissaient abondamment dans des champs arides défrichés pour ennoblir la terre de glaise de l’Abitibi. Des époustouflantes veines d’or, de cuivre et de nombreux autres métaux étaient enfantées aussi par cette terre ingrate, offrant des emplois à certains colons. Aujourd’hui, quelques rares amoureux du passé habitent encore autour du majestueux lac Castagnier qui a survécu à cette succession de colons qui l’ont tour à tour délaissé pour d’autres cieux. Le petit cimetière blotti sur le lac nous ramène à la mémoire ceux qu’on a aimés et qui y reposent en perpétuelle paix, tout comme Corona, Philippe et Cyrille, membres de ma propre famille. Un autre minuscule cimetière qu’on a retrouvé parmi les branchailles et les arbres, à l’orée de ce village presque disparu, affiche encore aujourd’hui de mystérieux noms ukrainiens. Ce roman vous fera revivre des souvenirs attachés à ce coin de pays qui s’estompent implacablement dans le passé.


EXTRAIT

EXTRAIT

Chapitre 1

Rétrospective : le passé au présent

Vaguant à sa routine de mère de famille, Corona, transformée en véritable robot humain, subissait le lourd fardeau d’une souffrance innommable suite à la mort tragique de son nouveau conjoint, Pierre Gélinas. Elle savait bien au fond d’elle-même ne jamais pouvoir se résoudre à oublier le regard lumineux de son amant. Comme un fantôme, elle errait à côté de sa vie, subjuguée par ce passé récent et prisonnière de l’inacceptable. Les mois se succédaient tout de même et ses six enfants exigeaient des soins qu’elle leur prodiguait mue par le seul instinct maternel. Son plus grand souci se résumait maintenant à garder vivant dans le cœur de sa progéniture le souvenir de Pierre, le papa de sa petite Louise, cet homme si bon qui avait transformé sa vie misérable en paradis inespéré. Malgré le soutien de madame Brûlé, sa vieille amie d’Évain, l’attention spéciale de son frère Edmond, le notaire, et de l’épouse de ce dernier, Georgette, la pauvre Corona ne parvenait pas à remonter l’abîme au fond duquel l’avait cruellement précipitée son deuil.

— Papa, réussit un jour à prononcer sa petite Louise en regardant la photo de l’homme disparu.

— Oui, mon trésor, c’est bien ton papa ce bel homme qui te sourit sur le portrait en noir et blanc en te berçant avec beaucoup d’amour. Dommage que tu ne puisses pas voir ses beaux yeux verts… Dis-le encore, redis-le, ma petite Louise :

— Pa pa

Corona appuyait avec exagération sur les deux syllabes qui résumaient le mieux leur aventure extraordinaire : ils s’étaient adorés, Pierre et elle et des jumelles identiques étaient nées de cet amour défendu, au grand dam du Curé représentant la religion catholique dans la paroisse d’Évain. Une pneumonie avait brutalement emporté Lise, la plus faible des deux fillettes, l’hiver précédent, puis, deux ans plus tard, le père des jumelles disparaissait à son tour dans le fond de la mine Noranda. L’Abitibi paradait sans relâche son obsédant cortège de fatalités duquel Corona aurait bien voulu détourner le regard au plus vite. La pente lui paraissait trop raide à remonter à moins d’un effort surhumain tellement soutenu qu’elle ne parvenait déjà plus à le fournir. Heureusement, Philippe, son mari légitime, n’avait pas donné signe de vie depuis plus de deux ans que Corona habitait rue Cardinal Bégin, à Rouyn. Elle redoutait Philippe même si elle s’en savait protégée par son frère Edmond, le notaire. L’agressivité de son époux était légendaire à tel point que les trois aînés de Corona, Cyrille, Jeanne et Pauline tremblaient à l’idée de revoir un jour leur père.

— À la moindre menace de sa part, je le fais arrêter, lui avait assuré Edmond en lui expliquant que la loi la protégerait si son mari osait encore la frapper.

Tant qu’elle habiterait la ville, Corona pouvait dormir en paix jusqu’à un certain point. C’était relativement heureux que sa maison d’Évain ait été la proie des flammes il y avait déjà deux ans car elle pouvait considérer comme une délivrance le fait de ne plus dépendre de ses dix vaches laitières pour vivoter comme femme de colon. Ici, à Rouyn, en 1951, sa famille ne mourrait pas de faim et ne manquerait pas de l’essentiel grâce au secours direct de la paroisse Saint-Michel, aux bons soins des Filles d’Isabelle et à la générosité du Club Kiwanis. Son mari, Philippe, n’oserait plus l’embêter, au dire du notaire. Corona appréhendait quand même l’apparition de Philippe dans sa vie. La mémoire du corps imprègne des marques invisibles mais très réelles dans toutes les fibres de la personne qui a subi des sévices physiques. L’instinct de survie gardait donc constamment Corona sur le qui-vive. La jeune femme restait inquiète, craintive, l’œil ouvert et la conscience en effervescence, tel un malheureux animal traqué.
Cette nuit-là, la grande Corona s’éveilla en sursaut, dans sa chambre au deuxième étage de son logement. En pleine noirceur, elle tira en vain à plusieurs reprises la longue corde reliée à l’ampoule du plafond. Elle aurait juré que Pierre venait de lui parler et qu’on marchait sur le bout des pieds avec grande précaution, en bas, sur le prélart neuf qui craquait par ailleurs à la moindre pression.

— J’ai dû rêver, se rassura-t-elle.

Dehors, un orage tardif pour la saison pétardait son tonnerre courroucé sur cette fin d’automne 1952. Corona avait de tout temps aimé l’orage mais se sentant épuisée subitement, elle frissonna, étourdie par le fracas des coups répétés. Avec courage, elle sortit de sous son édredon usé et mit pied à terre dans l’obscurité pour jeter un coup d’œil par la fenêtre du passage par où des éclairs majestueux mais sinistres pénétraient en rafale en blanchissant les murs. L’électricité n’avait pas résisté à la vélocité du vent puisque la noirceur totale envahissait l’espace dès qu’un éclair y mourait en zigzaguant. La maman en longue jaquette pâle descendit l’escalier jusqu’en bas, en s’appuyant sur la rampe branlante. Tout l’intérieur du salon à aires ouvertes et celui de la petite cuisine adjacente s’éclairaient sporadiquement en même temps que les coups de tonnerre résonnaient en crescendo: l’orage battait son plein. Elle s’assura que ses deux portes étaient bien barrées, au nord et au sud des deux appartements puis, elle se dirigea à tâtons à côté de son poêle à bois en cherchant sa grosse théière sur un petit poêle électrique à deux ronds posé sur le comptoir: heureusement, le thé encore tiède serait délicieux.

— Bonyenne, qu’est-ce qui m’prend de penser que Philippe est ici… Y a personne, voyons : j’suis seule en bas pis les enfants dorment en haut dans leurs deux chambres… J’irai jeter un coup d’œil dans celle des filles en remontant : peut-être que l’une des quatre a été réveillée par l’orage.

Quant à ses deux garçons, Cyrille et Michel, elle aurait parié qu’ils dormaient à poings fermés, inconscients des assauts du tonnerre. Corona avala une bonne gorgée du liquide tiède mais amer, recracha les quelques feuilles de thé qui lui collaient au palais et se retrouva vite en pensée devant la tombe fermée de Pierre exposée dans le salon familial.

C’était devenu un rituel sacré : chaque nuit depuis l’enterrement, elle revivait minute par minute l’unique soirée de veille au corps qu’elle avait offerte à Pierre Gélinas, l’homme de sa vie. Elle aurait pu le faire exposer au salon funéraire Darby, sur la rue Perreault, mais ce service n’était pas gratuit, loin de là, et le salon funéraire était ouvert au grand public ce qui ne convenait surtout pas à un couple qui avait vécu hors des normes de la religion catholique. D’ailleurs, le cercueil avait été scellé parce que Pierre, défiguré par sa chute à la mine, n’aurait pas été reconnaissable, au dire de l’embaumeur. Elle voulut donc le garder tout près d’elle et de leur fille Louise, dans l’intimité totale et jusqu’au moment ultime, jusqu’au grand déchirement, jusqu’à la vraie fin irréductiblement terminale où le corbillard reconduirait son conjoint au cimetière de Rouyn pour y être enterré. Sous le regard éploré de la sœur de Pierre, madame Pagé, sous l’œil humide de sa bonne amie d’Évain, madame Brûlé, sous les yeux secs mais les cœurs attendris de son frère Edmond et de Georgette, la femme de ce dernier, Corona avait assisté à l’enterrement avec ses six enfants qui trouvèrent moyen de s’amuser et de se chamailler, plus ou moins conscients de la douleur extrême de leur maman. Adossée à un grand pin qui la maintenait debout, du moins en apparence, Corona avait suivi la cérémonie machinalement, amenuisée par une simple robe noire en coton que lui avait offerte sa belle-sœur, Georgette. Son minuscule chapeau rond en feutre noir arborait une large voilette, noire également, qui ombrageait son visage pâli par la souffrance. Le cœur serré, elle ne bronchait pas et ne pleurait pas non plus ayant épuisé sa réserve de larmes. Qu’adviendrait-il d’eux maintenant que Pierre les avait quittés ? Quand tout fut terminé, sous une pluie fine mais glaciale, après la dernière poignée de terre et la bénédiction rapide de Mgr Albert Pelletier de la paroisse Saint-Michel, Corona sentit un bras protecteur la soulever littéralement pour l’aider à avancer, comme si elle pouvait encore avancer dans la vie, comme si tout n’était pas d’ores et déjà fini, comme si elle n’était pas morte elle aussi, en même temps que Pierre. Son frère Edmond, le notaire, la tint serrée contre sa hanche et lui murmura simplement :

— Viens, Corona : Georgette nous a préparé hier un bon dîner qu’il lui suffira de réchauffer. Ensuite, tu vas te reposer chez-nous.

Georgette, sa délicate belle-sœur pétrie de délicatesse et de compassion ajouta avec une conviction profonde en retirant délicatement ses souliers noirs à talons cubains:

— Toi, tu te reposeras et je m’occuperai de tes enfants, aujourd’hui. En soirée, j’irai t’accompagner pour les coucher et on jasera un peu, par la suite. Je ne te laisse pas seule ce soir, chère Corona !

Une pensée reconnaissante avait effleuré l’esprit de Corona : pauvre Georgette, elle a déjà tant à faire avec ses sept enfants et son emploi de secrétaire au bureau d’Edmond… Corona avait ébauché un semblant de sourire en signe de reconnaissance, convaincue qu’elle devait absolument reprendre ses forces car elle se sentait vidée de toute son énergie vitale.

— Et Pierre qui m’appelait Corona, sa couronnée, pensa-t-elle le cœur gonflé, au bord des larmes qui refusaient de se liquéfier. Couronne d’épines, s’il est une couronne sur ma tête en ce jour de l’enterrement de tous mes rêves… Pierre… Mon cher Pierre…

L’orage avait cessé et Corona décida de clore son rituel plongeon dans le passé qui lui serrait trop fort la poitrine en cette fin de nuit. Ses longs pieds nus et glacés remontèrent lentement l’escalier qu’elle avait si souvent gravi avec Pierre et elle retrouva son lit dans un désarroi total. Sans son amoureux, l’existence ne rimait plus qu’avec solitude. Elle se savait et se sentait tellement seule, réellement projetée au fond d’un gouffre aux parois si lisses et si sombres qu’elle n’imaginait même pas s’en sortir un jour. Plus rien ne serait jamais pareil : la vie ne retrouverait certes plus son goût festif ni ses airs endimanchés du temps de leur bonheur. Sa solitude lui parut soudain encore plus obscure et plus lourde à porter, façonnée des entraves d’innombrables boulets invisibles solidement attachés à ses frêles chevilles. Elle devait avancer quand même, coûte que coûte, un pas après l’autre, même si l’espoir n’était plus qu’un mot vide de sens qui sonnait faux dans sa triste réalité aussi mal accordée qu’un vieux piano brisé. La maman réussit tout de même à s’endormir, au petit matin, enroulée dans son angoisse oppressante. Malheureusement, les pleurs aigus de sa petite Louise de trois ans la réveillèrent aussitôt en sursaut.


AU SUJET DE L’AUTEURE

AU SUJET DE L’AUTEURE

Jeanne Jutras

Jeanne Jutras fut enfant de l’Abitibi mais elle habite la région de Saint-Jérôme depuis plus de 30 ans.

Romancière, elle s’adonne aussi à la poésie avec grand bonheur. Madame Jutras est retraitée de l’enseignement au secondaire où, à Amos, elle a exploité la poésie de Félix Leclerc, celle de Gilles Vigneault et celle de Jacques Michel, entre autres, en initiation poétique avec ses élèves. Elle a aussi enseigné au secondaire à Saint-Jérôme, durant plusieurs années.

Membre de l’Association des auteurs des Laurentides, elle a publié deux romans : Corona, ma mère (2010), Lucie l’enfant étrange (2013) et un recueil de poésie : La Quintessence de ma vie (2011), à La Fondation littéraire Fleur de Lys de Lévis, Québec

Madame Jutras fut coordonnatrice pour Poésie Académie qui offre encore avec grand succès un micro ouvert aux poètes adolescents et adultes de la région, à Saint-Jérôme, depuis le 19 mars 2013.

« Ma poésie s’avère réponse à un élan naturel du cœur jumelé à un jaillissement imprévisible de l’âme. Chaque prise de conscience de la beauté et de la bonté du monde me procure un état de gratitude sans borne à l’égard du Grand Programmeur de la vie », avoue madame Jutras.


DU MÊME AUTEUR

DE LA MÊME AUTEURE

Jeanne Jutras

Corona, ma mère
Roman
Jeanne Jutras
Roman,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2010, 408 pages.
ISBN 978-2-89612-353-7
Couverture souple couleur
Format 6 X 9 pouces
Reliure allemande
Exemplaire papier : 24.95$ canadiens
Exemplaire numérique (PDF): 7.00$ canadiens

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La quintessence de ma vie
Poésie
Jeanne Jutras
Poésie,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2011, 172 pages.
ISBN 978-2-89612-374-2
Couverture souple couleur
Format 6 X 9 pouces
Reliure allemande
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Lucie, l’enfant étrange
Jeanne Jutras
Roman fantastique
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2012, 232 pages.
ISBN 978-2-89612-428-2
Couverture souple couleur
Format 6 X 9 pouces
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Corona au Lac Castanier
Jeanne Jutras
Roman
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, mai 2020,
382 pages. Format : 6 X 9 pouces.
Reliure allemande.
Couverture couleur souple.
ISBN 978-2-89612-582-1
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Détours piégés – Série Jacques Audet – Tome 3, roman policier, Raymond LeBlanc, Fondation littéraire Fleur de Ly

DÉTOURS PIÉGÉS

  Série Jacques Audet – Tome 3

Raymond LeBlanc

Roman policier

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, mars 2020,

  520 pages. Format : 6 X 9 pouces.

Reliure allemande.

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PRÉSENTATION

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Les choses commencent par « Œil pour œil », mais elles finissent rarement par « Dent pour dent ». Les joueurs ne jouent pas tous le même jeu ; ils ne respectent pas tous les règlements ou ils vont les changer en cours de partie.
Quand Jacques Audet décide de venger la mort de son frère tué bêtement en Afghanistan, il s’aperçoit rapidement que ses cibles ne restent pas immobiles à attendre ses coups. De fait, il ouvre un panier de crabes où ces derniers n’auront de cesse qu’ils se soient gavés d’au moins un morceau de la main fouineuse.

Mais quel est donc le prix de la vengeance ?

* * *

Raymond LeBlanc est professeur émérite de l’Institut des langues officielles et du bilinguisme de l’Université d’Ottawa. Spécialiste de la didactique des langues secondes, il a fait publier, seul ou en collaboration, au-delà d’une centaine de titres allant de l’article scientifique au test de performance langagière en passant par le matériel didactique destiné à l’enseignant et à l’apprenant. Après avoir déjà fait paraître dans la Collection Le peuple en écriture de la Fondation littéraire Fleur de Lys un recueil de sonnets intitulé Sonnets de la vie ordinaire, l’auteur présente avec Détours piégés, le troisième roman de la « Série Jacques Audet ».


EXTRAIT

EXTRAIT

Extrait de l’introduction

Le soir venu, le notaire avait décidé de prolonger le plaisir de se retrouver par un souper en tête-à-tête avec son meilleur ami, Donat Tanguay qui était ministre de la Défense nationale et des Forces armées au sein du gouvernement fédéral. Ce dernier connaissait bien son copain et il le voyait hésiter avant d’aborder un sujet qui le tourmentait.

— Ça doit arriver à la Défense que vous avez besoin de faire disparaître des gens. Comment vous y prenez-vous ?

— Quand tu dis « disparaître », tu parles de nos ennemis ou de notre personnel ?

— De votre personnel, bien sûr. Les ennemis, je pense connaître des gens qui sauraient comment. Je te parle de personnes qui sentent le besoin impérieux de devenir introuvables pendant un certain temps ou pour toujours.

— Il y a un service qui s’occupe de ce genre de situations, mais comme les personnes à cacher sont presque toujours com¬promises, il vaut mieux que le ministre ne soit pas au courant. Je pourrais essayer de me renseigner.

— Non, non, laisse tomber. De toute façon, je ne serais pas admissible à ces programmes.

Le notaire était alors tombé silencieux et son ami avait décidé de respecter ce silence. Il savait qu’il ne fallait rien brusquer. Ils étaient en train de siroter un cognac à la fin d’un souper bien arrosé à une terrasse du Vieux-Montréal. La journée avait été anormalement chaude pour un début d’avril et comme c’était souvent le cas, il allait maintenant falloir payer la note, car un orage montait à l’horizon. Dans le calme qui précède le déchaînement des éléments, le ministre avait alors doucement repris le dialogue.

— Si j’ai bien compris, c’est de toi qu’il s’agit quand tu parles de faire disparaître une personne.

— On ne peut rien te cacher, si j’ose dire.

— Mais pourquoi ? Tu fais partie d’un cabinet réputé, tu as été président de la Chambre des notaires, ta carrière va très bien…

— Et j’ai un placard où il commence à y avoir trop de squelettes. Il me faudrait du temps pour pouvoir y faire faire le ménage ou le faire moi-même au besoin.

— Tes squelettes, ce sont des fautes professionnelles ?

— Le plus souvent, oui, et toutes causées par la frénésie de faire de l’argent. Ce n’est pas quelque chose que vous connaissez en politique.

Le ministre avait accueilli cette remarque d’un éclat de rire qui avait détonné dans le silence qui régnait autour d’eux. Il avait alors pris le temps de boire un peu de son cognac avant de continuer.

— Tu te fais de grandes illusions si tu penses vraiment comme ça. La seule différence, j’imagine, c’est que nous faisons la plupart de nos tours pendables pour être réélus.

— Voyons donc !

— Tu veux savoir mon axiome en politique ? Gouverner, c’est faire ce qu’il faut pour être réélu. Toutes nos actions sont orientées vers ce seul objectif.

— Et si ce qu’il faut inclut des pratiques condamnables ?

— « Ainsi soit-il » répond-on, comme à la fin de la prière du soir au CASH de notre enfance.

 


AU SUJET DE L’AUTEURE

AU SUJET DE L’AUTEUR

Raymond LeBlanc

Après avoir complété les exigences du Baccalauréat ès arts à l’Université de Montréal (1960), Raymond LeBlanc obtint un Baccalauréat en pédagogie et un Brevet A d’enseignement (1962). Il poursuivit alors avec succès des études de Licence ès lettres, mentions Français, Anglais et Linguistique (1965).

Il passa ensuite trois ans sur le marché du travail, d’abord aux Écoles de langue de l’Université de Montréal dont il assurait la direction, puis au Bureau des langues de la Fonction publique fédérale comme spécialiste des contenus dans le matériel pédagogique en français langue seconde produit à l’intention des fonctionnaires dont le poste comportait des exigences de bilinguisme.

Il partit alors poursuivre des études de doctorat en France à l’Université de Grenoble. Sous la direction du professeur René Gsell, il obtint le Diplôme d’Études approfondies (DEA) en 1969. Mais les effets des évènements de 1968 en France perdurant et l’Université de Grenoble étant occupée au printemps 1970, c’est à l’Université d’Aix-Marseille qu’il put finalement soutenir une thèse de doctorat en linguistique portant sur l’évaluation des compétences langagières des apprenants de langues secondes ou étrangères (1970).

Recruté par le département de Linguistique de l’Université d’Ottawa cette même année, il fut d’abord professeur adjoint de ce département tout en assurant la direction de l’Institut des langues secondes (ILS), poste qu’il occupera pour un total de 16 années réparties sur trois mandats. Professeur agrégé en 1980, puis titulaire en 1987, il est maintenant à la retraite depuis 1999.

Au cours de sa carrière, Raymond LeBlanc fut désigné à plusieurs reprises comme porte-parole canadien dans des organismes internationaux. Mentionnons, par exemple, sa participation (1992-1998) à titre de représentant nord-américain au Comité pédagogique et de gestion de la filière LATA (Langue, Tourisme et Affaires) du programme AUPELF-UREF à l’Université Cheikh Anta Diop à Dakar, Sénégal.

Au Canada, il a contribué à l’étude sur l’état de l’enseignement des langues secondes au pays. Il fut d’abord membre de la Commission Bibeau sur l’enseignement des langues dans la Fonction publique − volet didactique (1976-1977) puis, à la suite du décès prématuré de H. H. Stern en 1987, il assuma la direction de L’Étude nationale sur les programmes de français de base pour le compte de Patrimoine canadien qui devait mener en 1990 à la publication d’un Rapport synthèse sous sa plume de même qu’à quatre autres ouvrages spécialisés examinant plus en profondeur les divers aspects de l’étude.

Au fil des ans, il a fait paraître, seul ou en collaboration, 14 livres et rapports spécialisés, 61 articles dans des revues scientifiques au Canada, aux États-Unis, en France et en Belgique et plus de 50 titres de matériel pédagogique. Il a aussi élaboré et normalisé 11 tests de compétences langagières pour le compte de divers ministères fédéraux, de sociétés d’État et de l’Université d’Ottawa. Il a également fait plus de 150 présentations orales (conférences d’ouverture ou de clôture, communications scientifiques, ateliers) partout au Canada et dans plus de 12 pays. Avec Claude Germain, il est l’auteur d’une Introduction à la linguistique générale (6 volumes). Il a contribué à la refonte de la méthode Le Français international, deuxième version et il a assuré plus de 40 stages de formation à l’utilisation de cette méthode qui a redéfini l’ensei¬gnement de la langue seconde au pays pendant de nombreuses années. Il a aussi élaboré et normalisé 11 tests de compétences langagières pour le compte de divers ministères fédéraux, de sociétés d’État et de l’Université d’Ottawa.

Il conviendrait aussi de signaler la série de vidéos Pour tout dire réalisée par l’Office national du film du Canada (ONF) au milieu des années quatre-vingt. Cette série fut conçue avec la participation de Roger Tremblay et ce sont eux qui en assurèrent également l’appareillage pédagogique. Ces productions reçurent à tour de rôle la Médaille d’or lors du International Film and Video Festival of New York − Teaching Resources (1988) et la Médaille d’or Panavision − vidéos pédagogiques) à Edmonton (1989).

Parmi les autres honneurs qui lui furent conférés en cours de route, on retiendra le Prix Ghislaine-Coutu-Vaillancourt de l’Association québécoise des enseignant-e-s de français langue seconde (AQEFLS) et le Prix Robert-Roy de l’Association canadienne des professeurs de langues secondes (ACPLS).

Enfin, au cours de l’année qui a suivi sa retraite, l’Université d’Ottawa lui a décerné le titre de Professeur émérite de l’Institut des langues officielles et du bilinguisme (ILOB) en reconnaissance à l’ensemble de sa contribution au domaine de la didactique des langues secondes et à la vie de son établissement.

Après avoir fait paraître un recueil de sonnets intitulé Sonnets de la vie ordinaire chez Fondation Fleur de Lys, l’auteur s’est lancé dans un ensemble de romans policiers mettant en vedette Jacques Audet. Il a déjà fait paraître Bien mal acquis… et La poudre aux yeux, les deux premiers volets (de quatre). Détours piégés constitue le troisième.

Marié depuis 1959 à Gisèle Painchaud, ci-devant professeure titulaire à la faculté des Sciences de l’éducation et vice-rectrice aux ressources humaines à l’Université de Montréal. Il est père d’un enfant, Michel, nucléiste et directeur du département de Médecine nucléaire à l’hôpital Saint-Joseph de Trois-Rivières. Pour la petite histoire, Michel est marié à Sylvie Tremblay (médecine familiale − Drummondville) et ils ont deux filles, Valérie et Geneviève, qui sont aussi médecins tout comme le sont leurs compagnons respectifs. La maladie qui pourrait emporter Raymond LeBlanc peut aller se rhabiller (!).


DU MÊME AUTEUR

DU MÊME AUTEUR

Raymond LeBlanc

 

Sonnets de la vie ordinaire
Raymond LeBlanc
Recueil de poésie,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2016, 274 pages.
ISBN 978-2-89612-509-8
Couverture souple couleur
Format 6 X 9 pouces
Reliure allemande
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Bien mal acquis…
Série Jacques Audet – Tome 1
Raymond LeBlanc
Roman policier,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2017, 494 pages.
ISBN 978-2-89612-537-1
Couverture souple couleur
Format 6 X 9 pouces
Reliure allemande
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La poudre aux yeux
Série Jacques Audet – Tome 2
Raymond LeBlanc
Roman policier,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2017, 554 pages.
ISBN 978-2-89612-545-6
Couverture souple couleur
Format 6 X 9 pouces
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PUBLICATIONS PROFESSIONNELLES

LIVRES

Introduction à la linguistique générale – (en 5 volumes)

Phonétique (avec Claude Germain) PUM

Phonologie (avec Claude Germain) PUM

Morphologie (avec Claude Germain) PUM

Syntaxe (avec Claude Germain) PUM

Sémantique (avec Claude Germain) PUM

Étude nationale sur les programmes de français de base – Rapport synthèse Patrimoine canadien

Manuel technique – Test de français international (avec Doreen Bayliss) ICI Canada

Vingt-cinq ans d’enseignement des langues secondes à l’Université d’Ottawa (co-rédacteur)

L’approche communicative en enseignement des langues secondes (co-rédacteur) CEC

MATÉRIEL PÉDAGOGIQUE

Le français international, Livre du maître et Livre de l’élève – Niveaux 1, 2, 3 et 4 (avec Pierre Calvé, Claude Germain, Florence Rondeau) CEC

Le français international – Cahier d’exercices – Niveaux 1 et 2 (avec Florence Rondeau)

Pour tout dire – Guide du maître, Guide de l’apprenant – Modules 1, 2, 3, 4 (avec Roger Tremblay) ONF

L’anglais, une approche naturelle – Module 1 et Module 2 (avec Roger Tremblay)

Drills in English Sentence Patterns, Books 1, 2, 3, 4 (avec Gilles Bibeau) CEC

Exercices systématiques sur les structures du français, Cahiers 1, 2, 3 (avec Michel Ladouceur) CEC

TESTS DE LANGUE

Test de français international, Version A et Version B ICI Communications Canada

Test de compétence en français langue seconde, Société canadienne d’hypothèque et de logement

ARTICLES

Self-Assessment as a Second Language Placement Instrument (avec Gisèle Painchaud) TESOL Quarterly

Les programmes d’immersion et l’habileté à communiquer, Études de linguistique appliquée

Second Language Instruction, Canadian Encyclopedia Plus

Le défi de l’intégration de la culture, Actes du XVe congrès de l’ACPI

Teaching the Receptive Skills at the Basic Level, Second Language Practice (Lise Duquette,

Ed.)

Le curriculum multi-dimensionnel – Questions d’implémentation, Études de linguistique Appliquée


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Papier ou Numérique

Détours piégés
Série Jacques Audet – Tome 3
Raymond LeBlanc
Roman policier,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2020, 520 pages.
ISBN 978-2-89612-582-1
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TERMINUS → PARTITION, Pour un État francophone indépendant en Amérique du Nord, essai politique, Yves Provencher, Fondation littéraire Fleur de Lys

TERMINUS → PARTITION

Pour un État francophone indépendant en Amérique du Nord

Yves Provencher

Essai politique

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, janvier 2020,

86 pages. Format : 6 X 9 pouces.

Reliure allemande.

Couverture couleur souple.

ISBN 978-2-89612-581-4

Édition papier : 24.95$

Édition numérique : 7.00$ (PDF)

Édition numérique : 7.00$ (ePUB)


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Présentation

Table des matières

Extrait

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PRÉSENTATION

PRÉSENTATION

Dans cet essai, l’auteur pose d’abord un regard critique sur l’histoire de l’indépendantisme québécois depuis le début des années soixante. Ensuite, il fait la démonstration que le maintien du territoire actuel du Québec est incompatible avec la création d’un État indépendant francophone en Amérique du Nord et que la partition du Québec est désormais la seule voie pouvant mener à l’avènement de cet État. L’ouvrage se termine en suggérant une façon de procéder à cette partition.

Ce livre nous ramène à l’essentiel de ce qui constitue la nation. En remettant en cause le dogme de l’inaltérabilité des frontières du Québec, il ne manquera pas de susciter un vif débat.

* * *

Yves Provencher est né à Montréal au début des années cinquante. Il a complété une formation en comptabilité publique et ensuite en médecine. Il est un observateur de la politique québécoise depuis plusieurs décennies et a toujours été convaincu de la nécessité vitale d’un état indépendant pour les francophones du Québec.


tab

TABLE DES MATIÈRES

AVANT-PROPOS

INTRODUCTION

CHAPITRE 1 ─ LE CONTEXTE HISTORIQUE

Le référendum de 1980

Les conséquences de la défaite de 1980

Revenons au mur de l’électorat

La période inter-référendaire post-Johnson

Le référendum de 1995

L’argent et les votes ethniques

Le vaste champ de ruines

CHAPITRE 2 ─ LA PARTITION : LE POURQUOI

Les objectifs de l’indépendance

Un peu d’histoire démographique

La Loi 101 : une nécessité et une illusion

Revenons encore au mur de l’électorat

Un mur de l’électorat à dimensions géographiquement variables

Les objectifs incompatibles

Une question de réalisme

Un monde imaginaire

Couvrez cette idée que je ne saurais supporter

Être petit ou ne pas être

La partition et le nationalisme méprisé

Partitions au cours du dernier siècle

La partition et l’économie

La partition et le reste du Canada

CHAPITRE 3 ─ LA PARTITION : LE COMMENT

Considérations générales

Proposition d’un processus

1 – Le choix de l’option

2 – La distribution territoriale

3 – Le découpage territorial

Un exemple

Un processus autre

Commentaires sur certains concepts

− La non-discontinuité

− La majorité

− L’optimisation

Suffrages indépendantistes et configuration territoriale finale

Qui procédera au découpage territorial ?

Le cadre juridique de la partition

Une période de transition

La monnaie

La constitution du nouvel État

Lois et système judiciaire

CONCLUSION

Références bibliographiques

Au sujet de l’auteur

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EXTRAIT

EXTRAIT

Extrait de l’avant-propos

L’idée traitée dans cet ouvrage est née le 31 octobre 1995. Vingt-quatre années ont ainsi passé avant de la formaliser et la publier. Ce délai s’explique, entre autres, par le fait que les esprits, surtout chez les indépendantistes, n’ont jamais semblé être ouverts à la débattre. Elle a toujours été rejetée péremptoirement, jugée non recevable. Tout indépendantiste qui accepterait maintenant d’aborder ce sujet éminemment tabou témoignerait de la sorte de sa capacité à remettre en cause une conception rigide du territoire de la nation.

De quoi s’agit-il ? De la partition du territoire du Québec.

Cette idée n’est pas nouvelle. À ma connaissance, jusqu’à maintenant, essentiellement certains fédéralistes réfractaires à l’indépendance du Québec, même acquise par voie démocratique, y ont porté un intérêt. Dans le présent essai, ce qui peut étonner, voire déconcerter, est que cette idée soit proposée par un indépendantiste faisant la démonstration que cette option s’avère la seule bouée de sauvetage encore disponible pour ceux qui souhaitent l’avènement d’un État francophone nord-américain indépendant, considérant que, depuis le référendum de 1995, en observant l’évolution sociodémographique du Québec, la survie de la nation francophone paraît, au fil du temps, de plus en plus en péril.

Cet ouvrage expose, d’une part, les raisons pour lesquelles une modification de la frontière territoriale actuelle du Québec apparaît inévitable pour que les francophones puissent créer leur État indépendant, et, d’autre part, le processus par lequel ils pourront y parvenir. Ce projet représente, pour ainsi dire, une sorte de « révolution copernicienne ». Le concept de territoire national déjà spatialement déterminé, considéré inaltérable et constituant jusqu’à maintenant un des fondements de la vision indépendantiste du Québec, est substitué par le concept d’un espace territorial dont les limites seront tracées suite à l’union des régions du territoire actuel du Québec où les citoyens auront exprimé majoritairement, par référendum, leur volonté d’appartenir à un État indépendant. En d’autres termes, la population ne déterminera pas le statut politique du Québec à l’intérieur de ses frontières actuelles comme ce fut le cas lors du référendum de 1980 et celui de 1995, mais elle déterminera plutôt les frontières d’un futur État francophone indépendant, lesquelles seront tracées en fonction de la répartition territoriale des résidents ayant exprimé leur volonté de devenir citoyens d’un tel État.

Extrait de l’introduction

Le titre de cet ouvrage débute par « terminus ». Pour tous, ce mot évoque une arrivée en fin de parcours, l’impossibilité d’aller plus loin sur une ligne de transport. En fait, au terminus, il y a deux possibilités : soit que le trajet se termine parce qu’arrivé à la destination finale, ou soit qu’il s’agit d’un point de correspondance permettant de poursuivre le trajet dans une autre direction, celle-ci devant mener vers la destination finale.

Que signifie « arrivée en fin de parcours » ? De quel parcours s’agit-il ? On aura compris qu’il s’agit de toute la démarche d’accession à l’indépendance depuis le début des années 60. Dans la première partie de cet essai, l’analyse des faits historiques m’amène à conclure que cette démarche ne peut continuer sur la même voie, qu’elle est arrivée à un terminus, mais non à destination. Une correspondance pour s’engager dans une autre direction s’avère inéluctable. Cette direction doit mener à une solution définitive de la question de la survivance francophone en Amérique du Nord. Il faut mettre fin le plus tôt possible à cette angoisse résultant de notre persistante et pénible interrogation sur le temps qu’il nous reste à vivre.

Extrait du Chapitre 2 – La partition : le pourquoi

Mais, considérant qu’un des obstacles majeurs à l’accession à l’indépendance par voie démocratique, en l’occurrence le bloc anglophones-allophones, est situé dans un territoire bien circonscrit, les indépendantistes se trouvent alors face à une alternative qu’ils ne peuvent esquiver, et laquelle se définit de la façon suivante : ou bien l’intégrité du territoire actuel du Québec est maintenue avec son bloc minimal de 20% opposé à l’indépendance, auquel cas, il y a une quasi-impossibilité mathématique de réaliser l’indépendance politique, ou bien il y a renonciation à une portion du territoire actuel, permettant alors, vraisemblablement, l’accession à l’indépendance politique d’un territoire français en Amérique du Nord.


AU SUJET DE L’AUTEURE

AU SUJET DE L’AUTEUR

YVES PROVENCHER

Yves Provencher, dont cet essai est la première publication, est né à Montréal au début des années cinquante.

Il fit ses études collégiales au Collège de Maisonneuve. Il s’inscrivit ensuite à l’École des Hautes Études Commerciales de Montréal où il obtint un baccalauréat en administration des affaires, option comptabilité publique, lui permettant d’être admis à l’Ordre des Comptables agréés du Québec.

Après quelques années dans une firme importante de comptables agréés, il décida de se réorienter en médecine. Il fut admis à la faculté de médecine de l’Université de Montréal et ensuite au Collège des Médecins du Québec à titre d’omnipraticien.

Il exerça sa pratique d’abord dans une polyclinique, puis en CLSC et finalement dans un centre de réadaptation. Il se retira de la pratique en 2013.

Parallèlement à ses activités professionnelles et familiales, il a constamment porté un intérêt particulier à la politique, n’ayant cependant jamais été membre d’un parti. Il a toujours été fermement convaincu de la nécessité de l’indépendance pour assurer la survie et l’épanouissement des francophones d’Amérique du Nord.


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Yves Provencher se fera un plaisir de lire et de répondre personnellement à vos courriels.

Adresse de correspondance électronique

yvesprovencher2004@yahoo.ca


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TERMINUS → PARTITION
Pour un État francophone indépendant en Amérique du Nord
Yves Provencher
Essai politique
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, février 2020,
86 pages. Format : 6 X 9 pouces.
Reliure allemande.
Couverture couleur souple.
ISBN 978-2-89612-581-4
Édition papier : 24.95$
Édition numérique (PDF) : 7.00$
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Lune DeJour, roman spirituel, Damien Larocque, Fondation littéraire Fleur de Lys

Lune DeJour

Damien Larocque

Roman spirituel

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, Décembre 2019,

250 pages. Format : 6 X 9 pouces.

Reliure allemande.

Couverture couleur souple.

ISBN 978-2-89612-579-1

Édition papier : 24.95$

Édition numérique : 7.00$ (PDF)


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PRÉSENTATION

PRÉSENTATION

Première aventure — Au septième siècle avant Jésus, au nord de l’Iran actuel, Lune DeJour est appelé à devenir le roi du royaume de Balkh. Au début de sa vie d’adulte, il va devoir réagir à une emprise, causée par un professeur malveillant. La reine mère acceptera de protéger un prophète qui a comme nom Zarathoustra. La forteresse des Balkiens est menacée par un barbare de la pire espèce; la situation n’étant pas prévue, la bataille s’avérera-t-elle une hécatombe pour un peuple vivant en paix, depuis plusieurs années ? Lune DeJour, accepte une mission, dangereuse pour sa vie; il part en compagnie de son ami, un soldat chevronné. Ensemble, ils vont s’introduire à l’intérieur d’un château. Réussiront-ils à s’en sortir vivants ?

Deuxième aventure — Lune DeJour est le bourreau de la ville, la justice de Marseille lui demande de répondre à son devoir, il devra procéder à une exécution rarissime, la population de Marseille devra être témoin d’un moment exceptionnel. Peu de temps après, la peste de 1720 fait rage, en ladite ville. Notre héros Lune DeJour est barbier de métier, son fils Fabrice est son élève, les deux travaillent à sauver des existences, à l’agonie. S’en sortiront-ils?

Troisième aventure — Lune DeJour est le chef incontesté d’une secte luciférienne, au début du dix-neuvième siècle. Ses enfants mâles en sont membres, ils sont les présidents-directeurs généraux des succursales d’une banque internationale; que leur père dirige. Deux de ses fils vont essayer de détruire une organisation ayant un début de contrôle mondial, concernant: les affaires, la politique et la spiritualité, afin de créer une structure universelle sur la planète terre; gouvernée par nul autre que Lucifer, en personne. Vont ils réussirent?

Quatrième aventure — Elle correspond à ma vie présente, c’est-à-dire, de ma naissance en 1953 jusqu’à l’année 1993. Il s’agit d’une confession, de ma part. Je suis Lune DeJour.

Intervalles — Il est à noter que j’ai intercalé des textes d’informations, concernant l’incarnation, et la réincarnation. C’est un sujet provoquant beaucoup de questionnements, je crois qu’ils seront utiles pour mes futurs lecteurs.


tab

TABLE DES MATIÈRES

Prologue

1. Deux millième incarnation humaine de Lune De Jour

Intervalle

2. Deux mille cinq cent quarante-cinquième incarnation humaine de Lune De Jour

3. Deux mille six centième incarnation humaine

de Lune De Jour

Intervalle

4. Trois mille centième incarnation humaine de Lune De Jour [ Vie présente ]

Le village

La ville

La grande ville

Epilogue

* * *

Références

* * *

Au sujet de l’auteur

Communiquer avec l’auteur


EXTRAIT

EXTRAIT

Prologue

Lune DeJour fait partie intégrante des gaz interstellaires. Ils recèlent les matériaux nécessaires à la vie. Dans le foisonnement des galaxies, aux myriades d’étoiles, l’existence s’est donc, inévitablement développée. L’évolution conduit tôt ou tard à l’intelligence, par adaptation à l’environnement.

L’espace et le temps sont indissociables, la vitesse de la lumière est constante dans l’univers. Le temps se résume alors à un écoulement d’instants allant du passé vers le futur. Dans cette vision, un effet ne peut précéder une origine. La limite de la vélocité de la lumière devient donc celle de la causalité, qui ne peut être inversée. Le temps est fondamentalement cyclique et fractal. C’est-à-dire, cyclique : des événements se ressemblant reviennent régulièrement sur la terre, sur plusieurs milliers d’années. Par exemple : La peur du changement de millénaire, les guerres et les dépressions économiques. Le temps fractal se dit : d’objets, dont la création ou la forme ne trouve ses règles que dans l’irrégularité ou la fragmentation. Ils apparaissent en suivant des règles déterministes, ou stochastiques, Le terme fractal est un néologisme inventé par Monsieur Benoit Mandelbrot en 1974, à partir de la racine latine fractus, qui signifie brisé. Exemple : la nature offre des formes telles que les flocons de neige, les ramifications des bronches et bronchioles, et des réseaux hydrographiques. Donc le temps fractal voudrait dire que des aspects du temps peuvent changer des données. On peut dire aussi que les recherches que mène le complexe (LE CERNE) concernent la possibilité que la vitesse de la lumière ne soit pas une frontière infranchissable, mais une porte afin de mieux comprendre une limite ne semblant pas en être une. Le boson de Higs en est un exemple parfait, cette particule pourrait dépasser la vitesse de la lumière parce qu’elle est sans matière. La question est : les chercheurs vont-ils réussirent, à le découvrir ? Selon toute vraisemblance, la terre fait partie de l’espace-temps du système solaire, le système solaire fait partie de l’espace-temps de la galaxie, et la galaxie fait partie de l’espace-temps du centre de celle-ci.

Et voilà que les cellules de Lune DeJour se rapprochent, une gigantesque portion de gaz stellaire se comprime suivant les lois de la nature universelle. Bientôt, la vapeur se solidifiera afin de créer de nouveau, astres. Le système solaire est né. La planète terre vit depuis des milliards d’années, à son début, ses volcans ont une intense activité. Le temps passe, un événement changera l’inconscient de Lune DeJour. Installé dans une des couches de rock de la terre, il vit lentement, son espace-temps est presque arrêté. Voici qu’une chaleur démesurée le liquéfie, afin de le projeter à l’intérieur d’une cheminée, gigantesque. Le volcan en éruption évacue avec une pression énorme, des tonnes de matières fondues. Elles volent dans toutes les directions, à plusieurs kilomètres du cratère en ébullitions.

Des plantes géantes poussent rapidement, sur les formations continentales, d’une planète terre surpeuplée de fougère, elles envahissent un sol ayant des difficultés à respirer. La surface de l’astre est chaude, Lune DeJour est une de ces plantes, il sent la chaleur du soleil, le vent caresse ses feuilles, et la pluie lui octroie le plaisir d’avoir d’agréables sensations, lorsque l’eau glisse sur lui.

L’astre existe grâce à : ses volcans, ses tremblements, ses tsunamis, ses feux de forêt, ses océans, ses continents, son atmosphère, et surtout, n’oublions pas la lune. Elle est en orbite proche, elle provoque les marées et complète un système vital pour l’accomplissement du destin, de celle-ci. La temporalité, des solides et des liquides s’organisent afin de préparer la terre mère, à la fécondation d’une vie indépendante, unique et très rare dans notre galaxie. Les saisons passent, le soleil et la pluie accordent un mariage, entre un sol humide et une plante géante; l’arbre vient de naître. Lune DeJour jouit de sa nouvelle réincarnation, ainsi, il pourra vivre des centaines d’années, afin d’apprendre de son entourage. L’arbre qu’il habite sera le témoin, de plusieurs bouleversements, lui apportant une sérénité bienvenue.

La planète terre travaille à équilibrer sa nature. Le vent transporte des glands, et des graines de nouvelles fleurs de différentes grosseurs, et colorées, de mille couleurs. Ils se déposent sur une surface, capable d’enraciner plusieurs générations de beautés, indigènes. Les animaux ne manquent de rien, ils se déplacent sur toute la terre et dans ses eaux. Lune DeJour grandit lentement, et sûrement, son horizon s’étend sur plusieurs kilomètres. Un jour, un troupeau de bêtes herbivores s’attaque à son écorce, et ses branches. La voracité des géants à quatre pattes ne semble pas avoir de fin. Lune DeJour se retrouve à l’intérieur de l’estomac, de l’un d’eux; ses molécules se mélangent en créant, de nouvelles combinaisons cellulaires. L’animal, qui porte celui-ci, sans le savoir vécu de nombreuses années, suivant ces pareilles. Une nuit, le long cou du ruminant terminé par une gueule géante boit l’eau d’un fleuve se jetant un peu plus loin, dans un océan. Ses quatre pattes se sont enfoncées dans la boue d’une plage isolée. Soudain, un carnivore marin gigantesque attrape, avec ses rangées d’incisives acérées, la bête s’abreuvant. Le temps de le dire, l’animal herbivore est mort, et le carnassier le dévore avec une brutalité, peu commune. La genèse de Lune DeJour s’endort.

Les océans, de la terre recèle un secret au sein de ses profondeurs, abyssales. Des poissons répondant à leurs instincts amorcent une ascension progressive, vers un milieu inconnu. Ils voyagent en se dirigeant vers les fleuves, du globe terrestre. Lune DeJour est réincarné, il est une de ces créatures. Plus ils gravissent, plus ils rencontrent des formes de vies bizarres, l’espèce choisie s’adapte à leurs nouveaux environnements. Leur cœur s’ajuste, et l’ébauche de poumons, s’approprie une place, leur sang circule de façon différente, leur température, aussi. La nouvelle, espèce d’animaux marins continus sans répit à montée, toujours plus haut. Leurs nageoires diminuent en s’arrondissant. L’odyssée, de Lune DeJour, et ces pareilles faillirent se terminer plusieurs fois. Ils sont attaqués par des carnivores, plus gros qu’eux, ceux-ci réagissent aux situations dangereuses; deux petites pattes à l’avant, des corps des élues poussent.

Puis, des faisceaux de lumière pénètrent l’eau, pour disparaître un peu plus bas. La nouvelle espèce de poisson arrive presque, au même moment, à la fin de leur périple. Les rayons semblent venir d’un mur bougeant, au-delà, plus haut qu’eux, il y a des formes. Lune DeJour a soudainement un urgent, besoin de voir de l’autre côté de la surface, traverser la frontière s’avéra une expérience traumatisante. Ses poumons ne veulent que respirer de l’eau, il revient péniblement dans l’eau du fleuve, sa curiosité lui a presque, enlevé sa vie. Quelques mois plus tard, ses pattes se terminent par un pied, et ses quatre orteils, il a de plus en plus de difficultés à exister dans un milieu liquide. Ses poumons se transforment, Lune DeJour doit sortir de son élément de naissance. Celui-ci accumule son énergie, afin de sauter une deuxième fois vers, l’inconnue. Il constate qu’il respire bien, malgré le poids de son corps. Il hume de nouvelles odeurs, ses débuts d’oreilles fonctionnent, très peu; Lune DeJour doit maintenant, apprivoiser la vie tellurique.

La question, de l’origine de notre existence, touche la corde sensible des humains. Elle s’adresse directement, à son émotivité, et à sa subjectivité. S’attaquer à ce thème, c’est trop souvent tenter de réconcilier : science, religion, mythes, et croyances de toutes sortes. C’est un exercice périlleux.


AU SUJET DE L’AUTEURE

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DAMIEN LAROCQUE

Écrire se livre, lui a enlevé des chaînes d’événements; elles étaient pesantes à charrier, leurs poids lui kidnappaient une énergie essentielle à sa survie. La réalisation de son volume lui a permis de les faire disparaître; il a décidé de les aimer. Le résultat de cette démarche le fit accéder à une confiance bienvenue, afin qu’il puisse octroyer ce qu’il est, en connaissance de cause. Il espère que la lecture de son ouvrage saura intéresser les gens curieux de l’épanouissement des humains. Amour Meurtri, l’amoureuse de sa vie, et son travail comme préposée aux patients, en psychiatrie, pendant vingt-cinq ans, lui on accordé une assurance, qu’il avait à sa naissance, il en ai persuadé. Ils lui ont permis, également, de se construire un respect solide, pour les humains.

La deuxième motivation de son écriture correspond aux phénomènes de la réincarnation, et de l’incarnation. Depuis son adolescence, il s’intéresse aux choses spirituelles. Il a développé des certitudes, correspondant à sa façon de comprendre le monde de l’invisible, et celles qui nous semblent visibles. Plaisons-nous, à imaginer les implications: psychologiques, sociologiques, spirituelles, et politique qu’aurait l’actualisation de ces croyances. Car, les réflexions sur une possible après-vie, n’ont de sens que si elle nous aide à trouver, comment agir au mieux, dans notre vie actuelle.


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DU MÊME AUTEUR

L’édifice 7
Damien Larocque
Roman spirituel
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, Décembre 2019,
124 pages. Format : 6 X 9 pouces.
Reliure allemande.
Couverture couleur souple.
ISBN 978-2-89612-578-4
Édition papier : 24.95$
Édition numérique : 7.00$

Pensées
Recueil de poésie
La société des écrivains (France)
2016
ISBN : 9782342052725
 
 Recueil d’événements au sein de l’espace
 Recueil de nouvelles de science-fiction
 Éditions Belle feuille
 2012
 ISBN : 9782923959498


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Lune DeJour
Damien Larocque
Roman spirituel
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, Décembre 2019,
250 pages. Format : 6 X 9 pouces.
Reliure allemande.
Couverture couleur souple.
ISBN 978-2-89612-579-1
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L’édifice 7, roman spirituel, Damien Larocque, Fondation littéraire Fleur de Lys

L’édifice 7

Damien Larocque

Roman spirituel

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, Décembre 2019,

124 pages. Format : 6 X 9 pouces.

Reliure allemande.

Couverture couleur souple.

ISBN 978-2-89612-578-4

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Table des matières

Extrait

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PRÉSENTATION

PRÉSENTATION

Stéphane, le personnage principal, est victime d’un accident de la route. Sa sœur, Françoise est à bord du véhicule lors de la catastrophe. Celle-ci va s’en sortir, mais son frère se retrouve entre la vie et la mort. Va-t-il récupérer une santé mentale, et physique normale ? Le docteur Leblanc accompagne Stéphane, sur une longue période, l’activation d’un coma artificiel s’avère une situation présentant une fin d’existence pour le malade; sa famille proche envisage la déconnexion des appareils. Vont-ils procéder ? Pendant ce temps, Stéphane expérimente une sortie de son corps. Ce voyage inusité, va-t-il lui procurer des instants de bonheurs ou son contraire ?

Un jour ou une nuit, le comateux se réveille, il s’ensuit une grande période de douleurs psychologiques, et physiques. Il devra s’en remettre à des séances de thérapie, cela le rebute, affronter la peur, lui occasionne des moments de panique incontrôlables, et terribles. Il n’a pas le choix, celui-ci doit se soumettre encore, et encore à des heures de cauchemars réelles.

Plus tard, Madame Rose entre à l’intérieur de l’existence de Stéphane. Elle lui fait connaître un univers, où tout est possible. Jusqu’où leurs relations, iront-ils ? Madame Rose est une spécialiste en technique d’hypnose, et thérapeute depuis plus de trente ans. Un miracle est-il possible ?


tab

TABLE DES MATIÈRES

Les accidents

L’odyssée

Le rapatriement

Les réveils

La révolte

Le retour de Stéphane

Madame Rose

Épilogue

* * *

Références

* * *

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EXTRAIT

EXTRAIT

Extrait du Premier chapitre LES ACCIDENTS

Le boulevard Valcartier, à Loretteville était rectiligne, sur une longue distance, et la circulation y était beaucoup trop rapide. Des camions plus lourds de leur chargement de sable ou de gravier dépassaient souvent la limite de vitesse permise. Les parents Fontaine étaient heureux d’avoir acheté enfin leur premier domicile. Horace, le père de Stéphane et de Françoise suivait sa femme Juliette, avec un désir sexuel n’ayant aucun rapport avec la vérification de sa femme : « Tu viens mon chéri, nous allons examiner la porte du garage. » Avec un soupir non retenu, Horace lui dit : « Ben voyons, tu sais très bien qu’elle fonctionne. Nous vivons depuis déjà trois semaines dans notre maison. » Juliette sa conjointe rajouta : « Ou sont les enfants, je ne les entends plus, ce n’est pas bon signe. » « Veux-tu relaxer mon amour, la chaleur du mois de mai ne te repose pas un peu. Viens t’asseoir dehors sur notre terrain. » Il faisait beau en cette journée, de l’année deux mille seize. Les enfants s’amusaient en faisant courir le chien avec une balle de tennis. Juliette avait réussi à s’étendre sur une chaise pliante en disant à Stéphane et sa sœur de faire attention à ne pas tomber dans la piscine. Juliette possédait un corps en pleine santé, des cheveux longs bruns qui lui enveloppaient les épaules en descendant jusqu’au milieu de son dos. Son visage bien proportionné montrait à ces convives et ses compagnons de travail une personne bien dans sa peau, et toujours prête à rendre des services aux autres. Elle possédait un diplôme d’infirmière. Horace respirait à plein poumon, il était fier de lui, la nouvelle maison répondait aux critères de la famille Fontaine. Il préférait lire un livre au lieu de marcher avec sa femme. Sa tête était garnie de cheveux blonds, sa peau étant blanchâtre, celui-ci devait se défendre de n’être pas malade. Ses qualités de professeur lui octroyaient un enseignement bien compris par ces élèves. Sa voix vibrante, ses six pieds, et son dos un peu courbé lui donnaient une présence évidente.

En ce début d’après-midi, la beauté du samedi semblait sans fin. Les enfants fendaient l’air en essayant d’attraper un chien qui ne se laissait pas cajoler longtemps. Horace s’était installé sur une chaise identique à celle de sa femme tout près d’elle. À l’instant où ils s’assoupissaient, un fort crissement de pneus se fit entendre, suivi sans délai d’un bruit sourd, et d’un cri féminin à glacer le sang. Les gamins cessèrent sur-le-champ leurs activités. Juliette eut le réflexe de courir en passant par l’extérieur de la demeure, c’était bien ce qu’elle craignait, une jeune fille gisait sur l’asphalte. Le choc avait été terrible, son corps exhibait ses deux jambes repliées sur son torse. Le chauffeur de la voiture impliqué stationnait un peu plus loin. L’homme demeura à l’intérieur de son véhicule. Juliette se servit de son calme d’infirmière, afin de s’approcher de la petite. Elle voulait vérifier l’état général de celle-ci. En déposant deux de ses doigts de la main droite, au bon endroit sur son cou, elle constata que le cœur battait lentement, et irrégulièrement. Pendant ce temps Horace téléphona à la police pour signaler l’événement. Le chien aboyait sans arrêt en courant nerveusement, il réussit à se cacher. Françoise était en compagnie de son frère en essayant de lui changer les idées. Ce n’était pas facile pour elle, Françoise vivait aussi des secondes très désagréables. Horace leur dit : « Rester dans la cour. » En employant des mots choisis pour ne pas les effrayer plus qu’ils ne l’étaient déjà. Juliette surveillait une jeune fille à l’agonie. Deux voitures de police suivies d’une ambulance arrivèrent enfin, une odeur nauséabonde de caoutchouc brûlé régnait dans l’air.

Juliette se présenta : « Bonjour, messieurs je suis infirmière elle respire encore, mais avec beaucoup de difficultés, son pouls est faible, d’après moi, son cœur peut arrêter de battre d’un instant à l’autre. » Un des ambulanciers tenta de remettre les jambes de l’accidenté à leur place avec succès. Le policier qui ne conduisait pas se dirigeait vers la voiture accidentée. Il demanda à l’homme de sortir de sa Camaro et de lui présenter son permis de conduire et ses papiers d’assurance. L’agent retourna à sa voiture à fin de donnée les papiers à son confrère. Une fois fait, le chauffeur de l’auto accidenté expliqua au représentant de l’ordre, les raisons de la catastrophe en parlant, et en ayant des gestes de nervosité mal cachée. Il tremblait des mains, et avait beaucoup de difficulté à se tenir debout. « Monsieur l’agent, je n’ai pas eu le temps de l’éviter. Comme vous pouvez le voir, le véhicule est stationné à droite de la route. Juste au moment où je passais, la porte arrière gauche s’ouvre et une jeune fille descend sans regarder si une voiture arrivait. C’est comme si elle était au milieu du chemin. J’ai freiné, mais mon auto ne sait pas arrêter assez vite. » Le policier examinait l’allure de l’individu, il s’en approcha pour sentir son haleine puis lui dit : « Je vais vous demander de monter à l’arrière de notre voiture. Vous devez nous accompagner jusqu’au poste. Votre Camaro va être remorqué; vous ne pouvez plus conduire jusqu’à la fin de l’enquête. Suivez-moi. »

Stéphane et Françoise attendaient anxieusement le retour de leur mère. Horace était à présent avec ses enfants n’ayant que sept et neuf ans. Moustache, le chien aboyait moins tout en demeurant aux aguets. Horace ne parlait pas, il répondait aux rares questions que ses amours lui posaient. Françoise lui mur¬mura : « Papa, maman va-t-elle revenir bientôt ? » Celle-ci avait une grande envie de pleurer et d’uriner. Elle lui réclama la permission d’aller aux toilettes : « bien sûr ma chérie, mais, tu ne dois pas regarder par la fenêtre du salon. » « Oui papa je ne regarderai pas. » En marchant vite elle entra dans la maison. Quelques minutes plus tard, Françoise rejoignit son frère et son père en lui disant qu’elle n’avait pas lorgné : « Maman n’est pas là. Est-elle partie travailler ? » Stéphane posait la question à son père en essayant d’arrêter de pleurer : « Non, Stéphane, elle va sans doute venir nous retrouver bientôt. Ne sois pas inquiet, mon fils. » La journée si bien commencée se termina pour la petite famille en silence et en ayant perdu l’appétit pour le souper. Par habitude, ceux-ci s’installèrent autour de la table de la cuisine, Juliette prit la parole : « Écoutez-moi bien les enfants. Ce qui s’est passé aujourd’hui est très rare, c’est normal que vous ayez des réactions comme pleurer, vomir, avoir des tremblements de vos bras ou de vos jambes. Vous savez, nous aussi les adultes, nous en avons. Je vais vous dire ce qui sait passé; une petite fille a été frappée par une voiture qui roulait trop vite, le conducteur n’a pas eu le temps de freiner avant que la pauvre fille soit sou la voiture. Soyez certain que ce n’est pas de votre faute. La circulation est trop rapide, je vais en parler à l’hôtel de ville… maintenant, ce que je veux, c’est que vous me parliez à moi ou à votre père si vous avez des problèmes de sommeil ou n’importe quel changement que vous allez avoir ou non. Comprenez-vous bien, ce que je viens de vous dire. » Stéphane ouvrit la bouche pour poser une question : « Maman, la petite fille est-elle au paradis ? » « Je ne sais pas mon chéri. Ce soir, si vous le voulez Horace et moi nous allons vous rendre une petite visite dans vos chambres, nous allons vous border, et peut-être allons-nous réciter une prière en pensant à cette petite fille qui avait sans doute des milliers de choses à faire sur notre pauvre terre. » Les enfants s’exclamèrent d’une seule voix afin d’exprimer leur contentement.


AU SUJET DE L’AUTEURE

AU SUJET DE L’AUTEUR

DAMIEN LAROCQUE

D’aussi loin qu’il se souvienne, l’auteur a toujours existé en dehors, d’un système social, qu’il avait de la difficulté, à comprendre. L’école lui servait à rêver, les pupitres étaient comme des barrières l’empêchant, de vivre comme il le voulait. Naturellement, les adultes étaient des ennemies, l’empêchant de sortir d’une classe bondée de jeunes de son âge. Les élèves partageant son local, lui faisait peur, il ne savait pas se défendre verbalement, ou physiquement; celui-ci se faisait le plus invisible possible.

Heureusement, le temps passa, et le voici au début de sa vie d’adulte. Toujours aussi solitaire, ses premières expériences de travail lui donnaient l’impression, qu’il était capable de comprendre aisément, la besogne demandée. Il aimait découvrir des aspects de l’existence que d’autres ne captaient pas, facilement; l’école de la vie lui convenait très bien. Un jour, l’auteur visita une librairie, il déambulait tranquillement, à travers les allées, lorsqu’il s’arrêta à la section des livres traitant: d’ésotérisme, de religiosité, et de spiritualité. Ces livres-là se présentaient avec des pages couvertures insolites; elles l’attiraient instinctivement, c’était comme s’il devait tous les lire. C’est ce qu’il fit en choisissant ceux qui lui octroyaient la motivation de les parcourir, de la première à la dernière page. Pour l’auteur, toucher un livre, sentir son odeur, vérifier son poids, étudier sa couverture s’apparente avec le fait de se régaler intellectuellement.

Autodidacte, voilà ce qu’il se fit dire par une personne voyante, expérience qui lui accorda d’être enfin, reconnu comme une personne normale. L’auteur continua à travailler, à la recherche des raisons de vivre et de mourir.

L’auteur est convaincu que nous vivons sur Terre, afin de réaliser un choix, que nous ne connaissons pas nécessairement, d’une façon consciente. Il vous présente ce livre, comme un complément à ce qu’il a déjà écrit dans son volume intitulé: Lune DeJour ou le pouvoir du savoir.

Entre les guerres, et les affaires urgentes, il nous dit que nous pourrions fermer nos yeux, afin d’explorer notre univers d’étoiles. La conviction l’habite, en vous disant que nous sommes capables de construire des maisons enracinées sur une terre vivante et bienfaisante.


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Lune DeJour
Damien Larocque
Roman spirituel
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, Décembre 2019,
250 pages. Format : 6 X 9 pouces.
Reliure allemande.
Couverture couleur souple.
ISBN 978-2-89612-579-1
Édition papier : 24.95$
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Pensées
Recueil de poésie
La société des écrivains (France)
2016
ISBN : 9782342052725
 
 Recueil d’événements au sein de l’espace
 Recueil de nouvelles de science-fiction
 Éditions Belle feuille
 2012
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Damien Larocque
Roman spirituel
Fondation littéraire Fleur de Lys
Lévis, Québec, Décembre 2019,
124 pages. Format : 6 X 9 pouces.
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ISBN 978-2-89612-578-4
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Le petit-fils du sorcier, Tome III – Les voies parallèles, littérature Jeunesse, Pâquerette Béland, Fondation littéraire Fleur de Lys, 2019

Le petit-fils du sorcier

Tome III – Les voies parallèles

Pâquerette Béland

Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2019, 152 pages.

ISBN 978-2-89612-574-6

Couverture souple couleur

Format 6 X 9 pouces

Reliure allemande

Exemplaire papier : 24.95$ (Canada)

Exemplaire numérique : 7.00$ (Partout)


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PRÉSENTATION

PRÉSENTATION

— Où sommes-nous ?

— Sur le chemin de Travers, répondit le père Antoine.

— Quoi ! Le chemin de Travers ?

— Vous devrez toujours conserver ce bâton pour ne pas vous égarer sur d’autres voies parallèles. Quand vous reviendrez, il vous ouvrira le passage vers la conformité du monde. Continuons ! Nous serons bientôt chez Sage, en Travers. Il espère votre venue depuis de longs mois. J’ai déjà trop tardé à vous y conduire.

Un Sage m’attend en Travers ! Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?

* * *

Alban le découvrira et toute sa vie en sera transformée.
Comment ? Vous le saurez, vous aussi, en suivant ses aventures sur Les Voies parallèles.


EXTRAIT

EXTRAIT

Notes

Aspect historique

Ce livre est une fiction et non un ouvrage historique. Tous les noms, personnages, institutions, sites et évènements relèvent de l’imaginaire, y compris les faits relatés en rapport avec les Congrégations religieuses. Toute ressemblance serait pure coïncidence.

Aspect linguistique de l’époque

Mis à part quelques personnages caractérisés par la graphie de leur langage, j’ai choisi de respecter l’enseignement de mon institutrice de première année, mademoiselle Desjardins, qui nous répétait : « Le français, ça ne s’écrit pas comme ça se prononce. »

J’ai aussi utilisé des mots du terroir qui décrivent des réalités spécifiques au Québec du XIXe siècle et parfois encore à celui d’aujourd’hui.

PREMIÈRE PARTIE – TRAVERS

CHAPITRE 1 – Quelle sorte d’instruction ?

Alban avait suivi le père Antoine à travers une dense forêt de conifères.

Au détour d’un sentier, une cambuse occupait le centre d’une sapinière. Un homme d’une trentaine d’années était assis sur un banc de quêteux accoté sur le mur d’en avant. Il expulsait la fumée de sa pipe en fines volutes. Il n’effectua aucun geste signifiant qu’il avait aperçu ses visiteurs. Il se contenta d’émettre :

—     Bonjour Alban ! Je t’attendais. Bienvenue dans le Travers du monde. Antoine, je vous remercie. Vous êtes toujours aussi efficace.

—    Le plaisir est pour moi, Sage, répondit Antoine. Alban, je vous laisse entre bonnes mains. Au revoir, mes amis.

Il contourna un arbre et disparut.

—    Père Antoine ! l’appela Alban, inquiété par ce départ instantané.

—    Tu le reverras, intervint Sage. Il voyage conti­nuellement en Travers. C’est sa force.

En Travers ?

Alban avança vers la cabane. L’homme vint vers lui et le poussa. Alban se retrouva sur le dos, le pied de Sage sur l’estomac. Il n’avait rien vu venir.

—    Pas méfiant.

L’homme lui tendit la main pour l’aider à se relever. Alban la saisit. Il bascula. Encore sur le dos.

Ayoille ! Quel rustre !

« Pis, pas de comprenure. Ça commence bien ! »

Sage lui tourna le dos et reprit sa pipe. Frustré, Alban se remit sur pied comme un boxeur.

—    Si vous voulez vous battre, je suis prêt.

Son adversaire bougea à peine la jambe. Alban perdit son ballant et recula de quelques pieds. Quand il recouvra son équilibre, Sage, pipe en main, semblait complètement indifférent à sa présence.

« Je m’en vais, énonça Alban. Je n’ai rien à faire icitte. » Il reprit son bâton et se dirigea vers l’endroit de son arrivée.

—    Pissou.

Il se retourna en grinçant des dents :

—    Je ne suis pas un pissou !

—    Montre-le.

Il laissa tomber son bâton, hurla en s’élançant vers Sage et buta contre la cabane. L’homme le saisit par le collet et le repoussa contre le mur.

—    Juste ça ! ironisa le Sage.

Alban essuya du revers de la manche le sang qui coulait d’une narine. Ce qui amplifia sa rage.

—    Vous n’êtes qu’un malvat. Je vous aurai.

Il fit mine d’avancer, tout en reculant, et répéta son manège plusieurs fois dans le but de distraire son adversaire; puis, brusquement, il plongea pour lui agripper les jambes. Il avait appris ces mouvements pendant ses cours de sport.

Il n’attrapa rien. Tout au plus un peu de terre au visage et sur les mains en rasant le sol.

—    Pas très convaincant. L’homme se rassit sur son banc. « Va puiser de l’eau à côté pour te laver, lui conseilla-t-il. Le frère Nicolas n’approuve pas que l’on déguste ses plats les mains sales. »

—    Le frère Nicolas ! Pourquoi parle-t-il de lui ? Il est à l’Abbaye, pas icitte, attesta-t-il.

Sage resta silencieux.

À reculons, Alban atteignit le puits; il tira une chaudière d’eau et en but une bonne rasade avant de se débarbouiller.

—    Viens, ordonna Sage.

Hésitant, il se tint sur ses gardes pour le suivre.

Le nouveau maître s’assit devant une petite table en bois et se concentra. Deux bols de l’Abbaye apparurent sous les yeux écarquillés d’Alban.

—    Comment avez-vous fait ?

—    Mange.

Ils contenaient du ragoût de bœuf cuisiné par le frère Nicolas.

C’est pour ça qu’il a parlé de lui…

Une fois vide, le bol de l’homme disparut.

C’est impossible, essaya de se convaincre Alban.

Sous le choc, il regarda le sien encore au tiers; son appétit n’était pas au rendez-vous. Plutôt que de perdre ce qui restait, il se hâta de l’achever.

—    Maintenant que tu as terminé, renvoie-le au frère Nicolas, lui recommanda Sage.

—    Le renvoyer ?

—    Oui. À la cuisine de l’Abbaye. Pour qu’il soit nettoyé.

—    Je ne sais pas faire ça. Et puis, si je ne l’avais pas vu disparaître, je n’y aurais pas cru.

—    Impotent en plus. Je dois donc tout te montrer ? Quelle misère ! D’un mouvement imperceptible du poignet, Sage leva le bol, le promena au-dessus de la table et le reposa. « Prends-le ! »

Craintif, il obéit.

Sage posa les mains sur celles de son apprenti.

—    Pense à l’endroit où vont les bols sales.

Ça, il le savait. Il les voyait dans sa tête. Un courant inattendu l’effleura et il perdit sa concentration.

« On recommence », dit patiemment le maître.

La deuxième fois, il laissa le courant magique péné­trer ses mains. En fait, c’était plus agréable qu’effrayant.

« Vas-y ! Dépose-le. »

Ses doigts s’agitèrent. Il échappa le bol.

Ouf ! souffla-t-il intérieurement.

« C’est un début. »

Le bol disparut. À la place, une théière remplie d’une mixture noire dégageait une odeur âcre. Le Sage en versa dans des tasses venues de nulle part.

Encore une apparition !

—    Bois.

Les battements de son cœur l’assourdissaient. C’est un vrai sorcier, cet homme ! Dire que je n’y croyais pas ! Il prit le temps de se calmer. Et si c’était empoisonné ? Non, il a déjà bu sa tasse, se répondit-il. Il évita de humer les vapeurs pour en avaler une gorgée. C’était moins infect que ça paraissait.

—    Ton instruction commence dès maintenant.

—    Mon instruction ? Avant le repas, ce n’était pas commencé ? ironisa-t-il.

—    Non.

—    Quelle sorte d’instruction ?

Les pattes de son banc s’écartèrent. Il se retrouva assis à terre. Et il s’était cogné la mâchoire en tombant.

Vingueu !

—    Suis-moi, ordonna-t-il.

Le temps de le rejoindre à l’extérieur, le toit de la chaumière s’écroulait.

Qu’est-ce qui… Les débris s’amoncelaient quand il se retourna.

—    Vous avez détruit la cabane ! Pourquoi ? Comment ?

L’homme, muet, prit son bâton et s’engagea sous les sapins.

Alban avait à peine avancé de trois pas que des racines s’entortillèrent à ses chevilles.

—    Déprends-toi.

Il les décrocha en s’éraflant les doigts et tenta de le suivre.

Pendant tout l’après-midi, il s’embourba, s’accrocha, culbuta, chuta dans un trou… À chaque obstacle, il se relevait, la colère décuplée.

Il ne le rejoignit qu’au moment où le jour déclinait. Sage était déjà assis sur son banc et s’amusait à lancer des torsades de fumées. La cambuse qu’il croyait détruite s’élevait derrière lui, intacte. De la viande inconnue cuisait sur un grillage au-dessus d’un feu.

—    On n’a pas droit à la cuisine du frère Nicolas, ce soir ?

Plutôt que de répondre à ce sarcasme, l’homme planta une tige de bois dans un morceau.

« J’en ai assez. Je m’en vais », décida Alban. Il chercha son bâton du regard. Il n’était plus à l’endroit où il croyait l’avoir laissé.

—    Tu t’en iras quand tu auras réussi à me suivre, répliqua Sage. Mange ! Il lui tendit la viande grillée.

Alban maugréa, vérifia ce sur quoi il allait s’asseoir et mastiqua sans un mot.

« Il y a un lit pour toi au fond de la pièce. Va dormir. »

Il obéit. Mais sans abdiquer.

Demain matin, je décampe.

Ce qu’il n’accomplit pas.

Il passa encore quelques jours étrivants avant de réaliser que s’il s’élevait du sol, il contournerait tous ces stupides obstacles. Comme sa mère quand elle lave les murs !

Et moi, quand je cours. Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ? se disputa-t-il.

— Fin du Chapitre 1 —


AU SUJET DE L’AUTEURE

AU SUJET DE L’AUTEURE

PAQUERETTE BÉLAND

Il y longtemps déjà, Pâquerette est née à Sayabec, un village de la Matapédia. Elle fréquenta l’école des Filles de Jésus où des cours de piano lui permirent de découvrir l’amour de la musique. Quand elle entra au secondaire, une autre passion l’attendait, celle de la littérature. Et c’est celle-ci qui influença son choix d’études collégiales.

À la fin de son Cégep, elle décida d’aller sur le marché du travail, un an ou deux, pour enseigner le piano. Une parenthèse qui se solda dix ans plus tard par un retour à l’Université de Rimouski en études littéraires, suivi d’une maîtrise en Bibliothéconomie, à Montréal.

Cette nouvelle profession lui permit de travailler dans des milieux différents, – Rimouski, Jonquière, St-Hubert – et l’amena aussi à rencontrer plein de gens intéressants, – libraires, éditeurs et bien sûr écrivains.  Mais ce fut surtout la présence continuelle des livres autour d’elle et de tous les mondes qu’ils renferment qui déclenchèrent son envie d’écrire. Et comme source d’inspiration, rien de mieux que la vallée qui la vue grandir et les pays qu’elle a visités.

Elle se mit à la tâche en février 2001 et depuis, l’écriture fait partie de son quotidien pour son plus grand plaisir.


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Pâquerette Béland se fera un plaisir de lire et de répondre personnellement à vos courriels.

Adresse de correspondance électronique

paquerettebeland@yahoo.ca


PRÉSENTATION

DE LA MÊME AUTEURE

LE CYCLE DE THÉO
Sakpédiak, mission de routine

Premier cycle de Théo

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman, fantastique, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 2009, 322 pages.
ISBN 978-2-89612-278-3

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.1.htm

À la rencontre d’Ôhn Ké Tou

Deuxième cycle de Théo

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman, fantastique, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 2009, 322 pages.
ISBN 978-2-89612-278-3

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.1.htm

Les traces d’un dieu

Troisième cycle de Théo

PÂQUERETTE BÉLANDRoman, fantastique, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 2009, 322 pages.
ISBN 978-2-89612-278-3

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.1.htm

LA SAGA DES PRADOV
La saga des Pradov

Tome I – Un héritage envoûtant

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman, Saga familiale, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 2009, 274 pages.
ISBN 978-2-89612-291-2

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.2.htm

La saga des Pradov

Tome II – Le chant du coucou

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman, Saga familiale, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 2009, 274 pages.
ISBN 978-2-89612-291-2

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.3.htm

La saga des Pradov

Tome III – Le nid de l’étranger

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman, Saga familiale, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Laval, Québec, 2009, 274 pages.
ISBN 978-2-89612-291-2

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.4.htm

La saga des Pradov

Tome IV – Le Roussaillon

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman, Saga familiale, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2012, 286 pages.
ISBN 978-2-89612-404-6

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.5.htm

Les trois Vallées – Les Chroniques de Jéléna

Tome I – Vallée de Flavia

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman – Série fantastique, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2014, 336 pages.
ISBN 78-2-89612-459-6

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.8.htm

Les trois Vallées – Les Chroniques de Jéléna

Tome II – Vallée d’Angéla

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman – Série fantastique, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2015, 416 pages.
ISBN 978-2-89612-471-8

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.9.htm

Les trois Vallées – Les Chroniques de Jéléna

Tome III – Vallée de Lucia

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman – Série fantastique, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2015, 460 pages.
ISBN 978-2-89612-493-0

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.10.htm

Les trois Vallées – Les Chroniques de Jéléna

Tome IV – Magicinum

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman – Série fantastique, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2016, 448 pages.
ISBN 978-2-89612-521-0

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.11.htm

Le petit-fils du sorcier

Tome I – Alban à Sayabec

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman – Littérature Jeunesse, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2017, 150 pages.
ISBN 978-2-89612-546-3

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.12.htm

Le petit-fils du sorcier

Tome II – Alban à l’abbaye

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman – Littérature Jeunesse, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2019, 128 pages.
ISBN 978-2-89612-566-1

http://manuscritdepot.com/a.paquerette-beland.13.htm

Le petit-fils du sorcier

Tome III – Alban à l’abbaye

PÂQUERETTE BÉLAND

Roman – Littérature Jeunesse, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2019, 152 pages.
ISBN 978-2-89612-574-6

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Papier ou Numérique

Le petit-fils du sorcier
Tome III – Les voies parallèles
Pâquerette Béland
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2019, 152 pages.
ISBN 978-2-89612-574-6
Couverture souple couleur
Format 6 X 9 pouces
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Exemplaire numérique : 7.00$ (Partout)

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Ensemble ! Sauvons la Terre, deuxième édition augmentée, essai, Gilles Morand, 2019, Fondation littéraire Fleur de Lys

Ensemble! Sauvons la Terre !

Gilles Morand

Deuxième édition augmentée

Essai

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec

2019, 174 pages.

ISBN 978-2-89612-573-9

Exemplaire numérique gratuit (PDF)


PRÉSENTATION

Les compagnies ordinaires n’ont qu’un seul objectif, à tout prix, elles ne cherchent que le profit au détriment de la Terre. En conséquence, elles n’ont aucune morale, ni sociale, ni écologique, comme celles qui font 100 millions $ de profit et ont des paradis fiscaux qui se chiffrent par milliards. En revanche, les compagnies qui commercialisent leurs produits au moyen d’un réseau de collaborateurs ont d’abord des préoccupations humanitaires et écologiques. Il importe que toutes les populations développent une conscience collective pénétrante pour sauver la planète. Cependant, le développement d’une conscience collective dépend d’une modification psychologique et des habitudes de vie des gens, ce qui suppose un changement de mentalité.

Ce dont l’auteur et visionnaire américain Drunvalo Melchizedek nous informe est crucial pour notre survie ! C’est pourquoi les Hommes de la Terre, les multinationales pollueuses et exploiteuses du tiers-monde doivent, le plus tôt possible, changer leur façon mercantile d’agir vers une orientation plus «verte !» Et, Ensemble ! Nous Sauverons La Planète ! L’amour du cœur SEUL activera votre Mer-Ka-Ba, votre véhicule de Lumière pour être fin prêt pour le 21 décembre 2012 afin de passer sans trop de heurts et dans la Lumière.


EXTRAIT

Prélude au changement des consciences et des mentalités

En ce début de siècle, une nouvelle conscience humaine se manifeste. Des individus, bien informés en ce qui a trait à notre évolution planétaire et à la conscience collective humaine ou à la mentalité du plus grand nombre de gens, prédisent un changement à la grandeur de la planète, dès la première moitié du vingt-et-unième siècle. Ce changement est intimement lié à l’impact de tout individu sur son environnement immédiat et sur la terre toute entière. La vie spirituelle sera en pleine effervescence après le premier quart du vingt-et-unième siècle. Cependant, pour s’adapter aux changements, il revient à chacun de nous de préparer le terrain, en vue de diminuer l’impact négatif de la transition entre les croyances de notre ère et celles de la nouvelle ère qui commence. Les anciens concepts feront place à des nouveaux, mais il reste que nous devrons laisser loin derrière ce qui est accepté comme évident dans la société actuelle.

Une grande force est déployée en ce moment sur la Terre. Une énergie toute neuve, qui vise à éveiller la nouvelle conscience des gens, est en train de faire son chemin dans le cœur des humains. En effet, si nous voulons relever le défi de la santé et de la survie humaine, nous parviendrons à une étape primordiale dans notre évolution spirituelle. Découvrez le marketing par réseaux « vert » et le Mer-Ka-Ba !

L’effet de la pollution sur l’écologie

Dans les années 90, les Nations Unies demandèrent aux scientifiques quels moyens ils proposeraient pour que l’équilibre entre l’homme et la nature revienne et pour que cesse la destruction par l’exploitation ou par la pollution. La réponse dès lors nous conduit jusqu’en 2004 et elle fut très claire : L’Institut Albert Einstein d’Allemagne, nous octroie dix ans, (non plus 50 ans) pour faire le renversement de vapeur de l’inconfortable pollution globale, qui mine notre avenir. Il faut ralentir le Réchauffement Climatique ! UN FOYER À LA FOIS. AGIR ENSEMBLE ! ! MAINTENANT ! Sinon…

« La nouvelle manière de faire, c’est l’ancienne manière. » : Il faut penser « vert » ! EN HARMONIE AVEC GAÏA !

Allez demander aux autochtones (aborigènes de toute nation) de quelle manière leurs traditions ancestrales ont survécu au fléau de cinq cents ans de domination par l’homme blanc ? Ils vous répondront qu’ils ont su respecter la nature en ne la détruisant pas. C’est la réponse qu’ils donnent à ce même homme blanc qui se demande de quelle façon remédier à son erreur d’entrepreneur-exploiteur et de pollueur ?

En avril 1994, un bison blanc est né à Jacksonville, au Wisconsin U.S.A. Le fait de naître blanc, pour un bison, semble être impossible, le fait est si rare et si extraordinaire qu’il a été unique dans l’histoire. Aussi, a-t-il été publicisé par les anciens indiens. Cet animal, d’une autre couleur, est symbole des changements qui nous attendent.

Eh oui ! Les indiens de par le monde, persécutés, massacrés ont disparu, dans une proportion de 96% parce que l’Homme a voulu occuper leurs territoires. Pourtant, ils connaissent la réponse et sont prêts à sauver la planète de la dévastation par l’homme moderne, grâce à leur respect ancestral de la nature. C’est le cas, surtout, des traditionalistes. La planète est comme une mère qui porte toute vie; c’est pourquoi chacun doit la respecter. Nous n’arrêtons pas l’exploitation des forêts vierges tropicales, cette réserve d’oxygène à 50%. Il y a pourtant mille acres de ces forêts détruites chaque jour, ce qui équivaut à trois millions d’hectares par année. C’est un non-sens. De plus, que dire de nos forêts boréales occidentales coupées comme bois de sciage, de construction et pour le papier ? Et la disparition des animaux ? Plus de mille espèces disparaissent chaque année. Et que dire de la surpêche commerciale ? Des baleines qui échouent sur la plage, en raison des changements magnétiques. À quoi sert cette tuerie qu’est l’exploitation, tuerie qui provoque le désordre dans la nature, la pollution ? Comme le corps humain se compose de 80% d’eau, c’est donc dire que conta¬miner les rivières, les lacs et les océans, c’est signer l’extinction de l’être humain. Voilà ce que les indiens d’Amérique et les aborigènes bafoués depuis des siècles, sont prêts à dire.

Saviez-vous que le 22 avril de chaque année est la journée de la Terre. Cette date a été bien définie sur le calendrier mondial. Afin de garder en mémoire cette journée et de poser une action pour sauver l’environnement, il faudrait écrire le 22 avril en relief sur ce calendrier. C’est sans aucun doute très important. En effet, la déesse de la Terre Gaïa, est vivante mais malade, parce qu’elle est attaquée par un détraqué dénaturé. La vie de Gaïa c’est notre vie. Nous sommes en danger de mort. L’homme doit respecter la vie sous toutes ses formes (minéral, végétal, animal). Le plus petit brin d’herbe vivant porte la vie, et le plus grand arbre aussi. La survie de l’humanité dépend du respect de toute forme de vie, et ce, à l’échelle de la planète. La vie sur notre planète n’étant pas assurée indéfiniment, quoi qu’il arrive, chacun des gestes posés par chaque individu et chaque entreprise est primordial pour l’environnement. Il faut que chacun fasse sa part ! Éliminons le processus de destruction de la planète !

Quoi faire ? D’abord, il faut penser de manière holistique. Il s’agit ici d’établir l’harmonie et l’équilibre entre le corps-cœur-cerveau. Bref, pratiquer l’amour et la compassion dans la vie. Ensuite, il faut agir: recyclons ! Enfin, évoluons intelligemment, de manière à maintenir la santé des gens et à favoriser l’écologie. Alors, un avenir sera assuré à la grandeur de la majestueuse planète bleue.

À quand la propulsion des véhicules motorisés avec autre chose que cette pourriture de pétrole, ce carburant fossile ? Qu’attendent la N.A.S.A. et les compagnies responsables pour mettre sur le marché un carburant à l’hydrogène, qui permettrait aux automobiles de produire un gaz d’échappement aussi pur que l’air des Rocheuses nord-américaines. Certains prévoient que ce sera l’hydrogène. Quand ? Demandons à ces compagnies exploiteuses et mercantiles, qui attendent l’épuisement des stocks de pétrole, de nous conduire dans cette ère nouvelle et révolutionnaire.

Les plastiques, surtout ceux qui ne sont pas recyclables, sont là pour demeurer encore pendant plusieurs générations; ils sont à base de pétrole, le pétrole qui pousse les pays à s’entretuer pour l’obtenir. Et bientôt, l’éthanol, dérivé du mais ou de la canne à sucre, sera le carburant employé par l’industrie et par l’individu pour son automobile. Saviez-vous que les plus grands pollueurs de l’air, mis à part le monde industriel et les bovins, sont les automobiles ? Près de 600 millions et plus de voitures actuellement sur la Terre : un million de voitures s’ajoute chaque année. De plus, on peut prendre l’exemple du Brésil, car 40% des véhicules consomment du carburant à l’hydrogène. C’est énorme ! Et la Chine, qui prisait tant la bicyclette, veut maintenant des voitures ! Ne croyez-vous pas qu’il nous faut chercher les moyens qui ne produiront plus de pollution, ou presque plus, à petit prix ? Protégeons l’environnement ! À quand la voiture électrique ? Ce n’est pas pour bientôt ! Le solaire et l’électricité semblent présentement trop coûteux pour transformer le moyen de transport quotidien du consommateur. Toutefois, les Japonais et les Québécois ont mis au point une voiture électrique. Pourquoi pas, les voitures hybrides ? Surtout à l’hydrogène !

Depuis l’apparition de la vie sur la Terre, l’intelligence humaine a dû faire face à toutes sortes de fléaux. Alors, chaque fois, l’A.D.N., matière vivante intelligente dont nous sommes tous le résultat, a toujours déclenché de nouvelles connexions dans le cerveau humain, pour permettre à l’Homme de régler ses problèmes et d’accéder à une nouvelle étape de son évolution. En effet, le nombre de circuits du cerveau accessibles par notre système nerveux est au nombre de 8. C’est étape après étape que l’Homme explore ses circuits et les utilise pour assurer ses apprentissages de sa conscience de la collectivité. Par exemple, il apprend à marcher avant d’apprendre à écrire. Parmi les apprentissages les plus achevés de l’homme, on doit mentionner le développement. À cet égard, la conscience collective des humains a un impact positif sur le comportement, dès que l’être humain a appris à donner de l’importance aux autres; il tire profit rapidement de cette ouverture vers les autres. Par exemple, il apprend des autres, il échange. Ce qui lui fait du nouveau. Par exemple : la méditation du Merkaba. Ainsi, chaque époque possède son lot de découvertes. Cela vient alors comme une révélation qui excite l’Homme et le motive. Il y a des personnes, et leur nombre augmente sans cesse, assez intelligentes pour avoir deviné la future préoccupation de l’humanité: l’amour et la compassion pour les autres, l’énergie du cœur. Parvenir à cet amour et à cette compassion et, conséquemment, changer les mentalités sera bientôt une réalité pour tous. Ce n’est qu’une question de temps. On prédit cela, le 21/12/12.

Le plus grandiose domaine à découvrir, c’est l’espace. Serait-il enfin à notre portée ? C’est parti pour cela, n’est-ce pas ? Réactivez votre Merkaba ! Gaïa se meurt comme les baleines des océans, et la couche d’ozone diminue dangereusement, en amenant d’autres problèmes sur terre. Les calottes glacières fondent également. Par exemple, on constate qu’il y a une augmentation des cancers de la peau, des virus, et un réchauffement de la planète de un degré Celsius par dix ans, au lieu de un degré Celsius par cent ans, comme avant l’ère industrielle. Cependant, la stratosphère autour de la planète va équilibrer ce problème dans le présent siècle. Conséquemment, nous devons tous adhérer à la défense de l’environnement, à la commercialisation par réseaux écologiques. Nous devons faire en sorte d’éviter les accidents de pétroliers géants qui déversent des nappes de pétrole dans la mer, détruisant ainsi la flore et la faune à des milliers de kilomètres à la ronde. À quand la double-coque de fond pour ces pétroliers, tueurs de vie ? Et que dire des déraillements de chemins de fer et de ces longs trains de marchandises, bourrés de produits chimiques ? Ils sont un danger mortel pour les populations environnantes et des pollueurs potentiels menaçants, du coup: la couche phréatique souterraine.

Maintenant que l’arsenal nucléaire commence à être réduit, pourra-t-il servir uniquement à nous protéger des météores géants qui se dirigeraient vers notre planète ? C’est sa seule utilité écologique, mais on le garde, comme outil de persuasion politique, territorial et idéologique (ex: les États-Unis et la Corée du Nord). Cent sous-marins nucléaires pourrissent au fond de l’océan Arctique actuellement. Que font les gouvernements ?

De plus, les déchets nucléaires déposés dans des contenants supposés étanches à la radiation ont été pendant longtemps jetés carrément à la mer dans des barils ordinaires ou doublés. Et que penser de la multitude de camions-citernes qui se déversent sur la route, à cause des liquides qui débalancent le centre de gravité. Ces accidents laissent s’écouler le pétrole néfaste à l’environnement. Que penser aussi des centrales nucléaires fissurées, des pipelines, des oléoducs et des gazoducs perforés de l’ancienne U.R.S.S. ? Enfin, les autorités acheminent-elles tous les déchets biomédicaux dans les incinérateurs appropriés ?

Malgré cet état de fait, on constate un certain progrès. Si les villes utilisaient les systèmes d’égouts et les déchets à bon escient, elles auraient, certes un meilleur contrôle de l’impact des scories sur l’environnement. À quand l’usage des plantes des jardins japonais pour filtrer les eaux souillés et les rendre potables sans produits chimiques ? D’autres actions doivent être entreprises. Aujourd’hui, on recycle les pâtes et les papiers, le verre, le plastique, le métal, de même que les pièces électroniques. Les mégaprojets hydroélectriques, laissés sans surveillance antiterroriste, noyant les terres sauvages produisent azote et méthane dans l’air, sont des causes de pollution. On se plaît à nous dire, aux quatre vents que le Québec produit de l’énergie propre. Quelle aberration ! À quand la prolifération des fermes d’éoliennes ? Recycle-t-on les routes, du Québec, qui sont en si piteux état ? Pourquoi pas avec de vieux pneus recyclés mélangés à l’asphalte ? Ils serviraient à quelque chose d’utile, au lieu de pourrir dans les dépotoirs municipaux. Le budget alloué aux routes, depuis une vingtaine d’années, a permis, au parti politique de l’époque, à promouvoir leur idéal et leur lavage de cerveau. L’état actuel des routes ressemble à un après-guerre. Penser écologiquement ou mourir ! Le futur de l’Homme est là ! Cum spiro spero.

Comme nous l’avons déjà dit, la prochaine étape est annoncée, c’est l’espace. Nul ne peut douter aujourd’hui du potentiel qu’il offre pour étudier la planète, afin de trouver des moyens de survie.


AU SUJET DE L’AUTEUR

Gilles Morand

Voici néanmoins ma petite histoire ! De 1988 à 2011, je travaillais, à temps plein, dans un hôpital. Toutefois, mon souci pour la conservation de la santé, la prévention et le traitement des maladies est encore plus ancien. Cela fait déjà plus de 40 ans que j’œuvre dans le domaine des médecines alternatives, naturelles ou douces.

Massothérapeute et auteur, j’ai travaillé auprès de membres de compagnies de danse et de théâtre, dans différents centres sportifs et un centre médical. J’ai aussi donné, à l’Université, des cours sur le massage. Apparitions diverses à la télé et des postes de radio universitaires entre 1982 et 2016.

Récemment, je suis devenu membre d’une entreprise de marketing par réseaux «verte», à cause de la qualité des produits qu’elle offre à la population, et son souci pour l’environnement Elle est la première compagnie fondée dans le but de sauvegarder la santé des gens autant que de l’environnement. C’est pourquoi, tout ce qu’elle vend n’a aucun effet néfaste. Consommez les produits «verts», c’est se permettre de vivre vieux et en santé, sans salir la Terre ! Et de garder le médecin éloigné, sauf pour votre examen annuel, naturellement ! Si j’agis ainsi, c’est parce que la première responsabilité de la santé revient à chacun de nous, tout comme le respect de l’environnement commence à la maison.


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Gilles Morand se fera un plaisir de lire et de répondre personnellement à vos courriels.

Adresse de correspondance électronique :

gmmassageplus@hotmail.com


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Le loup gris, récit allégorique, Joseph C. La Marche, illustrations par Keenan Pilon, Fondation littéraire Fleur de Lys

Le loup gris

Récit allégorique

Joseph C. La Marche

Illustrations par Keenan Pilon

Fondation littéraire Fleur de Lys,

Lévis, Québec, 2019, 128 pages.

ISBN 978-2-89612-571-5


PRÉSENTATION

Ce récit allégorique raconte l’histoire intime d’un loup. Ben a l’air différent des autres. C’est que la nature l’a défavorisé anatomiquement : il est né défiguré. Pour cette raison il encourt les injures, réelles et imaginaires, de son entourage. Par surcroît, étant le dernier-né et le plus frêle de la portée, il est relégué au troisième rang dans la hiérarchie sociale de la meute. Ainsi à l’âge adulte, selon la tradition séculaire chez les loups, Ben doit quitter ses proches et s’exposer aux périls de la nature sauvage afin de s’inventer un destin personnel en trouvant tout seul refuge et subsistance. Il prend son départ. La peur l’étreint. Le doute l’accompagne. Sera-t-il en son pouvoir de survivre ? A-t-il ce qu’il faut pour trouver sa pleine mesure et atteindre l’endroit de son destin où il deviendra, à l’exemple de son père, un grand loup gris ?


EXTRAIT

Il passa les tout premiers temps de sa vie comme dans les limbes, complaisamment satisfait et insouciant, ignorant la vérité de son état. Il se contentait de s’abandonner à ses impulsions avec grand naturel, glissant d’activité en activité dans une bienheureuse inconscience. Il s’ignorait; il était heureux. Dans le chaos de ses frivoles expériences il ne soupçonna pas qu’il fût différent des autres. Ses connaissances s’accumulaient sans heurts, par moments progressifs, mais imprécis, comme il arrive dans le bas-âge. Petit à petit cependant, d’une expérience à l’autre, à l’âge où il devint affligé du souci de se comparer aux autres, il s’éveilla à la réalité, c’est-à-dire à la singularité dont il était marqué.

Un jour, longeant le ruisseau où il aimait patauger il vit venir sur la berge deux femelles bruyantes, parmi lesquelles une petite voisine qu’il connaissait de vue, pleines du fol entrain de la jeunesse (il les jugea plus juvéniles que lui); à leur approche il se rendit compte qu’elles l’avaient reconnu à distance et s’amusaient à le couver d’un regard coquin tout en s’entretenant à son sujet. Au moment juste où elles arrivaient à portée de voix il ne put faire autrement que de les entendre, au milieu de leurs folles chuchoteries, porter sur lui un jugement qu’il estima dépréciatif et qui eut sur lui l’effet cuisant d’une injure: « Il a l’air… » Le reste, il l’imagina à sa manière: « différent de l’apparence des autres »; le peu qu’il venait d’entendre suffit pour lui faire vivre l’humiliation de son défaut physique et la confirmation que pour lui l’âge de la frivolité était bel et bien révolu. Face à l’offense, au lieu de prendre à partie les deux jeunes étourdies, il joua le détachement, fit semblant de ne pas avoir entendu et continua son chemin en ayant l’air intéressé à autre chose. En dedans l’observation lui perça le cœur. Pour comble, il se fit idée qu’elles avaient dû hâter le pas pour rire à leur aise, pour se moquer, une fois éloignées de lui. Toutefois il ne leur en voulut pas pour cela, jugeant que sa conformation méprisable leur eut inspiré un dégoût bien légitime, car sa singularité ne pouvait que fixer l’attention des autres. Pourtant ce n’en fut pas moins pour lui un dur moment d’éveil. A partir de ce jour, la déclaration douloureuse se logea dans sa mémoire avec une acuité impitoyable, joua en lui en continu, quoi qu’il fît pour tourner sa pensée ailleurs et pour s’en défaire, avec la ténacité d’un écho greffé à son oreille comme un chardon enfoncé dans sa chair, qu’il emporterait avec lui le reste de sa vie, dont il aurait conscience à tout instant sous l’effet d’une douleur constamment renouvelée.

Cette expérience préfigura dans sa mémoire un autre épisode lié à une blessure du même genre.

Par un après-midi de paisible association, sa mère et une amie venue en visite chez lui d’une meute de proximité jasaient de leur portée respective. Elles vantaient l’une et l’autre les vertus de leur marmaille respective : celui qui courait comme le vent ou émettait le plus vibrant hurlement, celui qui faisait preuve de témérité et maîtrisait déjà les complexités de la chasse, ou arborait le pelage le plus lustré. Lorsque vint le moment de caractériser son plus jeune, sa mère hésita avec une expression d’incertitude, parut interroger le ciel, et puis affirma: « Il n’est pas comme les autres. » Remarquant alors son petit à l’écoute elle tourna court et fit virer la conversation. Lui, il s’en fut de là, la douleur palpitant dans sa poitrine. Non qu’il eut l’idée que sa mère eût voulu le blesser; elle avait émis le commentaire sans la moindre malice, mais simplement elle ne pouvait se refuser à l’évidence. Que la déclaration vînt de sa mère, qui l’aimait de tendresse et veillait sur lui avec un soin particulier, donna d’autant plus de poids à la remarque, et de tranchant à sa peine. Ainsi comprit-il que la vie a toute capacité d’infliger la souffrance et que les plus proches de soi peuvent très bien en être les initiateurs.

À la suite de ces expériences amères il redoubla d’attention sur lui-même, mettant dans toutes ses activités une partie de lui-même sur le qui-vive, épiant de près le comportement d’autrui à son égard, à l’écoute de la moindre parole qui fît allusion à son étrangeté.

Il accorda désormais une obsessive attention à ce qu’il considérait comme une malformation. L’image que l’eau claire lui renvoyait chaque fois qu’il buvait ou s’amusait dans le ruisseau, où il eût aimé admirer comme les autres le reflet de la lune ou les jeux du soleil, était toujours celle de cette étrange forme de lui-même, et il était contraint alors de reconnaître que quelque chose le singularisait. Décidément, rien ne pouvait faire qu’il ne fût différent de ses frères et sœurs. Il maudit alors le fait qu’une erreur de la nature l’eût défavorisé, en ceci qu’elle avait mis à sa tête des propriétés disgracieuses, inhabituelles. Son moral en fut atteint. Un sentiment d’infériorité prit racine.


AU SUJET DE L’AUTEUR

Joseph C. La Marche

Joseph C. La Marche a vu le jour et a grandi dans le nord de l’Ontario où il demeure encore. Il a poursuivi des études universitaires en français et a reçu une formation pédagogique. Il a fait carrière de prof dans l’enseignement secondaire. Parvenu à la retraite, il profite de loisirs tels que le jogging et le yoga. Le loup est son fétiche et son domicile en témoigne : portraits encadrés, dessous de verre, figurines, bloc de bureau, décalcomanies. Cela dit, il est dans l’ordre des choses qu’il soit membre du célèbre International Wolf Center. D’aucuns pourraient soumettre qu’il est « vieux jeu », appartenant à un temps révolu, parce qu’il préfère l’intelligence humaine à celle « artificielle », les animaux aux machines, la pâte concrète à la réalité virtuelle. Il prend plaisir à la sensation de tenir un livre papier dans ses mains, sans pour autant s’en prendre aux adeptes de l’espace numérique. Parmi ses lectures de chevet il tient en estime particulière les géants du roman français du 20e siècle. Il écrit pour son plaisir d’une part, et par besoin intérieur d’autre part. L’œuvre littéraire qu’il médite et élabore depuis plus de vingt années comporte romans, nouvelles, poèmes. Le loup gris est le premier ouvrage qu’il livre au public.

Le nom Joseph C. La Marche est un pseudonyme.


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Joseph C. La Marche se fera un plaisir de lire et de répondre personnellement à vos courriels.

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Papier ou Numérique

Le loup gris
Joseph C. La Marche
Illustrations par Keenan Pilon
Récit allégorique
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2019, 128 pages.
ISBN 978-2-89612-571-5
Couverture souple couleur
Format 6 X 9 pouces
Reliure allemande
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LA TAUPE, Chronique du référendum de 1995, Acte 3 – Les « Secrets officiels » d’Ottawa ET Acte 4 – L’été référendaire, roman historique, Jean Chartier, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

LA TAUPE

Chronique du référendum de 1995

Acte 3 – Les « Secrets officiels » d’Ottawa

Acte 4 – L’été référendaire

JEAN CHARTIER

Roman historique

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, 2019,

Illustré.

Version numérique : 556 pages

Version papier : format 6 X 9 pouces, 556 pages

ISBN 978-2-89612-569-2

Exemplaire papier : 29.95$ (Canada)

Exemplaire numérique (PDF) : 7.00$ (Canada)

 


A propos des premiers tomes

« J’ai toujours eu beaucoup d’estime pour ce que vous faites et ce que vous êtes. Merci d’avoir écrit cet ouvrage ». Bernard Landry, Premier Ministre du Québec

« J’ai eu du plaisir à lire ce livre… Une fois qu’on a compris que l’auteur avait décidé de se saisir de tous les prétextes pour nous instruire, on cède et alors on en profite. J’ai appris des tas de choses sur le fleuve, sur le vieux Montréal, j’ai aimé la synthèse sur la conquête… » Jean-François Lisée, Conseiller politique de Jacques Parizeau au moment du référendum, chef du Parti québécois en 2017 et 2018.

« Certaines pages sont aussi belles que du Anne Hébert, du Marie-Claire Blais, du Pierre Perrault ou du Jacques Poulain. Dans une anthologie de notre littérature, elles seraient au plus haut avec ces écrivains». Bertrand Côté, La Librairie du Québec à Paris, le 23 février 2006

« Je me retrouve au Québec, avec des références géographiques et historiques qui me passionnent. Les parenthèses patrimoniales donnent une autre dimension que celle d’une chronique politique ». Henri Rethoré, Président de la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs, Consul général de France à Québec au référendum de 1980,

« Le témoignage à peine romancé et superbement écrit d’une page d’histoire dont le Québec commence tout juste à s’affranchir ». Didier Fessou, Le Soleil, le 18 décembre 2005

« Le roman très particulier, très personnel, d’un ancien collègue à Radio-Canada», Joël Le Bigot, Samedi et rien d’autre, Radio-Canada, le 3 décembre 2005

« Par le masque de la fiction, Jean Chartier révèle beaucoup mieux que Point de rupture la face cachée du pouvoir », Mathieu Simard, Le Libraire, novembre 2005


TABLE DES MATIÈRES

Le complot des officiers britanniques décrit par Jules Verne

Convention d’écriture pour ce roman historique

ACTE 3

Les « Secrets officiels » d’Ottawa

L’espionnage des dirigeants québécois ordonné par les directives Trudeau de 1969, dans son mémoire sur « les nouveaux communistes »

CHAPITRE 1 – La révolte du député contre l’espionnage des leaders indépendantistes

CHAPITRE 2 – Les activités secrètes pilotées par le Conseil privé et les révélations du colonel Mike Frost

CHAPITRE 3 – Le bluesman de Chicago, les coups fourrés d’Ottawa et l’impression de newsletters à 200 000 exemplaires

CHAPITRE 4 – Les attaques des fédéraux, les positions de négociation du STERES et la fête du 14 juillet au bout de la rue Ontario

CHAPITRE 5 – Les entraves fédérales à la commission d’enquête portant sur les activités illégales de la RCMP au Québec

CHAPITRE 6 – Le boulevard Saint-Laurent et le mémoire Trudeau sur les «nouveaux communistes»

CHAPITRE 7 – Les « secrets officiels » en reflet des confidences exceptionnelles d’espions à un journaliste d’enquête

CHAPITRE 8 – Le vol plané de la Côte-du-Sud à la Gaspésie, le pays des origines de la Nouvelle-France

CHAPITRE 9 – La guerre maritime de la Royal Navy menée contre les côtes de France en 1759, contre la Picardie, la Normandie, la Bretagne, la Charente

ACTE 4

L’été référendaire

Au travers des coups tordus, la question référendaire et le débat parlementaire

CHAPITRE 10 – Le retour de vacances, l’imbroglio et l’ultimatum du ministre

CHAPITRE 11 – Le café Café Day and Night et la petite guerre de la Gazette sur les écoles

CHAPITRE 12 – Le black-out sur les collèges, Jacques Higelin devant le Parlement et le blocage de la directrice des communications du PM

CHAPITRE 13 – La troisième étude Lamonde, le sondeur, la Marine à Halifax et le préambule à la Déclaration de souveraineté

CHAPITRE 14 – La question référendaire, la loi numéro 1 sur l’avenir du Québec et l’étude sur l’association économique avec le Canada

CHAPITRE 15 – L’ouverture du débat sur la question référendaire à l’Assemblée nationale

CHAPITRE 16 – Les hélicoptères d’Ottawa et les sept tentatives de libération de Québec par La Fayette

Notice bibliographique

  • Bibliographie des livres cités parus aux Publications du Québec
  • Etudes miméographiées
  • Autres documents référendaires
  • Livres d’historiens cités et discutés dans la Troisième Partie
  • Livres d’historiens cités et discutés dans la Quatrième partie

Dédicace

  • A nos héros oubliés de la Guerre de Sept Ans
  • Aux combattants qui ont écrit sur nos héros morts au combat
  • Aux héros écrivains et aux historiens de nos combats contre l’occupation militaire britannique, combat de 118 ans, jusqu’en 1877

Au sujet de l’auteur

Communiquer avec l’auteur

 


EXTRAIT

Convention d’écriture pour ce roman historique

Nouvelles précisions de l’auteur pour l’Acte III

Les personnages d’un ministère qui exerça son activité de manière éphémère, pendant à peine un an, le Secrétariat à la restructuration du gouvernement du Québec, sont tous des personnages imaginaires de ce roman, du commis au ministre. Par conséquent, leurs propos sont du seul fait de l’auteur. En revanche, les leaders politiques du référendum de 1995 sont tous présentés sous leur véritable nom forcément et prononcèrent les discours cités, qui sont documentés. Il ne saurait en être autrement. En outre, il leur est fait référence, de manière indirecte, dans les propos que tiennent les personnages de ce roman.

Il n’en est pas autrement dans les romans historiques des maîtres du roman historique, une invention française avec Alexandre Dumas dans son chef d’œuvre, les Trois Mousquetaires, chez Robert Merle dans Fortune de France ou chez Maurice Druon dans les Rois maudits. Cette tradition ne s’est pas éteinte, loin de là, avec Patrick Rambaud et son prix Goncourt, la Bataille d’Esling, un sujet que s’était proposé de traiter Balzac, avec Jean-François Parrot et son personnage de Nicolas Le Floch, par exemple dans L’honneur de Sartine, avec Juliette Benzoni et ses personnages qui partent combattre en Amérique, dans Le Gerfaut des brumes, à Yorktown, ou chez l’actuel et prolifique Jean d’Aillon, dans les Rapines du duc de Guise.

Dans la littérature américaine, on trouve cette approche dans Chesapeake de James Michener ou dans le fabuleux roman de Robert Littell, The Company, a Novel of The CIA, qui raconte les manigances de la CIA qui ont mené à l’effondrement de l’Union soviétique à l’époque de Gorbatchev et de Boris Eltsine.

Chez les Britanniques, Paul Doherty recrée sans complexe les propos de Jeanne d’Arc, de son crû, au cours de la Guerre de Cent ans. Bernard Cornwell fait aussi revivre avec beaucoup de liberté la parole des colonels, des généraux et de son sergent préféré dans les guerres napoléoniennes.

La même ligne d’écriture est suivie en ce qui concerne les auteurs des études économiques et juridiques. Bien sûr, chacun de leurs textes leur appartiennent en propre et leur sont crédités; parfois, ils sont cités également dans leurs propos tout comme ils sont discutés par d’autres interlocuteurs.

Enfin, des collages de textes de témoins sont pratiqués, dans la manière d’Aragon au fil de ses romans d’après Deuxième Guerre, notamment dans Le cycle du Monde réel ; les sources sont dans ce cas indiquées pour les discussions animées autour de l’histoire.

Notre intention, on l’aura compris, est de susciter un débat de fond sur la façon d’écrire notre propre histoire, qu’on a lieu de reconsidérer depuis la naissance du pays disparu, la Nouvelle-France, jusqu’à la déclaration souhaitée d’indépendance d’un nouveau pays, le Québec, à la suite du référendum, scrutant la vie des citoyens français d’Amérique, pour écrire sur eux une histoire de la résistance, une résistance qui resurgit à toutes les générations, depuis deux siècles et demi, pour la renaissance du pays qui fut mis à mort par une armée étrangère, venue faire une Guerre de Conquête qui donna lieu à des centaines et des centaines de combats, ce qui constitue l’histoire d’un peuple mis sous domination et confronté à de très fortes vagues d’immigration de pays anglo-saxons.

Cela n’a pas été fait de manière complète à ce jour. La plupart des historiens des universités de Montréal et du Québec avaient apparemment autre chose à faire.

Ainsi, l’histoire du Canada et de France a-t-elle disparu peu à peu dans nos écoles. La devise du Québec est devenue depuis les années 2000 : « Je ne me souviens de rien ».

Ce nouvel éclairage de notre histoire est appelé particulièrement dans deux chapitres de ce livre, qui évoquent la guerre maritime menée par l’Angleterre contre la France, de 1754 à 1760, et l’état contraint des Canadiens durant la décennie qui suivit la défaite, décennie qui mena à la révolution américaine et aux sept ten¬tatives de La Fayette pour libérer le Canada, auprès de Washington, auprès de l’amiral D’Estaing, auprès du commandant Rochambau, auprès du ministre de la Marine et auprès du roi de France, pour mener une force de libération au nord des Etats-Unis, au Canada, à la tête d’une force américaine, puis à la tête d’une force maritime française dans le Saint-Laurent.

Lorsque des historiens sont cités, c’est en vue de ce travail de mémoire, de réappropriation de notre histoire, les conviant à la réécriture de cette histoire du peuple français d’Amérique, pour ce qu’il a vécu de luttes incessantes contre un occupant malveillant et malvenu, depuis l’occupation de ce pays par les armes jusqu’à la minoration des Français au Canada. Les discussions sur l’histoire entre protagonistes ont ce but, au moment même de ce nouveau référendum pour l’indépendance de ce pays français en voie de disparaître.

Ceci est à cet égard, on l’aura compris, un manifeste pour une nouvelle écriture de l’histoire de la résistance des Français d’Amérique.

Jean Chartier
mai 2019

ACTE 3

Les « Secrets officiels » d’Ottawa

L’espionnage des dirigeants québécois ordonné par les directives Trudeau de 1969, dans son mémoire sur « les nouveaux communistes »

EXTRAIT DU CHAPITRE 1

La révolte du député contre l’espionnage des leaders indépendantistes

Frédéric et Miguel sortent de l’autoroute Queensway, l’autoroute de la Reine qui traverse Ottawa, à quelques kilomètres du parlement. Avant le trafic de midi, ils accèdent à la rue de lord Elgin, sous un soleil de plomb et s’approchent de la colline parlementaire, après avoir longé l’édifice du Haut Représentant du Royaume-Uni, voisin de l’édifice Langevin, l’enceinte consacrée aux hommes du Premier ministre.

Ils contournent l’édifice Langevin, un grand immeuble de pierres rousses qui abrite le PMO, le Prime Minister Office, pour atteindre la rue du duc de Wellington, la plus vieille d’Ottawa, celle qui porte le nom du général britannique qui a mis Napoléon à genou, un rappel nécessaire au Canada, comme chacun le sait ! L’édifice Langevin constitue le saint des saints du Premier ministre, il dresse la garde devant la colline parlementaire, dessiné par le même architecte que le parlement, de style et d’inspiration résolument britanniques.

— Lord Elgin, nargue Miguel, féru d’histoire, c’est ce fameux gouverneur envoyé par Londres, qui assista à l’incendie du Parlement de Montréal en spectateur, sans prendre de mesure d’urgence contre les incendiaires tories, ni sans reconstruction du Parlement de Montréal. Il a préféré opter pour des parlements tournants à Toronto, Québec et Kingston, pendant une décennie, jusqu’à ce qu’Ottawa soit doté du nouveau Parlement du Canada. Montréal était ainsi déclassé ! Tu sais, Frédéric, la mère de lord Elgin, c’était la fille de lord Durham, celui qui a produit en 1839, après la guerre civile, le Report on The Affairs of British North America, le fameux rapport qui affirmait haut et fort que les Canadiens-Français n’avaient pas d’histoire, qu’ils étaient un peuple ignorant qui devait être assimilé. Lord Elgin et le duc de Wellington sont à l’honneur à Ottawa, ils ouvrent le chemin sur la colline parlementaire !

— C’est essentiel, indeed, renchérit Frédéric, habitué aux galéjades de Miguel, le républicain espagnol.

Les deux compères ont atteint la partie d’Ottawa, qui a pour nom The Crown depuis les tout débuts de la ville parlementaire, au moment de la création d’une confédération de quatre provinces, par opposition à The Town. Avant l’abordage du monstre, Miguel songe que le Parlement d’Ottawa se donne décidément des airs d’un petit Westminster on The Thames.

Sur sa gauche, les bâtiments ministériels se déploient devant une rangée de commerces alignés avant la rue Sparks, la rue piétonne. En perpendiculaire, s’ouvrent des percées, les rues de lord Metcalfe, d’O’Connor et du duc de Kent, le quatrième fils de George III, autre incontournable à Ottawa ! Sur sa droite, la colline parlementaire met en valeur les quatre grands bâtiments du Parlement du Canada.

Fredéric, le conseiller en communication du Secrétariat à la restructuration du gouvernement du Québec, bifurque rue Bank, vers la rivière des Outaouais, pour garer sa Volkswagen dans le parking situé derrière le Confederation Building, une masse sombre et carrée qui date des années vingt.

Son collègue, démissionnaire du secrétariat à la suite des événements de juin, le précède aussitôt à grand pas pour monter l’escalier de bois qui mène à la colline parlementaire; essoufflés, ils s’arrêtent tous deux en haut, ce qui leur permet d’observer le paysage. Miguel jette un oeil à l’édifice de pierres le plus vieux de la colline parlementaire, la bibliothèque, à l’arrière du Parlement, le seul édifice encore des années 1860. Au-delà, la falaise tombe dans la rivière des Outaouais, qui s’élargit à un kilomètre devant Hull.

Miguel, l’économiste de gauche, coordonnateur des recherches au secrétariat et spécialiste en informatique, s’est montré très intéressé par l’encryptage de données, dont les codes, a-t-il appris, sont désormais requis d’office par Ottawa, en raison d’une loi récente, avec l’espionnage conséquent. Mine de rien, il vient s’enquérir des derniers renseignements à ce sujet. Miguel donne son impression sur le plus bel édifice de la colline parlementaire !

— La bibliothèque revêt une allure néogothique à l’anglo-saxonne, austère mais davantage sculptée que le parlement. Cet immeuble a été inspiré du Westminster d’avant la reine Victoria. Devant Westminster, on a posé les statues de Cromwell et de Richard Cœur de lion, des personnages héroïques, davantage que Victoria reléguée au-delà des Bourgeois de Calais sculptés par Rodin. Alors qu’à Ottawa, Victoria domine le point le plus haut de la colline parlementaire et, une seconde statue d’elle se trouve dans l’entrée de la bibliothèque du parlement. Il y a ici une double allégeance à Victoria !

— Ce bâtiment a beau être le plus vieux de la colline parlementaire, il ne date pas de Lord Gladstone, se moque Frédéric. A part ce bâtiment, il ne reste rien du Parlement d’Ottawa qui a brûlé en 1916 ; des bâtiments initiaux, il reste cette bibliothèque. A l’époque, le feu a désespéré les Britanniques du Canada, ils déchiraient leur chemise à cette nouvelle ! Ils ont pensé perdre leur petit Westminster on The Ottawa River.

Alors, iIs ont fait pression, dans les deux dernières années de la Première Guerre, pour qu’on le rebâtisse illico, ce parlement, en style néogothique qui s’inspirât cette fois du modèle de l’ancien Westminster, disparu dans le feu de 1834 ! Ornée de corniches ciselées dans la pierre d’Ecosse, la bibliothèque du Parlement d’Ottawa entretient la fierté des Britanniques du Canada.

— Le parlement a pour objectif de montrer les origines britanniques du Canada, renchérit Miguel, sourire en coin, il est le plus néogothique des parlements de l’Empire, à ce que prétendent les Anglais du Canada. Cela vise à rappeler un souvenir prégnant de la période géorgienne, pense-t-on, celle des ancêtres de Victoria, la période de la guerre de Conquête, l’époque des Saxe-Cobourg et des Brunswick, recruteurs de mercenaires prussiens qui débarquaient à Québec, par vaisseaux entiers, pour combattre les Français pendant la Révolution américaine!

— C’est tout naturel, Ottawa rend hommage à l’âge d’or des Britanniques, réplique Frédéric. On s’y est forgé l’histoire d’un Canada britannique. Pour le lien avec Westminster, les Orangistes ont placé, au cœur de la bibliothèque, une statue de marbre blanc de Victoria jeune, une rareté, une sculpture la représentant en 1842. La reine y paraît au début de la vingtaine, même si la bibliothèque n’a été construite qu’en 1865, quand elle avait 46 ans !

Au nord-est de l’immeuble se profile la chute des Chaudières, et au loin le lac Deschênes, un élargissement de l’Outaouais qui attire les banlieusards au vert, à l’écart d’Ottawa. Ces eaux vaseuses s’écoulent par les ouvertures du barrage de l’usine EB Eddy, à cheval entre l’île Victoria et la terre ferme à Hull. Cette usine se protège aussi des inondations par de hauts murs de pierre, au lieu où la rivière Outaouais se subdivise en raison d’îles et de barrages.

Frédéric et Miguel ne peuvent s’empêcher d’être fascinés par la portée symbolique de ces lieux, au pied de la grande statue de Victoria représentée à la fin de son règne, au point le plus haut de la colline parlementaire. Elle tient un sceptre à la main, entre le Parlement d’Ottawa et le Confederation Building.

Les deux amis viennent au Parlement d’Ottawa pour y rencontrer le député qui représente l’Opposition officielle au Comité des Communes sur la sécurité. Ils souhaitent s’enquérir, avant le référendum, du contexte de l’espionnage des hommes politiques à Québec. Délicate mission avant la relâche du Parlement d’Ottawa pour l’été.

Ces visiteurs inhabituels se glissent entre les échafaudages dressés sur le côté du bâtiment central, pour la restauration à coup de milliards, organisée par Alfonso Gagliano, le dépensier ministre des Travaux publics de Jean Chrétien.

Ce ministre est originaire du même village que Vincenzo Rizzuto en Sicile, le parrain de Montréal ; il s’agit là d’un organisateur électoral, un ministre qui dispose de budgets illimités pour les travaux publics, sans contrôle. Ils se trouvent tout près de l’annexe souterraine décidée en urgence, un ajout de 100 millions, une bagatelle affectée aux nouvelles communications électroniques.

* * *

 


AU SUJET DE L’AUTEUR

Jean Chartier

Passionné des questions économiques ayant trait au Québec, ainsi que de l’histoire du Canada et de la France, Jean Chartier a exercé le métier de journaliste à la radio, à la télévision, dans trois quotidiens, plusieurs hebdomadaires et de nombreux mensuels, puis il a été conseiller en communication au gouvernement du Québec et à la Délégation générale du Québec à Paris.

En 1995, il a participé à la campagne référendaire pour le gouvernement du Québec, dans une instance qui avait pour mission de considérer les répercussions et les avenues économiques et juridiques qui s’ouvraient pour le Québec. Ce fut d’ailleurs un grand effort de prospective réalisé par des chercheurs aux horizons fort variés de tout le Québec.

Il a commencé sa carrière journalistique en région, au journal Progrès-Echo de Rimouski, à CHLT TV Sherbrooke, pour l’émission radiophonique «D’un soleil à l’autre» de Radio-Canada, avant de passer à la revue Commerce, au quotidien Le Jour, à la télévision de Radio-Canada, pendant huit ans, et au quotidien Le Devoir pendant seize ans.

Jean Chartier a ainsi travaillé successivement à Gaspé, Rimouski, Montréal et Sherbrooke, avant de diriger les pages économiques du quotidien Le Jour, et de mener des interviews à l’émission Ce soir de la télévision de Radio-Canada. Enfin, il est devenu grand reporter affecté aux sujets économiques pour le TéléJournal de Radio-Canada. A ce titre, il assumait la chronique sur Wall Street, Bay Street et St.James Street à l’époque où il y avait encore des sièges sociaux de banque et la Bourse de Montréal, sur cette avenue prestigieuse.

Quand il a fait le saut au journal Le Devoir, celui-ci se proposait de créer un véritable supplément économique quotidien, sous la direction de Jean-Louis Roy, s’inspirant à du célèbre Report on Business du Globe and Mail. Il a assumé finalement la confection d’une page régionale portant fréquemment sur la vie des habitants du bord du fleuve Saint-Laurent.

En 1995, il a travaillé auprès du gouvernement de Jacques Parizeau pour prendre part à un brain storming exceptionnel sur l’avenir économique du Québec. Une centaine d’études en est sortie, ouvrant des avenues inconsidérées jusque là.

Après un retour de quelques années au Devoir, Jean Chartier est passé, au tournant de l’an 2000, à la Délégation générale du Québec à Paris, où il a eu la responsabilité de la confection d’un magazine sur les 40 ans de relations diplomatiques entre la France et le Québec, puis de publications mensuelles.

Il s’est par la suite consacré à la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire sous la responsabilité des présidents Marcel Masse et Henri Rhétoré, ancien consul de France à Québec sous  le gouvernement de René Lévesque.

Il a exercé un temps à Bruxelles pour la chronique écono­mique d’un quotidien spécialisé sur les institutions européennes.

Après des études classiques à Saint-Hyacinthe, puis en Sciences sociales à l’Université de Montréal, notamment avec les professeurs Guy Rocher, Marcel Rioux, Albert Faucher et Luc Martin, qu’il a beaucoup appréciés, Jean Chartier a suivi un cours de courtier en valeurs mobilières avec l’Institut canadien en valeurs mobilières, puis des études de DEA et de doctorat en littérature française à l’Université de Paris VIII, avec une thèse, soutenue avec la mention très bien, au sujet de l’écriture dialogique de Philippe Soupault, Louis Aragon et André Breton, au moment de la sortie de la Première guerre mondiale et pour les dix années suivantes.

Il a mis des années à rédiger ce texte-ci, qui lui est cher, sur la campagne du référendum de 1995, référendum qui aurait été remporté assurément, et qui l’a été d’ailleurs si l’on considère les seuls citoyens de langue française, sans les tactiques malhonnêtes de l’adversaire, au lieu d’être perdu d’un poil, comme aurait dit René Lévesque.


Du même auteur

LA TAUPE, Chronique du référendum de 1995

Acte 2 – La vendetta

Roman historique

Jean Chartier

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Acte 4 – L’été référendaire

Roman historique

Jean Chartier

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